Les 3 Tiers de l’ETAT PS.

Le cocktail servi par le gouvernement socialiste aux Français est maintenant connu, mais nous n’en découvrirons progressivement les effets sur la santé du pays que l’année prochaine. Nous saurons alors si la mixture sera seulement désagréable ou dangereuse au point de réclamer d’urgence un antidote. La recette en est simple : un tiers d’INCOMPETENCE, un tiers de COMMUNICATION et le dernier pour le CLIENTELISME et l’IDEOLOGIE.

En 1997, la gauche se surprend elle-même de la victoire que lui offre le calamiteux Chirac et se croit obligée de réaliser un programme démagogique aux effets dévastateurs que la “droite” qui les subit n’a pas le courage de remettre en cause. En 2012, la gauche sait qu’elle va gagner et elle gagne. Mais tout se passe comme si des amateurs chanceux ayant remporté un concours ne savaient que faire de leur prix. En réalité, il s’agit de professionnels de la politique, c’est-à-dire d’amateurs pour le reste, qui après dix ans d’opposition n’ont  pas connu de véritable responsabilité politique nationale, mais qui, ayant toujours vécu de la politique, n’apportent pas non plus une expérience professionnelle utile. François Hollande en est le prototype : énarque, mais sans le moindre poste ministériel, produit des cabinets et de l’appareil, spécialiste en coups médiatiques, en gestion de courants et en petites phrases assassines, mais ignorant, et de loin, les problèmes auxquels sont confrontés les Français. Il a, certes, donné des cours d’économie à Sciences Po, mais c’est un facteur aggravant. Cette incompétence se traduit par trois conséquences.

La plus redoutable relève du CONTRE-SENS fondamental qui parcourt le projet gouvernemental, dont il est, d’ailleurs, le seul élément cohérent. La France avait besoin d’un choc de compétitivité que le rapport Gallois évalue à une baisse de 30 Milliards de charges et les socialistes lui infligent un choc fiscal de 28 Milliards pour le budget 2013. Non seulement cette purge s’ajoute à celles du gouvernement Fillon et aux mesures déjà prises sur 2012, le tout faisant passer notre taux de prélèvements obligatoires de 42,5% en 2010 à 46,3% en 2013, mais encore elle se fait sur la base d’une croissance prévue à +0,8%. Si celle-ci est inférieure, comme le pensent beaucoup d’économistes, la dose de purgatif devra être augmentée pour maintenir son rendement et c’est un cercle vicieux qui aura été enclenché. Ce contre sens a une autre face, hélas habituelle lorsque la gauche est au pouvoir, qui est de faire le contraire de ce que font les autres pays. Ailleurs, on diminue les dépenses. Chez nous on augmente les impôts. 2/3 de fiscalité supplémentaire, 1/3 d’économies dans les dépenses publiques.

La seconde faiblesse de notre gouvernement amplifie par ses flottements le mal endémique de notre pays qui est l’INSECURITE FISCALE. Déjà, on pouvait légitimement reprocher à Sarkozy sa trentaine de taxes supplémentaires, mais aussi ses allers-retours maladroits sur la TVA restauration ou le bouclier fiscal. La préparation du budget 2013 a donné lieu à une danse de Saint-Guy d’annonces et de reculades totalement anxiogène pour les acteurs économiques. L’épisode le plus remarquable a été cet envol de pigeons qui a permis de découvrir que les politiciens qui fabriquent le budget avec l’aide des fonctionnaires ignorent tout des motivations d’un créateur d’entreprise. Le Ministre est certes revenu sur la scandaleuse rétroactivité de la mesure. Il  a accepté la diminution de 75% de son rendement, mais il continue à ignorer la légitime rétribution du risque : pourquoi celui qui obtient des résultats plus vite devrait -il être pénalisé par rapport à celui qui garde son entreprise plus longtemps parce que sa réussite a été moins rapide ?

Enfin, la multiplication CACOPHONIQUE des annonces ministérielles brouille la lisibilité du message au point de créer un doute sur son existence. Il est choquant pour un entrepreneur particulièrement touché par l’augmentation de la fiscalité d’entendre qu’on ne touchera pas aux oeuvres d’art, en raison des emplois induits par ce marché, comme si l’activité industrielle n’était pas concernée par le travail.

