A la tête de la Droite Libre.

ChristianVanneste (2)Le Bureau Politique de la Droite Libre m’a élu hier soir président. Cette association n’est pas un parti politique, mais un laboratoire d’idées animé par la pensée conservatrice-libérale. Elle était liée de manière informelle à l’UMP  au sein de laquelle elle souhaitait développer une réflexion destinée à donner un contenu clair aux projets soutenus par le parti, ou un de ses courants, comme la droite populaire, par exemple. Prenant acte de l’effacement progressif de toute orientation précise de la part d’une machine électorale, sans âme et attrape-tout, devenue « Les Républicains » et de l’abandon de thèmes essentiels, la Droite Libre a décidé de supprimer toute référence à ce parti. Elle désire au contraire participer à une refondation de la droite non plus autour d’un homme ou d’une femme, mais sur un socle de valeurs et de propositions qui fondent la droite dans tous les pays du monde alors qu’en France, elle semble craindre de les afficher.

Partout, les partis de droite sont conservateurs sauf en France où le mot est tabou et dénigré systématiquement par des politiciens comme Sarkozy. Une société ne peut affronter le progrès, l’évolution qu’en étant capable de les dominer, de les intégrer en conservant ce qui est nécessaire à son existence et à sa cohésion. La famille, la nation, les racines chrétiennes ne doivent pas être bousculées par le changement imposé par l’histoire. Elles doivent au contraire servir à le rendre compatible avec notre mode de vie. Lorsque la vitesse augmente, il faut que le véhicule demeure solide pour que les passagers soient en sécurité.

Parmi les valeurs qu’il nous faut conserver à tout prix, la première est la liberté. Une société ne doit être ni une machine composée de rouages disciplinés, ni une foule d’individus hédonistes et narcissiques faisant n’importe quoi. Elle doit être une communauté de personnes libres et responsables, capables de doser leur initiative et leur solidarité. La liberté d’expression, l’appel systématique à la démocratie directe, la liberté d’entreprendre, la sévérité des lois pénales, la garantie de la sécurité des citoyens, la participation à l’effort collectif forment un tout cohérent. L’abrogation des lois répressives dans le domaine de l’expression des idées, le référendum d’initiative populaire, la fin du laxisme judiciaire, l’encouragement du mécénat et la restauration du service national prolongé par l’instauration d’une garde nationale sont des réformes indispensables pour redonner sa cohérence à notre démocratie. Celle-ci exige un Etat fort et souverain, concentré sur ses missions régaliennes, au sein desquelles les élus disposent d’un vrai pouvoir mais au-delà desquelles la décentralisation, la fin d’un assistanat coûteux et inhibant, la liberté de l’enseignement, la simplification des lois économiques et sociales qui entravent la production et le travail laissent le plus large espace à l’innovation, à la créativité.

Pour sauvegarder et promouvoir la liberté des personnes, leur droit au bonheur, il faut d’abord que la nation à laquelle elles appartiennent soit indépendante, capable d’assurer le Bien Commun sans subir les pressions extérieures et qu’elle soit unie dans cet objectif. Ces deux exigences impliquent que la France échappe à la stérilisante dérive technocratique de l’Europe et qu’elle cesse une politique migratoire suicidaire qui prend la forme d’une invasion largement subventionnée avec le risque déjà visible de la croissance au sein même du pays d’une communauté hostile, pour le coup, à la République.

La Droite Libre n’est pas un parti politique. Il y en a déjà trop. C’est une association qui rassemble des hommes et des femmes qui veulent travailler à l’unité de la droite non sur des intérêts électoraux subalternes, mais sur un projet qui devient de plus en plus nécessaire et urgent si l’on ne veut pas que le déclin et la décadence qui se conjuguent pour affaiblir la France ne la condamnent à disparaître.

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8 commentaires

  1. VAJOU - 11 décembre 2015 21 h 51 min

    j ai soutenu p2v en 2007,et me reconnais souverainiste

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  2. fbastiat - 11 décembre 2015 23 h 24 min

    Excellent texte. Je me réjouis que la première valeur de la droite libre soit la liberté individuelle et son corollaire la responsabilité. D’accord sur le socle conservateur de la famille, de la nation et des racines chrétiennes qui sont à la base de notre civilisation. D’accord pour une revitalisation de la démocratie en favorisant la démocratie directe. D’accord aussi sur le recentrage de l’Etat sur ses missions régaliennes ce qui implique qu’il se dégage de nombreuses fonctions qui peuvent être mieux assurées par le marché.
    Merci et bonne chance à la

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  3. J. - 12 décembre 2015 1 h 49 min

    Eh bien, voilà qui semble enfin aller dans le bon sens ! À défaut de voter, j’adhère sans réserve.
    Mais il est bien tard.

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  4. DELAFOSSE - 12 décembre 2015 9 h 26 min

    Tous les Partis se vantent de la « liberté Egalité Fraternité » qui sont des idées « conservatrices » et même « ringardes » alors , que l’on ne vienne pas déclarer le contraire par populisme….

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  5. Paul Jambier - 12 décembre 2015 17 h 57 min

    Ce cercle, ou think tank, se veut-il l’équivalent, ou le pendant, de l’organisation de gauche Terra Nova ? J’espère en tout cas que la secte des Francs Maçons ne va mettre les pieds dans votre Droite Libre, car alors elle ne serait plus libre.

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  6. JohnDeuf - 12 décembre 2015 20 h 04 min

    Bravo pour un mouvement libéral parce que la valeur suprême de l’Occident grec puis chrétien a été la Liberté ce qui a permis d’utiliser pleinement comme le dit si bien Hayek les forces génératrices de notre civilisation et rendu possible une croissance d’une rapidité sans précédent. Ce ne doit pas être un parti politique qui comme tout parti n’est qu’une centrale électorale pour ambitieux mais pas seulement un club de pensée mais toutefois une organisation qui doit permettre de rassembler des gens de droite en une force, une union de la droite qui pourra concurrencer les partis desquels il ne faut pas attendre grand chose. Il serait bon de prendre contact avec des personnalités politiques comme De Villiers, Bompard Chauprade et économiques comme Gave, monnerot etc..

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    • Bernard - 13 décembre 2015 7 h 50 min

      De Villiers est un étatiste, pour lui le mot libéral est une abomination. Dans la liste le seul qui soit vraiment libéral conservateur est Charles Gave.

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      • DELAFOSSE - 14 décembre 2015 12 h 02 min

        Il est très imprudent de se faire une idée réelle sur des gens qui n’ont pas eu l’occasion d’exercer vraiment le pouvoir.
        C’est au pied du mur qu’on voit le maçon ! Le reste n’est que du ressentiment qui conduit souvent à l’erreur.
        Je ne défend pas précisément Devilliers, c’est bien sûr valable pour tous !

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