Le 26 : Jour de Colère !

imagesEntre une gauche qui multiplie les débats sociétaux afin de détourner l’attention et la prétendue droite qui se divise sur tous les sujets, les Français flottent de l’indifférence à la colère. Faute de résoudre les vrais problèmes, le pouvoir invente de fausses questions.  Dieudonné interdit ? Respect de la vie privée du Chef de l’Etat ? Cumul des mandats ? Droit à l’avortement ? Millefeuille territorial ? Contreparties à la baisse des charges ? Soit ces sujets ne sont pas prioritaires aux yeux des Français, soit chacun sait qu’ils ne recevront pas de réponse. Cela a le mérite de montrer que sur tous ces thèmes, l’opposition parlementaire est divisée, entre ceux qui sont prêts à soutenir le Président et ceux qui privilégient la contestation systématique. L’Union pour Monopoliser les Places ne manque pas une occasion de rappeler qu’elle n’a plus la moindre valeur de référence, mais seulement des positions tactiques en fonction des intérêts de ses « chefs » et de ses candidats. Ils sont plutôt pour le cumul et pour le droit absolu à l’avortement, et certains ont applaudi au virage économique de Hollande. Le fait que, pas plus qu’eux, la gauche n’ait obtenu des résultats sur le plan économique et dans la lutte contre le chômage ne les touche vraiment sauf à y trouver un espoir de revenir plus nombreux et mieux placés sous les ors de la République. Déjà, ils caressent l’espoir que cette situation fasse basculer un certain nombre de municipalités.

L’hypothèse d’un système fondé sur une une alternance fallacieuse ne se pose même plus. Elle est vérifiée. Il reste à savoir si, séduits par les alliances gauche-droite qui se multiplient en Europe, certains ne songent pas à une évolution semblable en France. Entre une gauche social-démocrate et une « droite » opportuniste, appuyée sur le discours de Valls en matière de sécurité et la conversion économique verbale de Hollande, cette alliance doit titiller l’esprit de quelques-uns. Le peuple pourrait même lui être favorable en y voyant une union de salut public, quand il ne s’agirait que d’une union pour se maintenir au pouvoir…  La connivence médiatique assez exceptionnelle dans notre pays ne manquera pas de célébrer une évolution qui rassemblera les dévots du politiquement correct et confirmera le confortable entre-soi des »gens qui comptent ». Cette complicité a battu un record, cette semaine, lorsqu’après les voeux du Président au monde économique, qui ne lui avaient fait apporter aucune nouvelle ni précision sur le prétendu Pacte de Responsabilité, les journalistes ont présenté comme une information, l’improbable baisse de impôts pour les particuliers en 2015, fruit d’une conversation de couloir avec un collaborateur de M. Hollande. La réalité est pourtant claire, malgré le brouillage journalistique : acculé par des résultats désastreux qui handicapent la France à long terme, le Président sait qu’il faut baisser les charges des entreprises. Il n’y aura pas de contreparties parce qu’elles restaureront d’abord leurs marges afin de lutter à armes moins inégales avec leurs concurrents. Néanmoins, la croissance va s’améliorer. Elle viendra de l’extérieur, des pays qui ont fait l’inverse de la politique menée par la France, et dont elle touchera le bénéfice, par ricochet, de façon limitée et avec retard. Le matelas confortable d’emplois financés par la dépense et donc la dette publiques permet d’attendre en repeignant la façade avec des emplois assistés.

Devant une telle addition d’incompétence, de mensonges et de désinvolture, la population d’un pays normal, avec une presse intellectuellement honnête et une véritable liberté d’expression, devrait se révolter. Le jour de colère du 26 Janvier est un moyen d’exprimer cette révolte. C’est une révolte du bon sens qui refuse qu’on traîne un pays doté de tant d’atouts vers le bas. La France est une Histoire, un art de vivre, une langue et une culture qui jouissent de beaucoup d’attraits aux yeux du monde entier, malgré le ridicule dont ses dirigeants la couvrent. C’est l’une des destinations touristiques les plus prisées. C’est encore dans quelques domaines un pays à la pointe de la recherche et de la créativité, de l’aéronautique au luxe, en passant par le nucléaire. Elle a perdu ou voit reculer certains de ses fleurons : l’aluminium, l’automobile, et même l’agro-alimentaire. Le niveau de sa formation recule. La Bourse de Paris ne cesse de se faire distancer par ses concurrentes européennes. Le redressement du pays ne peut plus se contenter d’une alternance entre une gauche qui renoue avec « le capital » honni au bout de deux ans, en massacrant la famille au passage, et une « droite » qui ne manquera pas de pratiquer l’ouverture à gauche lorsqu’elle sera revenue aux affaires.

