Règlement de comptes à OK Bourbon

Les questions d’actualité sont sans doute la plus mauvaise face de l’Assemblée Nationale. Malheureusement, c’est celle que le public regarde le plus, au risque de penser que toutes les séances ressemblent à ce mauvais spectacle.

Dans le meilleur des cas, un parlementaire évoque un sujet qui a provoqué une véritable émotion dans le pays ou dans sa région et le ministre fournit une réponse favorable au gouvernement sur le plan politique et éventuellement, éclairante pour le public.

Dans le pire des cas, on assiste à une succession d’affrontements stériles avec cris, claquements de pupitres et mouvements de foule.

Aujourd’hui, la séance des questions d’actualité a atteint des sommets dans cette deuxième catégorie.

La gauche a continué à pilonner le gouvernement et en particulier Éric WOERTH.

Jusqu’à présent, celui-ci avait plutôt joué le rôle de la victime digne et non consentante.

Aujourd’hui, le président COPÉ a cru intelligent de riposter sur le thème du « vous n’êtes pas meilleurs que nous, voyez ce que vous faites dans les régions où vous êtes majoritaires ».

Certes, cette contre-attaque a comblé d’aise les membres de la majorité, mais je doute qu’elle ait convaincu les spectateurs car c’était le meilleur moyen de les persuader que le slogan « tous pourris » n’est pas totalement injustifié.

François BAROIN a fait une intervention remarquable et remarquée, pour dénoncer l’entreprise de promotion de l’extrême droite que recelait le tir de barrage socialiste, tandis que selon son habitude théâtrale, le parti socialiste quittait l’hémicycle, indigné…

Là encore, la majorité a chaudement approuvé, en oubliant que précisément le ping pong des turpitudes auquel se sont livrés les parlementaires, était le meilleur moyen de ravir Marine et de consolider l’accusation d’UMPS.

Personnellement, je n’ai pas aimé ce cirque.

L’Assemblée Nationale mérite mieux et le peuple qu’elle est censée représenter davantage encore.

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3 commentaires

  1. Avec les socialistes, c’est toujours la même chose: mises en scène, comédie, volonté de ridiculiser (voire de détruire) la France, etc…

    La cabale montée contre Eric Woerth était parfaitement huilée:
    1) Une gauche divisée et absente du débat sur la réforme des retraites.
    2) Des juges ayant décidé, coûte que coûte et depuis plusieurs mois, de condamner le Gouvernement.
    3) La déclaration de Pierre Bergé affirmant ne plus soutenir Ségolène Royal.
    4) Martine Delors qui nous ordonne de la croire lorsqu’elle exige la “réparation de la démocratie.” Dieu merci, nous avons encore le droit de ne pas la croire sans risquer le goulag !

  2. Il ne faut quand même pas exagérer. Martine Aubry – et pas qu’elle d’ailleurs : Marine et bien d’autres (M. DE VILLEPIN) y trouvent aussi leur compte – est dans son rôle.

    Les médias – pour une fois – font aussi leur travail. Et pour ma part je ne trouve pas qu’on puisse leur tenir rigueur de chercher à informer les Français sur cette affaire, même si bien sur peuvent se rajouter à cette bonne oeuvre, des considérations commerciales – les médias ne parleraient pas du “woerthgate” si cela ne faisait pas vendre ou augmenter l’audience sinon les deux – et plus ou moins idéologiques. (Le Figaro, qui fait aussi une enquête poussée sur le sujet – ce dont ses lecteurs lui sont gré : en témoigne les félicitations des internautes qui applaudissent que ce journal se dé inféodalise de l’Elysée – et il n’est pas exactement connu pour être un journal “de gauche” tout au contraire !)

    Quand Eric Woerth parle de “haine” et “d’insultes” ; quand M. SARKOZY s’insurge et dénonce les “calomnies”, non seulement ils sortent de leur rôle – d’ailleurs qui paye le conseiller en comm de crise de M. WOERTH ? Je parie le contribuable ! – ils ignorent manifestement le sens des termes qu’ils emploient.

