Didier Droart : promouvoir un Etat de devoirs

♦ Article de Nord Eclair, vendredi 13 mai 2011

Le conseiller municipal UMP ambitionne de créer une nouvelle association. Son but : rappeler que l’homme n’a pas que des droits, il a aussi des devoirs. Comme exemple, Didier Droart prend notamment celui des sans-papiers.

Il a déjà calé une date : le 23 juin. Et lance un appel à tous ceux qui, comme lui, estiment qu’il est impératif de « promouvoir un État de devoirs ». Conseiller municipal UMP depuis déjà quatre mandats, Didier Droart ambitionne donc de créer une nouvelle association. « À travers les médias relatant l’actualité nationale et locale, et surtout dans la vie de tous les jours, nous constatons qu’en France comme dans nombre de pays où la démocratie est devenue un acquis de longue date, que les droits des citoyens priment sur les devoirs qui leur incombent en tant qu’hommes… », écrit l’élu dans un communiqué de presse. Pour Didier Droart, si le respect des droits de chacun est fondamental, il est cependant nécessaire de rappeler le « respect des devoirs ». Une question d’équilibre et de démocratie.

Derrière ces déclarations, il y a une série de cibles. Didier Droart cite « les associations qui protestent contre les expulsions des sans-papiers » ou encore « les antiracistes ». Bref, une rhétorique chère à la droite populaire qui ne surprend pas, vu que l’élu est un fidèle du député UMP Christian Vanneste.

« Mais je veux aller beaucoup plus loin, affirme-t-il. Car je rencontre des gens qui sont de gauche ou du centre et qui pensent la même chose que moi, mais qui ne viendront jamais à l’UMP. » Ainsi Didier Droart veut créer une association qui transcenderait les clivages politiques avec un socle idéologique commun. Une sorte de pendant de la Ligue des droits de l’homme au plan local ?L’initiative est personnelle, affirme l’élu. (…) il a envie de continuer à défendre ses idées, mais autrement. Avec quels outils ?(…) L’élu d’opposition parle de « communication » par « voie de presse, tracts ou internet » et de « manifestations ». De quel type ? « Est-il normal de refuser les expulsions des sans-papiers qui occupent illégalement notre pays alors qu’aucun Français ne pourra rentrer dans un pays au monde sans une pièce d’identité », dit-il dans son communiqué. Et d’ajouter : « J’ai d’autres idées. Par exemple, je pense que c’est facile de rejeter les constructions de logements sociaux ou les constructions d’antennes relais. » Facile mais pratique quand derrière il y a des électeurs…

Le conseiller municipal semble y avoir déjà songé. « J’envisage de diminuer mes responsabilités au sein de l’UMP dans la mesure où l’association m’occuperait davantage », affirme-t-il à nouveau. Toutefois, une association qui parle de politique peut toujours être amenée à se positionner en cas d’élection. Contact : 06.68.24.24.30 ou didier.droart@orange.fr

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7 commentaires

  1. Thibault Loosveld - 13 mai 2011 19 h 46 min

    Je suis tout à fait d’accord ! Celui qui, hélas, est devenu maire de Tourcoing en profitant du complot judiciaire qui avait été monté contre Christian Vanneste est responsable:
    – du parrainage de clandestins (par exemple Sharif Hassan Zadeh), délit puni de 5 ans de prison et 30.000 Euros d’amende.
    – des subventions aux associations cultuelles pour leur payer le prix d’un terrain ou d’un bâtiment, ce qui est interdit par la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat.
    – la fermeture de commerces au savoir-faire reconnu pour les remplacer par des snack-bars ou des vendeurs de téléphone portable.
    ETC…

    Or, la magistature du Nord-Pas-de-Calais est [] de telle sorte que l’opposition de droite est dans l’impossibilité de faire respecter la loi.

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  2. grindler huguette - 14 mai 2011 8 h 19 min

    enfin un peu de luidité sur l’état de la France profonde ou non qui est révoltée par le laxisme politique et qui veut leur faire conduire leur véhicule avec un pistolet sur la tempe plutôt que de s’attaquer aux vrais problémes de délinquence en tout genre et même et surtout celle en col blanc!!!!!!!!!!!

