Trump, celui qui parle pour son pays. Macron, celui qui parle pour les autres. (II)

trumpmacronL’organe officiel du microcosme, l’im-Monde, comme disait le général de Gaulle, a applaudi au discours creux et académique de Macron et fustigé celui de Trump qui aurait « rabaissé » l’ONU. L’oligarchie fait, une fois de plus, la fine bouche. Entre un président qui parle des autres et oublie son peuple, et celui qui ne cesse de proclamer son patriotisme et sa fierté nationale, c’est évidemment, d’après elle, le premier qui a raison et le second tort. A l’ONU, on est là pour écouter une phraséologie humaniste et éthérée, non pour débattre d’une réalité qu’il est inconvenant d’évoquer trop crûment, et qu’il est carrément vulgaire de penser changer par la force. Or Trump a clairement brossé une ligne politique : les Etats-Unis sont puissants et prospères. Il veulent que la sécurité, la prospérité et  donc la paix, soient promues dans le monde par la coalition des Etats-Nations souverains et responsables, qui respectent leur peuple et considèrent que leur première mission consiste à le servir. Les Etats-Unis n’entendent pas imposer leur manière de vivre aux autres nations mais souhaitent être un exemple de réussite proposé aux autres. En revanche, ils sont prêts à agir, y compris militairement contre les les Etats-voyous qui menacent la paix du monde au mépris des intérêts de leur peuple. La mise en garde à la Corée du Nord apparaît dès lors légitime, et ce sont les minauderies des vierges effarouchées de nos médias qui sont inquiétantes. Combien lourdement chargés d’un trotskisme mal refoulé faut-il que soient les inconscients des donneurs de leçon de nos médias pour mettre sur le même plan le grotesque et sanguinaire tyran nord-coréen, l’ubuesque Kim jong-un, et le Président américain, qui, tout baroque qu’il soit, a obtenu le soutien exceptionnel de la Chine et de la Russie au Conseil de Sécurité ? Les critiques fermes à l’encontre de Cuba et du Venezuela ont permis à Donald Trump une dénonciation globale du socialisme parfaitement justifiée, et qui a pu, c’est vrai, irriter les chastes oreilles des marxistes impénitents qui sévissent dans nos rédactions. La discrimination entre l’Iran qui appuierait le terrorisme et l’Arabie saoudite est évidemment plus discutable, car si ce pays est un vieil allié de Washington, on ne peut guère le citer comme un exemple d’Etat-nation respectueux d’un peuple. Heureusement, le Président américain s’est étonné lorsqu’il a abordé le fonctionnement de l’Onu, de la présence de certains pays dans la Commission des droits de l’homme, mais aurait-il pu nommer clairement ses grands amis du Golfe ? La diplomatie musclée a ses limites.

Mais là où Donald Trump a été le meilleur, c’est lorsqu’il a traité les deux aspects de la mondialisation qui touchent les gens : d’une part, les migrations, d’autre part, le chômage. Il n’a pas désigné de pays en particulier, mais c’est le seul moment où les vrais problèmes des Français ont été abordés. Des millions d’emplois perdus, des milliers d’entreprises fermées, une classe moyenne oubliée : s’il pensait avant tout aux Etats-Unis, ses mots, sinon ses chiffres parlaient enfin de la réalité française que Macron allait passer par pertes et profits. Pour la question des migrants, c’est encore plus net. Pas de « route du désespoir » ici, de formule littéraire, vibrante et vide, mais des problèmes réels et des solutions concrètes.  Les migrants ne doivent pas quitter leur pays parce que leur départ prive leur nation d’une capacité de développement et d’une pression pour l’évolution politique. Les réfugiés doivent aussi rentrer chez eux, dès qu’ils le peuvent,  pour reconstruire leur pays. Les migrations incontrôlées sont aussi mauvaises pour les pays d’accueil que pour les pays d’origine : elles pèsent notamment sur les revenus de leurs citoyens et créent de la pauvreté. Là encore, beaucoup de Français pouvaient se dire qu’on parlait enfin d’eux.

La politique américaine est loin d’être cohérente. Elle le démontre chaque jour au Moyen-Orient. Mais le discours de Trump aura eu le mérite de la franchise et de la fermeté. Celui de Macron aura été dans la suite de ceux d’Obama, élégants et vides, aussi beaux qu’ils sont inefficaces. « Qui veut la paix prépare la guerre », disait un adage romain. Il faut espérer que les paroles du Président américain soient avant tout une posture de force, et non un préliminaire à la guerre, en vue de pousser à la négociation. Ceux, qui avec légèreté, le prennent pour un cow-boy texan à la manière de Bush junior, ignorent que Trump est avant tout un négociateur new-yorkais, qui a même écrit sur le sujet. Il sait bien qu’on ne négocie pas avec de belles paroles et de nobles intentions, mais avec des atouts et des moyens pour faire valoir les arguments.