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16 commentaires

  1. Jean - 23 janvier 2014 10 h 34 min

    Bonjour monsieur Vanneste
    Voila une analyse pleine de bon sens
    Beaucoup de français pensent la meme chose mais desesperent car aucune autre politique n’emerge pour le moment a part le FN
    Pour ma famille, nombre de mes amis et voisins, ce sera donc le FN aux municipales europeennes
    La rage , le degout sont si intenses que cela devrait faire peur a nos guignols au pouvoir s’ils en avaient seulement conscience
    Et que mr Sarkosy ne se fasse pas d’illusions sur un eventuel retour, nous n’avons rien oublie de ses trahisons, son ouverture a gauche, ses taxes et impots, son pedophile a la culture,ses menaces si nous n’acceptions pas la diversite si enrichissante pour la France, bref, sa politique de gauche!
    Ou se cache le Reagan ou la Tatcher qui nous sortirait de cette impasse?

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    • vanneste - 23 janvier 2014 11 h 32 min

      Nous nous comprenons, hélas, tout-à-fait.

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      • Trièves - 27 janvier 2014 0 h 28 min

        https://www.google.fr/url?sa=t&source=web&rct=j&ei=yI_lUqz_B4m10wWsmICYBw&url=http://you.dara.free.fr/documents%2520tronc%2520commun/51992.pdf&cd=2&ved=0CC0QFjAB&usg=AFQjCNExKK83qtCmi75pHTt9acWQ-0R9-w&sig2=oAbj-COqqBsP5jGEkiFaYw

        Monsieur le député,
        Suite à notre discussion de tout à l heure, si je ne m abuse, voici un
        document relatant des pouvoirs du préfet de police de Paris au sujet des
        restrictions à la liberté d’aller et de venir, et du principe de l égalité
        des citoyens devant cette exigence. Surtout lorsqu’une station de métro
        est fermée pour raison de sécurité…ce que je l avoue j ignorais lorsque vous m avez interpellé.
        Veuillez pardonner ce nom d emprunt, me pardonner une éventuelle mais peu
        probable erreur d adressage, et recevoir l expression, malgré cette
        discussion courtoise mais électrique, de ma considération pour tout ce que
        j ai lu de vous jusqu’ici.
        Jean Trièves, agent « totalitaire ».

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        • vanneste - 27 janvier 2014 16 h 03 min

          Je ne peux qu’apprécier le fait que le gendarme, dont je ne précise pas le grade, ait pris soin de me reconnaître et de clore un entretien un peu vif, par un écrit plus sympathique. Je crois qu’il l’a fait parce qu’il a ressenti mon respect pour le corps auquel il appartient et mon dépit de le voir utiliser aussi mal. Il est clair que le dispositif policier très dense qui entourait la place Vauban formait une nasse. Le départ de personnes isolées présentait l’avantage, avant la fin de la manifestation, de diminuer le nombre des manifestants et la pression dans la foule. Empêché de rejoindre la station de métro Invalides, sur la bonne ligne, j’ai dû aller à la station Saint François-Xavier. La foule s’y pressait face à un filtre de police. Lorsque celui-ci laissait passer, c’était la cohue dans les escaliers et aux portillons. Les agents de la RATP étaient débordés. Autrement dit, à l’évidence, les forces de « l’ordre » avaient créé une situation nuisible à la sécurité des personnes.Ceux qui ont géré le dispositif ont sciemment installé une nasse propice au bouillonnement et aux incidents. Les ordres donnés sans explication ( le gendarme ignorait la fermeture de la station Invalides, mais on peut s’interroger sur la raison de cette fermeture, et de toute manière, je quittais le périmètre de la manifestation), ni possibilité d’user de discernement ont donc clairement conduit à porter atteinte à la liberté constitutionnelle d’aller et de venir pour un citoyen lorsque celui-ci ne crée pas un trouble à l’ordre public. De telles dérives sortent de l’usage légitime de la force et de la contrainte acceptables dans une démocratie digne de ce nom.

