Qui sème la tempête veut récupérer un vent favorable ?

Le spectacle que donne la France au monde entier est humiliant. Il serait plus insupportable encore que celui qui en est le principal responsable en tire bénéfice ! Emmanuel Macron a mené depuis son élection une politique d’abord « jupitérienne » sans proportion avec les conditions de sa venue au pouvoir, puis un matraquage fiscal injuste, et enfin affiché une arrogance et un mépris inacceptables envers le peuple qu’il représente et dirige à la fois. Le déclenchement de la révolte des Gilets Jaunes n’a pas d’autre origine. Ceux qui prétendent que l’explosion a eu lieu à retardement après le désastreux mandat de Hollande devraient se rappeler que Macron était déjà aux manettes de l’économie depuis 2012, d’abord comme Secrétaire Général adjoint de l’Elysée, chargé précisément des affaires économiques, puis Ministre en charge de ces dossiers. Quant à ceux qui trouveraient, non sans raison, des racines plus profondes et plus anciennes dans le mal français, ils peuvent sans difficulté s’apercevoir que l’occupant actuel de l’Elysée rassemble en lui tout ce qui participe à ce mal. Il est la caricature absolue de la caste qui depuis des décennies conduit notre pays à la décadence et au déclin : mondialiste et eurolâtre, il est prêt à dissoudre notre pays en le laissant envahir par le bas, et lui ôtant sa souveraineté par le haut ; progressiste, il a favorisé la destruction de la politique familiale, et celle de la famille même, malmenée financièrement et juridiquement par Hollande et qui subit aujourd’hui la disparition  du père et de la mère au profit de parents numérotés. Certes Macron n’est pas collectiviste, mais il est de gauche, comme en témoigne son adhésion au PS entre 2006 et 2009 qu’il a quitté, semble-t-il, pour n’avoir pas été investi en 2007. Le cynisme impénitent qui l’habite, et qui au moins depuis Mitterrand est une marque de gauche, lui fait essayer de reconquérir les Français par la droite, et contre les extrêmes, en devenant le chef du parti de l’ordre alors qu’il est la première cause du désordre !

Le mouvement des gilets jaunes est une protestation née d’une révolte fiscale de la France périphérique, celle des classes moyennes qui prennent conscience de leur déclassement. Logiquement, la traduction politique de ce mouvement devait se faire dans un populisme de droite, comme il en existe dans plusieurs pays européens. Mais en l’absence d’un leader charismatique et incontestable, la révolte a duré en devenant confuse. Sans doute des manipulations ont-elles conduit à l’introduction de la violence, soit par provocations policières, soit par infiltration d’éléments gauchistes, comme les « antifas », mais surtout le combat changea d’âme, et donc l’espoir changea de camp… La jacquerie fiscale devint anarchiste, s’attaquant aux policiers comme aux Ministères, se perdant dans de multiples revendications contradictoires, alors que l’une d’elles aurait du devenir la seule : le référendum d’initiative citoyenne (ou mieux populaire), selon le modèle suisse, qui n’est pas le pays du désordre, et ne subit pas la caste des énarques. Pénétrant selon son habitude, Finkielkraut qui avait compris le mouvement à l’origine, en a perçu la dérive, et s’en est trouvé, par hasard la victime. Divine surprise pour les collaborateurs du pouvoir, comme ce Griveaux, préposé à la désinformation nationale ! Immédiatement, il lança sa mercuriale contre la bête immonde préférée de la gauche : l’antisémitisme, cet animal monstrueux blotti dans les replis d’une extrême-droite que certains avaient cru déceler en confondant des drapeaux picards avec des étendards royalistes. Les gilets jaunes, c’est l’extrême-droite, c’est l’antisémitisme qui crie : « sale Juif ».

