Michael Jackson et Neil Amstrong : le petit et le grand pas pour l’humanité !

En visite au CERN au cœur du LARGE HADRON COLLIDER

En visite au CERN au cœur du LARGE HADRON COLLIDER

La démocratie est un idéal, non une réalité, à l’exception des 2 cantons suisses seuls à recourir encore à la Landsgemeinde.

Cet exotisme helvétique mis à part, la démocratie réelle repose sur deux principes : la légitimité du pouvoir majoritaire au travers de représentants, et la reconnaissance de droits fondamentaux qui préservent notamment la minorité des excès éventuels de la majorité.

Ce système imparfait, «le plus mauvais à l’exception de tous les autres », est aujourd’hui bien malade. A force de vouloir protéger les minorités, des idées comme la discrimination positive, des institutions comme la Halde, des fonds de commerce électoraux finissent par privilégier celles-ci au détriment du Peuple et de sa majorité.

Quant à l’Oligarchie (on aimerait dire aristocratie) qui gouverne, elle ne détient plus que l’apparence du pouvoir et en abandonne la réalité aux médiocrates, aux présentateurs de tout poil qui dominent la Société du Spectacle que dénonçaient un peu trop tôt les situationnistes.

Toute société ressent un ardent besoin de modèles. Il lui faut impérativement des Saints et des Héros. Les icônes que nous imposent les médias, celles qui exigent de nous, admiration ou compassion, qu’on ne peut évoquer qu’avec une émotion pleine d’emphase et de superlatifs, sont assez troublantes. Du génial et pathétique inventeur d’un pas de danse jusqu’au vieux lion qui s’est donné la peine de naître et a survécu à défaut d’avoir su empêcher de mourir, en passant par les gloires des stades au vocabulaire allégé, ou les stars du Show-biz, d’autant plus pressées de parler d’un sujet qu’elles en ignorent tout et n’en ont rien à dire, il suffit aujourd’hui de vivre de façon singulière pour se croire investi de la mission d’inspirer l’existence quotidienne des autres, et pour être désigné par les « animatueurs » afin de jouer ce rôle d’influence.

Bien sûr, il s’agit de susciter les rêves. Soit, mais il y a ceux qui vous délivrent du réel, comme Gérard Philippe dans le chef d’œuvre de René Clair, et il y a ceux qui engendrent l’avenir, cet avenir qui appartient aux hommes qui rêvent tôt. Ce qui devrait faire rêver les Français, surtout les jeunes Français, c’est l’aventure et le risque propre à notre temps, cet élan qui animait déjà les personnages de Jules Verne, cette passion de la recherche scientifique, de l’innovation, qui les ferait s’intéresser aux « particules élémentaires » pour ne pas le devenir.

La France possède une culture scientifique exceptionnelle, elle se situe à la pointe dans de nombreux domaines et participe à des projets internationaux de premier plan. Or, l’effort global de recherche y est insuffisant (La France consacre 2,13 % de son PIB à la R&D contre 4,27 pour la Suède) et trop peu d’étudiants choisissent des filières scientifiques, même après un bac scientifique (9 % seulement s’engagent en licence de science et 21 % en classes préparatoires, soit moins d’un tiers pour l’ensemble).

Dans le cadre de la session 2008-2009 l’IHEST (Institut des Hautes Etudes pour la Science et la Technologie), j’ai eu l’occasion de visiter un certain nombre de sites. Ils ne me paraissent pas suffisamment valorisés aux yeux des Français qui méconnaissent la plupart du temps la qualité des hommes et des femmes qui y travaillent, et qui sont passionnés par ce qu’ils y font. Cela est vrai pour le CNES de Toulouse et l’aventure spatiale européenne, pour le CEA de Cadarache, et le projet international ITER, tourné vers l’énergie nucléaire d’après-demain, pour le CERN de Genève où des équipes de chercheurs sont à la poursuite du boson de Higgs.

Le pas de Neil Amstrong est quand même infiniment plus important que celui de Michael Jackson.

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3 commentaires

  1. Pestiférée démoralisée - 2 septembre 2009 12 h 50 min

    Oui la France possède une culture scientifique exceptionnelle sauf qu’elle ne rétribue pas décemment ses enfants alors pourquoi s’étonner alors de leur départ vers les USA ou le Japon? pour ceux qui restent, quel avenir par-contre? smic, petits contrats n’ouvrant pas droit aux assedic, temps partiels subis, boulots inintéressants, mal-logement?

    Comment un jeune peut-il raisonnablement s’en sortir même s’il est économe avec 1000 euros net? je parle sans papa/maman ou la famille, s’il veut être légitimement indépendant?
    Quand des employeurs annoncent à leur jeunes recrues qu’elle seront payés 1000 à 1200 euros pas plus pour les années à venir, quelle motivation et quels projets tenir?

    Je redemande à Monsieur le Député : sommes-nous en voie de « brésilianisation » (selon Zemmour) avec disparition de la classe moyenne (mêmes salaires minables pour tous sauf une minorité de privilégiés), cabanisation/SDFisation, ghettos ethniques, délinquance en hausse, etc??

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  2. Christian Vanneste - 2 septembre 2009 15 h 10 min

    Je suis bien évidemment d’accord avec vous. Il me semble que l’ouverture de la recherche au réseau public/privé comme cela se pratique en Allemagne permettrait une certaine revalorisation. Qu’en pensez-vous ?

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  3. Pestiférée démoralisée - 2 septembre 2009 15 h 45 min

    Oui pour concurrencer efficacement les autres pays occidentaux mais quand on pense à notre CNRS et sa mentalité digne des marxistes facs de sciences humaines, je préfère encore en rire de désabusement…

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