L’aile droite de l’UMP part à l’offensive

Vous avez sans doute lu dans les pages débats et opinions du Figaro de ce jour une tribune “la sécurité : première des libertés”, cosignée par 34 députés -dont évidemment votre serviteur- du collectif de la droite populaire.

Le journal La Croix propose dans son édition de demain un article sur l’aile droite de l’UMP. Quelques extraits :

Les députés membres du collectif de la Droite populaire entendent peser dans la constitution du prochain gouvernement et l’élaboration du projet de 2012. Ils seront reçus par Nicolas Sarkozy à l’Élysée le 9 septembre. (…)

À l’origine étiquetés « sarkozystes », ces députés UMP – dont les élus du sud-est de la France Thierry Mariani et Lionnel Luca, ou encore Christian Vanneste (Nord) ou Philippe Meunier (Rhône) – ont décidé cet été de se regrouper pour « remettre les pendules à l’heure » face à ce qu’ils considèrent comme des « dérives » inquiétantes du parti majoritaire. L’ouverture à gauche, initiée en 2007 par le chef de l’État, a été le premier choc. Et les critiques émises régulièrement par les ministres issus de la gauche les exaspèrent. (…)

Soit : la restauration de la nation face aux dérives supranationales et communautaires, le contrôle des frontières, l’autorité de l’État, les valeurs civiques et morales, la défense de la famille, etc. « Toutes ces valeurs paraissaient évidentes en 2007, analyse le député du Nord Christian Vanneste. Trois ans plus tard, la droite se perd. Le président doit redevenir le Sarkozy qu’on a aimé en 2007. »

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  1. Bonjour,

    Je profite de cette très bonne nouvelle pour en annoncer une autre:

    http://www.gollnisch.com/2010/09/02/10092010-bruno-gollnisch-aux-grandes-gueules-2/

    Thibault Loosveld | 2 sept 2010 | Répondre

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Le cadre légal du DPI sera maintenu (QE)

M. Christian Vanneste interroge Mme la ministre de la santé et des sports sur les risques d’eugénisme qu’engendrerait une modification du cadre légal régissant actuellement le diagnostic préimplantatoire (DPI). En effet, le législateur a encadré strictement le DPI puisque l’article L. 2131-4 du code de la santé publique ne l’autorise « qu’à titre exceptionnel » et lorsque les deux conditions suivantes sont remplies : le couple, du fait de sa situation familiale, a une forte probabilité de donner naissance à un enfant atteint d’une maladie génétique d’une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic ; l’anomalie ou les anomalies responsables d’une telle maladie ont été, préalablement à la réalisation du diagnostic, précisément identifiées chez l’un des parents, ou l’un de ses ascendants immédiats dans le cas d’une maladie gravement invalidante, à révélation tardive et mettant prématurément en jeu le pronostic vital. Cette condition d’identification préalable d’une maladie grave et incurable répond à la volonté du législateur de n’autoriser le DPI que pour assurer que l’enfant à naître n’est pas atteint par une telle maladie. Se fondant sur le refus de stigmatiser certaines affections, elle exclut d’opérer un « tri d’embryons » sur la base d’autres critères. En la matière, le risque de dérive eugénique est, par nature, très important puisque le DPI permet de choisir le « plus sain » parmi plusieurs embryons. Certains exemples étrangers témoignent de ces risques de dérive : près de 10 % des DPI seraient ainsi pratiqués aux États-unis pour le choix du sexe de l’enfant ; au Royaume-uni, le DPI est systématiquement proposé à toutes les femmes de plus de 35 ans recourant à une assistance médicale à la procréation. C’est parce qu’il était bien conscient de cette réalité que le panel citoyen de Marseille, réuni dans le cadre des États généraux de la bioéthique, a manifesté le souci d’éviter les effets potentiellement eugénistes d’un usage incontrôlé du DPI. Ainsi, a-t-il souhaité qu’« à l’occasion d’un DPI ne soit recherchée qu’une et une seule maladie » et s’est-il opposé à l’établissement d’une liste des maladies susceptibles d’être diagnostiquées. La conclusion de l’avis marseillais est sans équivoque : « Nous rappelons que la solution au handicap passe exclusivement par la recherche sur les maladies et non par l’élimination. ». Par conséquent, il lui demande de bien vouloir lui préciser si, à l’occasion de la révision des lois de bioéthique, elle entend affirmer son opposition à l’extension du DPI à d’autres maladies, comme la trisomie 21 par exemple, et oeuvrer pour que le cadre légal actuel soit maintenu.

Réponse du Gouvernement :

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  1. Quelques interrogations sur le projet de loi :

    • Génétique

    Le Législateur entend simplifier la procédure d’information familiale en cas de détection d’une anomalie génétique grave. Très bien. Le seul truc que je ne comprends pas bien, c’est si le “déficit d’information” aura des répercussions judiciaires.

    Je veux dire par là que l’anomalie génétique d’une personne n’entraîne pas forcément la même anomalie sur son enfant. Cela fait courir un risque au futur foétus certes…Mais est ce bien à la loi d’intervenir dans ce qui quand même l’intimité de la personne ?

    • Greffe d’organes et de cellules [...]

    Je ne comprends pas bien l’interdiction qui est faites de conserver
    une banque de cellules souches « adultes » parfaitement compatibles avec l’enfant qui vient de naître.

    • Diagnostics avant la naissance

    Concernant le DPI, je suis assez d’accord avec la solution retenue par le Législateur - reconnaissance MAIS encadrement - je crains cependant à moyen terme le développement d’un système à la “bienvenue à gallatica” (fim splendide à ce propos)

    Sur le DPN rien à dire.

    • Assistance médicale à la procréation

    En élargissant l’accès à cette “aide”, tout en l’interdisant aux “homosexuels” le Législateur se met en porte à faux des traités qu’il a signé récemment, je pense notamment au traité de Lisbonne, qui reconnait la prématie du droit européen sur le droit français…Hormis sur la DDHC de 1789.

    A quand une plainte pour “discrimination” en matière d’aide médicale assistée ?

    • Recherche sur les embryons humains et les cellules souches embryonnaires

    A quoi bon le principe de l’interdiction de la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires…Si dans le même temps on prévoit un régime d’autorisations à titre dérogatoire, sans limitation de durée (levée du moratoire de 5 ans institué par la loi de 2004) ?

    Pourquoi ne pas recourir à des procédés plus intelligents ?

    seb | 1 sept 2010 | Répondre

  2. En élargissant l’accès à cette “aide”, tout en l’interdisant aux “homosexuels” le Législateur se met en porte à faux des traités qu’il a signé récemment, je pense notamment au traité de Lisbonne, qui reconnait la prématie du droit européen sur le droit français…Hormis sur la DDHC de 1789.
    +1

    Bowel | 2 sept 2010 | Répondre

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Pour une meilleure prise en charge de l’obésité (QE)

M. Christian Vanneste interroge Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur la prise en charge de l’obésité. D’après un récent rapport parlementaire, la France serait à la traîne dans cette prise en charge et ce document propose 80 mesures pour prévenir et traiter la surcharge pondérale. Il aimerait savoir ce qu’en pense le Gouvernement.

Réponse du Gouvernement :

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  1. Monsieur VANNESTE, il serait aimable à vous de bien vouloir mettre en lien le rapport auquel vous faites référence…A tout le moins le nom de vos collègues qui ont traité le sujet.

