Nicolas Sarkozy recevait ce mardi matin à l’Élysée les députés de la majorité.

A retrouver sur le site de France Soir –  Par S.C. (avec AFP)

 À en croire certains participants, le chef de l’État a parfaitement réussi à motiver ses troupes.

Revue de troupes, ce mardi matin, à l’Élysée. Nicolas Sarkozy recevait les députés de la majorité, deux jours après son intervention télévisée, histoire de remotiver les forces avant de se lancer, officiellement, dans la campagne présidentielle. « Je suis déterminé comme jamais. Si ça ne tenait qu’à moi, cela fait longtemps que je remettrais les points sur les i », a ainsi lancé Sarkozy.

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Visiblement, l’état d’esprit présidentiel a été partagé. « Ce n’était pas de la calinothérapie, c’était beaucoup plus dur, c’était ”je vous demande de vous mettre en ordre de bataille et que les états d’âme des uns et des autres cessent devant l’urgence de la situation de notre pays et des élections présidentielles” », a expliqué le député de Paris Bernard Debré.

“Prêt”

« Sur le fond, on n’a rien appris, le président a fait surtout de la pédagogie mais il a réussi à retourner la salle et je peux vous assurer que tous les gens qui sortaient y croyaient ! », a ainsi commenté Christian Vanneste, député du Nord et membre du fameux collectif Droite populaire.

Même son de cloche du côté de Jacques Myard, député des Yvelines et également membre de Droite populaire, qui a trouvé le président de la République « très en forme, avec un allant extraordinaire ». « Il n’est pas frappé lui de procrastination comme François Hollande et remettre à plus tard ce que l’on peut faire aujourd’hui, ce n’est pas son genre ! », a-t-il commenté. Renaud Muselier, député des Bouches-du-Rhône, a pour sa part considéré que Nicolas Sarkozy était « prêt », estimant simplement « que son rôle de président, s’il l’assume à fond, le bloque un peu dans quelques réponses à faire à ses détracteurs ».

Retrouvez également les articles du Monde (ici) ou de Challenges (lien)

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8 commentaires

  1. M. VANNESTE, pourriez vous nous dire (car apparemment c’est adoption sans condition du coté de l’UMP) ce que pense la “droite populaire” du MES (truc censé remplacer le FESF)

    J’ai la très grande crainte que les élus (parlementaires notamment) par vassalité/naiveté approuvent ce dispositif…Sans prendre la peine de lire son propos. Pourtant, je vous assure que cela fait franchement peur…!

    Que dit, en effet, le MES ?

    1. Le capital social du MES s’élève à € 500,000,000,000,00 euros. (article 8 paragraphe 1). Selon le paragraphe 4, les membres s’engagent INCONDITIONNELLEMENT et IRREVOCABLEMENT à apporter leur contribution au MES.

    Le libellé de l’article s’assure ainsi que les futurs Gouvernements – et majorité parlementaire – y sont tenus. Vous avez dit mandat IMPERATIF ? INCONSTITUTIONNEL cet article ?

    Attendez, il y a mieux !

    2. Selon l’article 10, paragraphe 1, les « gouverneurs » (vous pouvez traduire cela par le Soviet suprême du Comité Central) décident SEULS de modifier le capital social.

    Cela signifie rien de moins qu’au delà des € 500,000,000,000.00, des fonds supplémentaires doivent être apportés «inconditionnellement et irrévocablement » dans le cas d’une telle décision.

    Laquelle décision est évidemment contraire aux principes de base de la démocratie, puisque – là encore – les élus sont astreints à un MANDAT IMPERATIF et la SOUVERAINETE NATIONALE vole en éclat…Puisqu’une décision extérieure s’impose à notre pays !

    3. «Par la présente, les membres du MES s’engagent de manière irrévocable et inconditionnelle à honorer sur demande tout appel de fonds adressés à eux par le Directeur général en vertu de cet alinéa, et ce dans les sept jours après réception ».

    Vous avez bien compris ? Un petit rigolo (enfin, pas tant que çà) va décider (pour vous et moi) de la politique économique, budgétaire, financière, de notre France ! Et de l’UE en général.

    Il suffira à un type sorti dont ne sait où, qui n’aura pas de mandat démocratique et sera donc illégitime, de « décider » d’une chose, pour que la prochaine majorité soit contrainte de rajouter des dépenses supplémentaires au budget. Financées comment ?

    4. Et comme si cela n’était pas suffisant. Au delà de ce capital déjà énorme le MES a la possibilité de décider à une majorité simple l’augmentation des fonds. Ainsi en fonction de l’Article 17 paragraphe 1 il est habilité à souscrire, pour répondre à ses responsabilités, sur les marchés, des prêts auprès de banques, d’institutions financières ou d’autres personnes ou entités.