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          • Trièves - 8 février 2014 8 h 57 min

            Monsieur le député,
            Projeté en urgence à la Réunion, je n’ai pas eu le temps de rédiger ces quelques lignes auxquelles je tenais.
            Celles-ci ne concernent personne d’autre que le citoyen qui a voulu franchir un barrage et qui le raconte, et l’officier qui l’en a empêché.
            L’officier n’a pas comme ce citoyen de tribune, ni de lecteurs à alimenter d’analyses dont je dois dire qu’il partage en tant que chrétien, catholique pratiquant engagé et père de famille la plupart des analyses.
            Ce sont ici les faits et leur relation, que je conteste.
            Vous ne vous êtes pas avancé en présentant « spontanément une pièce d’identité ». Vous avez après six minutes et quarante deux secondes vaguement sorti une carte de l’Assemblée Nationale, à la durée de validité que vous seul connaissez, en vous faisant passer pour un député actuel. Je connais la noblesse de vos engagements et respecte ce que vous représentez. Je vous ai semblé odieux, vous m’avez semblé passablement énervé et peu aimable, certainement heureux que vous étiez de pouvoir catharsiser votre colère, puisque l’expression de celle-ci était l’objet du jour.
            Concernant la restriction à la liberté de circulation, et non la privation, elle ne semble pas émouvoir la communauté des gens en colère dont je suis parfois lorsqu’il s’agit d’interpeller des altermondialistes. Elle est en vogue par la stratégie dite du kettling depuis de nombreuses années, et la cour européenne des droits de l’homme n’a pas jugé attentatoire à cette liberté la privation totale de salariés qui au cours d’un déjeuner d’affaire se sont trouvés pris dans la nasse montée par les forces de l’ordre, ce pendant plus de sept heures. Votre cas était franchement différent, et ne m’a pas ému, à l’inverse de ce monsieur résidant, de ces louvettes en retour de sortie, de ce gardien du musée Rodin… et de cette petite centaine de personnes que j’ai sorti de la nasse finale en hurlant que les curieux allaient être interpellés. Ce kettling ne m’a pas indigné.
            Curieux… voyeurs aurais-je pu dire.
            Car des violences il y en a bien eu.
            En début d’après midi, avant l’interpellation des femen opérée place de la Bastille (vous n’y faites pas allusion, le Salon Beige non plus d’ailleurs), je me suis interposé personnellement entre des jeunes du Gud et des membres actifs de la LDJ dans une scène de chaos urbain. Dès lors il était clair pour chacun de mes gendarmes que nous étions présents pour protéger autant que pour garder d’eux-mêmes les manifestants.
            Parmi eux, nombre de jeunes hommes équipés. J’ai confisqué brassards de sécurité, bombes lacrymogènes grande capacité, pétards russes, etc. Ce n’était pas un cortège familial, et les risques étaient réels. J’ai laissé aux dieudonnistes leurs ananas sur lesquels étaient plantés des drapeaux français, que je trouvais bien mal employés dans cette allusion ostensible à « shoananas ». J’ai après ces contrôles enjoint ma femme de quitter la manifestation, ce qu’elle n’a évidemment pas fait, immergée qu’elle était chez les gavroches et heureuse de me faire un charmant pied de nez.
            A dix-huit heures donc, j’étais toujours à l’emplacement ou vous avez vers 17h30 dû faire demi-tour. A 18h30 environ, j’ai commencé à effectuer un mouvement avec mes gendarmes à pied jusqu’à la place Vauban, un couloir de dix mètres permettant la sortie de tous ceux qui le souhaitaient. Je suis rentré sur la place en interpellant oralement les jeunes gens présents et les inciter à sortir. J’en ai même tiré quelques uns, les plus jeunes, par le col pour accélérer leur prise de décision et les extraire de cette place. Fichue curiosité malsaine, ai-je alors pensé.
            A 18h48 nous prenons une barrière et quelques projectiles sur mes rangs, ce qui hâta la volonté de boucler la place pour procéder à des interpellations et séparer le bon grain de l’ivraie. Le flux de voyeurs s’intensifie brusquement et ceux qui refusait d’obéir aux injonctions de dispersion comprennent alors que par leur seule présence ils sont suspects et que la violence risque de les atteindre. Un mouvement important se crée (une cinquantaine de personnes tente de passer en force) et une bousculade s’en suit, blessant légèrement à la main mon transmetteur. Quelqu’un tente lorsqu’il est au sol de lui voler son masque, je le fais interpeller.
            Je propose au commissaire de faire sortir au compte-goutte les personnes qui à 18h55 sont encerclées et l’ordre est à ce moment donné de boucler hermétiquement la place.
            Il ne souhaite pas les faire sortir, et m’assure (et je le crois honnête) que les personnes vont faire l’objet d’un simple contrôle d’identité dans les SAIP voisins vue l’impossibilité de contrôler sur place, et que leur arrestation est l’affaire de trois heures. Nous sommes alors relevés par des CRS dans notre bouclage de la place et s’engage le mouvement des bus d’interpellés. Plus tard nous apprendrons, surpris, que la décision de placement en GAV a été prise pour les curieux. Non illégale, cette décision ne me semblait pas appropriée puisque aucun élément de preuve ne pourrait être apporté pour relater des dégradations et blessures subies. La décision était évidemment politique, sans considération pour les fonctionnaires de police qui allaient pendant 24h00, certes à leur rythme, traiter ces procédures inutiles.

