Ménard sans interdit

J’étais l’invité de Robert Ménard hier en fin d’après-midi sur i-télé, dans son émission Ménard sans interdit. Nous y avons discuté de l’immigration, notamment tunisienne (occupation de square à Paris, billets de train gratuits…), du sommet franco-italien, de Schengen, des précisions données par le journal Les Echos sur le coût de l’immigration etc…

C’est à regarder en cliquant sur ce lien (9mn).

Add. : un compte-rendu succinct a été effectué par les journalistes du site Nouvelles de France… Lire.

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11 commentaires

  1. Etienne - 27 avril 2011 16 h 36 min

    Bravo pour cette interview très mesurée

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  2. Théodore - 28 avril 2011 2 h 22 min

    « On ne leur a pas demandé de venir. »

    Merci M. le député pour ce bol d’air de droite.

    Personnellement je suis partisan d’un blocus maritime avec sanctions financières (et non d’un plan Marshall, dont le but n’est pas de combattre l’internationalisme mais de le fortifier). Et il urgent de renvoyer tous les clandestins chez eux. Nous n’avons pas vocation à devenir un pays africain, que nous sommes en partie devenu et encore moins vocation à devenir un pays du Tiers-Monde.

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  3. Thibault Loosveld - 28 avril 2011 11 h 49 min

    @ Théodore:

    Si vous avez passé vos vacances sur la côte d’Opale, vous avez certainement remarqué ce Puma de la Marine Nationale constamment en patrouille. On sait en effet que l’exécutif régional et les maires de gauche parrainent en toute illégalité des clandestins uniquement à des fins électorales.

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  4. seb - 28 avril 2011 20 h 53 min

    Comme toujours, c’est un plaisir de vous lire/vous écouter, M. le député. C’est surtout très instructif sur la capacité des élus à jouer les amnésiques ou la mauvaise foi.

    1. Pour commencer, je crois bon de rappeler quelques règles européennes :

    -l’immigration est une compétence partagée (traité de Lisbonne) : normalement, l’Etat assume, mais il peut demander l’aide de l’Union Européenne (qui accepte ou pas de s’engager, selon les dispositions prévues par l’accord : ce n’est pas automatique)

    -chaque pays de l’Union Européenne peut choisir le degré d’harmonisation des politiques migratoires : ainsi l’Angleterre préfère gérer les flux elle même en gardant ses frontières ; ainsi la France entend elle déléguer la tâche à Frontex, s’engager dans Shengen, conformément aux accords internationaux ou européens

    -chaque pays de l’espace Shengen peut demander l’aide de ses partenaires européens, en cas de flux exceptionnel. C’est ce que fit jadis l’Allemagne, c’est ce que l’Italie a récemment demandé. Les deux sans succès

    Autrement dit, en matière d’immigration, il y a trois choix :

    **soit la situation est normale – pas plus de migrants que d’habitude – et gérable seul : c’est donc l’Etat membre qui s’occupe des flux migratoires. L’Union Européenne n’intervient pas, et si on la sollicite, elle refuse son aide.

    **soit la situation est catastrophique – migrants par milliers – et dans ce cas l’Union Européenne vient au secours du pays membre, si celui ci en fait la demande.

    **soit la situation est difficile – migrants en nombre – mais le pays membre gère le problème tant que l’Union Européenne n’est pas sollicitée.

    Dans le cas qui nous occupe, l’Italie a fait appel à l’Union Européenne, en arguant du caractère urgent du problème. Or, cette demande a été rejeté par l’Union Européenne, au motif que la situation actuelle ne présente pas le caractère exceptionnel, voire catastrophique, qu’en donne le Ministre de l’Intérieur Italien.

    En conséquence, M. VANNESTE…Il faudrait savoir ce que vous voulez :

    -Soit l’Italie aurait dû recevoir l’aide européenne en matière migratoire et dans ce cas, c’est elle qui a été victime d’une décision fort commode de ses partenaires, pressés de lui laisser gérer le problème sans soutien. Dans ce cas, le geste tout à la fois politicien (le Ministre de l’Intérieur italien est membre de la Ligue du Nord : dénoncer l’incompétence de l’UE à agir est donc pour lui du miel) et revanchard (retour à l’envoyeur) du Ministre se trouve légitimé. Etait il censé préserver la quiétude d’autrui, alors qu’on lui a témoigné si peu de soutien ?

