Nos démocraties ? Des oligarchies incompétentes (III)

Le déclassement de la France sur la scène internationale n’est pas la conséquence de la politique brouillonne et maladroite d’un amateur sans expérience animé par une surestimation de soi pathologique. C’est peut-être aussi l’expression d’une orientation idéologique propre au microcosme auquel il appartient, à l’oligarchie de boudoir qu’il incarne à la perfection : la France est dépassée ; le monde parle anglais ; l’Amérique le guide vers un individualisme où l’attachement à l’identité multicolore aura remplacé l’appartenance nationale ; la circulation des biens, des services et des hommes est nécessaire et inéluctable ; la population française actuelle sera remplacée par une autre, issue de l’immigration, qui empêchera l’effondrement démographique et prendra goût au séjour dans l’hexagone en conservant ses différences culturelles plus ou moins folkloriques, comme dans les pays anglo-saxons ; l’économie de notre pays s’intègrera pleinement à celle de l’Europe qui a seule la dimension pour être cohérente avec celle du monde ; dans cet espace, la France combinera une activité fondée sur les services et notamment le tourisme, et compensera les inégalités et la pauvreté par une assistance de plus en plus généralisée ; l’Europe social-démocrate devra établir une solidarité compensatrice qui ira de pair avec la montée du fédéralisme et l’effacement des Etats-Nations.

On comprend qu’avec un tel horizon, et de tels modèles, le pouvoir s’acharne à favoriser l’immigration, à nier son lien de plus en plus évident avec l’insécurité, les violences, et minimise la montée démographique des musulmans, la multiplication d’îlots culturellement dissidents, le prosélytisme islamiste et les agressions spécifiques qui en découlent. Alors qu’il a soigneusement évité le service militaire mais parle sans cesse de guerre là où il n’y en a pas vraiment, qu’il agite des peurs suscitées par des dangers supposés auxquels les Français ne peuvent rien, comme le réchauffement climatique, puisque notre pays est, grâce au nucléaire, pour une fois un modèle, cet homme veut ignorer les véritables guerres que doit livrer la France, celles que toute nation accepte d’affronter lorsqu’elle est menacée de disparition. Avec Macron, le Grand Remplacement est voulu, accéléré : hausse de 21 % pour les premiers titres de séjour, de 28 % pour les demandes d’asile, de 53,6 % pour les acquisitions de la nationalité. Comme dans toute guerre qu’on refuse, les escarmouches retentissantes masquent les défaites subies à bas bruit. C’est l’expulsion d’un imam, manquée d’ailleurs, qui cachera l’arrivée massive de migrants, la tentative d’installer ces derniers dans des zones rurales encore préservées. La diminution de population en sera le prétexte comme si ce procédé apparemment local et expérimental n’était pas la maquette de la politique nationale à venir. Macron l’a d’ailleurs avoué lui-même, récemment, devant les Préfets, en parlant d’une “formidable opportunité” pour mieux répartir “celles et ceux qui arrivent sur notre sol”, comme si cette “arrivée” était un fait inévitable !

La calamité la plus visible qui résulte de cette invasion voulue par le pouvoir et subie par les Français “autochtones” est l’insécurité grandissante. C’est la France entière qui a assisté au fiasco du stade de France lorsque des hordes issues de la Seine Saint Denis, ce département où le changement de population est déjà en grande partie réalisé, ont rançonné et molesté les supporters britanniques et espagnols venus assister au match. Pour comble, le ministre de l’Intérieur a désigné les coupables : des étrangers, les touristes amateurs de football venus du Royaume-Uni c’est-à-dire en fait les victimes, qui ne sont pas près de revenir en France alors que leur pays a su, lui, offrir au monde entier le déroulement grandiose et impeccable des funérailles de la Reine ! 75 % de nos compatriotes considèrent que le bilan de Macron sur l’insécurité est déplorable. Les homicides ont augmenté en 2021 de 7%, les coups et blessures volontaires de 12%, les violences sexuelles de 33%, les vols sans violence de 5%. Des étrangers commettent 31% des vols, subissent 16% des condamnations à partir de la contravention de 5e classe,  et correspondent à 23% des détenus. Pourtant la population étrangère ne représente que 5,8%. Encore ces chiffres ignorent-ils les Français de papier, naturalisés récents, binationaux, et immigrés devenus français par la loi du sol, sans le souhaiter vraiment.

