Une double exigence : Vérité et Justice

Interrogé par une journaliste de Radio Notre-Dame lors de la préparation de mon intervention de demain matin, j’ai répondu que la valeur qui m’animait le plus était celle de la Justice. En bon idéaliste, je pense que l’idéal de Justice est effectivement la clef de toutes les autres valeurs de la Cité. J’ai toutefois regretté de ne pas avoir évoqué une valeur plus personnelle pour ne pas dire personnaliste qui est celle de Vérité. Que la société obéisse à un Ordre juste et que les membres de la Cité se respectent suffisamment pour ne tenir que des discours sincères sont à mes yeux les 2 exigences les plus légitimes.

C’est d’ailleurs sous les auspices de ces deux valeurs que j’ai placé ma journée. La lecture du journal m’a rappelé à quel point il était habituel pour les politiciens de refuser la Vérité des mots et de la contourner par une novlangue destinée à tromper le public en croyant lui faire plaisir. C’est ainsi qu’il n’y aurait pas de « quartiers sensibles », non pas parce qu’ils n’existent pas, mais parce que le dire pourrait blesser la sensibilité de ceux qui y habitent. Il faut donc se dire qu’il y a seulement des quartiers où sont installées des familles mafieuses qui vivent de trafics divers qu’elles peuvent d’ailleurs pratiquer en dehors de ces quartiers. Il faut seulement prendre conscience que l’omerta y est imposée par la peur des représailles. Il faut seulement savoir qu’il y a autour des caïds, des bandes de « soldats » qui facilitent le deal et marquent le territoire. La délinquance a augmenté de plus de 3% en 2008 dans la circonscription de police de Tourcoing. Ce chiffre apparemment mauvais va de pair avec une augmentation des élucidations et une croissance de 12% des écrous. En fait, la délinquance n’a pas cru davantage à Tourcoing que dans le reste du département. Simplement, la police a fait un travail efficace qui lui a permis de faire « tomber » quelques unes de ces familles. On ne dépose pas plainte contre la drogue. C’est pourtant encore elle qui joue le rôle le plus néfaste dans nos quartiers qui ne sont pas « sensibles » selon certains. Je pense, pour ma part, qu’il y a des quartiers plus touchés que d’autres par la délinquance. Encore faut-il pour s’en convaincre être soi-même sensible à la vie réelle de ceux qui y vivent, plus sensible à cette vie qu’à son intérêt politique immédiat.

C’est la Justice qui m’a conduit cet après-midi chez Patrick DEVEDJIAN, le Ministre chargé de la mise en œuvre du Plan de Relance. Je tenais à le sensibiliser aux difficultés actuelles de la Vente à Distance. Hier, les employés de La Redoute ont manifesté à Paris, après l’annonce de près de 700 suppressions d’emploi dans cette entreprise. La grande distribution et la vente à distance ont en grande partie constitué le relai du textile en terme d’emplois. Ce sont d’ailleurs des entrepreneurs d’origine textile qui les ont initiées dans notre région. C’est la raison pour laquelle la crise de ce secteur, en partie en raison de l’innovation et de l’irruption de l’e-commerce, prend un sens particulier chez nous : non seulement elle frappe les emplois directement liés à cette activité, mais menace la logistique, le conditionnement, et l’imprimerie. D’une certaine manière, si l’on compare la crise automobile dans les zones géographiques auparavant marquées par le charbon et la sidérurgie aux difficultés actuelles de la VAD dans un paysage autrefois occupé par le textile, on a les sentiment de la menace d’une rechute chez un patient qui a déjà connu une maladie sévère. C’est donc au nom de la Justice, pour un bassin d’emploi tellement marqué par le travail et tellement frappé par les crises, que je suis allé demander que des efforts particuliers soient mis en œuvre par le Gouvernement. J’espère qu’il aura été sensible à mon message.

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3 commentaires

  1. seb - 11 février 2009 10 h 39 min

    Libertés fondamentales en danger !!!!