            Je ne cherche pas à me justifier. Je saisis un droit de réponse dont je ne sais même s’il est constitutionnel. Après la lecture de votre tribune, une monition fraternelle me semblait de bon aloi. Et frères dans le Christ je crois que nous le sommes malgré tout.

            Gêné par mon pêché, je commets des maladresses et j’assume ce que je commande à mes gendarmes. J’essaye d’assumer ce commandement en chrétien, et le centurion rencontrant le Christ est un de mes modèles. Certes, « non sum dignus ut… », et je le sais, sans fausse humilité. Mais à ma juste place, et sans être invectivé pour ce qui ne me revient pas comme charge. Aussi têtu que le soldat belge à votre endroit, mais plus que le cas de conscience c’est de subir la calomnie qui pourrait me brûler l’esprit. Car enfin si ce n’est vous, qui sait encore que l’opportunité des poursuites n’appartient pas aux forces de l’ordre ? Qui a le droit de nous comparer aux miliciens et aux pourvoyeurs des wagons plombés quand il ne s’agit pas de rafle et qu’il n’y a pas de risque physique ? Ne faisons pas de héros de petite carrure : j’ai repris tous ceux qui dans ma famille ont été placés en garde à vue. Dans une manifestation, on exprime dans le cadre prévu par les organisateurs, une idée ou une éthique. Si l’exposition ne suffit pas, les moyens d’action autres peuvent peut-être être envisagés, mais en assumant seul la responsabilité de ces actes, et pas en se cachant derrière la responsabilité des organisateurs ou de quelques casseurs initiateurs habitués au désordre et qui eux ne sont JAMAIS interpellés lors des bouclages de masse. Traité de nazi, je le suis presque au quotidien. Par des roms, des NA, des altermondialistes, des dealers, des cas sociaux et bientôt par mes frères en Christ, apparemment.
            Je vous remercie de ne pas publier ces quelques lignes, comme je me priverai moi-même de mettre en ligne la vidéo qui atteste l’ensemble de mes dires de quelques minutes avant notre rencontre, de celle-ci, dans le détail, et du mouvement opéré par mon unité. Cette vidéo sera automatiquement détruite par un programme 30 jours après avoir été prise par mon « assistant juridique portatif de gilet », conformément à la réglementation en vigueur.
            Ayant essayé d’œuvrer pour la manifestation de la vérité dans la mesure de ma tribune réduite et de vous rappeler l’exacte conteneur de notre discussion, je vous prie de bien vouloir agréer, monsieur le député honoraire, l’expression de ma considération ajustée.