COMMUNIQUER est le seul risque que prennent les politiques pour eux-mêmes, mais il est de taille. François Hollande a nommé son vieux copain de chambrée Jouyet, déjà choyé au nom de l’absurde ouverture par Sarkozy, à la tête de la BPI. Celle-ci est en elle-même un effet d’annonce puisqu’elle sera un de ces guichets uniques, inévitables et coûteux guichets de plus, qui regroupera les interventions d’OSEO, du FSI et de la CDC. Mais lors de sa présentation, JP Jouyet dit à propos de Florange que la BPI n’aidera pas les canards boiteux. Il n’y a vraiment que les amis de longue date pour vous faire des coups pareils. Alors F. Hollande fait cette “sortie” extraordinaire : Florange, c’est Arcelor-Mital,  pas un canard boiteux, et qui ne demandera donc pas d’aide à la BPI. Avec un tant soit peu de logique, çà veut dire que la BPI n’est donc destinée qu’à soutenir les dits canards. Les auditeurs ont le choix : INCOHERENCE OU HYPOCRISIE envers des salariés dont on sait que leur entreprise est perdue. Mais le roi de la com, c’est bien sûr le play-boy Montebourg, chargé de redresser le moral à défaut d’autre chose, après chaque nouvelle vague de licenciements dans l’industrie. La première mesure budgétaire a consisté à supprimer au nom du pouvoir d’achat (des produits étrangers ?) la petite et tardive TVA sociale de Sarkozy qui avait le mérite de permettre une diminution des charges. Après avoir annulé l’opération chirurgicale, on met une couche de cosmétique avec le slogan délicieusement désuet de l'”achetez français”, évidemment peu opérant en raison de la réglementation européenne et de la diversité d’origine de la plupart des produits. Le discours ou l’image peuvent soutenir une politique. Ils ne peuvent pas la remplacer. Lorsque la communication est à l”évidence contraire à l’action, alors elle peut provoquer la colère. Les Français qui vont subir la fiscalisation des heures supplémentaires ou le gel du barème savent très bien que l’augmentation de la pression fiscale ne va pas se limiter à 10% des contribuables, mais va en concerner les 2/3 !

Devant une crise qui révèle combien nous sommes engagés dans une véritable guerre économique, un devoir s’impose qui  est d’appeler à l’UNION NATIONALE. Le gouvernement socialiste fait exactement l’inverse en divisant le pays en deux : les petits, les pauvres les bons, et les gros, les riches, les méchants qui doivent payer leurs fautes. Ce manichéisme social qui multiplie les seuils, souvent impraticables, comme en témoigne le recul sur la modulation de l’IS et du C.R.I. en fonction de la taille de l’entreprise va décourager ceux qui travaillent, épargnent ou investissent le plus. Abraham Lincoln disait justement : “vous ne pouvez aider le pauvre en ruinant le riche”. On pourrait ajouter : ni en le faisant fuir. La France est le pays du luxe. On devrait au contraire employer tous les moyens pour que le maximum de personnes fortunées y vivent. Mais la gauche ne se contente pas de cette division westernienne entre les bons et les mauvais Français, et je dis cela pour ne pas parler de Vichy. Elle y ajoute une dose d’idéologie et une autre de clientélisme parfois mêlées. Le remboursement intégral d’un avortement annoncé comme un progrès, la revendication par le Ministre du droit à la procréation médicale assistée au profit des personnes de même sexe qui auront obtenu la possibilité de se marier et d’adopter, heurtent profondément une partie des Français pour en satisfaire une infime minorité, mais surtout pour faire triompher une idéologie, la culture de mort, justement dénoncée par le Saint-Père. De même, la préférence pour l’emploi public et ses “chers” électeurs se double maintenant d’un intérêt marqué pour les étrangers, dont il faut réduire la naturalisation à n’être qu’une simple formalité, et qui pourront même voter sans être même à moitié ou au tiers français. Lorsqu’une Nation affronte une crise majeure, ceux qui la dirigent doivent incarner la volonté du Bien Commun, du Salut Public ou de l’Intérêt Général, et ils doivent le faire avec l’autorité que donne la compétence. C’est peu dire que le pouvoir actuel n’incarne rien de tout cela. Sa seule chance est que la poignée d’ambitieux qui attendent leur retour avec l’échec du pays ne l’incarne pas davantage aujourd’hui qu’hier.

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2 commentaires

  1. Monsieur le Député,

    Il serait sans doute temps de penser à une Union Nationale qui pourrait commencer par une union à droite car il se pourrait que ce gouvernement se trouve devant des troubles sociaux déstabilisateurs d’ici peu. Les problèmes économiques du printemps 2013 peuvent précipiter l’Europe dans le chaos et la politique française pourrait être rapidement sanctionnée par les agences de notation.

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