    Une petite question pour finir : l’obésité semble être uniquement prise sous l’angle de l’enfance…Est ce à dire que l’on considère “en haut” qu’elle ne concerne que les enfants ? Autrement dit que les éventuels “obèses” actuels, adultes, ne doivent pas être eux aussi pris en compte ?

    J’aimerais aussi avoir votre opinion sur la prolifération des sites “miracle” pour lutter contre le (sur)poids. Certains sites, outre qu’ils proposent aux consommateurs naifs, des arnaques sympathiques du style “payez nous d’abord, on vous envoie le produit après…Sauf que le produit n’arrive jamais” mettent aussi leur santé en danger, via l’absorption de médicaments, il me semble non légalisés en France, qui peuvent avoir des répercussions directes (sur celui qui les prend) et indirectes (je pense notamment aux femmes enceintes)

    Je vous alerte notamment sur cette thématique des dits sites, car certains sites qui utilisent la publicité pour se financer, font une pub monstre à ces sites d’arnaque…Et sans les nommer, certains parlementaires font partie du lot…Ainsi que des Ministres.

    seb | 1 sept 2010 | Répondre

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La neutralité du réseau de transmission des films (QE)

M. Christian Vanneste interroge M. le ministre de la culture et de la communication sur la question de la neutralité du réseau de transmission des films. Il aimerait en savoir plus sur ce sujet.

Réponse du Gouvernement :

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Traité sur le contrôle des armes (QE)

M. Christian Vanneste attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et européennes sur le fait que, depuis de nombreuses années, la France s’est engagée en faveur du renforcement des mécanismes de contrôle des transferts d’armements. En décembre dernier, l’Assemblée générale des Nations-unies a adopté une résolution ouvrant les négociations pour organiser une conférence concernant le traité sur le contrôle des armes en 2012. Il souhaite donc connaître les moyens mis en oeuvre par le Gouvernement afin que la France continue à jouer un rôle significatif dans l’élaboration de ce traité.

Réponse du Gouvernement :

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Lettre ouverte à Xavier Bertrand sur l’accord UMP-Delanoe

Monsieur le Secrétaire général,

Une rumeur médiatique persistante, alimentée par des confirmations susurrées avec une évidente satisfaction par des sources proches de la Mairie de Paris, nous suggère qu’un accord serait trouvé entre celle-ci et l’UMP -entre autres- afin de mettre un terme à une action judiciaire. L’UMP participerait donc au remboursement des sommes réclamées par la Ville de Paris en raison des emplois prétendument fictifs, financés, selon elle, au profit du RPR.

En tant que membre de l’UMP, parlementaire siégeant à l’Assemblée nationale sur les bancs du Groupe UMP, je vous demande solennellement d’apporter un démenti absolu et définitif à ces rumeurs.

De récents sondages ont révélé le doute installé dans l’opinion publique sur la morale des responsables politiques, en particulier de la majorité. L’UMP doit donc avoir dans ce domaine une attitude exemplaire. Elle doit être irréprochable. Elle n’a pas à se prêter à je ne sais quelle transaction car on ne transige pas avec la délinquance, si elle est avérée, ce qui n’est pas actuellement le cas, et quels qu’en soient les auteurs.

L’UMP est un grand mouvement démocratique : il ne serait pas convenable que des décisions soient prises « à l’insu du plein gré » de ses militants,

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4 Commentaire(s)

  1. Bravo et Merci

    Si cet accord contre nature se faisait, je pense que ce serait la goutte qui fait déborder le vase pour les électeurs de droite

    ninon | 31 août 2010 | Répondre

  2. En la circonstance, M. VANNESTE, à la date du 31 aout 2010, nous avons dépassé le stade des “rumeurs”.
    http://www.lesechos.fr/info/france/020752392946-emplois-fictifs-l-ump-prete-a-rembourser-la-ville-de-paris.htm

    A en croire le “Canard” qui n’a pas l’air si mal informé que çà…C’est même sous l’égide de M. SARKOZY que cet accord aurait été décidé. Décidemment, le Président semble avoir beaucoup de temps libre pour ainsi gérer les affaires d’un parti qu’officiellement et juridiquement…Il ne dirige plus ! Il est vrai que ce n’est pas comme si la France avait besoin qu’on s’occupe d’elle…!
    http://www.20minutes.fr/article/590761/politique-emplois-fictifs-de-la-ville-de-paris-le-point-sur-l-affaire

    Outre l’aspect “moral” de cette “affaire” - qui devrait être sensiblement aussi catastrophique pour l’UMP que “l’affaire Jean SARKOZY” : quand les élus comprendront ils (dans leur majorité) que brandir la légalité ne suffit pas ? Les Français ont choisi pour devise trois valeurs. Il va de soi qu’ils attendent qu’on les respecte autant que le droit lui même ! - je m’interroge sur la “faisabilité” même de l’opération. Et sur la…Comment dire…”Innocence” de l’UMP dans l’affaire.

    Il s’agit d’un “protocole d’indemnisation” basé sur l’article 2044 du code civil, qui prévoit que les parties puissent négocier un accord, avec des contreparties réciproques…En cas de “différend”.

    Les trois parties en présence sont : M. CHIRAC ; la Mairie de Paris ; l’UMP. Je ne vois pas bien, outre les “différends politiques” - sur le “Grand Paris” par ex - quel “différend” lie les trois parties.

    Si un “différend” existait, il faudrait qu’il y ait une “victime” (ici la Mairie de Paris) mais également des “coupables” (à savoir M. CHIRAC et l’UMP). Or, sans aveux ou preuves…L’UMP comme M. CHIRAC sont innocents jusqu’à preuve du contraire.

    “Indemniser” la Mairie de Paris pour des faits qu’en l’absence de preuves/aveux on ne saurait attribuer à l’UMP ni plus qu’à M. CHIRAC…Est donc une violation de la DDHC. Sauf à faire avouer aux deux “accusés” leurs “crimes” à l’endroit de la Mairie de Paris, le recours à l’article 2044 du Code Civil me semble abusif.

    L’UMP justifie sa position par un “devoir de solidarité” à l’endroit de M. CHIRAC. Rien ne l’empêche - en tant qu’association - de se porter au secours de ceux qu’elle considère comme devant être aidé…Mais…Sauf erreur de ma part, un tel “devoir” n’est pas prévu par les statuts de l’UMP.

    http://www.u-m-p-44.org/IMG/pdf/statuts_nationaux-2.pdf

    Il faudrait donc, non pas un seul vote du bureau politique de l’UMP…Mais une révision des statuts du parti, prévoyant un tel “soutien”…Révision qui doit être votée…Par le Congrès, si je ne m’abuse, à la majorité absolue des voix.

    “Le Congrès constitue l’Assemblée Générale de l’Union. Il est composé de tous les adhérents à jour de cotisation.”

    Ajoutons à cela que l’UMP est une “association politique”. Contrairement à ce que M. BERTRAND semble croire, l’usage qu’elle fait des fonds publics n’est pas à son envie…Mais se fait dans le cadre de la loi.

    Si elle choisissait “d’indemniser” la Mairie de Paris…Sans avouer ses “crimes”…L’argent envoyé à la Capitale serait considéré comme un “don” à l’adresse de la Mairie de Paris - or les dons d’un parti ne peuvent excéder une certaine barre - et les dirigeants de l’UMP - M. BERTRAND mais pas seulement - passibles d’être poursuivis (par les militants par ex) pour délit de confiance.