    -Soit le Ministre de l’Intérieur Italien a fait monter la mousse, de manière fort malhonnête, et dans ce cas il ne faut guère s’interroger sur Frontex, qui n’est activé qu’en cas de demande clair d’un Etat et de l’acception de ses partenaires à l’aider dans une démarche requiérant un pouvoir régalien !

    Vous semblez partager l’opinion de « ni ni » ou de « et et » du Gouvernement, qui ne trouve rien de surprenant à demander une révision des accords de Schengen…Alors qu’hier encore, il n’a su appuyer la position de l’Italie.

    S’il y a une urgence à traiter, pourquoi M. FILLON a t il refusé l’aide de la France (à tout le moins) à l’Italie…Lors du Conseil Européen traitant la question ? Et surtout, pourquoi avoir attendu si longtemps ? (Le Gouvernement n’a pas découvert hier qu’il y avait des Révolutions dans le monde, si ?)

    S’il n’y avait pas d’urgence, et que l’UE est dans son droit, pourquoi réviser des accords qui prévoient déjà les cas d’urgence ?

    Ce que je vois, moi, c’est un Gouvernement et un collectif de parlementaires, qui sont rongés par l’envie de faire descendre Marine de son tremplin médiatique. Résultat ? On a une politique hyper incohérente avec d’un coté un vote bruxellois qui valide l’opinion selon laquelle l’Italie se fait mousser par un Ministre de l’Intérieur désireux d’accroitre la peur migratoire par pur calcul policien…Et de l’autre, des déclarations (sans lendemain : c’est quoi cette histoire de lettre à BARROSO ?) à la presse, accréditant le fait que l’Italie affronte, effectivement, un mouvement migratoire d’importance, nécessitant une révision des accords.

    N’est ce pas, un tantinet, contradictoire ? Incohérent ? Sans queue ni tête ?

    Il est facile de taper sur l’UE ou sur l’Italie. Mais qui a voté le traité de Lisbonne, qui classe l’immigration parmi les compétences partagées…Et non pas ou bien exclusives ou bien nationales ? N’est ce pas le député VANNESTE ?

    La solidarité européenne, en matière d’immigration (à tout le moins) est pour l’heure (à vous de voir s’il s’agit d’une bonne ou mauvaise chose) l’exception plutôt que la règle. Venez vous de le découvrir ? Cette Europe que vous fustigiez, c’est la vôtre, M. VANNESTE. Celle pour qui vous avez voté en 2008. Auriez vous oublié de lire le traité la définissant ? Hors le marché (et le soutien inconditionnel aux banques et au système financier), l’UE se préoccupe bien peu de solidarité !

    2. Révolutions et guerres : sans conséquence ?

    Autre amnésie, plus préjudiciable celle là : vous nous expliquez (en gros) qu’il faudrait raccompagner ces méchants migrants, qui ont quitté leur pays, suite à une instabilité politique de ce dernier provoqué soit par la guerre (y compris civile) ou la révolution.

    En tant que Français, je ne pense pas que vous ignoriez, M. VANNESTE, qu’un pays peut fort bien décapiter son roi…Cela ne suffit pas à lui restaurer sa stabilité politique, encore moins à le rendre prospère. Il y a toujours besoin de temps, beaucoup de temps. On le sait d’expérience, on le sait aussi par des ex récents, comme le Kosovo ou l’Irak, où même après l’instauration d’un régime démocratique, les choses restent toujours très instables.

    Vous voudriez que ces migrants restent dans leur pays, alors même qu’ils n’ont pas les droits auxquels ils aspirent ? Pour n’en citer qu’un, celui que vous aimez souvent brandir (pour les seuls Français apparemment)…Le droit à la sureté…Autrement dit, le droit de circuler librement dans son pays sans avoir peur de faire de mauvaises rencontres, le droit d’être protégé de l’extérieur.

    Quand notre pays a « fait table rase du passé »…Que s’est il passé, M. VANNESTE ? Et bien ses « voisins » ont essayé de calmer la « contagion » dans leurs propres domaines…Et les Peuples voisins ont cherché la lumière en France.