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3 commentaires

  1. Thibault Losveld - 23 septembre 2017 21 h 43 min

    Le soir de son élection comme président de la république, Emmanuel Macron avait reproché à ses concurrents de ne pas connaître la France. Quelques semaines plus tard, son laquais nommé au ministère du budget avait asséné qu’il fallait rassurer nos partenaires européens. L’absence de l’Etat aux Antilles aura fait voler en éclats ces minables petites déclarations publiques. En effet, l’ouragan Harvey avait causé les inondations fluviales qui sectionnèrent des oléoducs texans trop pressurisés puis, la rotation anti-horaire d’Irma exposait la côte ouest de Saint-Martin à des risques de glissement de terrain – évoqués au quatrième alinéa de l’article L.121-3 du code pénal – et connus par les autorités en vertu du décret du 27 Janvier 2012 relatif à l’emplacement des canalisations souterraines, notamment sur l’isthme de cette île où les risques de saturation aqueuse en sous-sol puis d’effondrement des habitations étaient encore plus graves. En dépit de l’article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen reconnaissant à l’Etat un droit de réquisition lorsque la sécurité de ses ressortissants est menacée, le ministre de l’intérieur avait préféré l’attentisme. Si elle avait lieu, une commission d’enquête parlementaire referait des jurés dans les tribunaux correctionnels un sujet d’actualité, voire d’une réforme hypothétique puisque les députés de la république en marche doivent leur élection à la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron.

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  2. Pitton Rita - 23 septembre 2017 21 h 50 min

    Pas d’accord avec toi Christian sur Trump . j’étais contente quand il a été élu mais il m’a bien vite déçue .
    Je pensais que son fric personnel l’éloignerait du sionisme mais Netanyahu a le dessus sur lui . Tu l’as vu aller en Arabie Saoudite vendre des armes et monter ce pays contre le Qatar qui est allié à l’Iran !! et oui ! tout ça sous l’influence de Netanyahu l’horrible sioniste !!
    Et maintenant il veut détruire la Corée du Nord par le fer ,les feux et la furie comme le monde n’en a jamais vu !! Chef dangereux .
    Mais la Corée est une nation souveraine qui veut se protéger à raison contre l’Occident souvent démoniaque .Et c’est parce qu’elle est souveraine qu’elle existe toujours . C’est pas un Etat voyou . NON .
    L’Empire Etats Unien exerce son hégémonie maléfique dans une grande partie du monde pas sur la Corée populaire .Dieu merci .C’Est un communisme égalitaire teinté de confucianisme pas athée .
    La Corée populaire demeure et pour les Occidentaux qui ne vivent qu’en pillant la planète c’est un modèle à ne pas suivre .C’est un manque à gagner et elle doit être réduite au maximum et si possible disparaître face à l’armada militaire US à Guam en Corée du sud !!
    Les autorités de Pyongyang ne peuvent que résister ou capituler et s’aligner sur Séoul soumise aux dollars et aux soldats yankees !! Et ils résistent car ils aiment leur indépendance nationale à raison .
    Comprenons la volonté Coréenne de posséder une force de dissuasion nucléaire .
    La Corée a le droit de résister à la mondialisation ultralibérale ,aux intérêts spéculatifs et pilleurs des grandes firmes .
    La Corée est coréenne : elle ne peut compter que sur elle même .Et la violence des « Grands  » ceux qui par delà les frontières se croient tout permis ne méritent que le mépris . Amen .

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  3. COUROUVE - 24 septembre 2017 10 h 55 min

     » les inconscients des donneurs de leçon  »

    Dans un message faceboook à Philippot, vers 2013 (vous étiez alors poursuivi par la correction politique)), j’avais exprimé ma position habituelle, soit défendre la liberté d’expression pour tous et sur tous les sujets, y compris donc le droit de critiquer l’homosexualité (droit reconnu par Badinter en 1982).
    Réponse de FP :  » On n’a pas besoin de gens comme vous au FN.  » (Je n’en étais pas membre).
    Maintenant, c’est le FN qui n’a plus besoin de gens comme Philippot.

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