    En effet, sur son site…L’UMP (par la voix de son ex trésorier)
    explique à quoi doivent servir les cotisations des militants : http://www.lemouvementpopulaire.fr/Content/Adherer/PourquoiAdherer.aspx

    Et la loi sur les financements publics n’est pas moins clairs sur le sujet : l’argent public sert à “récompenser” l’élection…Non à soutenir les ex membres d’un parti en difficulté sur le plan civil et pénal !

    Quant aux donations…L’UMP explique tout autant l’usage qu’il en fait : http://www.lemouvementpopulaire.fr/donner/

    Rappelons que “l’affaire des dons du Stunami” avait mis en évidence que les “associations” - et l’UMP en est une - si elles disposent de l’argent public, des cotisations d’adhérents, de dons de particuliers, soumis à des plafonds fixés par la loi…Doivent obligatoirement rendre compte de l’usage des sommes utilisées, le “militant”, “l’adhérent” et le “contribuable” devant pouvoir savoir à tout instant comment est utilisé l’argent des associations (même politiques) surtout si elles ont une mission “d’intérêt général” qui leur est reconnu tant par la France (DDHC) que par la Constitution.

    Je note enfin un dernier point : en se montrant “généreuse” (avec l’argent des autres) l’UMP…Porte préjudice à ses “fédérations” puisqu’elle les prive de subsides, volontairement…Et non sous contrainte d’une décision de justice ou/et de la loi.

    “L’affaire” étant à dimension locale…On peut donc s’interroger sur la légitimité à faire payer l’UMP…Quand seule, la fédération de Paris, semble (puisque M. CHIRAC était son “chef”) avoir profité du “système”…Partant du principe que la culpabilité de l’un et de l’autre seraient reconnus.

    Si “accord” il devait y avoir éventuellement, pourquoi doit il avoir lieu entre “l’UMP” et la ville de Paris…Et non entre “la fédération UMP de Paris” et la mairie de DELANOE ? Pourquoi, si vous préférez, les fédérations “vertueuses” devraient elles payer pour celle(s) qui se serai(en)t montrer des plus laxiste(s) et malhonnête(s) ?

    seb | 31 août 2010 | Répondre

  3. Bref…M. VANNESTE, ne pensez vous pas que si un éventuel accord doit se conclure…Les fédérations “provinciales” devraient s’opposer à tout le moins, à ce qu’elles memes soient victimes d’un préjudice…Visant à satisfaire la seule personne de M. CHIRAC ? Qui…Me semble t il, s’il se sent si coupable, a largement les moyens - il a été pendant douze ans à l’Elysée, nourri, logé, blanchi…Et avec un salaire des plus corrects - de payer ses dettes.

    seb | 31 août 2010 | Répondre

  4. Monsieur le depute Vanneste, vous avez parfaitement raison : UMP qui paie pour RPR fraude de Chirac = ca va se payer en 2012 !!! le Gouvernement n’a pas besoin de ca pour plonger…(2002 a l’envers en 2012). Ca prouve aussi magouille PS-UMP = des voix pour EE et front national. Le FN remercie donc UMP…Vous feriez bien de VIRER Bertrand !!!
    un cadre NC.

    Guillotin | 31 août 2010 | Répondre

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Bravo Monsieur Le Douaron, préfet de l’Isère !

Alors que le nouveau préfet de l’Isère a annoncé ce matin l’arrestation du deuxième braqueur présumé du casino d’Uriage qui avait conduit aux inacceptables violences urbaines à Grenoble, j’avais tenu à féliciter le Président de la République pour la nomination de Monsieur Éric Le Douaron. Claude Guéant, au nom de Nicolas Sarkozy, a tenu à me remercier. Voici sa lettre :

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  1. Lorsque nos aînés chassaient et tuaient le loup, celui-ci craignait le berger qui protégeait ses moutons.

    Le Président de la République l’a très bien compris; c’est la raison pour laquelle celui-ci, pour remédier à une situation créée par des irresponsables, a promis des mesures efficaces contraignant de nouveau le loup à fuir le berger.

    Car il est malin ce prédateur qui, se sentant intouchable, s’en donnait à coeur joie en faisant son marché parmi les troupeaux de moutons; comme le font aussi dans nos habitations les délinquants petits et grands qui se savent protégés par certaines associations et autres politiciens véreux, avant qu’un Pouvoir digne de ce nom ne rétablisse un jour la légitime défense subjective, telle qu’elle existait en fait au temps où l’honnête citoyen vivait en toute sécurité dans notre pays.

    F.F.T. | 31 août 2010 | Répondre

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UMP : une université d’été pour reprendre de la valeur

L’UMP a perdu de sa valeur durant l’été. A tel point que le parti majoritaire s’est senti obligé d’organiser un «séminaire de réflexion», ce lundi à Port-Marly, dans les Yvelines, pour en retrouver, à la veille de son traditionnel campus d’été.

«Ça ne sent pas bon!»

Le thème: «Les valeurs du parti». Une manière pour Dominique Paillé, le porte-parole, de démontrer qu’il n’y pas de «dérive droitière à l’UMP», après un été plutôt mouvementé. Juste une manière de défendre l’idée que «les Français sont tous égaux devant la loi». (…)

(…) François Fillon a donné son sentiment à ce sujet. Sans rien renier, il a avoué que «certains propos, dans [son] propre camp, l’avaient choqué». Alors que le PS affiche son unité, l’UMP est, elle, secouée en interne. « C’est l’une des rentrées les plus difficiles, confesse Christian Vanneste, député (UMP) du Nord. Le discours sécuritaire nous revient comme un boomerang. Ça ne sent pas bon!»

Recentrer le débat

Autant parler d’autre chose alors. Tout en défendant leur Président, les ténors de l’UMP devraient profiter du campus pour recentrer le débat sur les retraites et la situation économique. «C’est le vrai sujet, poursuit Christian Vanneste. Il faudrait un gouvernement de combat contre le chômage.» (…)

20minutes, 31 août 2010

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  1. Dans ce pays de masochistes, il y a encore de beaux jours pour les petits et grands délinquants ! …

    F.F.T. | 31 août 2010 | Répondre

  2. Effectivement, M. VANNESTE…Il faudrait parler de chose sérieuse. Comme : comment peut on garder au Gouvernement un homme à ce point corrompu ? Qui a menti à la Nation ? Et est manifestement, au regard de la mission qui est sienne, en totale discordance avec celle ci ?

    Alors que le ministre du travail a estimé, dans une interview au Parisien, lundi 30 août, qu’il était victime d’une “sorte de lapidation médiatique”, et d’”une chasse à l’homme”, destinée à “le tuer”, L’Express et Le Canard enchaîné publient deux nouvelles informations qui jettent le trouble sur les récentes affirmations d’Eric Woerth.

    Dans son édition du 1er septembre, Le Canard fait état d’une lettre de 2003 d’Hervé Gaymard, alors ministre de l’agriculture, expliquant que la vente d’une parcelle de la forêt de Compiègne à la Société des courses de Compiègne était illégale. “Compte tenu de la législation sur les forêts domaniales, je vous informe qu’une cession par vente n’est pas possible”, lit-on dans ce courrier reproduit dans l’hebdomadaire.

    Cette parcelle de 58 hectares, comprenant un hippodrome et un golf, a pourtant été cédée de gré à gré à la Société des courses, juste avant le départ d’Eric Woerth du ministère du budget en mars dernier, sans appel d’offres et pour 2,5 millions d’euros. Alors que Le Canard du 14 juillet accusait le ministre d’avoir “bradé” la parcelle pour une société “amie” (Florence Woerth, l’épouse du ministre, passerait beaucoup de temps à l’hippodrome selon le journal), le ministre du travail avait démenti toute anomalie dans la vente.