    En France :

    La chambre criminelle de la Cour de cassation a estimé que l’adresse IP, qui permet d’identifier chaque utilisateur d’internet, n’est plus une donnée privée et qu’il serait donc possible manuellement de relever ses éléments notamment pour poursuivre des téléchargements réputés illicites.

    Les juges de cassation devaient se prononcer sur le cas d’un restaurateur, accusé d’avoir téléchargé des morceaux de musique et fliqué par son fournisseur d’accès grâce à son adresse IP.

    En première instance, l’internaute avait été condamné à 2.000 euros d’amende, dont 1.000 avec sursis, à la confiscation de ses CD et de son ordinateur ainsi qu’au versement de 30.000 euros de dommages et intérêts au profit de la Sacem et de la SDRM.

    Mais le 23 juin 2008, la cour d’appel de Rennes avait infirmé cette décision, en estimant que l’adresse IP constituait une donnée nominative dont la collecte doit faire l’objet d’une autorisation par la Commission nationale informatique et libertés (Cnil). Selon la juridiction d’appel, “en l’absence d’autorisation préalable de la CNIL” , ces constatations à partir de fichiers ‘peer-to-peer’, portent atteinte aux droits et garanties des libertés individuelles”..

    C’est ce principe de l’autorisation préalable que la Haute Cour vient de faire sauter ouvrant ainsi la voie à tous les filtrages d’internet.

    Rappelons que l’adresse IP peut être facilement modifiée à chaque utilisation.

    Il faut en effet savoir que l’adresse IP n’est pas une donnée fiable ! Du coup, même si vous vous croyez à l’abri parce que vous ne piratez pas, tremblez quand même car votre IP pourrait se retrouver dans un lot d’adresses usurpées (ou générées par The Pirate Bay) et du coup, la bonne grosse galère pour vous défendre…!

    Et si ce n’était que ça… N’importe qui (moi y compris) peut collecter vos adresses IP sans souci pour en faire dieu sait quoi… Génial non ?

    Que légitimement, le Gouvernement (à travers la « loi » HADOPI) décide de sanctionner les contrevenants à la loi…Très bien. Mais l’adresse IP n’est pas une bonne donnée !

    Je précise aussi que cet arrêt de la Cour, pour s’appliquer, joue sur les mots… En effet, le texte de la CNIL est “(..) la présente loi s’applique aux traitements automatisés de données à caractère personnel (..)”… Du coup, la récolte non-automatisée est quand à elle autorisée… Et la récolte automatisée toujours interdite sans l’aval de la CNIL. C’est une petite nuance mais elle est importante. Le problème, c’est que l’objectif d’Hadopi (qui est une « loi » rédigée par les lobbies (voir à ce propos le livre « le marketing de la gratuite » par Denis Olivenenes…Comme par hasard vous y retrouvez les préconisations de l’industrie du disque, de la musique…En revanche, les internautes eux n’ont pas été consultés par la Ministre, même pas le « bon ami » de Monsieur Sarkozy) est de supprimer cette légère distinction pour arriver à ses fins !

    Y a t il un député pour sauver la France ?

    En Europe :

    Alex Türk, Président de la CNIL et Président du G29 (le groupe des équivalents européens de la CNIL) s’interroge et commente sur le processus par lequel la Commission Européenne construit sa proposition de révision de la directive européenne sur la protection des données personnelles.

    La Commission des Affaires Européennes du Sénat reprend d’ailleurs ces interrogations :

    « Est-il raisonnable de confier à des experts américains le soin de proposer à la Commission européenne un concept juridique permettant de concilier la vision américaine et la vision européenne ? Faut-il penser qu’il n’est pas possible de trouver des experts européens compétents pour cela ? »

    Rappelons pour mémoire qu’aucune loi fondamentale ou institution chargée de la protection des données personnelles n’existent aux USA.