    Car sur le sujet de la WOERTH gate, les journaux comme du reste “l’opposition” – et cela leur est reproché par certains militants – restent très en réserve.

    On est loin de la “chasse à l’homme” mise en avant par M. FILLON. Il ne subit tout de même pas la pression “médiatique” de Marie Antoinette ! Il y a beaucoup de conditionnel dans les propos entendus dans les médias. Sauf pour ce qui concerne les faits avérés. Il y a beaucoup de questions, d’interrogations, mais aucune insulte ni haine.

    A ce que je sache, ERIC WOERTH n’est pas appelé “Monsieur fraude fiscal” comme jadis Marie Antoinette était nommée “Madame Déficit” pour ne pas dire “LE Déficit”. Et les caricaturistes, humoristes, ne sont pas aussi “vulgaires” et “irrespectueux” envers le Ministre qu’il l’était envers la reine de France, représentée dans des positions lascives et suggestives ou sous forme animal.

    Dans l’affaire d’Outreau, j’ai beaucoup entendu les politiques – de tout bord – à commencer par M. SARKOZY, dénoncer le juge. (Alors qu’il n’était pas tout seul à décider, même si en dernier lieu sa conduite était évidemment condamnable)

    Mais aucun politique n’a eu l’heure de s’inquiéter de la pression médiatique qui s’imposait au dit juge, et même à la classe politique, transformant peu à peu les accusés en coupables idéaux.

    Rien non plus, de la part de l’UMP, pour condamner le “assassin” et le “coupable” de M. SARKOZY à l’encontre d’une part d’un autre Eric, corse d’origine, soupçonné alors – sans preuve – d’avoir tué un préfet, d’autre part d’un Dominique, soupçonné d’avoir trempé dans une affaire qui n’a rien de clair sinon son nom.

    Il n’y avait que les “villepinistes” et les “corses” pour dénoncer la “chasse à l’Homme”. Chasse à l’homme d’autant plus scandaleuse que l’homme qui les prenait en chasse – un certain Nicolas – utilisait sa fonction pour des raisons personnelles, portant un coup certain à l’égalité devant la loi.

    Quant à “l’affaire Woerth” peu importe qui l’a sortie des placards -bien que je soupçonne plus volontiers un règlement de compte à “droite” en direction du Président qu’un “coup” de “l’opposition” : Marie Antoinette, elle aussi, s’en prenait aux caricaturistes et à son “bon Peuple” qui la boudait, sans comprendre que ses beaux frères et son cousin (le futur Philippe Egalité) manoeuvraient sa chute.

    Le grand tort du Ministre Woerth, c’est de ne pas avoir compris qu’il devait être intouchable. Quand “l’affaire des poisons” a commencé à eclabousser la Cour, Louis XIV a diligenté une enquête. Mais il a très rapidement, et efficacement, compris que sa maitresse étant en cause, la chose allait lui sauter au visage.

    Il a donc démis plusieurs de ses Ministres, a pris ses distances avec “la Marquise, et “l’affaire” est retombée rapidement.

    En voulant à toute force garder son Ministre – accréditant ainsi sa complicité dans les reproches faits à M. WOERTH – M. SARKOZY va se prendre tout le liquide. Est ce là ce qu’il veut ?

    En refusant de partir, en exposant ainsi d’autant plus son épouse -qui elle n’est pas protégée par le statut de son époux – E. WOERTH accrédite tous les soupçons qui pèsent sur lui.

    On peut dire ce qu’on veut, mais un certain DSK accusé lui aussi, a démissionné. Et la Justice lui a rendu par la suite son honneur.
    Aujourd’hui le brave homme caracole en tête des sondages.

    En politique, il faut aussi apprendre à partir. Ne dit on pas d’ailleurs qu’il faut reculer pour mieux sauter (et ainsi franchir les obstacles ?)