    Toujours selon l’édition du Canard Enchaîné du 1er septembre, et ainsi que l’a révélé L’Express mardi, une autre lettre, découverte à la mi-août lors d’une perquisition, contredit l’une des déclarations d’Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt, concernant la Légion d’honneur de Patrice de Maistre. Contrairement à ce qu’il n’a cessé d’affirmer, y compris devant les enquêteurs, l’actuel ministre du travail serait bien intervenu personnellement en mars 2007 auprès de Nicolas Sarkozy pour lui demander d’attribuer la décoration à M. Maistre, gestionnaire de fortune des Bettencourt et employeur de son épouse, Florence.

    Le courrier, daté de mars 2007, est adressé à Nicolas Sarkozy, place Beauvau. Signée d’Eric Woerth, alors trésorier de l’UMP, cette lettre recommande Patrice de Maistre pour l’obtention de le Légion d’honneur. Eric Woerth y vante notamment les mérites de ce membre du Premier Cercle, un club chargé de rassembler les principaux donateurs de Sarkozy. Patrice de Maistre faisait partie des collecteurs de fonds de l’UMP, rappelle L’Express. Il a été décoré de la Légion d’honneur en janvier 2008, par le ministre en personne.

    Cette nouvelle preuve de collusion entre le ministre et Patrice de Maistre vient accréditer les soupçons sur la nature de leurs rapports. Le ministre a affirmé dans un premier temps ne pas connaître Patrice de Maistre, avant de concéder l’avoir rencontré à quelques reprises en tant que trésorier de l’UMP, alors que le gestionnaire cherchait à obtenir la Légion d’honneur selon Le Canard enchaîné.

    Les enregistrements clandestins effectués au domicile de Mme Bettencourt font aussi état de conversations au cours desquelles Patrice de Maistre explique à Liliane Bettencourt qu’il connaît bien Eric Woerth, à qui il demande de l’aide dans le procès opposant l’héritière de L’Oréal à sa fille, mais aussi concernant des soupçons de fraude fiscale. Le collecteur de fonds demande à Liliane Bettencourt d’effectuer une série de dons aux associations de financement de l’UMP, mais aussi des campagnes de Valérie Pécresse et d’Eric Woerth.

    Enfin, Florence Woerth, épouse du ministre, a travaillé pour la société Clymène, qui gère la fortune privée de Liliane Bettencourt, de novembre 2007 à juin dernier, dont elle a démissionné à la suite des remous de l’affaire dans les médias.

    Interrogé par L’Express, Eric Woerth a changé quelque peu sa version des faits, insistant désormais sur le fait que cette remise de décoration n’avait donné lieu à “aucune contrepartie”. L’avocat de Patrice de Maistre, Me Pascal Wilhelm, précise que son client a découvert l’existence de cette lettre le 25 août, lorsque les policiers l’ont interrogé pendant six heures.

    Ces nouvelles révélations pourraient cependant amener le ministre devant la Cour de justice de la République. Le procureur général près la Cour de cassation a demandé à consulter les pièces du dossier avant de procéder à une éventuelle saisine. Les enquêteurs du pôle financier, qui travaillent avec le procureur Courroye, devraient également demander une nouvelle audition du ministre pour qu’il s’explique sur ses contradictions.”

    Allez vous - personnellement ou via votre parti - laisser la France être encore humiliée longtemps par la présence d’un homme qui se moque clairement de celle qu’il est censée servir ? A savoir la France ?

    Pourquoi soutenir à ce point un homme corrompu ? Qui est peut être innocent de ce qu’on l’accuse…Mais est en tout cas en situation d’accusation forte ?

    Que M. WOERTH démissionne de son Ministère…Ou qu’on le vire. Mais VITE !!!!

    —-

    En marge du campus des jeunes de l’UMP, le ministre du travail a réaffirmé mardi qu’il n’avait “pas menti” en niant être intervenu dans la remise de la Légion d’honneur à Patrice de Maistre. “On cherche à me salir, je n’ai rien à me reprocher. Je l’ai déjà dit, je le redis, je n’ai rien fait de mal, je n’ai pas menti. Je n’ai pas menti à la police, je n’ai pas menti aux Français”, a déclaré M. Woerth à des journalistes. M. Woerth a toujours démenti être intervenu en faveur du gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt et maintient donc sa ligne de défense, dénonçant une “lapidation médiatique”.

    “Tous les jours on me dit autre chose, tous les jours ça se dégonfle et on repart sur autre chose”, a également dénoncé le ministre. “C’est une vraie entreprise de démolition à une semaine du débat sur les retraites. Franchement, dans la Ve République, je suis probablement celui qui a été le plus sali, le plus visé, le plus ciblé, le plus démoli, moi et mes proches”, a-t-il conclu. M. Woerth doit défendre à partir du 7 septembre devant les députés le projet de loi du gouvernement sur la réforme des retraites.

    seb | 1 sept 2010 | Répondre

  3. Lu ce matin :

    “419 millions d’Euros, une hausse de 50%, dans les crédits de 2010, l’Etat subventionne de plus en plus une presse en déclin. Les radios sont envahies de campagnes de publicité officielle, contre le tabac, pour la sécurité routière et contre la grippe A. Il paye plus 200 000 abonnements gratuits pour jeunes ce qui va coûter 15 millions d’euros. Cet argent subventionne aussi l’Agence France Presse, principal pourvoyeur d’informations de la presse et paye de multiples campagnes dites d’information.”

    Récapitulons…La “majorité” UMP…Qui ne supporte pas “l’assistanat”…Participe à plus de 50% dans le financement des médias !!! Cherchez la cohérence…!

    Ne devrait on pas, tout bêtement, laisser les titres qui ne sont pas capables d’attirer un lectorat suffisamment nombreux ?

    Une “aide” de l’Etat peut, éventuellement, se justifier, disons à hauteur de 20%. Mais plus de 50 % !

    Dans le même temps, on apprend que la même “majorité” pense à augmenter les impôts ! (M . BAROIN, le Figaro)

    Là encore, dites moi où est la cohérence !

    Laissez moi deviner…La cohérence n’est pas une valeur “de droite” ? Le mensonge et le peu de considération pour les citoyens faisant office de “valeurs” suprêmes ?

    http://www.maitre-eolas.fr/post/2010/08/28/Roms%2C-uniques-objets-de-mon-ressentiment%E2%80%A6-%28Acte-I%29

    A lire prochainement sur le site du même : “les mesures actuelles d’expulsion, pour lesquelles le Gouvernement use selon les cas de deux méthodes : soit violer la loi, soit se payer votre tête”

    Belle perspective !

    seb | 2 sept 2010 | Répondre

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Surge, plutôt que care

Puisque la mode est à l’anglais, je ne résiste pas au plaisir d’opposer à la société du care que propose Madame Aubry, celle du surge, de cet élan, capable par son énergie de redresser un pays en situation difficile. C’est de cela dont la France a besoin, et non d’un accroissement de l’Etat-providence, qui développe l’irresponsabilité et accroît les charges. Les images de l’ouverture de l’université du parti socialiste sont révélatrices. Madame AUBRY n’a rien appris et elle n’a rien oublié. Sans vergogne, elle attaque la catastrophe sécuritaire, dénonce la honte et promet de redresser le pays. Pour qui n’est pas amnésique, c’est se foutre du monde.