    Bien entendu, un contrôle parlementaire n’est pas prévu. Les modalités de l’emprunt seront réglées par le Directeur exécutif en conformité avec la régulation dont les lignes directrices sont déterminées à être adoptées par le Conseil (paragraphe 2)!

    Non seulement les parlementaires devront trouver des fonds – c’est à dire augmenter les impôts, faire des trous dans les dépenses ou/et s’endetter mortellement – pour financer le MES, sur simple demande du type mentionné plus haut…Mais ils n’auront même pas un droit de regard, sans parler d’un véto.

    Louis XVI, lui, n’a jamais eu à subir semblable humiliation ! Tout roi affaiblie qu’il était, il disposait encore d’un droit de veto. Les parlementaires, eux, subiront en permanence – en cas d’adoption du MES – et les Gouvernements avec eux, ce que jadis on appelait un « Lit de Justice » autrement dit une imposition de mesures par décision royale.

    A l’époque, ces Lits de Justice étaient très mal perçus par les Français. Ils considéraient la chose comme…Arbitraire. Si bien que les rois n’y recouraient que très rarement. Et souvent à leur détriment. Je vous laisse un peu imaginer quelle sera la réaction des Français si le « courage » de M. SARKOZY se réduit à obtempérer aux ORDRES d’un homme, non élu, qui à loisir, sans débat parlementaire ou loi validant sa demande…Renfloue les banques ! Est ce ainsi qu’on fait de la politique ?

    En s’entravant les mains avant même l’exercice du pouvoir ? Et en ligotant toute liberté à ses successeurs ?

    5. Pour que tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes nous avons l’article 25 («audit externe»). «La vérification des comptes du MES est effectuée par des auditeurs externes indépendants accrédités par le Conseil des gouverneurs. »

    Une étrange garantie pour le succès de l’indépendance, si l’examiné peut choisir son propre examinateur ! Un contrôle parlementaire ? Vous n’y pensez pas ! Par la Cour des comptes ? Blasphème ! Bref, une somme conséquente d’argent sera DONNEE (et non prétée) à une sorte de « conseil » sans légitimité démocratique, pouvant imposer ses décisions aux élus de la République, lesquels ne pourront même pas contrôler l’usage de la dépense publique…Privilège parlementaire s’il en est ! Inhérente à la fonction elle même !

    Le Président, quant à lui…Prendre des ORDRES auprès du Ministre des Finances ! Quoi ? Cela vous trouble, vous aussi qu’un élu reçoive des ordres d’un homme censé être assujetti au PM ? Ou pire, de l’étranger ? Mandat IMPERATIF ?

    6. Par les règles d’immunité (articles 27 et 30) le MES et ses organes se sont libérés totalement de tout contrôle juridictionnel et parlementaire.

    « Le MES, ses biens, ses financements et ses avoirs, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le détenteur, bénéficiera de l’immunité de toute forme d’action en justice. »

    « Les biens, financements et avoirs du MES, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le détenteur, seront à l’abri de toute perquisition, réquisition, confiscation, expropriation ou toute autre forme de saisie » suite à une « action exécutive, juridique, administrative ou législative»

    Enfin, l’article 30 confère aux gouverneurs, aux directeurs et à tout le personnel du MES l’immunité judiciaire à l’égard de « tout acte exécuté dans leur qualité officielle » et « l’inviolabilité pour ce qui est de leurs documents officiels ».

    Autrement dit, ils n’ont à rendre de comptes à personne. Ces gens, dont on ne sait rien au final, auront donc un pouvoir immense qui ne sera contrebalancé par aucun pouvoir ! De l’absolutisme pur jus ! Et encore…Sous l’Ancien Régime, les rois devaient respecter les Lois Fondamentales du Royaume ! Ici, nulle obligation de ce style !

    Les membres du MES feront selon « leur bon plaisir » ! Ils ne seront même pas contraints de respecter les traités européens et les règles constitutionnelles de base !

    Ainsi, la réflexion sur le « lieu » des avoirs/biens laissent à penser que l’on pourra envoyer des sommes mirifiques dans les paradis fiscaux, faire le hold up du siècle (pensez vous, avoir accès au tiroir caisse de 27 pays sans souci, saigner à blanc la population sans coup férir, et dépenser la fortune en découlant sans risque d’être un jour condamné…Le rêve !)

    C’est cela que l’UMP approuve ? L’absence totale de contrôle démocratique sur les décisions européennes ? L’usage, sans contrôle aucun ni responsabilité juridique/politique de sommes mirifiques ? La possibilité d’endetter ad vitam eternam (puisqu’aucune porte de sortie n’est prévue) les pays membres de l’UE ? La violation – aussi – de tout ce qui fait la France ? L’égalité en droit ? La méritocratie ? La primauté de la loi ? Le bonheur des Français ? La DDHC ? Les Droits de l’humains ?