    En d’autres termes, des « experts » représentants les intérêts d’un pays ne respectant pas les critères fondamentaux du droit à la vie privée, tel qu’il est en vigueur en Europe, sont chargés de faire des propositions de révision du cadre légal de notre droit à la vie privée, et de faire des propositions pour l’améliorer ou, plus probablement, le mettre à jour…!

    Je ne sais si c’est lié, mais la page concernant ce groupe d’experts a disparu du site web de la commission, seule reste la page mise en cache par Google, ainsi que la page concernant leur lettre de mission.

    Etant d’un naturel plutôt curieux, j’ai quand même finalement réussi à retrouvé la trace, sur un blog allemand, des noms et fonctions des “experts” retenus, dont deux avocats auteurs de nombreuses publications sur le thème de la protection des données en droit européen & américain, et deux représentants de l’industrie informatique américaine :

    . Henriette Tielemans, avocate et lobbyiste belge qui a défendu plusieurs sociétés américaines,

    . Christopher Kuner, avocat représentant les intérêts de l’un des 50 plus gros cabinets d’affaire au monde,

    . David Hoffman, chargé de la sécurité et de la vie privée chez Intel, et ancien conseiller de la Fédéral Trade Commission,

    . Peter Fleischer, conseiller ès-vie privée de Google (après avoir été celui de Microsoft),

    . et, enfin, Jacob Kohnstamm, président de l’Autorité néerlandaise chargée de la protection des données, et vice-président du groupe dit « de l’article 29 » des CNIL européennes, qui dev(r)ait présider ce groupe d’“experts”.

    Quid de la société civile, des citoyens ?

    En attendant de savoir ce que la proposition de résolution de nos sénateurs va entraîner, ou encore de voir les réactions politiques, notamment dans les autres pays, force est de constater que Mr Kohnstamm est effectivement bien entouré.

    Mr Türk, et le Sénat, s’étonnent de voir qu’on y retrouve surtout, à 4 contre un, les intérêts des businessmen américains. Mais quid des citoyens ? La question de la vie privée, et de la “libre circulation” des données personnelles, n’est pas qu’un problème de régulation commerciale. Et l’Europe ne manque pas, loin de là, d’”experts” ès droits et libertés numériques issus de la société civile.

    N’aurait-il pas été plus logique de trouver, dans ces “experts” et en sus du représentant du G29, un avocat spécialiste de la question, un représentant de l’industrie et, histoire de contrebalancer les vélléités des deux derniers, deux représentants de la société civile et des citoyens ?

    A mettre en relation avec cette autre proposition de résolution de la commission des affaires européennes du Sénat, appuyée sur le même dossier, qui concerne l’usage des langues dans les institutions européennes:
    http://www.senat.fr/leg/ppr08-204.html

    Bon que fait l’Assemblée ? Parce que c’est fort sympathique que le Sénat se mobilise…Mais où sont passés les députés ? Pas intéressés par les libertés fondamentales ?

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  2. Louis Cypher - 13 février 2009 15 h 06 min

    Concernant l’IP (en particulier) et de tout le reste :
    Voyons, seb, vous vous adressez à l’éminent spécialiste de la question qui a été le si brillant rapporteur de la non moins excellentissime loi DADVSI (rendue malheureusement inaplicable par la faute du complot socialo-communiste qui a vidé cette loi de sa si brillante et exceptionnellement travaillée substance).
    Votre discours soi-disant technique n’est qu’un tissu de mensonges : l’éminent spécialiste en réseaux qu’est vanneste le sait bien.
    Et puis, la Justice doit passer, même si cela doit se faire sur le dos de parfaits innocents, qui auront quand même le non-droit de se défendre devant un tribunal administratif au meilleur des cas.
    La vie privée n’est plus d’actualité : l’ensemble des citoyens sont devenus des criminels terroristes, voleurs et pédophiles en puissance, que l’irréprochable élite élue se doit de surveiller afin de protéger les si faibles et infantilisées familles.. A ce titre, il est normal que les données personnelles deviennent des marchandises comme les autres offerte à la surveillance des mieux-disants.