Qui peut croire que ceux qui ont plombé notre économie, en prenant des mesures systématiquement contraires à celles que choisissaient nos concurrents et nos partenaires -la retraite à 60 ans, les 35 heures, l’augmentation des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires- pourraient faire face avec volonté et succès à la crise mondiale ?

Qui peut penser que ceux qui avaient fait atteindre à la délinquance les chiffres de 4 millions de crimes et de délits en 2001 pourraient, mieux que la majorité actuelle, affronter le problème des réseaux mafieux dans certains quartiers, ou celui de l’augmentation de la violence entre les personnes ?

Madame Aubry n’a pas pris conscience des erreurs tragiques du PS pour notre pays et elle continue à cuisiner les vieilles recettes de la social-démocratie. La première secrétaire du PS, c’est Big Mother, cette conception maternante de la politique,

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3 Commentaire(s)

  1. Ou sont les 35 sois disant de la droite, on ne vous entend guère!!!!

    Collectif

    “Notre Histoire forge notre Avenir”

    “Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité ”

    François Mitterrand, 1982

    Communiqué de presse

    Le collectif « Notre Histoire forge notre Avenir »

    demande à être reçu par Luc Chatel.

    La polémique enfle sur l’éviction de Napoléon et Louis XIV de nos programmes d’Histoire de collège. Malgré le soutien de personne de renom tels que S.Bern, F.Gersal, E.Zemmour ou M.Gallo, la seul réponse du Ministère est : “De nombreux jeunes dans nos écoles sont d’origine africaine : il faut aussi qu’ils se reconnaissent dans nos programmes”.

    Le collectif « Notre Histoire forge notre Avenir », rassemblant plus de 5000 personnes sur Facebook, s’étonne qu’on n’inclue pas également l’Histoire de la Pologne, de l’Italie, de l’Espagne, du Maroc, de la Tunisie, d’Erythrée ou du Sénégal par exemple.

    « Traitez un continent comme l’Afrique avec deux Empire inconnus est indigne de la relation historique et fraternelle qui existe en la France et le continent africain. » se scandalise Benoît CRESPIN, fondateur du collectif.

    Mobilisé depuis le 16 juillet, le collectif demande à être reçu par Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale et Porte-parole du Gouvernement.

    Face au soutien massif des Françaises, Français et des simples amoureux de la France à travers le monde, le collectif rappelle le but de son combat : le respect simple et charnel de notre patrimoine historique. Dans ses aspects les plus durs mais également les plus glorieux.

    Paris, le 27/08/2010

    Maddalena | 27 août 2010 | Répondre

  2. La mode n’est pas à « l’anglais » M. VANNESTE – l’anglais est une belle langue pas la « langua franca » actuelle – mais au GLOBLISH. Quand le Parlement va t il se décider à encourager l’esperanto ? La langue des signes ? (Comme çà pas de jaloux) Et dans le même temps avoir un peu de courage pour rappeler à M. BARROSO les obligations qui sont siennes, en matière de respect des langues officielles de l’Union Européenne ?

    Je partage votre avis sur le fait que la France a besoin d’un élan – qui était présent en 2007, depuis votre parti n’a cessé de faire retomber le soufflé – mais pourquoi voir dans l’État (Providence) un ennemi à abattre ? De tout temps, M. VANNESTE, la France s’en est sortie en comptant sur l’État justement…Qu’il soit régalien ou/et de providence. Vous parlez de « charges ». Qui les payent, ces charges ? Sinon le contribuable. Si solidairement, les citoyens ne les prenaient pas à leur charge collectivement…C’est le consommateur qui serait mis à contribution ou/et les entreprises. (Comme aux USA)

    Les « charges » que vous mentionnez n’ont d’ailleurs que peu de choses à voir avec « l’État Providence ». Le premier budget de la Nation, c’est – et vous ne pouvez l’ignorer – le remboursement des intérêts de la dette, suivi par le pôle de l’Instruction, qui est plus un investissement qu’une charge. Je n’ai pas souvenir que votre « majorité » se soit montré plus « responsable » en matière budgétaire que le PS.

    M. VANNESTE, M. JOSPIN n’est plus au « pouvoir » depuis 2002. Et il me semble me souvenir que le Président de l’époque – qui n’était pas sans pouvoir face à M. JOSPIN – avait pour nom J. CHIRAC. Les décisions prises par M. MITTERRAND, M. JOSPIN, ou consorts…Vous aviez la possibilité – parce que le Sénat est « à droite » traditionnellement – de vous y opposer. Votre parti l’a t il fait ? Je n’en ai pas souvenance.

    La retraite à 60 ans, votre candidat – M. SARKOZY – y a apporté son soutien ! Quant aux 35h, à l’augmentation des dépenses publiques ou des prélèvements obligatoires…Quel changement a vraiment été apporté ? Je n’ai pas souvenir que les premières aient été abrogées ! Ni que la dette publique – à tout le moins ses intérêts – ait été réduite ! Votre parti s’est toujours refusé à soutenir la proposition du NC d’une inscription dans la Constitution d’une règle à l’allemande ! Quant aux prélèvements obligatoires, dois je vous rappeler les taxes votées par votre majorité entre 2007 et 2009 ? Qui, veut, d’ailleurs, aujourd’hui, tailler dans les niches fiscales…C’est à dire faire augmenter les impôts ? Qui soutient la mise en place d’un impôt européen pour financer l’Union Européenne ?

    Il s’avère, M. VANNESTE – et c’est M. SARKOZY qui l’a reconnu lui même – que ce qui permet à notre pays de s’en sortir vaille que vaille…C’est justement son État Providence ! C’est lui qui amorti les chocs provoqués par la mondialisation et la crise ! Quant à établir que la retraite à 60 ans, les 35h ou l’augmentation des dépenses publiques sont systématiquement des décisions absurdes, contraires à l’intérêt du pays…Je vous encourage à relire notre Histoire…Tant que M. CHATEL n’aura pas réussi à l’effacer complètement.

    L’impôt n’est pas mauvais en soi. En ce qu’il garantie, pour ex, la sureté du territoire, tant sur le plan intérieur que sur le plan externe. Le premier impôt permanent a en effet été créé en France par Charles V, pour financer une armée digne de ce nom, capable d’agir contre les Anglais mais aussi de mettre fin aux actes des « Compagnies » qui rançonnaient le pays. Pensez vous que les frères de ce roi prirent une sage décision, lorsqu’ils décidèrent quelques années plus tard de supprimer ledit impôt ? Ce qui eut pour effet immédiat de remettre les soldats aux chômages…Et de les faire retourner dans les « Compagnies » en période de paix, ou au service de tel ou tel parti en période de guerre !

    Les 35 h ne doivent pas être si mauvaises puisqu’elles n’ont toujours pas été abrogées. Le secteur du tourisme vous dirait même qu’y toucher serait un préjudice immense pour le pays, au sens où la France bénéficie d’un fort capital de touristes de l’intérieur.

    Quant à la retraite à 60 ans, je suppose qu’elle est aussi absurde que le passage de 487 députés à 577. Quand déposerez vous une proposition de loi visant à restaurer le nombre de députés à ce qu’il était en 1986 ? Les lettres de cachet n’existant plus, l’immunité parlementaire en devient dès lors désuète. Qu’attendez vous pour supprimer semblable privilège, qui ne justifie plus à une époque où l’exécutif n’est plus en capacité de jeter ses opposants dans de sombres cachots, sans procès.

