Les 60 mesures ou le « coquetel » marseillais de Monsieur Hollande
Par Christian Vanneste le 27 jan 2012 | Dans Mes idées politiques | 1 commentaire
Le candidat socialiste vient de livrer la recette d’un « coquetel » digne de Pagnol, un « coquetel » à quatre tiers, sans doute en hommage au parrain de sa victoire dans les primaires à Marseille, Monsieur Guerini figure emblématique de la République exemplaire qu’il veut construire.
Un gros tiers d’idéologie, d’abord. Les méchants gros vont être taxés, les gentils petits vont être aidés. Nouvelles tranches d’imposition, taux plus élevés. Taux d’imposition différenciés pour les entreprises en fonction de leur taille. Manifestement, il n’a pas lu Lincoln qui disait : « vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche ». L’un des problèmes cruciaux de notre économie réside dans la difficulté des petites entreprises à grandir comme leurs cousines allemandes. Ce ne sont pas les seuils d’imposition qui vont les y aider.
Un petit tiers discret de mensonge, ensuite. La fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG va rendre cette dernière progressive et frappera donc les classes moyennes, qui seront également touchées par la réforme du quotient familial.
Un bon tiers encore de démagogie sectorielle : 150 000 emplois factices pour les jeunes, la laïcité dans la constitution alors qu’elle y est déjà, le mariage homosexuel pour les gays et lesbiennes, la décentralisation pour faire plaisir aux élus locaux. C’est la part la plus sucrée du « coquetel ». Elle est là pour le plaisir, pas pour la santé. Soit elle est inutile, soit elle est nuisible car elle va détruire un peu plus la cohérence de notre société : moins de vrai travail, moins de vraie famille, plus de dépenses improductives.
Une pincée enfin, d’une vieille habitude socialiste, le parfum délicat de la dépense non financée. Le projet « se fonde sur des hypothèses de croissance » très optimistes et cependant insuffisantes pour soutenir la montée de la dépense publique envisagée. L’une des mesures les plus importantes et nécessaires du quinquennat a résidé dans la réforme des retraites. Le candidat socialiste la remet en cause, en cachant soigneusement les conséquences réelles d’une telle mesure, tant il est vrai que le Père Noël a plus de chance d’être mieux accueilli que le Père fouettard : 17,6 milliards en cinq ans uniquement pour la mesure sur les retraites. Les agences de notation si prisées par le candidat socialiste apprécieront.
Mais encore faut-il lorsqu’on invite à boire avoir au moins un verre. Ce verre, nécessaire au rétablissement de nos équilibres budgétaires et commerciaux, c’est la compétitivité, avec en premier lieu l’abaissement du coût du travail et le transfert d’une partie du financement de notre protection sociale de la production vers la consommation, et donc sur les importations. Sur son île, et sous son parasol, François Hollande l’a, une fois encore, oubliée.









« GAUCHIASSE », terme dernièrement employé sur ce blog par un commentateur, aurait pu être le titre choisi par David Pujadas pour sa dernière émission « Des paroles et des actes » !
En effet, le moins que l’on puisse dire est que l’un de ses invités, le président du conseil général de Corrèze, n’est certainement pas constipé en paroles !
En ce qui concerne les actes, espérons pour la France que les urnes ne donnent pas à cet exploiteur de la crédulité publique, la possibilité de mettre en oeuvre ses remèdes charlatanesques !
F.F.T. | 27 jan 2012, 17:39 | Répondre