Surge, plutôt que care

Puisque la mode est à l’anglais, je ne résiste pas au plaisir d’opposer à la société du care que propose Madame Aubry, celle du surge, de cet élan, capable par son énergie de redresser un pays en situation difficile. C’est de cela dont la France a besoin, et non d’un accroissement de l’Etat-providence, qui développe l’irresponsabilité et accroît les charges. Les images de l’ouverture de l’université du parti socialiste sont révélatrices. Madame AUBRY n’a rien appris et elle n’a rien oublié. Sans vergogne, elle attaque la catastrophe sécuritaire, dénonce la honte et promet de redresser le pays. Pour qui n’est pas amnésique, c’est se foutre du monde.

Qui peut croire que ceux qui ont plombé notre économie, en prenant des mesures systématiquement contraires à celles que choisissaient nos concurrents et nos partenaires -la retraite à 60 ans, les 35 heures, l’augmentation des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires- pourraient faire face avec volonté et succès à la crise mondiale ?

Qui peut penser que ceux qui avaient fait atteindre à la délinquance les chiffres de 4 millions de crimes et de délits en 2001 pourraient, mieux que la majorité actuelle, affronter le problème des réseaux mafieux dans certains quartiers, ou celui de l’augmentation de la violence entre les personnes ?

Madame Aubry n’a pas pris conscience des erreurs tragiques du PS pour notre pays et elle continue à cuisiner les vieilles recettes de la social-démocratie. La première secrétaire du PS, c’est Big Mother, cette conception maternante de la politique, qui consiste à ôter aux hommes et aux femmes de notre pays le sens de la responsabilité, et le goût de l’effort. D’une part, elle leur promet une société de « soins », de prise en charge, et d’autre part, elle ne cesse de menacer d’une fessée ces mauvais français, ces garnements, qui n’acceptent pas qu’on vienne jouer avec eux, chez eux, sans avoir été invité et en repartant avec leurs billes. Cette éducation à la honte et à la pénitence est d’ailleurs assez efficace puisque récemment, les tourquennois qui accueillaient des roumains, se sont dits honteux en raison du sort fait aux ROMS dans notre pays. Pourtant, une chaîne d’information télévisée nous apprenait hier l’opinion négative que les roumains se font des ROMS, et le manque évident d’intérêt de ce pays pour cette communauté. La solution de ce problème se situe bien davantage en Roumanie que dans notre pays et elle a un coût que la France n’a pas vocation à assumer à elle seule.

Cela me conduit à un troisième point que la Présidente de la Communauté Urbaine de Lille et les élus de gauche en général passent allègrement sous silence : l’augmentation des dépenses publiques dans un pays qui en détient déjà le record avec 54% du PIB, et ne peut offrir sa protection sociale au monde entier. Il faut être faussement naïf et vraiment calculateur pour prétendre que la Communauté Urbaine de Lille peut, avec l’aide de l’Etat bien sûr, accueillir sans fin toute une population qui n’a ni travail ni logement, et qui, sauf pour les grands distraits, n’est pas sans lien avec des réseaux de délinquance. Promettre cela, c’est être complice de ces réseaux, pour la satisfaction de paraître généreux et de mettre le gouvernement en difficulté : coup double particulièrement pervers.

Le véritable respect ne se résume pas à offrir aux personnes une assistance déresponsabilisante financée par le travail des autres. Elle consiste à rendre, dans la mesure du possible, les personnes plus autonomes, dans un pays qui fournira plus d’emplois parce qu’il sera plus compétitif. Le véritable respect envers les ROMS exige, dans le cadre européen, de faire en sorte qu’ils puissent vivre dignement au pays des Logan.

Mot clés:

3 commentaires

  1. Maddalena - 27 août 2010 15 h 36 min

    Ou sont les 35 sois disant de la droite, on ne vous entend guère!!!!