    « Qui peut penser que ceux qui avaient fait atteindre à la délinquance les chiffres de 4 millions de crimes et de délits en 2001 pourraient, mieux que la majorité actuelle, affronter le problème des réseaux mafieux dans certains quartiers, ou celui de l’augmentation de la violence entre les personnes ? »
    En même temps, faire « mieux » que la majorité actuelle n’est pas si compliqué. Puisque la « majorité » justement, pour éviter toute « bavure » donne des ordres aux policiers pour qu’il ne pénètre pas dans certains quartiers ! Le bilan de M. SARKOZY n’est guère reluisant. Beaucoup de discours, beaucoup de lois votées…Très peu de résultat. Le fait que 70% des Français – au moins – se sentent dans une insécurité permanente ou presque, est un aveu de cet échec. Le PS a ses torts – son angélisme – votre parti crève lui de trouille. Beaucoup de mots, comme toujours, des actes a minima, que cela soit en matière de sécurité, d’économie, de politique européenne, etc. Désolé de vous le dire, M. VANNESTE, mais quand dans un parti on appelle « courage » le fait d’oser s’exprimer devant le Président de la République – qui pourtant n’a pas droit de vie ou de mort sur les parlementaires – il y a de quoi s’inquiéter. On en vient à se demander comment des députés ont osé, un beau matin, se dresser devant Louis XVI – à tout le moins son représentant – sans succomber à la lâcheté caractéristique des politiques Français.
    « Pourtant, une chaîne d’information télévisée nous apprenait hier l’opinion négative que les Roumains se font des ROMS, et le manque évident d’intérêt de ce pays pour cette communauté. La solution de ce problème se situe bien davantage en Roumanie que dans notre pays et elle a un coût que la France n’a pas vocation à assumer à elle seule. »
    La France ne reconnaît aucune « communauté » M. VANNESTE. Il y a les Français et les autres. Il s’avère que les ROMS sont des citoyens européens. Ils sont de toute évidence « indésirables » dans leur pays…Comme pouvaient l’être hier les Juifs ou les protestants, dans la France de Philippe le Bel. Les Français n’ayant jamais beaucoup appréciés les gens de « l’usure ». Est ce une raison pour les retourner à autrui ? La responsabilité du Gouvernement roumain est claire. Est ce une raison, cependant, pour nous défausser de la responsabilité qui nous incombe à nous, M. VANNESTE ? Vous avez voté le traité de Lisbonne. Il faut assumer maintenant. Si vous ne vouliez pas « d’invasion » (le terme est de M. HORTEFEUX) de ROMS – qui sont pourtant entrés le plus légalement du monde – il ne fallait pas voter ce traité les yeux fermés.
    Quant à l’augmentation des dépenses publiques, de nature locale si l’on vous suit, le Parlement ne prend pas sa responsabilité. Qui décide du budget des collectivités ? Le Parlement. Qui se refuse depuis des années à voter en faveur de propositions de loi intelligentes visant à supprimer, pour ex, le budget com aux régions, départements, communes…Et à donner aux citoyens le moyen de s’opposer juridiquement à des délires à la Frêche ? Votre parti M. VANNESTE. Vous avez les clés. Vous ne les utilisez pas. Les lois de décentralisation n’ont jamais été remises en cause par votre parti. Ce sont elles qui ont, le plus légalement du monde, instaurées un système où les élus locaux ont le droit de dépenser – de gaspiller – des sommes folles, sans être responsables devant qui que ce soit. Je ne parle pas de l’intercommunalité qui réduit à peau de chagrin le débat républicain, au sens où le maire dominant fait sa loi, ce qu’on appelle la démocratie unanimiste.

    « Le véritable respect ne se résume pas à offrir aux personnes une assistance dé responsabilisante financée par le travail des autres. Elle consiste à rendre, dans la mesure du possible, les personnes plus autonomes, dans un pays qui fournira plus d’emplois parce qu’il sera plus compétitif. »
    Tout a fait d’accord…A quand, dès lors, une loi sur la fin du « pantouflage » pratique qui offre une assistance de l’État à des Ministres/élus, financée par le travail des autres ? A quand la suppression de la loi permettant à un Ministre de retrouver automatiquement son siège à l’Assemblée Nationale, y compris quand ce dernier a été viré du Gouvernement pour des faits hautement blâmables ? A quand la suppression de la loi permettant aux ex députés de profiter pendant cinq ans du chômage, sans se voir assujetti aux mêmes contraintes qu’un chômeur lambda, du style recherche d’emploi ?

    seb | 27 août 2010 | Répondre

  3. Et…Un Ministre…Maintenant, qui conteste le “discours de Grenoble” et le “lien entre immigration et insécurité”.

    “Quand j’entends certains élus établir un lien entre immigration et insécurité, cela me choque. S’il y a beaucoup de Français issus de l’immigration dans les prisons c’est à cause de l’échec de l’intégration sociale, économique et culturelle. D’ailleurs, ce ne sont pas des immigrés mais des personnes nées en France et donc françaises.”

    Qui dit cela ?

    M. MORIN.

    http://www.observatoire-parlement.org/ext/http://www.lefigaro.fr/politique/2010/08/26/01002-20100826ARTFIG00569-herve-morin-la-peur-de-la-loi-seule-ne-suffit-pas.php

    seb | 30 août 2010 | Répondre

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My country, right or wrong*

Beaucoup de responsables politiques Français devraient méditer cet adage britannique. 48% des français contre 42% donnent raison au gouvernement sur l’expulsion des ROMS, malgré le rouleau compresseur de la bienpensance tartuffienne.

Parmi les habitudes historiques les plus néfastes de notre pays, il y a celle qui a consisté à renforcer nos dissensions intérieures en nous appuyant sur l’étranger. Des guerres de religion à la collaboration, en passant par la fronde et les émigrés, beaucoup ont préféré l’intérêt du parti à celui du pays. Or, dans l’affaire des ROMS, notre pays a raison. Il n’a pas vocation à suppléer les insuffisances de la Roumanie à l’égard de sa population. Que des personnes, que des familles viennent en France avec un projet d’insertion par un travail honnête et un logement décent, cela s’inscrit dans une politique d’immigration raisonnable. Que des groupes entiers occupent, dans des conditions insalubres, des camps autour desquels se développent les vols, les cambriolages, la prostitution, la mendicité agressive, qui impliquent notamment de nombreux mineurs, c’est moralement et politiquement insupportable.

Ceux qui critiquent avec véhémence la volonté de s’y opposer commettent deux fautes majeures.

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4 Commentaire(s)

  1. Brice Hortefeux est un très bon ministre de l’intérieur. D’ailleurs, c’est si vrai que, la “justice” l’a condamné afin de le priver de ses droits civiques. Est-ce à dire que le Président de la République est l’objet d’une persécution judiciaire ?

    Thibault Loosveld | 26 août 2010 | Répondre

  2. Merci une fois encore, Monsieur le Député, de votre courage sans faille. Le niveau de nombre des personnes dont s’entoure M. Sarkozy est hélas révélateur d’une conception de la France et de son Histoire qui me semble nous faire rouler vers l’abîme.

    Martial | 26 août 2010 | Répondre

  3. Ce sondage est intéressant, effectivement. Mais voir en celui ci une approbation envers le Gouvernement me semble un peu hâtif.