Devant cette montée de la délinquance, cette absence d’assimilation culturelle qui l’explique, en amont et en aval, nos gouvernants conduisent une politique de gribouille, font de la fuite en avant : la politique de la ville devait permettre l’intégration en remédiant d’un plan à un autre à la discrimination sociale et urbaine. Elle a déversé depuis quarante ans des milliards d’Euros tantôt sur les personnes, tantôt sur l’habitat, tantôt sur les activités sans atteindre ses objectifs.  La discrimination positive, cet autre nom de la préférence étrangère, a permis aux élèves d’être moins nombreux dans les classes des quartiers défavorisés, au détriment de la recherche et de la sélection de l’excellence, réservée désormais aux écoles privées et à quelques secteurs privilégiés. Le niveau scolaire s’effondre dans notre pays : quand on consacre trop de moyens aux primo-arrivants à qui l’on doit tardivement apprendre le français, la formation des meilleurs en grammaire et en mathématiques est sacrifiée. La France recule sans cesse dans les comparaisons internationales. Dans le dernier classement Timms, qui mesure les performances en maths des élèves de quatrième et de CM1, la France arrive en dernière position de tous les pays de l’Union européenne en CM1 et en avant-dernière position pour les élèves de quatrième, juste devant la Roumanie. Ce n’est pas par hasard que les meilleurs résultats du PISA sont obtenus à Singapour, à Hong-Kong et au Japon. Il suffit de voir les élèves en uniforme, attentifs et disciplinés, de Singapour pour comprendre que c’est une question d’ambiance, propice ou non à la réussite dans les études. A Singapour aussi, il y a des ethnies différentes ! Mais il y a une véritable “éducation” qui favorise la qualité de l’instruction. L’idéologie woke et les enseignants gauchistes ne s’y répandent pas comme en France, où l’histoire au lieu d’être le creuset de la citoyenneté par amour de la nation, est devenue une entreprise de démolition du patriotisme et une école de la repentance. Devant ce désastre, le recrutement de professeurs de qualité devient difficile : bien des postes ne sont pas pourvus par des professeurs qualifiés. En aval, ce n’est pas la police qui est en cause, mais la justice. Il ne sert à rien d’augmenter les effectifs de police si la justice ignore les plaintes, instruit tardivement et lentement, punit inefficacement, faute de moyens pour le faire. La gestion hôtelière des prisons pour pallier leur nombre insuffisant, l’absence de travail comme sanction rééducative obligatoire avec les TIG ou en détention sont le produit d’un refoulement idéologique et non pas seulement la conséquence de la faiblesse budgétaire. On retrouve malheureusement ce cancer de l’idéologie gauchiste dans les décisions aberrantes de certains magistrats. Qui plus est, la justice est envahie par les conséquences funestes de lois qui ont réduit la liberté de s’exprimer, et qui ont inversé suivant une dérive totalitaire la gravité des faits en privilégiant le délit de pensée plutôt que le fait divers. La presse accompagne contre sa vocation même ce terrorisme intellectuel appuyé sur la pensée unique et le politiquement correct. On sévit contre le défenseur de l’identité nationale et on excuse le passeur de migrants clandestins.

M.Macron se prétend “progressiste”. Les Français ne sont donc pas surpris par la politique sociétale qu’il mène. Elle va favoriser le caprice de l’adulte comme liberté de faire naître ou non l’enfant, et de mourir quand il le souhaite, indépendamment d’un cadre familial qui s’efface comme s’efface la nation. En revanche, ils espéraient un maître en économie. Quelle rigolade ! M. Macron s’occupe de notre économie depuis qu’il s’est installé à l’Elysée, au secrétariat général, en 2012. C’est à lui qu’on doit la cession d’Alstom au géant américain Général Electric. En raison de l’implication de cette entreprise dans le nucléaire civil et militaire, cela relève clairement de la trahison. Malgré quelques réformes techniques trop tardives, le bilan présidentiel est catastrophique. Le pouvoir d’achat est devenu la préoccupation première des Français. Là encore, le pouvoir tente de cacher son rôle d’incendiaire maladroit : certes, il est responsable d’une guerre en Ukraine qu’on pouvait éviter, mais cette guerre n’est que le catalyseur d’un mélange explosif qu’ont préparé des années d’irresponsabilité, des années de l’incurie de ceux que Ferrand osait qualifier d’élite éclairée ! La dépense publique massive, superflue, pour entretenir des fonctionnaires et des organismes inutiles, des doublons administratifs riches d’emplois et de niches dorées pour abriter les “copains et les coquins” nous a conduit à un endettement record qui va être rattrapé par l’augmentation des taux nécessaire pour endiguer l’inflation issue de la planche à billets de la démagogie plus que de la guerre. Il ne sera plus possible de pratiquer la fuite en avant du carnet de chèques pour éteindre les drames et les colères. Le “quoi qu’il en coûte” démagogique, c’est fini ! Si un certain nombre de services publics ne répondent plus à leur mission, ce n’est pas parce que le budget de l’Etat est insuffisant, mais parce qu’il dilapide l’argent des Français dans des activités parasites ! Il y a pour l’économie d’un pays, un juge de paix impartial : le commerce extérieur qui témoigne de la compétitivité d’un pays. Le déficit commercial français ne cesse de s’effondrer, et l’on ne compte plus guère que sur le tourisme pour équilibrer nos paiements, alors que tout est fait pour rendre la France moins attrayante.

Lorsqu’une caste dirigeante a démontré une incompétence qui relève de la trahison, il faut qu’elle s’en aille. C’est ce qu’on appelle une révolution, et c’est bien ce qu’il faut aujourd’hui souhaiter !

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2 commentaires

  1. “La dépense publique massive, superflue, pour entretenir des fonctionnaires et des organismes inutiles, des doublons administratifs riches d’emplois et de niches dorées pour abriter les “copains et les coquins” nous a conduit à un endettement record”

    N’importe quoi.
    La dépense publique se compose des dépenses de fonctionnement de l’Etat (dont les rémunérations des fonctionnaires) et des dépenses sociales (retraites, assurance chômage, etc).
    Or, les dépenses de fonctionnement de l’Etat sont, elles, comparables à celles des autres pays occidentaux. Donc ce ne sont pas elles qui conduisent à l’endettement.

    En particulier :
    “Le niveau scolaire s’effondre dans notre pays : quand on consacre trop de moyens aux primo-arrivants à qui l’on doit tardivement apprendre le français, la formation des meilleurs en grammaire et en mathématiques est sacrifiée. La France recule sans cesse dans les comparaisons internationales.”

    La France rémunère moins ses enseignants que les autres pays occidentaux, et éduque donc une population d’âge scolaire plus importante en proportion (du fait d’une natalité plus élevée) avec un budget global équivalent, et donc plus faible par élève.
    Ces restrictions budgétaires, inspirées par les considérations erronées que vous développez ailleurs dans le billet, ont contribué à conduire aux réformes ayant dégradé le fonctionnement du système scolaire.

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