    Collectif

    “Notre Histoire forge notre Avenir”

    « Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité  »

    François Mitterrand, 1982

    Communiqué de presse

    Le collectif « Notre Histoire forge notre Avenir »

    demande à être reçu par Luc Chatel.

    La polémique enfle sur l’éviction de Napoléon et Louis XIV de nos programmes d’Histoire de collège. Malgré le soutien de personne de renom tels que S.Bern, F.Gersal, E.Zemmour ou M.Gallo, la seul réponse du Ministère est : « De nombreux jeunes dans nos écoles sont d’origine africaine : il faut aussi qu’ils se reconnaissent dans nos programmes ».

    Le collectif « Notre Histoire forge notre Avenir », rassemblant plus de 5000 personnes sur Facebook, s’étonne qu’on n’inclue pas également l’Histoire de la Pologne, de l’Italie, de l’Espagne, du Maroc, de la Tunisie, d’Erythrée ou du Sénégal par exemple.

    « Traitez un continent comme l’Afrique avec deux Empire inconnus est indigne de la relation historique et fraternelle qui existe en la France et le continent africain. » se scandalise Benoît CRESPIN, fondateur du collectif.

    Mobilisé depuis le 16 juillet, le collectif demande à être reçu par Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale et Porte-parole du Gouvernement.

    Face au soutien massif des Françaises, Français et des simples amoureux de la France à travers le monde, le collectif rappelle le but de son combat : le respect simple et charnel de notre patrimoine historique. Dans ses aspects les plus durs mais également les plus glorieux.

    Paris, le 27/08/2010

    Répondre
  2. seb - 27 août 2010 21 h 39 min

    La mode n’est pas à « l’anglais » M. VANNESTE – l’anglais est une belle langue pas la « langua franca » actuelle – mais au GLOBLISH. Quand le Parlement va t il se décider à encourager l’esperanto ? La langue des signes ? (Comme çà pas de jaloux) Et dans le même temps avoir un peu de courage pour rappeler à M. BARROSO les obligations qui sont siennes, en matière de respect des langues officielles de l’Union Européenne ?

    Je partage votre avis sur le fait que la France a besoin d’un élan – qui était présent en 2007, depuis votre parti n’a cessé de faire retomber le soufflé – mais pourquoi voir dans l’État (Providence) un ennemi à abattre ? De tout temps, M. VANNESTE, la France s’en est sortie en comptant sur l’État justement…Qu’il soit régalien ou/et de providence. Vous parlez de « charges ». Qui les payent, ces charges ? Sinon le contribuable. Si solidairement, les citoyens ne les prenaient pas à leur charge collectivement…C’est le consommateur qui serait mis à contribution ou/et les entreprises. (Comme aux USA)

    Les « charges » que vous mentionnez n’ont d’ailleurs que peu de choses à voir avec « l’État Providence ». Le premier budget de la Nation, c’est – et vous ne pouvez l’ignorer – le remboursement des intérêts de la dette, suivi par le pôle de l’Instruction, qui est plus un investissement qu’une charge. Je n’ai pas souvenir que votre « majorité » se soit montré plus « responsable » en matière budgétaire que le PS.

    M. VANNESTE, M. JOSPIN n’est plus au « pouvoir » depuis 2002. Et il me semble me souvenir que le Président de l’époque – qui n’était pas sans pouvoir face à M. JOSPIN – avait pour nom J. CHIRAC. Les décisions prises par M. MITTERRAND, M. JOSPIN, ou consorts…Vous aviez la possibilité – parce que le Sénat est « à droite » traditionnellement – de vous y opposer. Votre parti l’a t il fait ? Je n’en ai pas souvenance.