    M. WOERTH ne peut pas se réfugier derrière la pseudo légalité des actes qu’il a commis. Dans certaines situations, il faut se rappeler le bon sens paysan.

    MARIE ANTOINETTE avait le droit de dépenser, comme elle l’entendait, la cassette que lui remettait le roi. Il n’y avait rien d’illégal là dedans. Mais le fait que la reine – c’est à dire l’icone du pays, aimée pour ses vertus et sa générosité – s’amuse au “Figaro” (casino de l’époque) et perde ainsi des sommes folles pour rien, était évidemment scandaleux.

    MARIE ANTOINETTE avait le droit de vivre à Trianon. C’était sa demeure. Louis XVI ne trouvait rien de choquant à ce que son épouse dispose d’un lieu qui soit sien. Mieux, il admettait – peut être parce qu’il n’était pas friand des jeux d’amour ou ne désirait pas réveiller sa femme pour partir à la chasse – qu’elle ne dorme point avec lui.

    Mais ce qui ne choquait pas la Cour, faisait plus que heurter les Français. Un roi qui se “sépare” charnellement de son épouse, comment peut il avoir la certitude qu’elle lui est fidèle ? Et s’il ne la “domine” pas la nuit, comment pourrait il s’en faire obéir ? Incidemment se posait alors la question (on savait MARIE ANTOINETTE FRIVOLE et entourée de jeunes nobles à la réputation sulfureuse (un certain AXEL DE FERSEN par ex)) : MARIE ANTOINETTE n’aurait elle pas cédée à la tentation avec d’autres ? Et notamment avec son beau frère, le beau Charles, avec qui elle passait beaucoup de temps ?

    ERIC WOERTH refuse d’expliquer certaines situations “étranges”.

    Pourquoi le Ministre du budget, par ex, a t il reçu Mme Bettancourt, dans des lieux appartenant au Ministère, en tant que trésorier de l’UMP ?

    M. WOERTH prétend également ne rien savoir des affaires de sa femme. Soit il ne vit plus avec elle – ce qui est possible, mais dans ce cas il l’avoue – soit M. WOERTH se moque du monde. Si M. WOERTH était un “jeune marié” on pourrait supposer qu’il passe son temps à “honorer” son épouse, avant de retourner au boulot, sans dire un mot à cette dernière pendant cet espace temps. Mais tel n’est pas le cas.

    M. WOERTH explique ne pas savoir que son épouse était à Genève durant de longs mois. Alors là, de deux choses l’une : soit M. WOERTH n’aime pas son épouse et son indifférence explique son manque d’inquiétude (et de coups de téléphone) pour savoir où elle était ; soit il savait et comme elle y était pour des raisons professionnelles ce ne pouvait assurément pas pour réserver un chalet à Mme BETANCOURT.

    Quand bien même E. WOERTH aurait été écarté de la moindre indication quant aux affaires de sa femme – qui fait apparemment le même métier que lui avant d’être Ministre – il était du devoir de son épouse de lui faire part de ses soupçons quant à la question des fonds de Mme BETANCOURT. En recoupant ces soupçons aux prevenances du fisc à son endroit, M. WOERTH aurait dû diligenter une enquête fiscale sur ladite héritière de Loréal.

  3. @ seb

    Votre argumentaire part dans tous les sens et n’a pas de conclusion ! Avec tout le respect, je vais l’écrire à votre place:

    PAR CES MOTIFS:

    1) CONDAMNE ERIC WOERTH POUR SOUPCONS MEDIATIQUES DE TENTATIVE DE NON DENONCIATION D’UNE POSSIBLE COMPLICITE DE CONFLIT D’INTERETS.
    2) DIT N’Y AVOIR LIEU A APPEL.
    3) LA PRESENTE DECISION SERA PUBLIEE DANS LIBERATION, L’HUMANITE, CHARLIE HEBDO ET COPIE DU JUGEMENT SERA ENVOYEE AU MINISTERE DE l’INFORMATION SITUE 10 RUE DE SOLFERINO (PARIS, VIIème).

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