Malheureusement pour Griveaux, ce cri n’a pas été prononcé et Finkielkraut ne l’a pas entendu.  » Barre-toi, sale sioniste de merde ! » « Rentre à Tel-Aviv » « Palestine » et pour comble, « fasciste », voilà ce qui a été proféré. Bien sûr, notre génie présidentiel a déjà identifié l’antisionisme comme l’antisémitisme actuel, sauf que cette confusion est intellectuellement malhonnête, parce que ces deux attitudes ne sont pas de même nature, et si elles visent les mêmes personnes, elles n’ont pas du tout la même origine. L’antisémitisme, malheureusement était de gauche et de droite, par haine des supposés riches pour les uns, par vengeance contre ceux qui avaient trahi le Christ pour les autres, par suspicion à l’encontre de ceux qu’on soupçonnait de préférer leur communauté à la communauté nationale, enfin. L’antisionisme, c’est avant tout la détestation d’Israël, et ce sentiment, qui est clairement de gauche, est puissant chez les musulmans, immigrés ou convertis, qui se sentent une parenté avec les Palestiniens, et plus généralement il prospère avec l’anticolonialisme. Le gouvernement de Netanyahu est « de droite », et s’il renforce l’hostilité de la gauche antisioniste et antinationale, il ne peut que susciter la sympathie de ceux pour qui le patriotisme est préférable au cosmopolitisme. En tentant de récupérer politiquement les insultes lancées contre Finkielkraut, le pouvoir fait preuve d’un cynisme absolu : il diabolise l’ensemble des gilets jaunes, détourne l’attention des vraies revendications comme des véritables menaces. Le philosophe a reconnu, dans les mots du principal agresseur, un salafiste, et lui-même s’est fait traiter de « fasciste ». Il avait été expulsé de « Nuit Debout » sans ménagement. C’était déjà signé : c’est de la gauche islamophile et francophobe que vient le désordre, et celui qui l’a suscité cherche aujourd’hui à en tirer profit !

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16 commentaires

  1. DELAFOSSE - 19 février 2019 10 h 44 min

    La vocifération la plus grave, peut relevée, mais symptomatique de la présence en France d’éléments envahisseurs convaincus de leur réussite, est :
    « La France est à nous »

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  2. en passant - 19 février 2019 13 h 27 min

    « par suspicion à l’encontre de ceux qu’on soupçonnait de préférer leur communauté à la communauté nationale, enfin »

    Vraiment ? Quelle idée saugrenue, alors…

    En tout cas, la droite n’a pas pu s’allier à sa droite, donc elle s’est alliée au centre, avec tout ce qui en a découlé.

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  3. erwan - 19 février 2019 15 h 30 min

    Prenons garde tout de même à ne pas faire du français juif à force de législation un être plus égal que tout autre Français. Personne dans la classe politique ne s’émeut lorsque des actes christianophobes sont commis, et à mon sens autrement plus graves que les actes antisémites. La France dans sa construction historique doit plus au christianisme qu’au judaisme il me semble. Pour autant j’apporte tout mon soutien à A. Finkielkraut , homme de culture parfaitement assimilé à notre communauté nationale et lamentablement insulté par l’islamogauchisme! Notre pauvre classe politique pour acheter la paix civile préfère faire les yeux doux à l’islam sur notre sol avec les conséquences que l’on sait plutôt que le combattre avec énergie!

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  4. Jacques Peter - 19 février 2019 18 h 41 min

    Israël appartient à notre civilisation. Je suppose que ceux qui détestent Israël détestent aussi la civilisation judéo-chrétienne, qu’ils soient islamistes ou « progressistes ».

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  5. DELAFOSSE - 19 février 2019 19 h 03 min

    Et historiquement, le Christianisme doit tout au Judaïsme…

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    • vanneste - 19 février 2019 19 h 13 min

      Non, pas tout… Le Nouveau Testament apporte un souffle différent, et il est écrit en grec… Le christianisme dans son développement sera hélléno-judaïque.

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  6. DELAFOSSE - 19 février 2019 19 h 31 min

    Certainement, je voulais juste préciser que le Christ était Juif et sa Mère aussi. Sans l’Ancien Testament, le nouveau n’aurait pas existé ou peut-être que je n’y ai rien compris !