    Vous vivez une époque formidable : la france est entrée dans l’ère de la république des imbéciles.

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  3. seb - 13 février 2009 18 h 31 min

    A Louis Cypher : peut être la proximité d’élections à fort caractère « national » modifiera t il l’attitude de nos élus…

    Sinon, pour les « accusations » dont vous accablez Monsieur Vanneste…Peut être celui ci pourrait il répondre. Et « rendre compte » à l’humble citoyen que je suis.

    Sinon, une petite trouvaille pour Monsieur Vanneste, philosophe à ses heures « perdues »…

    Connaissez vous François Cheng, et son ouvrage « Le dialogue »?

    « Le diamant du lexique français, pour moi, c’est le substantif « sens ». Condensé en une monosyllabe – sensible donc à l’oreille d’un Chinois – qui évoque un surgissement, un avancement, ce mot polysémique cristallise en quelque sorte les trois niveaux essentiels de notre existence au sein de l’univers vivant : sensation, direction, signification. »

    Ayant découvert François Cheng par ce livre, je pense être bien tombé : son récit de la rencontre entre un chinois – lui-même – et la langue française, qui peut être étendu à un dialogue entre deux langues/civilisations, est marquant.

    Moi qui ai, depuis longtemps, des velléités d’apprendre sérieusement une quatrième langue (par ordre de préférence : japonais, italien, allemand, chinois…), la lecture de ce petit ouvrage fait remonter la cote du chinois (le plus probable est que le temps me manque et qu’entretenir mon anglais suffise déjà à m’occuper pour longtemps).

    Ces considérations personnelles mises à part, François Cheng réussit à être convaincant sur deux points importants dans les débats sur le dialogue entre civilisations, qui sont souvent opposés.

    D’une part, il évoque clairement les différences culturelles – métaphysiques – entre la pensée et la langue chinoises et la pensée occidentale.

    « A partir d’une logique duelle – séparation du sujet et de l’objet, et principe du tiers exclu, le penseur occidental, dès les Grecs, a dégagé l’être humain du reste du monde vivant, ce qui lui a permis d’opérer des observations et des analyses systématiques. Plus tard, à l’intérieur même des êtres humains, on a isolé cette entité indépendante qu’est le sujet pensant. Plus tard encore, on a cherché à établir des règles de droit afin de protéger le statut du sujet en question. »

    Evoquant la Chine, en sens inverse : « La plupart des intellectuels modernes sont conscients de cette lacune. Ils parlent du « déficit du côté du Deux », le Deux désignant le Sujet en face de l’Objet, ou le Sujet en face d’un autre Sujet. En revanche, aucun chinois, apparemment, n’est prêt à renoncer à un élément essentiel qui vient du fond de la pensée chinoise, qu’il devienne bouddhiste, musulman, marxiste ou chrétien. Cet élément est ce qu’il convient d’appeler le Trois. Nous avons pu montrer que, selon cette pensée, une vue cosmologique et globale s’appuie sur l’idée du souffle et que le fonctionnement de ce Souffle est ternaire […] Le Vide-médian est proprement le Trois, que les confucéens traduisent par l’idée du Milieu juste -, qui, né du Deux, permet au Deux de se dépasser. »

    Malgré cette conscience vive des différences fondamentales entre cultures, il est cependant convaincu de la possibilité d’un enrichissement mutuel. Pas de barrière irréductible selon lui entre les différents mondes culturels :

    « …autant j’adhère pleinement à l’idée que toute personne est singulière, intrinsèquement unique, dans la mesure où demeure en elle le mystère de l’être, autant je suis enclin à mettre un bémol à la thèse de l’irréductibilité d’une culture, laquelle n’est en réalité que le produit collectif d’un grand groupe de personnes vivant ensemble et qui mettent justement en valeur leur part « partageable ».