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  3. ninon - 14 mai 2011 17 h 23 min

    Un excellent sujet de réflexion pour cette nouvelle association : Valérie Boyer « secrétaire nationale de l’UMP chargée de la santé » souhaite que la «circoncision rituelle» des enfants musulmans soit prise en charge par l’assurance maladie. Mais comme elle ne peut pas le demander ainsi, à cause de la «laïcité», elle demande que l’on propose, à la naissance d’un enfant mâle, un «contrat d’assurance circoncision» (sic), avec une «participation limitée» de l’assurance maladie. Etant très fortement sous-entendu que la «participation limitée» pourrait ensuite discrètement devenir un pur et simple financement , puisque ce serait rendre justice aux musulmans qui doivent faire circoncire leurs enfants et n’en ont souvent pas les moyens…
    Bientôt, l’eau du baptême taxée d’une redevance aux agences de l’eau ?

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  4. F.F.T. - 15 mai 2011 16 h 05 min

    L’initiative prise par Mr Didier Droart est tout à son honneur:
    souhaitons qu’elle soit l’un des grains de sable dans les rouages de la machine infernale conduite par des irresponsables menant notre pays vers la ruine et le malheur.

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  5. seb - 18 mai 2011 16 h 30 min

    Un Etat de devoirs ? Très bien. Quand les parlementaires et le Gouvernement vont ils se décider à respecter la DDHC ? Je rappelle que c’est une obligation constitutionnelle que les « associations politiques » en garantissent l’effectivité !

    Parce que, si l’on prend le chapitre de la « sécurité routière » force m’est de constater que question « respect de son devoir régalien d’assurer la sureté des citoyens » on est très loin du compte ! Et ce n’est pas la faute de « l’Etat » chose immatérielle, mais bien des Institutions censées (en principe) constituer cet Etat et, par là même, assurer les missions que la Nation lui a confié !

    Aujourd’hui, plusieurs questions se posent. L’utilité des radars par ex…En matière de sécurité routière. Ou plus exactement, l’utilisation des radars, par les autorités publiques : raisons officielles et raisons officieuses.

    Pour moi, on est (très clairement) dans le même mode opératoire que pour la vidéosurveillance. En soi, celle ci est une bonne chose, si elle est bien utilisée : à savoir (comme l’atteste toutes les études faites à ce jour, notamment en Angleterre et en Californie) dans des endroits précis et surtout, en association avec d’autres éléments, tels que l’éclairage public et les tournées de brigades policières ou de gendarmes.
    http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/11/13/un-rapport-prouve-linefficacite-de-la-videosurveillance/

    Aujourd’hui, nous dépensons des sommes folles dans cet outil – la vidéosurveillance – pour une effficacité, en matière de sureté (interne et externe) pour le moins difficile à accréditer ! En témoigne, pour ex, la ville de Nice, qui tient la palme (il me semble) en la matière, et n’en reste pas moins (selon l’observatoire de la délinquance) l’une des dix villes les plus dangereuses de France…!

    Autant dire que, sans renier les aspects positifs du système de vidéosurveillance, on pourrait faire de considérables économies, en évitant le gaspillage d’argent public (c’est étrange comme les seules solutions brandies par les gouvernants se limitent à augmenter les impôts ou diminuer des dépenses sociales. Pourquoi jamais lutter contre le gaspillage ?), simplement en faisant moins d’idéologie, et un peu plus de méthodologie ! Au reste, tout le monde y gagnerait : les élus locaux, qui ne seraient pas contraints de dépenser des milliards pour rien ; les élus nationaux qui pourraient afficher un bilan nettement plus flatteur en matière sécuritaire ; les citoyens qui seraient beaucoup plus sereins ; le Gouvernement qui, grâce aux économies ainsi faites, pourrait avoir des marges de manoeuvre bien plus étendues et prouveraient (entre autres) aux investisseurs (et donc aux agences de notation) que l’incompétence et l’indécence ne sont pas les seules caractéristiques des autorités publiques actuelles.

    Pour les radars, on est dans le même schéma.