  2. Charlotte - 23 janvier 2014 15 h 12 min

    Reagan ou Thatcher BRRRRR! vous voulez la révolution???? pas pire remède que l’ultra-libéralisme sauvage qui ne profite (grassement) qu’à une minorité!
    Je n’ai pas de solution, n’étant pas économiste, mais il fait savoir que les salaires sont déjà bien assez bas et qu’il faut traiter en priorité et conjointement le problème de l’emploi ET du logement (avez-vous regarder lundi dernier sur France 3 ce scandale bien français du logement spéculatif??). Comment peut-on accepter qu’un nombre croissant de personnes (surtout celles qui sont seules et pauvres) soient contraintes à se priver de nourriture et de soins pour payer leur loyer? 40% MINIMUM de leurs revenus!!! sinon, c’est « vivre » dans la voiture, les cabanes ou la rue alors que ces gens travaillent??!
    Et les jeunes qui deviennent propriétaires? ils se mettent des chaînes pour 25 à 35 ans, alors que leurs parents moins diplômés ont vécu plus aisément en termes de propriété, voire résidence secondaire en prime? plus tous ceux qui sont contraints d’habiter si loin de leur lieu de travail à cause des prix de l’immobilier? même la gauche n’interdit pas la spéculation sur un bien VITAL, vous comprendrez qui sera favori aux prochaines élections…et pourtant ce n’est pas inéluctable, pourquoi n’y a t-il pas de plan Marschall pour le logement? car sans logement pas de travail souvent et sans travail (et même avec travail) pas de logement 🙁

    Ah ce n’est pas un discours de droite pour les nantis qui ont la chance d’être héritiers (par ex) mais vous qui parlez du peuple souvent, sachez que c’est l’une de ses plus grandes souffrances!

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    • vanneste - 23 janvier 2014 20 h 55 min

      C’est depuis Thatcher que le taux de chômage britannique est inférieur au nôtre. Ce qui nous protège est une illusion qui nous tue. Les chômeurs en fin de droit chez nous vivent plus mal que les travailleurs « pauvres » de certains pays. Le problème des richesses, c’est qu’il faut les produire avant de les répartir. Le libéralisme, ni sauvage, ni ultra en produit davantage que le socialisme. Les pays scandinaves offrent une variante : la production est libérale, mais il y a une forte redistribution. Rien à voir avec le socialisme à la française.

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      • Isabeau - 27 janvier 2014 0 h 48 min

        Etes-vous allé en Angleterre ? Les prix y sont si élevés que les gens, même avec un salaire décent, ont du mal à remplir leurs frigos. Les équipements publics vétustes, délabrés, font peine à voir et nombre de personnes ne sortent pas de leurs villes ou, à Londres, de leurs quartiers parce que le coût des transports est prohibitif.
        Même dans les bons quartiers de la capitale, on note à chaque coin de rue des boutiques de vêtements de seconde main, un signe qui ne trompe pas sur le niveau de vie réel d’une population qui s’est paupérisée à vitesse accélérée au cours des trois dernières décennies.
        Le libéralisme à l’anglaise ne marche pas !

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        • daria - 20 mai 2014 19 h 41 min

          Pour ma part je connais bien Londres et ce que vous dites est faux, d’abord l’Angleterre affiche la croissance la plus haute loin devant l’Allemagne, le système de santé est excellent, car tout le monde y a droit étranger, ou pas, pauvres ou riches, c’est gratuit pour tout le monde étant donné que les médecins sont fonctionnaires salariés.

          La culture est géniale, tous les musées sont gratuits (contrairement à la France) les parcs sont ouverts à tout le monde (en France pelouses interdites) on rencontre des gens à tous les coins de rue. La nourriture est excellente contrairement aux idées reçues, bien plus saine qu’en France, moins de pesticides (la France est le premier utilisateur de pesticides), dans l’ensembles les gens essaient d’arnaquer beaucoup moins qu’en France, ou c’est la loi du plus fort, du clan.

          Bien sur le logement à Londres est cher mais pas plus qu’à Paris et en plus il y a toujours un petit extérieur.

          Bref j’ai l’impression que vous n’avez pas vécu à Londres, moi j’y ai vécu j’y ai même touché le bénefit (équivalent du rsa) quand je n’avais plus de travail, avec allocation logement et j’ai des amis qui ont obtenus des councils flat -hlm à vie gratuit pour ceux sans ressources, alors qu’en France on ne m’a jamis rien proposé meme seule avec un enfant en basâge.

          Je suis revenue d’Angleterre il y a quelques années et je le regrette mon plus vif souhait est d’y retourné. En France tout est déplorable à commencer par la violence quotidienne, la loi du plus fort -je vis dans le sud est), enfants intelligents ou sensibles frappés à l’école, protections des agresseurs, culpabilisation des victimes, on marche sur la tête.