    Il se trouve que les Tunisiens aiment la France…Parce qu’elle est présentée, de par le monde, comme un phare de Liberté. Pouvez vous trouver étonnant que ceux aspirants à icelle…Veuillent s’y rendre ?

    Pas nécessairement de manière permanente, mais au moins provisoire, le temps que leur pays trouve des bases juridiques, des piliers institutionnels, des valeurs constitutionnelles. Cela ne va pas se faire en dix jours ! Ni même un mois ! Si l’on prend le cas de notre chère France, depuis 1789, il a fallu (quand même) attendre 1801 pour que la stabilité politique reprenne ! 1804 pour que le pays se donne une base juridique fiable (le Code Civil et cie)…Et il a fallu attendre 1958 pour que la France se dote d’institutions qui lui conviennent !

    Attendre des résultats, c’est faisable. Des miracles ? Beaucoup moins sur. En attendant « le redressement » du pays…Il faut avoir ces trois éléments que j’ai cité. Sinon, il y a toujours un problème, l’instabilité politique, l’absence de bases juridiques ou de valeurs constitutionnelles, ayant toujours un impact sur l’économie et le moral des populations.

    Vous remarquerez d’ailleurs, qu’en ce qui concerne la France…C’est ainsi qu’on a toujours procédé.

    Pour sortir de la guerre de Cent Ans, il a d’abord fallu relégitimer un prince, restaurer l’Etat…Et le pouvoir d’une femme, afin d’avoir un héritier incontestable.

    Pour sortir de la Révolution française, et du chaos qu’elle a apporté, il a fallu un Etat moderne comme s’y employa un certain Bonaparte, une impératrice garantissant l’avenir et des valeurs communes.

    Pour redresser la France, après 1870 ou 1945…On a commencé par lui redonner la République, l’Etat, et des valeurs communes.

    Après, le reste a suivi.

    En d’autre terme, plutôt que de conspuer les migrants…Allez en Tunisie et cie, et pratiquez y les méthodes qui ont eu du bon pour la France, quelque soit le régime politique. Quand ces trois éléments seront présents, le reste suivra…Et les migrants « retourneront chez eux » car ils y auront un avenir. Personne – sauf les politiques – ne prospère dans le chaos, M. VANNESTE.

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  5. Thibault Loosveld - 29 avril 2011 8 h 09 min

    @ seb:

     » Il se trouve que les Tunisiens aiment la France…Parce qu’elle est présentée, de par le monde, comme un phare de Liberté. Pouvez vous trouver étonnant que ceux aspirants à icelle…Veuillent s’y rendre ?  »

    Et ce, malgré la dictature judiciaire… C’est dire si la France est grande !

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  6. seb - 29 avril 2011 16 h 53 min

    « Et ce, malgré la dictature judiciaire… C’est dire si la France est grande ! »

    Que voulez vous…Quand on aime, on accepte tous les compromis !

    Comment résister à une telle beauté ?

    Où cette magnifique chanson (hommage certain à notre France)

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  7. Thibault Loosveld - 29 avril 2011 20 h 24 min

    @ seb:

    Regardez donc cette vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=gnMxGm3-3qg !

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  8. Thibault Loosveld - 29 avril 2011 20 h 57 min

    @ seb:

    Mais la plus belle vidéo de cette chaîne est évidemment celle-ci: http://www.youtube.com/watch?v=Hwxq6OXQXxg&feature=mfu_in_order&list=UL.

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  9. seb - 30 avril 2011 10 h 08 min

    A Thibault :

    J’ai regardé vos vidéos, mais je ne vois pas trop le rapport…

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  10. Thibault Loosveld - 30 avril 2011 13 h 34 min

    @ seb:

    Ce sont deux vidéos relatives à la grandeur de notre pays sans compromis avec la dictature qui, aujourd’hui, est judiciaire.

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  11. Thibault Loosveld - 19 juin 2011 15 h 56 min

    Robert Ménard est (était ?) l’un des rares journalistes d’i-télé gardant ses distances avec le gauchisme.
    Car, ces deux journalistes mènent la même campagne de diabolisation que l’affiche du MJS comparant Nicolas Sarkozy à Adolf Hitler: http://www.dailymotion.com/video/xjd5lo_en-prive-nicolas-sarkozy-est-favorable-au-mariage-homosexuel-selon-le-journaliste-michael-darmon-le_newsiframe .

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