    Pour commencer, le sondage lui même marque le trouble des Français sur la question. Il y a tout de même 10% de personnes qui n’ont pas voulu répondre, ce qui est loin d’être une bagatelle. Et l’écart entre les « favorables » et les « défavorables » n’est, lui aussi, pas très grand. Sachant qu’il y a, en principe, une marge d’erreurs de 5%, on peut tout aussi bien penser : qu’il y a 53% des Français qui approuvent que 43% ; 47% qui désapprouvent que 37%.

    Ensuite, M. HORTEFEUX a justifié ces reconduites à la frontière…Pour cause de montée de la délinquance. Or, on ne sait pas les raisons de la faveur ou de la défaveur des Français. Je m’avance un peu…Mais je pense que la première raison qui peut expliquer la faveur ou la défaveur des Français c’est le droit. Je veux dire par là que les Français entendent deux discours en ce moment : ceux qui expliquent que les ROMS sont présents illégalement sur notre territoire, ou du moins leur installation (dans des camps de fortune) l’est elle ; ceux qui disent que les ROMS sont (effectivement) des citoyens européens et qu’à ce titre ils ont la liberté d’aller et venir (garantie par les traités) et plus encore celle de résider dans un pays membre (accord de SHENGEN).

    L’analyse du sondage montre que les CSP + sont plus hostiles que les CSP – à la reconduite à la frontière. Je pense que cela s’explique justement par cette distorsion entre les deux discours entendus. Et la manière dont ces deux discours ont été portés. Et plus encore…Par qui. Dans les JT – notamment TF1 – l’affaire a été traitée sous l’angle seul de la loi. France 2 s’est fendue d’une explication rapide sur les traités européens mais pas suffisante pour avoir une vision claire des choses, si l’on n’a que peu d’intérêt pour les affaires européennes (en apparence à tout le moins). C’est la presse écrite – dont l’impact médiatique est évidemment moindre – qui a rappelé les accords signés par la France, le statut des ROMS, etc.

    Tout cela pour dire que les Français n’ont pas été informés correctement en la matière. Ce qui n’invalide pas le sondage, mais incite à la prudence, quant à son interprétation. En effet, si les expulsions des ROMS apparaissent légitimes aux Français, c’est d’abord parce que leur présence est perçue comme illégale. C’est un peu comme demander aux Français : « êtes vous favorables à l’expulsion des polygames » ? La réponse est forcément oui, puisque la loi interdit celle ci.

    Ces résultats s’expliquent aussi, à mon sens, par une deuxième raison : l’intervention de l’étranger. Qu’il s’agisse de l’Union Européenne ou de l’Église. Les Français sont extrêmement attachés à la souveraineté de la France. Ils l’ont d’ailleurs prouvé en 2005 en votant contre le TCE, qui instaurait un système où la France n’aurait plus eu que le rang de « région » de l’État européen. Et ce n’est qu’un ex. Car tout au long de l’histoire du pays, ils ont agi ainsi : en prenant le parti de l’État…Contre l’étranger. L’étranger étant, en plus, symbolisé par un homme notoirement connu pour son incompétence, son peu de souci de l’intérêt des citoyens, et j’en passe…Et par un Pape, dont les propos sont régulièrement instrumentalisés…Le ralliement des Français se comprend parfaitement. Du moins d’une partie des Français. A savoir ceux de « droite ». Le seul fait de « casser » du BARROSO, ne pouvait qu’inciter les partisans du FN à souscrire aux expulsions des ROMS par ex.

    Ceux qui ont décidé de s’abstenir de répondre, sont aussi intéressants. Il semble qu’il y ait eu une double « censure ». Des partisans de « gauche » qui ont préféré garder le silence que de « désapprouver » et des partisans de « droite » qui ont fait de même en ne « désapprouvant pas ». Bref, il y a quand même 10% de l’échantillon qui est dans un trouble important ! Les rayer d’un trait de plume me paraît peu judicieux.

    http://www.csa-fr.com/dataset/data2010/opi20100825-l-attitude-des-francais-a-l-egard-des-reconduites-a-la-frontiere-de-roms.pdf

    Sinon, je suis d’accord avec vous, en ce qui concerne les « insuffisances de la Roumanie » que la France n’a certes pas à « suppléer ». En revanche, pourquoi les ROMS devraient ils être les victimes expiatoires des…Politiques ? Car, désolé de vous le rappeler, M. VANNESTE…Mais n’est ce pas vous – et votre parti – qui a approuvé, l’élargissement de l’Union Européenne à 25 puis 27 ? N’est ce pas votre parti – qui semble ignorer ce que fait sa main gauche quand la droite travaille – qui vote chaque année les crédits d’adhésion pour la Turquie, bien qu’en paroles vous disiez être hostile à son entrée ? Quand la Turquie sera devenue un membre à part de l’Union Européenne…Que direz vous ? Il faut expulser ces mauvais Turcs, qui ont la fâcheuse idée de vouloir venir dans un pays où l’herbe est incontestablement plus verte que chez eux ?

    Qui, selon vous, a voté les traités établissant l’ouverture à l’espace SCHENGEN des « nouveaux pays » de l’Union Européenne…Sinon le Parlement français ? Qui, pouvez vous me le dire, M. VANNESTE, est allé poser son paraphe en bas d’un certain traité de Lisbonne ? C’est un peu facile, à mon sens, de mettre sur le dos des ROMS – des citoyens d’Europe en général, qui cherche la Terre Promise, qui s’appelle France (nous sommes tous attirés vers la lumière. Pourquoi voudriez vous que les citoyens restent dans la pénombre ? Quand on leur offre le droit d’atteindre le Soleil ?) - alors que les premiers fautifs, M. VANNESTE, et je suis désolé de vous le dire, c’est…VOUS ! Les politiques. Le Parlement. Le Gouvernement. Personne ne vous a contraint à voter. Vous l’avez fait en toute conscience…Des soucis qu’une telle ouverture, qu’un tel élargissement, ne manquerait pas de provoquer. Tant sur le plan social, économique, fiscal, environnemental, démographique, etc.

    Vous vous plaignez que les citoyens d’Europe issus de pays pauvres ou disons moins généreux envers leurs administrés, que la France, viennent dans notre pays ? Mais à quoi vous attendiez vous donc ? Qu’ils resteraient à contempler notre joyau sans rien faire ? A partir du moment où vous leur accordiez des droits…Notamment ceux de circuler à loisir et de résider en France…Il était incontestable que cela allait provoquer un « exode » vers le pays qui suscite le plus d’espoir pour eux : à savoir la France. En son temps, un certain Saint Louis supprima le « servage » dans le domaine royal. Que firent les serfs selon vous ? Ils vinrent s’installer dans les terres du roi ! Pourquoi auraient ils été assez bêtes pour continuer à trimer gratuitement pour le seigneur local, quand l’installation dans des « villes franches » permettaient de racheter sa liberté ?

    Les ROMS ne sont pas des serfs. Mais ils ont la même logique que ces derniers. Puisque la Roumanie les rejette…Pourquoi n’irait il pas dans ce pays de Cocagne qu’est notre pays – nous mêmes, si nous n’étions pas Français, serions nous assez bêtes pour rester là où nous avons la certitude de nous pouvoir vivre sereinement ? – puisque la législation européenne leur en offre la possibilité…Avec le consentement de la représentation nationale française ?