    Pour commencer, le nombre de tués sur les routes est en baisse depuis plus de 30 ans : il est passé de quatorze mille en 1973 à cinq mille en 2003. Cette amélioration de la sécurité routière d’année en année est due principalement à l’optimisation de la sécurité dans les véhicules, à la modernisation du réseau routier, à la lutte contre l’alcoolisme au volant, aux campagnes de sensibilisation et à une répression ciblée et mesurée. Les radars ne sont donc pas responsables de ladite baisse, pas plus que leur absence n’explique une hausse du taux de mortalité sur les routes ! Ils contribuent peut être – rien d’avéré en la matière – à la sécurité routière, mais en faire l’alpha et l’oméga d’une politique publique, est pour le moins choquant.

    Ensuite, on ne sait pas – réellement – quelles sont les causes d’accidents. Le Gouvernement nous rabâche qu’il s’agirait de la vitesse, alors que dans un cas sur trois, les juges qui interrogent les personnes responsables d’un accident, obtiennent comme réponses : l’inattention ou le manque de sommeil. Les deux pouvant – au reste – expliquer que la vitesse augmente, puisque le conducteur est soit peu attentif à la route (et donc au compteur) soit passablement endormi, ce qui là encore condamne le motif de vitesse comme cause. La vitesse serait elle alors la conséquence et non la cause ? Si tel est le cas, ne jetons nous pas, dès lors, de l’argent par la fenêtre ?

    Aujourd’hui, aucune étude scientifique française n’établit un lien direct entre vitesse et mortalité routière. On est dans la déclamation, l’affirmation sans preuve…L’intime conviction.

    Sauf que, contrairement à un juge, qui s’appuie sur l’enquête policière, les témoignages et autres preuves, pour prendre une décision…Le Gouvernement, lui, se réfère à une antique étude suédoise, datant des années 80 ! Evidemment, la majorité parlementaire, qui l’approuve en tout (ou presque) va dans le même sens, sans se poser la question de l’intérêt de la mesure. L’étude d’impact concernant les radars n’existe pas ! On se demande bien pourquoi…

    L’hypothèse première pourrait venir du fait que, des parlementaires issus d’une culture chrétienne, ont un penchant sévère pour la Foi, par rapport à la science ! Mais la déchristianisation cultuelle de notre pays – qui paradoxalement ne s’accompagne pas d’une déchristianisation culturelle – ne saurait fournir la seule explication à la panurgérisation des parlementaires, y compris ceux de l’opposition.

    Le deuxième motif à étudier, semble beaucoup plus crédible. En s’acharnant sur la vitesse, tout petit dépassement des limites de vitesse, est alors perçu comme une sorte d’acte criminel envers la Société. Or…93 % des flashs – dixit le Ministère de l’Intérieur lui même – concernent des dépassements de moins de 20 km/h ! Ces dépassements de quelques kilomètres, de la vitesse autorisée, ont ils une incidence sur les accidents ? Oui…Mais pas dans le sens souhaité par le Gouvernement !

    En effet, selon des études menées en Suisse, en Allemagne, et surtout aux USA, permettre aux conducteurs d’adapter leur vitesse aux conditions de conduite fluidifie le trafic feraient baisser le nombre d’accidents ! C’est si vrai qu’en Allemagne, en Belgique, en Hollande, en Angleterre, toute la politique visant à brider l’automobiliste est entrain de se retourner, petit à petit ! Au profit de la confiance…Envers le conducteur, qui est (c’est heureux) enfin considérer comme un adulte responsable, et pas comme un sujet du Royaume, à traiter sans ménagement !

    Soyons clair : on nous parle de sécurité des routes, mais le seul objectif gouvernemental, comme parlementaire, c’est d’obtenir le plus d’argent possible. De l’aveu même de l’ex Ministre HORTEFEUX, qui a reconnu que policiers et gendarmes avaient des objectifs chiffrés en matière de PV et flash ; de l’aveu des sénateurs, qui rapport après rapport, notent qu’étrangement les sommes dévolues à la sécurité sont affectées au remboursement des intérêts de la dette ou d’autres causes n’ayant absolument rien à voir avec l’Intérieur (rappelons que les lois républicaines prévoient que les sommes perçues par les contrôles policiers doivent être utilisées pour la sécurité !) !

