Le respect de l’adversaire

Les psychologues connaissent bien les comportements de projection et de dénégation. Celui qui diabolise son adversaire et se drape dans l’humanisme inquisiteur et méprisant ne révèle le plus souvent que sa connaissance experte de la diablerie, son éventuelle fascination mal refoulée pour elle, et à l’évidence son absence de respect pour l’adversaire, pour l’homme qui est l’adversaire.

 

Faut-il rappeler que l’un des plus grands philosophes humanistes, KANT, refusait absolument le mensonge qui est une atteinte essentielle au respect de l’autre, de l’autre que l’on méprise en lui mentant, alors qu’il a fondamentalement droit à la Vérité. L’autre dont on parle de manière mensongère.

 

En plein désarroi, mon adversaire dans la campagne municipale de Tourcoing, tombe dans ce travers donnant à la politique ce ton détestable qu’un quotidien national dit du soir lui a malheureusement donné.Ainsi, j’aurais été un censeur de la Médiathèque de Tourcoing lorsque j’étais adjoint à la Culture. Ainsi, j’aurais souhaité supprimer toutes subventions au Café-Musique, le Grand Mix, en 2002. Ainsi, enfin, je n’aurais pas été à l’origine du Studio national du Fresnoy.

 

Le Directeur de la Médiathèque, qui avait porté avec moi le projet de sa création en 1988, a fait parvenir à ce journal dit « de référence » (sic), un démenti catégorique. Il a été blessé par cette allégation mensongère. Il est, aujourd’hui, retraité et libre de sa parole et fait l’objet du respect unanime de sa profession.

 

Les articles des quotidiens régionaux de 1987 et 1988, et les échanges nourris avec les ministères, prouvent largement que je suis bien à l’origine du Fresnoy.

 

Le Président de Domaine Musiques que j’ai été jusqu’en 2002 était très attaché aux musiques actuelles qui était un des champs de compétence de cette association. Je les ai évidemment soutenues lorsque j’étais Président de la Fédération nationale des Collectivités territoriales pour la Culture, à l’époque du lancement des Cafés musiques, comme le Florida d’Agen où je m’étais rendu.

 

C’est dire qu’au delà des soucis légitimes de gestion parfaitement admis par les professionnels, je n’ai jamais exprimé la moindre réserve sur le Grand Mix ni souhaité la suppression de ses subventions. En 2002, j’ai simplement, lors du débat budgétaire, traduit les conséquences du rapport d’audit Andersen qui dénonçait la mauvaise gestion municipale en précisant que je prenais des exemples culturels parce que justement je les connaissais très bien. Parmi les hypothèses d’économie figurait le Grand Mix que sa mauvaise gestion avait alors mis en redressement judiciaire. La municipalité venait d’accepter la disparition de l’Institut d’Education Permanente Tourcoing Vallée de la Lys, et la suppression de 25 emplois pour des raisons analogues. Je soulignais donc la mauvaise gestion et ne condamnais nullement l’activité. Je proposais d’ailleurs des solutions alternatives pour démontrer l’impasse dans laquelle se trouvait la politique culturelle de la ville, et non pour m’attaquer aux structures d’un domaine qui m’a toujours passionné.

 

J’ai, par ailleurs, assuré le maintien de l’Atelier lyrique de Jean-Claude MALGOIRE à Tourcoing, fondé le Festival Jazz et les Semaines Chorales, fait venir la Compagnie Chotteau et le CRRAV dans notre ville, créé le Centre d’histoire locale et l’Association tourquennoise pour l’Ecole de musique, ainsi que le Centre Humour et Communication…

 

La liste est longue des activités culturelles réalisées en six ans de mandat. Plus longue que celle de mes successeurs…

 

Les arguments mensongers que l’on porte à la veille d’une défaite annoncée sont révélateurs d’un état d’esprit, celui de l’élu qui est prêt à tout pour tenter de conserver sa position. J’ai confiance dans les électeurs qui ont déjà su séparer le bon grain de l’ivraie lors des dernières élections législatives en m’apportant plus de 58% des suffrages.

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2 commentaires

  1. Patience, LA VERITE TRIOMPHE TOUJOURS !

    Cher Mr Vanneste,

    Les innombrables témoins savent très bien qu’en qualité d’adjoint à la Culture, vous êtes à l’origine – entre
    autres superbes réalisations – de la Médiathèque de Tourcoing !

    Bref, quel âge avaient-ils vos adversaires, eux, qui, à l’époque du regretté Maire Stéphane Dermaux, fréquentaient probablement encore l’école du MENSONGE en recherchant les honneurs du premier de la classe ? …

    F.T.

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