    M. VANNESTE…Vos « fautes majeures » ne tiennent pas. Les « migrants » dont vous parlez sont citoyens européens. C’est vous même qui leur avez accordé le droit de venir dans notre pays et d’y résider si l’envie leur en prend…Via le traité de Lisbonne notamment. Ils n’ont donc pas besoin de « passeurs » pour venir dans notre pays. Et si des « réseaux » existent, ils ont notamment pris de l’essor suite à « l’appel d’air » (merci le Parlement !) autorisé par la « prime à la reconduite ». Comme l’explique les ROMS eux mêmes, ou encore une Secrétaire d’État en Roumanie, l’expulsion à des allures de « vacances » tout frais payé par la généreuse République française. Résultat ? A peine descendu de l’avion, et après une visite rapide à la famille restée sur place, les ROMS prennent place dans un car qui les reconduit dans notre France, éventuellement accompagnés de cousins ou autres, qui seront par la suite expulsés…Avec quelques euros en plus dans les poches. Qui est donc, in fine, le dindon de la farce…Sinon la France ?

    seb | 27 août 2010 | Répondre

  4. La deuxième faute est aussi contestable. D’une part, la liberté d’expression est un des droits les plus précieux de l’Homme et du Citoyen. L’incompétence des Hommes ou du Citoyen n’enlève d’aucune manière aux uns comme à l’autre, le droit de s’exprimer, de critiquer, de proposer. Celle ci ne fait qu’affaiblir le crédit des opposants au Gouvernement. En tant que parlementaire, M. VANNESTE, vous ne pouvez concevoir comme une faute, le droit de donner son avis. Quant aux Chefs d’État, ils ont tout au contraire, la légitimité pour s’exprimer sur le comportement de la France…Dès lors que, de l’aveu même du Premier Ministre, dont vous avez souligné la sagesse, la question de l’immigration a une dimension européenne. Signataires des mêmes traités que la France, il est bien évidemment de leur devoir de rappeler à M. SARKOZY qu’il fait « preuve de manquement à ses devoirs dans l’exercice de ses fonctions » lorsqu’il ne garantie plus les traités. Puisque la Haute Cour, elle, ne s’en charge pas. M. SARKOZY a été élu prioritairement pour çà, M. VANNESTE. Être le garant de la parole de la République française. Surtout quand on se rappelle que M. SARKOZY s’est présenté comme l’artisan du traité de Lisbonne.

    Cela fait, au moins deux ans, M. VANNESTE, que les ROMS peuvent venir en France le plus légalement du monde. Cela fait deux ans qu’ils se prêtent, mais pas exclusivement, à des actes – la loi condamne les actes, pas les comportements en principe – que la République française réprouve. Découvrez vous cette situation M. VANNESTE ? Et là encore, si c’est la situation qui est problématique, pourquoi ne demandez vous pas à M. FILLON de faire modifier le traité de Lisbonne, lors des négociations avec la Croatie, en vue de son adhésion ? Et là encore, pourquoi ne demandez vous pas des explications à M. BARROSO et à nos représentants, qui votent sans sourciller la stratégie de Lisbonne II, qui fait l’éloge de l’élargissement…Et encourage à encore plus d’immigration ?

    Quant aux discussions avec l’État roumain, que ne voit on déjà l’impasse ? A moins de les mettre dans des camps  en Roumanie gérés par des anciens de la Securitate ou de leur supprimer leurs passeports sous quelque motif fallacieux, ils reviendront inévitablement. Actuellement, sous l’égide du FMI et de l’Union européenne, la Roumanie se trouve contrainte de couper drastiquement dans ses dépenses. Les salaires des fonctionnaires ont été ainsi réduits de 25% (un quart) et, tout va à l’avenant dans un secteur public, particulièrement sujet à la corruption en plus, selon les rapports à ce sujet de la Commission européenne !

    Le pays peine déjà à absorber les aides européennes prévues dans les divers secteurs  aidés dans la mesure où, partout, la corruption menace d’engloutir les sommes versées. Je ne vois pas de fait comment il pourrait avoir une action résolue d’insertion des ROMS. Si insertion veut dire, maintien sur place grâce à un tour de passe-passe policier quelconque, j’y crois un peu – sauf que la police roumaine elle-même n’est pas totalement  irréprochable, les réseaux criminels continueront donc à agir.

    Si insertion veut dire entrée dans la vie économique standard de la Roumanie, dans quel secteur de  cette dernière les insérer ? Le secteur de la construction, sans doute le plus demandeur de travailleurs peu ou pas qualifiés, se trouve en panne : les prix de l’immobilier sont en chute libre ; l’État et les communes n’ont plus d’argent pour créer des emplois publics, et prévoient plutôt de licencier du personnel ; l’agriculture regorge déjà de bras, et est censée gagner en plus en productivité avec l’aide de l’Union européenne; l’industrie, portée par la faiblesse de la monnaie roumaine, semble plutôt avoir besoin d’ouvriers/ouvrières qualifiés; quant aux  services privés (banques, assurances, publicité, etc.), ils n’ont pas besoin de ROMS sans éducation…Sauf à la marge (nettoyage, etc.)

    Rappelons que, sous le régime communiste d’avant 1989,  tous les ROMS avaient du travail, mais qu’ils étaient particulièrement nombreux dans les occupations à faible productivité typiques du plein emploi sous ce type de régime d’économie planifiée. Une bonne part des ROMS constituent donc un immense sous-prolétariat, dont l’économie officielle de la Roumanie capitaliste ne sait que faire.

    Vous me direz peut être : peu importe ! Chacun chez soi et les poules seront bien gardées. Certes. Mais ce serait renoncer à l’idéal européen, qui fait de chaque citoyen européen un frère, et plus encore aux idéaux révolutionnaires, qui font de la France la Patrie des Français…Mais aussi de l’Homme et du Citoyen.

    Si l’État (qui dispose encore d’un fort secteur sanitaire, éducatif, et social, certes sous-financé aujourd’hui) avait vraiment le souci de régler la “situation” il faudrait alors pratiquer une “solidarité européenne” à l’échelle sociale.

    La France possède sans doute, si elle le voulait, bien plus de capacités techniques et humaines d’insertion de ces Roms dans une société capitaliste développée que l’État roumain. Peut être justement parce que, elle a gardée les “bons cotés” du régime marxiste : un Etat Providence dont la Roumanie se défait à vitesse grand V…Aidée en cela par l’UE et le FMI.

    Oui aux expulsions…Mais quand elles seront efficaces. Si c’est pour revoir demain les “expulsés” parce que tout simplement ils préfèrent les verts paturages du pays au désert du leur, à quoi bon de semblables expulsions…Dont le seul intérêt semble t il n’est que de remplir les stats des préfets ?

    MAIS à condition que ces citoyens, qui sont européens, ne soient pas malmenés dans leur droit. Si la France ne peut les acceuillir, alors il lui faut, de toute urgence, casser le traité de Lisbonne et revoir avec ses partenaires les engagements qu’elle a pris à SCHENGEN. Les ROMS - et autres citoyens européens - ne doivent pas payer parce que le Gouvernement n’est pas fichu de lire un traité avant de le signer, et le Parlement d’étudier les conséquences de ce dernier…Au moment de le voter !

    Est ce si difficile d’agir intelligement ?

    Au fait, vous en pensez quoi de ce sondage là ?
    http://www.csa-fr.com/dataset/data2010/opi20100811-l-opinion-des-francais-sur-la-politique-de-securite-interieure.pdf

    seb | 27 août 2010 | Répondre

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