          Voilà. Je crois vraiment que à moins d’avoir une mentalité arrogante et très française (sens du cynisme, hypocrisie) on est forcément mieux à Londres et même dans d’autres pays qu’en France. TOus les gens qui ont vécu à Londres en général sont émerveillés alors franchement je n’ai pas l’impression que vous y êts vraiment allée ou pas très longtemps..

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          • daria - 20 mai 2014 19 h 59 min

            quant aux vêtements vintage auxquels vous faites allusion sachez que c’set hyper trendy, toutes les stars s’habillent second hand et les rockers encore plus allez voir le marché de porto bello, il n’y a que ça pourtant c’est un quartier très riche ou vivent madonna et Claudia Schiffer..

            Personellement j’ai toujours adoré la mode vintage dans ma jeunesse et je trouvais ringard d’acheter ses vêtements prêt à porter neuf, comme quoi votre analyse ne fonctionne pas.

            C’est une culture aussi alternative, comme à Brighton, les gens sont tès créatifs et beaucoup contre la société de consommation, en plus Londres est vraiment un lieu très excentrique et branché, et les gens adorent le vintage (marché de Camden hyper touristique avec plein de second hand).

            Sinon rassurez vous Oxford street est rempli de boutique vintage ou pas qui font le bonheur des anglais et des touristes de toute la planete, rappellez vous quand même que Londres est la première ville du monde en terme de shopping.

  3. Jean - 24 janvier 2014 6 h 42 min

    Bonjour Charlotte
    Si les salaires sont bas en France c’est a cause des prelevements abusifs de la SS et de la CSG etc.. qui en pompent plus de la moitie
    Si les prix sont eleves c’est a cause de toutes les taxes et reglements qui viennent alourdir considerablement les prix
    Comment peut on reussir encore dans ce pays quand on vous vole 75% de votre salaire?

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  4. mine - 24 janvier 2014 14 h 08 min

    Antiracisme, théorie du genre à l’école.

    Mme [b]Farida Belghoul[/b] est à écouter.

    La première partie de la vidéo , brève , concerne surtout l’antiracisme . Des remarques sur le rôle d ‘ organisations juives dans la création de SOS racisme me semblent excessives.

    La deuxième partie concerne la diffusion de la théorie du genre à l’école .

    http://www.islametinfo.fr/2014/01/17/farida-belghoul-sur-la-theorie-du-genre-battez-vous-pour-vos-enfants/

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  5. Charlotte - 24 janvier 2014 20 h 08 min

    J’ai du mal à gober les vertus d’une Thatcher. En effet, là-bas, même les allocations pour cadres au chômage sont très faibles, les loyers sont exhorbitants et le système de santé lamentable au point où de nombreux Britanniques (pas les plus pauvres) viennent chez nous car les délais sont moins longs, la qualité meilleure et le coût bien moindre…
    Cela me fait penser à ces pauvres Américains qui votent conservateur et qui survivent dans des bouges!
    Question loyers en France, j’ai bénéficié d’un logement social confortable, où chaque problème était vite réglé et l’espace assez vaste. Quand je l’ai quitté suite à une mutation, le représentant de l’OPAC était ébahi tant mon logement était resté nickel…pour moi c’était évident de respecter les biens, j’avais l’impression d’un exploit! mais quand j’ai dû retrouver un logement, plus de social disponible (célibataire sans enfants, on est juste redevables et on a droit à quasiment rien), donc je suis allée dans le privé locatif plus cher et plus petit avec des propriétaires radins et pénibles : pour faire changer mes « grille pains » de radiateurs sans âge, j’ai eu l’impression de les écorcher vifs 🙁 alors qu’ils étaient multi-propriétaires! ils m’ont remis des grilles pains récents…bref, j’ai la haine, car je suis quand même fonctionnaire d’Etat (petite catégorie C) avec l’impression d’être pas très éloignée des SDF! c’est cela qui est rageant, être si précaires alors que l’on travaille et que l’on a réussi un concours avec des milliers de postulants pour quelques postes seulement.
    Mais je ne voterai pas FN pour autant, juste blanc tant je suis écoeurée de tant de bla bla stériles, du népotisme et de la corruption en France.