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    • en passant - 20 février 2019 14 h 55 min

      Les alphabets hébreux et araméens doivent eux-mêmes tout à l’alphabet phénicien.

      Il convient donc de créer un délit de phéniciophobie réprimant sévèrement toute offense à ces fondateurs de notre civilisation, et de réunir périodiquement des marches avec lâchers de ballons et de colombes chaque fois qu’un phénicien se fait insulter par un quidam.

      Voyez aussi ici :

      https://www.tvlibertes.com/i-media-n237-matraquage-occultation-les-manip-mediatiques-decryptees

      vers 9’30.

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  7. Homo Orcus - 20 février 2019 7 h 32 min

    Finkie est un nain ?

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  8. Pitton Rita - 20 février 2019 16 h 09 min

    Le gilet jaune Benjamin Weller attaque Finkelkraut national sioniste anti migrants musulmans . Ce converti à l’Islam a dit « sale sioniste  » pas sale juif .Il a bien le droit de défendre la Palestine contre l’horrible colonisation sioniste .Il a le droit de dire que la France est aux Français pas à Israël qui l’infiltre .Dîner du CRIF ce soir : les sionistes qui possèdent presque tous les canaux d’information en France vont condamner les anti sionistes !! Dans notre France démocrate !! Horreur.

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    • DELAFOSSE - 20 février 2019 18 h 52 min

      La France n’appartient qu’à ses propres citoyens républicains.Elle n’existe pour personne d’autres n’en déplaise à ceux qui s’imaginent pouvoir un jour se l’accaparer suivant leur désir, leur religion, ou leur culture venue d’ailleurs.

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    • Galatine - 20 février 2019 19 h 09 min

      C’est beau la liberté d’expression et les libéralités offertes par Christian Vanneste à chacun de pouvoir exprimer ce qui lui plaît: même les pires absurdités antisémites et la vieille rengaine sur les « juifs qui possèdent la France ».
      Retournez dans l’asile que vous n’auriez jamais dû quitter 😉

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      • vanneste - 20 février 2019 21 h 23 min

        Effectivement, moi qui ne suis pas antisioniste parce que je crois que les nations ont besoin d’une patrie, je pense aussi que la liberté d’expression est un bien précieux et qu’il est bon que l’antisionisme s’exprime, avec les trois limites acceptables : pas d’injure, pas de diffamation, pas d’appel à la violence.

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      • en passant - 21 février 2019 5 h 44 min

        @Delafosse et Galatine

        Je suis favorable à Israel, et je ne crois pas que les insultes envers Finkielkraut samedi puissent être présentées comme une « défense de la Palestine ».

        Pour autant, je pense que l’obsession de la glorieuse génération du baby-boom pour le génocide commis par les nazis, parmi leurs autres massacres, finit par donner à certains organismes communautaires (puis à d’autres, d’arrivée plus récente) une influence tout à fait disproportionnée, et néfaste, sur la vie politique française.

        La définition à laquelle Macron a fait référence hier soir, dans ses exemples :

        https://www.holocaustremembrance.com/working-definition-antisemitism

        semble pour le moins extensive, en tout cas. Vous auriez donc tort de vous décider à la légère en matière de liberté d’expression, car celle-ci est fragile et de sa perte peuvent découler (découlent déjà) bien des maux.

        J’avais déjà entendu parler de cette définition, car elle est utilisée par cet organisme (avec ses exemples) pour faire des sondages sur « l’antisémitisme », qui donnent naturellement des chiffres gonflés (elle est prévue pour) diffusés dans les médias anglo-saxons (peut-être FR aussi, je ne me souviens plus).

        Cela nous ramène comme toujours à Orwell, cette fois dans sa Ferme des animaux où certains sont plus égaux que d’autres.

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  9. DELAFOSSE - 21 février 2019 7 h 20 min

    Je ne vois pas pourquoi vous vous adressez à moi, il y a certainement confusion !

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