Situation au sein de RFI (Radio France International) (QE)

M. Christian Vanneste interroge Mme la ministre de la culture et de la communication sur les licenciements au sein de Radio France international. La radio va supprimer 206 emplois (soit un cinquième de ses effectifs). Les syndicats dénoncent les salaires de ses deux dirigeants, Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent, qui toucheraient chacun près de 310 000 € par an sans compter les primes et les bonus qui s’élèveraient à 70 000 €. “C’est plus qu’Obama, Merkel et Sarkozy” s’indigne l’intersyndicale. Il aimerait connaître l’avis du Gouvernement sur ces licenciements.

Réponse du Gouvernement :

Un plan global de modernisation de Radio France internationale (RFI)a été présenté au comité d’entreprise et est en cours de consultation. Ce plan, nécessaire au redressement économique de la société dont la situation financière est critique, décline, en terme d’emplois, la nouvelle stratégie des langues de diffusion et intègre les nécessaires évolutions de métiers réalisées dans toutes les sociétés confrontées à la généralisation du numérique. Ce plan de modernisation s’accompagne d’un plan de sauvegarde de l’emploi, qui est également en cours de consultation par le comité d’entreprise de la société. Il prévoit la suppression de 206 postes et la création de trente-quatre autres. RFI est l’un des atouts majeurs de notre audiovisuel extérieur. Sa notoriété, en Afrique notamment, et la grande qualité de ses programmes ne sont plus à démontrer. Pour pouvoir rester un média international de référence, RFI doit s’appuyer sur la réforme entreprise pour se moderniser. C’est ainsi qu’elle pourra faire face à un nouvel environnement, plus compétitif et marqué par de grands bouleversements technologiques. Par ailleurs, la société holding, audiovisuel extérieur de la France (AEF) qui regroupe RFI, France 24 et TV5 Monde a été créée dans le cadre de la réforme de l’audiovisuel public extérieur. La loi n° 2009-258 du 5 mars 2009 relative à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision a fait d’AEF une société nationale de programme soumise aux dispositions de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication en particulier son article 53 qui prévoit la conclusion d’un contrat d’objectifs et de moyens (COM) entre l’État et la société. Celui-ci est en cours de négociation. S’agissant de RFI, les dirigeants d’AEF envisagent un certain nombre de développements, nécessaires à la modernisation de la radio, au redressement de ses audiences et à la remobilisation de ses salariés.

Question publiée au JO le : 14/04/2009 page : 3420
Réponse publiée au JO le : 08/09/2009 page : 8508

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