    L’UE avait déjà un « déficit démocratique » plus que troublant. A présent…Elle tend vers la dictature, avec le soutien des partisans de la construction européenne !

    La seule solution consiste t elle, dès lors, à voter “Marine” pour éviter d’être victime d’un tel hold up ?

    Je veux croire – car sinon, j’avoue que cela me fait très peur – que vous n’aviez pas pris la peine de lire les termes du MES. A vous lire…

  2. Dommage que cette belle ambiance ait été gâchée le lendemain au Conseil des ministres, le président manifestant son manque de respect pour le Conseil constitutionnel en annonçant le dépôt rapide d’un nouveau texte en cas de déclaration d’inconstitutionnalité de la loi Boyer, et son manque de respect pour les ministres Juppé et Le Maire, hostiles à cette loi, auxquels il reproche de ne pas voir “plus loin que le bout de leur nez”.

  3. Je suis un peu surpris que, comme vous aviez participé au lancement du Collectif Parlementaire sur la Liberté d’Expression (CPLE), vous n’ayez pas signé le recours au C.C. sur la “petite loi” Boyer. Sans doute vous en expliquerez-vous dans les jours qui viennent.

  4. Bonne question Courouve ! La réponse du député m’intéresse aussi.

    Concernant le “génocide arménien”, je trouve que c’est surtout le Président qui ne voit pas “plus loin que le bout de son nez” !

    Si j’ai bien compris, cette pseudo “loi” qui criminalise la négation dudit génocide ferait de tout officiel Turc un délinquant – aux yeux de la loi française – dès lors que celui-ci poserait le pied sur le sol français.

    Sachant que les autorités turques ne reconnaissent pas le génocide arménien, autrement dit qu’ils le nient, la justice française devrait aussitôt sévir, n’est-ce pas ?

    La loi étant censée être la même pour tous, qu’elle protège ou qu’elle punisse, nos relations avec la Turquie doivent elles dès lors se faire hors de France ? Et tous les Turcs qui viennent – au titre de la liberté de circulation – en Europe, notamment en France, doivent ils quitter le pays…S’ils désapprouvent qu’un Président, sans mandat pour, se mêle de trancher un débat historique ?

    Si les autorités turques décident, dans le même temps, de “reconnaitre officiellement” le génocide (attesté par des documents officiels, lui !) des Vendéens, la Saint Barthélémy ou des Karnacks…Les Français ne pourront plus se rendre en Turquie pour leurs vacances ou autre.

    A l’évidence, M. JUPPE est plus censé ! Sa proposition “d’arbitrer” un débat d’historiens, en vue de clarifier les choses, me parait bien plus opportune.

    Cela redonnerait, d’ailleurs, un peu de souffle à nos relations avec la Turquie, mise à mal par M. SARKOZY.

    En effet, en avril 2005, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a proposé au président arménien Robert Kotcharian de mettre en place une commission d’historiens. Le parlement turc avait fait à nouveau un pas vers l’Arménie. Après plusieurs tentatives de commissions mixtes, chacune desertée par l’Arménie et les chercheurs arméniens sous la pressions des factions extremistes de la diaspora, la Turquie a renouvelé son appel et a invité l’Arménie à s’associer à une commission de recherche a qui aurait été laissé libre accès aux archives des deux pays afin d’enqueter sur les massacres en question.

    L’Arménie ne s’est pas risqué à voir ses thèses ebranlées et a refusé l’appel de la Turquie sur un plan scientifique et historique. Le gouverement arménien a répondu que le seul cadre envisageable pour une telle initiative était le cadre politique, en compagnie d’autres Gouvernements.

    On comprend mieux pourquoi la Turquie refuse de soutenir, aveuglement, des thèses mises en avant par des édiles Arméniens qui ont sans doute autant de désirs politiciens que nos politiques. Et pourquoi l’Arménie se “réjouit” de voir les parlementaires préférer le lobbying à la vérité historique !

  5. @ seb:

    1) “Si les autorités turques décident, dans le même temps, de « reconnaitre officiellement » le génocide (attesté par des documents officiels, lui !) des Vendéens, la Saint Barthélémy ou des Karnacks…Les Français ne pourront plus se rendre en Turquie pour leurs vacances ou autre. ”

    Vous lisez trop les journaux de repentance ! Intéressez-vous aux vrais écrits: http://www.jules-garnier.com/site/?codepage=journal

    2) Ségolène Royal était d’accord pour discuter de l’adhésion d’une Turquie négationniste à l’Union européenne et nous ne savons pas si le candidat socialiste rejette cette idée.

    https://picasaweb.google.com/103184202497758642661/WESTERNARMENIALOSTMOTHERLAND#

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