Passage à tabac d’un jeune handicapé de St Quentin (QE)

M. Christian Vanneste alerte Mme la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales sur le passage à tabac d’un jeune handicapé de Saint-Quentin, en Picardie, début janvier. D’après le journal Le Courrier Picard, ” Mickaël est un jeune homme de 27 ans déficient visuel. Il est donc handicapé. Début janvier, il prend le bus près de la place de l’Hôtel-de-Ville à Saint-Quentin quand quatre jeunes s’installent autour de lui. Il les entend parler et saisit au vol dans la conversation : « Sale handicapé ». D’un coup, c’est l’escalade selon le plaignant. Devant des passagers, Mickaël se fait frapper. Dans le bus, personne ne bronche ou n’intervient durant le passage à tabac. Il est également traité de « sale blanc ». Puis, les quatre jeunes s’enfuient. Selon des versions différentes, soit ils seraient descendus en actionnant l’alarme, soit grâce au conducteur du bus qui aurait ouvert les portes. Mickaël sort lui aussi du bus. Il est en sang et se retrouve perdu en pleine rue. Depuis, il s’est rendu au commissariat de Saint-Quentin pour déposer plusieurs plaintes. D’abord contre X pour l’agression et les injures raciales. Puis contre les passagers du bus, le chauffeur, et le réseau Pastel (transports de l’agglomération saint-quentinoise) pour non-assistance à personne en danger “. Le Gouvernement et les associations de défense des handicapés n’ont pas réagi. Il aimerait donc connaître l’avis du Gouvernement sur cette odieuse histoire.

Réponse de Michèle Alliot-Marie, Ministre de l’Intérieur :

Une enquête est en cours pour identifier les auteurs de cette agression inadmissible. Le conducteur de l’autobus a été rapidement entendu par les services de police et un appel à témoins a été lancé. À ce jour, le parquet de Saint-Quentin n’envisage pas d’engager des poursuites contre le conducteur et les passagers du chef de non-assistance à personne en danger, estimant les faits insuffisamment caractérisés. Si les motivations raciales ou attachées au handicap de la victime devaient s’avérer être à l’origine de ces violences, il s’agirait d’une première dans cette commune. Un tel acte appellerait la condamnation la plus ferme. À ce stade de l’enquête cependant, il est possible de considérer cette agression davantage comme le fait de jeunes désoeuvrés s’en prenant à un autre résident du quartier que comme un acte raciste ou discriminatoire préparé et commis comme tel.

Question publiée au JO le : 20/01/2009 page : 453
Réponse publiée au JO le : 31/03/2009 page : 3116

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2 commentaires

  1. Monsieur Vanneste, le racisme anti-blanc n’existe pas voyons. Ce sont les blancs qui sont mechants et esclavagistes. Le simple fait d’affirmer le contraire ou de colporter de telles histoires devraient etre passible de la Halde voyons!
    Vive la Republique! Ca c’est la vraie discrimination positive!

  2. il suufit de revoir la vidéo d’un jeune français lynché dans un bus de nuit pour comprendre que cela se passe tous les jours… La chasse au blanc est ouverte… Les face de craie ont la vie dure dans les banlieues devenus minoritaires dans leur propre pays… Même agressés comme le jeune du Noctilien ils sont dans le déni de réalité et excusent les pauvres agresseurs. Le principal racisme dans les banlieues est tourné contre la princiaple minorité les blancs.

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