Mon intervention lors de l’Assemblée Générale de Famille et Liberté du 13 mars 2012

Famille et Liberté, ces deux mots résument la philosophie de notre association, car ces deux valeurs sont inséparables. La liberté n’est pas la licence offerte à l’individu de faire n’importe quoi dans le domaine moral tandis qu’il bénéficierait de la protection bienveillante d’un État qui, en revanche, ne lui laisserait aucune responsabilité dans le champ social. La liberté, c’est précisément la capacité pour une personne, pétrie de ses relations humaines, celles de ses parents, celles de sa famille au premier chef, d’exercer sa volonté et d’en revendiquer la responsabilité dans un espace où l’État n’a pas à interférer tant que la loi est respectée. La famille est ce premier cercle de subsidiarité, de véritable exercice de la liberté et de la responsabilité, notamment pour éduquer les enfants, mais aussi pour agir sur le plan économique. La réussite et l’exemplarité des entreprises familiales sont là pour en témoigner.

Cette sphère d’indépendance relative doit être préservée car elle est nécessaire à la fois à la formation d’une personne autonome, et à la consolidation d’une société libérale, à l’opposé de l’assisté moutonnier et de ce nouveau despotisme que craignait Tocqueville : « Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs… Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort ».

Notre association est une association de combat. À travers la Famille et la Liberté, ce que nous combattons, c’est cet État-Providence, voulu par la Social-Démocratie, et dont Tocqueville avait pressenti la venue.

Mais ce combat en cache un autre qui se livre pour préserver notre civilisation. Lorsque nous défendons la Famille contre toutes les attaques qu’elle subit, sa remise en cause par la promotion de modes de vie marginaux et étrangers aux intérêts de notre société, la réduction de son rôle éducatif au profit de l’école et plus encore des médias, c’est aussi une lutte pour une certaine conception de l’Homme que nous menons.

Nous devons combattre l’absurde théorie du genre, contraire à tout bon sens, et à toute donnée véritablement scientifique, mais qui s’impose néanmoins dans les manuels scolaires.

Nous devons protéger les familles contre l’intrusion de la pornographie par le biais d’internet, à laquelle des enfants sont aujourd’hui exposés avec les ravages que cela suppose pour la construction de leur personnalité.

Ces combats, il nous arrive parfois de penser que d’autres cultures, de plus en plus présentes dans notre espace, les mènent avec plus de vigueur que nous. Voulons-nous préserver notre civilisation humaniste ? Et le pouvons-nous sans sauvegarder ce trésor social qu’est la famille fondée sur le lien de parenté pérenne d’un homme et d’une femme, d’un père et d’une mère qui élèvent leurs enfants ?

Nos adversaires sont puissants. Si nous parvenons à nous défendre, notamment sur internet, il faut reconnaître que les grands médias ne nous sont pas favorables. J’en ai encore fait récemment l’amère expérience. Afin de montrer la puissance du groupe de pression favorable à la promotion de l’homosexualité, j’ai cité récemment le cas de la déportation des homosexuels en France durant la seconde guerre mondiale. En rappelant son existence dans le Reich, et dans les trois départements annexés, j’ai précisé qu’elle n’avait pas existé en France, alors que par le biais de fictions et d’une désinformation systématique, beaucoup de français sont aujourd’hui persuadés de sa réalité. Malgré un grand nombre de soutiens, et notamment des prises de position en ma faveur de Serge Klarsfeld et de la Fédération des Déportés et Internés de la Résistance, j’ai néanmoins subi un lynchage médiatique auquel a participé le mouvement auquel j’appartiens. Cette préférence pour le mensonge « politiquement correct » doit nous mobiliser contre ce qui est un véritable « terrorisme intellectuel ». Nous devons renforcer le réseau de nos amis, et ne pas hésiter à avoir le courage de la vérité.

Christian VANNESTE,
Président de Famille et Liberté

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4 commentaires

  1. @ Monsieur le Député:

    Parmi les adversaires puissants, il y aévidemment le mouvement stalinien, c’est à dire la magistrature. A Tourcoing par exemple, combien de procès les élus de l’opposition n’ont-ils pas osé intenté ? Pourtant, les Tourquennois sont quoidiennement intoxiqués par de la propagande socialo-communiste financée avec leur argent.

  2. Monsieur le Député Vanneste,
    Votre intervention est très courageuse et impressionnante.
    Vous le dites “Nos adversaires sont puissants”, et je peux le confirmer pour avoir pu l’expérimenter moi-même à mes dépens.
    Je vous félicite et vous encourage à persévérer, car votre discours va certainement trouver l’écho suffisant, pour permettre à votre action de se poursuivre encore.
    Merci encore et Bien à vous.
    Dr Serge Tueche.

  3. Je découvre à la fois l’homme et ses propos : “J’ai dit à Christian Vanneste “Tu ne t’appelles pas Alain Decaux, tu n’as pas à raconter l’histoire de France. Tu es parlementaire, tu as fait un vrai travail au Parlement” (Bernard Gérard, UMP-Nord).

    Ben voyons … Un député, c’est bien trop petit pour s’intéresser à l’histoire de France et à ses représentations … En revanche, un Gouvernement et un Président qui s’acharnent à faire passer une loi réprimant la contestation du “génocide arménien”, ça, c’est dans leurs compétences ; le fait qu’ils aient été les seuls à ne pas voir l’inconstutionnalité de leur texte est évidemment un détail de la XIIIe législature.

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