    D’où un optimisme foncier et bienvenu sur la possibilité d’un apport mutuel entre civilisations. Ainsi du sujet occidental, qui peut tirer profit du Trois chinois :

    « …le Sujet en question, qu’il a érigé en statut autonome, aboutissant à l’individualisme à outrance, superbe assurément – tel qu’il apparaît en tout cas dans son miroir narcissique -, se montre parfois singulièrement fragile, non lié qu’il est à l’être de l’univers créé, coupé pour ainsi dire de l’originelle racine. Cet individu, dont les sciences dites humaines ont fouillé de fond en comble la conscience, les désirs, les complexes toujours plus complexes à force de tourner sur soi, est en réalité un déraciné, un solitaire qui a le don de « réduire » le monde vivant en objet de conquête ou de décor. « Toujours en face s’était lamenté Rilke, jamais plus en connivence, en reliance ! »

    D’où, ensuite et enfin, une invite au dialogue qui est le point d’orgue de cet ouvrage : « lorsque les interlocuteurs en présence se proposent de rechercher ensemble le vrai et le beau, selon l’exigence de la Vie, seul critère de valeur, le Trois qui naît d’eux, drainant la meilleure part de chacun d’eux, est la seule transcendance devant laquelle ils s’inclineront volontairement. Le vrai Trois – ni terrain neutre, ni coup de vent qui passe, encore moins compromis qui n’est qu’un sous-Deux – ne peut être là que si le vrai Deux est ; mais une fois là, il est l’authentique Voie qui tend vers l’Ouvert et l’Infini. »

    Voilà. Je n’ai pas fait grand chose à propos de ce livre que d’agencer quelques citations, preuve qu’il se suffit à lui-même, qu’il est extrêmement riche et intéressant ; et qu’il l’est d’autant plus que je ne me suis concentré que sur l’un des thèmes discutés, à la frontière de la politique et de la philosophie, alors que François Cheng, poète et écrivain, traite aussi de façon passionnante de littérature et de poésie.

    Un exemple ? « je sais gré à Mallarmé d’avoir, dans le poème « A l’accablante nue… » si magistralement combiné le double sens du mot « nue ». Faire fusionner le corps féminin et la nuée, les plaçant ainsi dans l’infini de la métamorphose, a de quoi toucher un esprit chinois, puisque de tout temps « nue » et « nuée » sont associés aussi dans la tradition poétique chinoise. On y use de l’expression « nuage pluie » pour désigner l’acte charnel. »

    A lire et à relire…Passionnant vraiment !

    Juste pour le plaisir :

    « La France est le pays du milieu de l’Europe occidentale. Un pays à la géographie variée, ouvert à tous les orients, ayant reçu des influences venant de tous côtés, devenu un creuset où s’entrecroisent les contradictions et les complémentarités, d’où jaillit l’irrépressible besoin de tendre vers l’idéal de l’universalité. »

    Rien que pour cet hommage à notre belle France…Cet homme a toute ma considération !

    A mettre en parallèle avec cette autre opinion, très intéressante à mon sens :

    « L’idéologie républicaine française est l’incarnation de l’universalisme moderne : d’une démocratie, fondée sur une notion universelle de citoyenneté. En totale opposition avec elle, les USA représentent une société globale, une société dans laquelle le marché global et le système légal servent de contenant (plutôt que le proverbial melting pot) à la prolifération infinie d’identités minoritaires particulières. Le paradoxe est pourtant que les rôles respectifs de chacun semblent s’être inversés : la France, avec son universalisme républicain, est de plus en plus perçue comme un phénomène particulier menacé par le processus de globalisation, tandis que les USA, et leur multitude de groupes demandant la reconnaissance de leur identité particulière, spécifique, apparaissent de plus en plus comme le modèle universel. »

    Slavoj Zizek, Que veut l’Europe ?, Climats, 2005

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