Grenelle Environnement et déchets (QE 20249)

M. Christian Vanneste attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, sur la mise en oeuvre d’une tarification incitative obligatoire avec une part variable dans la gestion des déchets. Lors du Grenelle de l’environnement, il a été décidé, pour la gestion des déchets ménagers, « d’instituer une tarification incitative obligatoire avec une part fixe et une part variable » (engagement n° 243), la part variable étant fonction du poids ou du volume de déchets de chaque ménage. Cet engagement, qui rejoint les recommandations de nombreux rapports publics (commissariat au plan, Ademe), doit permettre d’inciter financièrement les particuliers à diminuer à la source leur émission de déchets. Il s’agit ainsi d’une mesure très concrète en faveur du développement durable et qui rejoint les expériences belges, danoises, suisses, coréennes ou de nombreux États américains. À ce jour, les discussions pour la mise en oeuvre de l’engagement n’ont pas abouti et semblent impuissantes à proposer un niveau minimal obligatoire de part variable. Il lui demande en conséquence les mesures qu’il entend prendre afin de respecter l’engagement n° 243 du Grenelle de l’environnement en instituant une tarification incitative obligatoire avec une part variable dans la gestion des déchets.

Texte de la Réponse : L’engagement 243 de la table ronde du Grenelle de l’environnement consacrée aux déchets instaure une tarification incitative obligatoire du service public des déchets, s’appuyant soit sur la redevance d’enlèvement des ordures ménagères (REOM), soit sur la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) avec une part fixe et une part variable. L’engagement précise que « la détermination de la part variable (pesée embarquée, nombre de sacs, taille du container, etc.) serait laissée au libre choix des collectivités, ce qui permettrait de faire payer plus ceux qui produisent plus de déchets tout en préservant l’équité grâce à la part fixe ». Cet engagement doit faire l’objet d’une traduction législative pour être mis en oeuvre. Dans le cadre du comité opérationnel mis en place suite aux tables rondes du Grenelle, un groupe de travail spécifique a été constitué, dont le mandat est bien de définir le cadre législatif nécessaire. L’objectif retenu est d’inclure ce nouveau dispositif dans le projet de loi de finances pour 2009, en mettant à disposition des collectivités locales, responsables en la matière, des outils adaptés, qui permettent de tenir compte du contexte local. La part variable, qui pourra être augmentée progressivement, devra être suffisante pour inciter à une modification des comportements, la part fixe garantissant le maintien de la solidarité et la pérennité des recettes.

Articles liés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.

Veuillez noter que les cookies essentiels sont indispensables au fonctionnement du site, et qu’ils ne peuvent pas être désactivés.

Pour utiliser ce site Web, nous utilisons les cookies suivant qui sont techniquement nécessaires
  • wordpress_test_cookie
  • wordpress_logged_in_
  • wordpress_sec

Refuser tous les services
Accepter tous les services