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    • Coco - 1 février 2014 21 h 25 min

      Charlotte, chaque problème que vous énumérez, notamment la question des loyers, vient de ce système socialiste qui tient absolument à réguler ce marché. C’est en maintenant des logements vacants que les élus interagissent sur le prix des loyers. Le Libéralisme repose sur la loi de l’offre et de la demande. En raréfiant l’offre, les prix montent et c’est pourquoi les communes ont toutes autant de logement vacants. D’autre part, ce gouvernement comme sans doute les autres, savent que les allocations logement sont captés par les bailleurs. Faire du pauvre pour faire transiter l’argent public vers les rentiers, c’est aussi la politique de nos guignols. Rien ne change, on prend à Pierre pour habiller Paul… la loi de Bitur-Camember dans toute sa splendeur.

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    • daria - 20 mai 2014 19 h 54 min

      Mais ce que vous dites est faux le système de santé anglais n’a rien de lamentable, tout le monde y est soigné (contrairement à la France), ça se voit que vous n’avez jamais mis les pieds en Angleterre c’set pas possible de dire autant d’énormités, j’y ai vécu dix ans je sais de quoi je parle.

      Les médecins sont tous salariés, fonctionnaires de l’état ils n’ont donc en plus pas de loby pharmacetique comme chez nous en France, tout puissant, on ne consomme pas du médicament à outrance. J’ai été merveilleusement soignée au tout début, simple visiteuse chez un ami, immédiatement prise en charge gratuitement. Alors il faut arrêter avec la désinformation.

      En France si on est étranger, de l’UE ou ETats Unis effectivement on a pas droit à la sécu comme ça, mais en Angleterre on ne paye RIEN touts simplement. Et si on a de petits moyens on ne paye pas non plus les médicaments sans avoir besoin de prouver avec des tonnes de documents en tosu les cas c’est mon vécu. Perso j’ai une amie anglaisse qui vit à Paris, elle repart en Angleterre pour tous ses soins dentaires gratuits alors qu’ici elle devrait payer une fortune n’étant pas bénéficiaire de la CMU.

      Ca m’énerve vraiment cette haine gratuite du français vis à vis de l’Angleterre qui est un pays à mon avis mille fois plus social que la France, ou les gens ne sont pas laissés comme en France livrés à eux-même s’ils ne font pas partie de tel ou tel syndicat ou s’ils n’ont pas de travail.

      Vous êtes fonctionnaire en France ceci explique peut-être que vous n’ayiez pas vécu en Angleterre alors de grâce évitez les clichés. On est très bien soigné en Angleterre, gratuitement, c’est la spécificité anglaise d’ailleurs.

      Les gens sont vivants, créatifs, et ne pensent pas uniquement à la sécurité de leur emploi c’set vrai, ils pensent à rencontrer des gens, ils ont aussi un côté plus « spirituel » et n’ont pas honte de pratiquer la méditation, c’est assez courant par exemple en France ça serait immédiatement « raillé ».

      On peut marcher s’assoir, danser , manger sur les pelouses ou on ne trouvera jamais une déjection comme en France. Enfin bref on voit par votre commentaire qu’en fait vous n’avez jamais mis les pieds là-bas. C’est un monde tellement différent du petit monde étriqué. On comprend pourquoi les gens y sont heureux et pourquoi la croissance est à son maximum, même si tout n’est pas parfait, les gens ont tous le sourire et la peche.

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  6. Charlotte - 30 janvier 2014 15 h 39 min

    Il y a de quoi désespérer quand on voit de plus en plus de situation de « Tanguy avec des rides » à cause du coût du logement essentiellement :

    http://lci.tf1.fr/france/societe/des-tanguy-avec-des-rides-de-retour-dans-le-nid-familial-un-effet-8317518.html

    En écoutent les GG sur RMC ce midi, entendre dire que les plus précaires mangeaient de la mal-bouffe (les articles les moins chers, gorgées de sel et produits chimiques) parce qu’il fallait déjà payer le loyer avant tout…cela fini d’achever mon moral! mais je voulais signaler aux politiciens que laisser cette situation perdurer ne fera que cause plus de problèmes de santé publique à l’avenir quand on est obligé de sacrifier une nourriture saine, des soins basiques, parce qu’il a spéculation sur un bien vital, coûtera très cher à la société!! pensez-y.

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