    Actuellement, deux radars sur trois ne sont pas placés à des endroits dangereux. Les stats du Gouvernement sur le taux de morts en moins, à proximité des radars, sont erronées, puisque les chiffres sont obtenus en étudiant seulement un radar sur trois ! En avril 2010, le mag Autoplus, en apportait une preuve édifiante ! Pour les plus sceptiques, il suffit d’observer que les 50 radars les plus flasheurs, se trouvent sur…Les autoroutes, réseau le plus sûr du pays !

    Au dela des motifs relatifs au conducteur même, on peut se demander si les accidents – et leur progression – n’aurait pas, aussi, une autre explication…Liée à ce qui précède : à savoir l’utilisation des recettes destinées à la sécurité (des routes) à d’autres fins que celles prévues par la loi.

    En effet, en 2008, un rapport du Sénat tirait la sonnette d’alarme sur l’état de délabrement du réseau routier national, estimant qu’un tiers des routes françaises n’étaient pas entretenues de façon satisfaisante ! Réponse du Gouvernement à ce cri de détresse ? Diminution drastique du budget alloué à l’entretien des routes ! De 424 millions d’euros en 2009, ce budget est passé à 335 millions en 2010, et à 227 millions en 2011. L’argent dédié à la réparation des routes nationales a été presque divisé par deux en seulement deux ans !

    Pourtant, les routes nationales et départementales sont de loin les plus dangereuses, concentrant 74 % de la mortalité routière (soit 15 fois plus que les autoroutes). La priorité en matière de sécurité routière est donc d’améliorer ce type de réseau en lui assurant un entretien régulier et en aménageant les tronçons dangereux.

    Qu’a fait le Gouvernement des sommes qu’il n’a pas utilisé pour parer à la détérioration du réseau routier français ? Des 1,5 milliard d’euros obtenus grâce aux PV ? Il a acheté de nouveaux radars. Pour les mettre où ? Sur autoroute bien sur !

    Car, comme chacun le sait, cela est nécessaire pour favoriser le pactole financier des radars…Pardon, la securité !

    Au fait, juste pour finir, pourquoi s’en prendre à la vitesse, et pas, soyons logique, à l’alcool…qui, il n’y a pas si longtemps, était présenté comme la première cause de mort au volant ?

    Peut être parce que les contrôles de l’alcoolémie se révèlent infiniment moins rentables que les contrôles pour excès de vitesse… Leur taux de dépistage reste en effet désespérément faible : seuls 2% des tests se révèlent positifs ! La lutte contre l’alcool au volant n’est donc pas seulement limitée, elle est aussi très inefficace…

    Un meilleur ciblage nécessiterait une augmentation des contrôles effectués la nuit et le week-end, mais cela coûterait également plus cher à l’Etat… alors que par comparaison, un contrôle de vitesse, c’est facile et ça marche à tous les coups !

    Entre la réduction de la mortalité sur les routes et l’amélioration des finances de l’Etat – mais pas de la gestion desdites finances : les sommes obtenues sont très importantes, mais gaspillées à un rythme irréfrené – le Gouvernement et la majorité ont donc clairement choisi !

    Sous couvert de sécurité routière, le Gouvernement mène une politique du chiffre…Et non de résultat. Un récent rapport parlementaire ne s’inquiétait-il d’ailleurs pas de la baisse de rentabilité financière des radars fixes ?

    Ce choix politique est d’autant plus regrettable que l’ancien ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy avait largement fait campagne sur le thème d’une meilleure répartition des effectifs de police, en insistant sur sa volonté d’utiliser les policiers au bon endroit et au bon moment !

    Paroles, paroles, paroles…

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  6. Thibault Loosveld - 16 août 2011 20 h 13 min

    Les internautes savent que le « maire » de Tourcoing a fait disparaître un hommage rendu à Marie Curie, illustre scientifique qui, lors de son voyage aux Etats-Unis en 1921, fut accueillie au bras du Président Warren G.Harding.
    Michel-François Delannoy est-il clientéliste ou bien négationniste ?

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