    La retraite à 60 ans, votre candidat – M. SARKOZY – y a apporté son soutien ! Quant aux 35h, à l’augmentation des dépenses publiques ou des prélèvements obligatoires…Quel changement a vraiment été apporté ? Je n’ai pas souvenir que les premières aient été abrogées ! Ni que la dette publique – à tout le moins ses intérêts – ait été réduite ! Votre parti s’est toujours refusé à soutenir la proposition du NC d’une inscription dans la Constitution d’une règle à l’allemande ! Quant aux prélèvements obligatoires, dois je vous rappeler les taxes votées par votre majorité entre 2007 et 2009 ? Qui, veut, d’ailleurs, aujourd’hui, tailler dans les niches fiscales…C’est à dire faire augmenter les impôts ? Qui soutient la mise en place d’un impôt européen pour financer l’Union Européenne ?

    Il s’avère, M. VANNESTE – et c’est M. SARKOZY qui l’a reconnu lui même – que ce qui permet à notre pays de s’en sortir vaille que vaille…C’est justement son État Providence ! C’est lui qui amorti les chocs provoqués par la mondialisation et la crise ! Quant à établir que la retraite à 60 ans, les 35h ou l’augmentation des dépenses publiques sont systématiquement des décisions absurdes, contraires à l’intérêt du pays…Je vous encourage à relire notre Histoire…Tant que M. CHATEL n’aura pas réussi à l’effacer complètement.

    L’impôt n’est pas mauvais en soi. En ce qu’il garantie, pour ex, la sureté du territoire, tant sur le plan intérieur que sur le plan externe. Le premier impôt permanent a en effet été créé en France par Charles V, pour financer une armée digne de ce nom, capable d’agir contre les Anglais mais aussi de mettre fin aux actes des « Compagnies » qui rançonnaient le pays. Pensez vous que les frères de ce roi prirent une sage décision, lorsqu’ils décidèrent quelques années plus tard de supprimer ledit impôt ? Ce qui eut pour effet immédiat de remettre les soldats aux chômages…Et de les faire retourner dans les « Compagnies » en période de paix, ou au service de tel ou tel parti en période de guerre !

    Les 35 h ne doivent pas être si mauvaises puisqu’elles n’ont toujours pas été abrogées. Le secteur du tourisme vous dirait même qu’y toucher serait un préjudice immense pour le pays, au sens où la France bénéficie d’un fort capital de touristes de l’intérieur.

    Quant à la retraite à 60 ans, je suppose qu’elle est aussi absurde que le passage de 487 députés à 577. Quand déposerez vous une proposition de loi visant à restaurer le nombre de députés à ce qu’il était en 1986 ? Les lettres de cachet n’existant plus, l’immunité parlementaire en devient dès lors désuète. Qu’attendez vous pour supprimer semblable privilège, qui ne justifie plus à une époque où l’exécutif n’est plus en capacité de jeter ses opposants dans de sombres cachots, sans procès.

    « Qui peut penser que ceux qui avaient fait atteindre à la délinquance les chiffres de 4 millions de crimes et de délits en 2001 pourraient, mieux que la majorité actuelle, affronter le problème des réseaux mafieux dans certains quartiers, ou celui de l’augmentation de la violence entre les personnes ? »
    En même temps, faire « mieux » que la majorité actuelle n’est pas si compliqué. Puisque la « majorité » justement, pour éviter toute « bavure » donne des ordres aux policiers pour qu’il ne pénètre pas dans certains quartiers ! Le bilan de M. SARKOZY n’est guère reluisant. Beaucoup de discours, beaucoup de lois votées…Très peu de résultat. Le fait que 70% des Français – au moins – se sentent dans une insécurité permanente ou presque, est un aveu de cet échec. Le PS a ses torts – son angélisme – votre parti crève lui de trouille. Beaucoup de mots, comme toujours, des actes a minima, que cela soit en matière de sécurité, d’économie, de politique européenne, etc. Désolé de vous le dire, M. VANNESTE, mais quand dans un parti on appelle « courage » le fait d’oser s’exprimer devant le Président de la République – qui pourtant n’a pas droit de vie ou de mort sur les parlementaires – il y a de quoi s’inquiéter. On en vient à se demander comment des députés ont osé, un beau matin, se dresser devant Louis XVI – à tout le moins son représentant – sans succomber à la lâcheté caractéristique des politiques Français.
    « Pourtant, une chaîne d’information télévisée nous apprenait hier l’opinion négative que les Roumains se font des ROMS, et le manque évident d’intérêt de ce pays pour cette communauté. La solution de ce problème se situe bien davantage en Roumanie que dans notre pays et elle a un coût que la France n’a pas vocation à assumer à elle seule. »
    La France ne reconnaît aucune « communauté » M. VANNESTE. Il y a les Français et les autres. Il s’avère que les ROMS sont des citoyens européens. Ils sont de toute évidence « indésirables » dans leur pays…Comme pouvaient l’être hier les Juifs ou les protestants, dans la France de Philippe le Bel. Les Français n’ayant jamais beaucoup appréciés les gens de « l’usure ». Est ce une raison pour les retourner à autrui ? La responsabilité du Gouvernement roumain est claire. Est ce une raison, cependant, pour nous défausser de la responsabilité qui nous incombe à nous, M. VANNESTE ? Vous avez voté le traité de Lisbonne. Il faut assumer maintenant. Si vous ne vouliez pas « d’invasion » (le terme est de M. HORTEFEUX) de ROMS – qui sont pourtant entrés le plus légalement du monde – il ne fallait pas voter ce traité les yeux fermés.
    Quant à l’augmentation des dépenses publiques, de nature locale si l’on vous suit, le Parlement ne prend pas sa responsabilité. Qui décide du budget des collectivités ? Le Parlement. Qui se refuse depuis des années à voter en faveur de propositions de loi intelligentes visant à supprimer, pour ex, le budget com aux régions, départements, communes…Et à donner aux citoyens le moyen de s’opposer juridiquement à des délires à la Frêche ? Votre parti M. VANNESTE. Vous avez les clés. Vous ne les utilisez pas. Les lois de décentralisation n’ont jamais été remises en cause par votre parti. Ce sont elles qui ont, le plus légalement du monde, instaurées un système où les élus locaux ont le droit de dépenser – de gaspiller – des sommes folles, sans être responsables devant qui que ce soit. Je ne parle pas de l’intercommunalité qui réduit à peau de chagrin le débat républicain, au sens où le maire dominant fait sa loi, ce qu’on appelle la démocratie unanimiste.

    « Le véritable respect ne se résume pas à offrir aux personnes une assistance dé responsabilisante financée par le travail des autres. Elle consiste à rendre, dans la mesure du possible, les personnes plus autonomes, dans un pays qui fournira plus d’emplois parce qu’il sera plus compétitif. »
    Tout a fait d’accord…A quand, dès lors, une loi sur la fin du « pantouflage » pratique qui offre une assistance de l’État à des Ministres/élus, financée par le travail des autres ? A quand la suppression de la loi permettant à un Ministre de retrouver automatiquement son siège à l’Assemblée Nationale, y compris quand ce dernier a été viré du Gouvernement pour des faits hautement blâmables ? A quand la suppression de la loi permettant aux ex députés de profiter pendant cinq ans du chômage, sans se voir assujetti aux mêmes contraintes qu’un chômeur lambda, du style recherche d’emploi ?

    Répondre
  3. seb - 30 août 2010 16 h 26 min

    Et…Un Ministre…Maintenant, qui conteste le « discours de Grenoble » et le « lien entre immigration et insécurité ».

    « Quand j’entends certains élus établir un lien entre immigration et insécurité, cela me choque. S’il y a beaucoup de Français issus de l’immigration dans les prisons c’est à cause de l’échec de l’intégration sociale, économique et culturelle. D’ailleurs, ce ne sont pas des immigrés mais des personnes nées en France et donc françaises.”

    Qui dit cela ?

    M. MORIN.

    http://www.observatoire-parlement.org/ext/http://www.lefigaro.fr/politique/2010/08/26/01002-20100826ARTFIG00569-herve-morin-la-peur-de-la-loi-seule-ne-suffit-pas.php

    Répondre

Exprimez vous!