La crise, le crime et les fausses excuses (Xavier Rauffer)

Excellente tribune du criminologue Xavier Rauffer, dans Le Figaro de ce jour. Celui-ci démontre, statistiques à l’appui, que les périodes de récession ne font pas le lit de la délinquance, contrairement à une opinion répandue.

La cause est entendue. Depuis un demi-siècle de Foucault en Bourdieu, tous les mandarins de la gauche académique le rabâchent sur tous les tons: la violence, le crime n’ont qu’une indiscutable origine et une seule, la misère sociale. Lire la suite dans Le Figaro.

7 commentaires

  1. DEBAERE - 25 mai 2010 16 h 01 min

    Monsieur Vanneste,

    Cet article est réservé aux membres Mon Figaro Select.
    Dommage !
    Merci, pour votre engagement, ne lâchez jamais prise.
    Toutes mes salutations.

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  2. Christian Vanneste - 25 mai 2010 16 h 13 min

    @ Debaere : Il est lisible également dans la version papier que je peux vous faire parvenir si vous le souhaitez. Merci pour vos encouragements. Ils sont les bienvenus en ce moment.

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  3. DEBAERE - 25 mai 2010 18 h 01 min

    Recevez, Monsieur le Député, l’assurance de mon profond respect.
    Merci pour votre gentillesse ainsi que votre attention, je vais me procurer ce journal.

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  4. RPH - 26 mai 2010 12 h 01 min

    Par une ordonnance en date du 21 mai 2010, le juge Bergès vient de notifier le renvoi de Guillaume de Villiers devant la cour d’assises des Yvelines pour « viol ». Le magistrat évoque des faits de « violences, contraintes, menaces », des « actes de pénétrations sexuelles, de fellations, de sodomies » qui auraient été perpétrés par Guillaume de Villiers à l’encontre de son frère cadet, Laurent de Villiers, « entre le 1er janvier 1995 et le 13 décembre 1996 ». Au moment des faits reprochés, le plaignant, Laurent de Villiers, avait entre 10 et 12 ans.
    En effet on ne va pas chercher la cause de ces actes dans la misère sociale . C’est une grande famille catholique en plus… Avec un père et une mère, ça va de soi… Le Malin est partout…

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  5. F.F.T. - 26 mai 2010 17 h 08 min

    Je n’ai pas lu cet article, mais, ce que je peux dire, c’est que dans les années 30, sous la Troisième République, les Français étaient beaucoup plus malheureux qu’aujourd’hui et les honnêtes gens pouvaient se promener la nuit tombée dans les rues en toute sécurité.

    Bien sûr, les bois de justice dressés sur la place publique étaient dissuasifs …

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  6. Christian Vanneste - 26 mai 2010 17 h 40 min

    @ RPH : je vous rappelle que la présomption d’innocence est un principe fondamental de notre droit (cf article 9 de la DDH, loi du 15 juin 2000 et jurisprudence constante). D’après l’hebdo Le Point le 25 mars, le parquet de Versailles avait requis un non-lieu dans cette affaire, en raison de l’absence de « charges suffisantes »…

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  7. Dan - 27 mai 2010 9 h 52 min

    L’angélisme de gauche nous a laissé des perles d’âneries et il persiste (voir la burqa « tolérée » dans certains endroits publics par des …femmes de gauche comme Aubry) MAIS il est indéniable que la crise actuelle ne fasse que développer une criminalité et une délinquance toujours plus violentes et surtout entre les générations.

    Un simple exemple mais révélateur de la « jeune » France en souffrance -qui travaille pourtant- et qui se contient mais jusqu’où?
    Mes parents, enfants de la guerre, sont retraités après une longue vie de labeur et une enfance plus que malheureuse. Contrairement aux baby-boomers archi-gatés par le contexte économique, ils ne devraient pas susciter de jalousie, d’autant qu’ils ont eu longtemps leurs vieux parents à charge coûteuse (maisons médicalisées ruineuses et minables) et leurs grands enfants à charge jusqu’à presque 30 ans (précarisation de l’emploi et loyers hors de prix obligent). Eh bien ils constatent dans les grands magasins où les employés sont payés au smic que ces derniers sont démotivés, peu souriants voire véhéments et hostiles aux anciens car comme certains leur répondent : « pour 1000 euros, on en fait bien assez »…ils comprennent bien leur souffrance et la galère de trimer pour un salaire qui ne permet pas de se loger décemment, de vivre tout simplement. Et en plus ces jeunes sont encore plus frustrés car souvent diplômés alors quand ils voient des retraités avec grosse voiture (pas mes parents qui préfèrent rester discrets), leur train de vie, etc…ils ont du mal à croire que beaucoup de retraités sont pauvres voire très pauvres, ils ne voient que ceux qui ont certes travailler mais dans un contexte hyper favorable que eux ne connaîtront jamais.
    Ca me fait peur pour mes parents, moi je vis loin et dans un département tranquille mais mes parents sont aux portes de l’IDF et la délinquance notamment vis à vis des plus vulnérables augmente. Ils ont conscience d’un ressentiment toujours plus grand entre générations, d’une solidarité qui devraient aussi s’exercer envers les plus jeunes et pas seulement pour les vieilles générations qui vivent mieux en moyenne que les jeunes actifs.
    Tout ça, comment va le gérer le gouvernement? c’est grave ce fossé qui se creuse entre générations dans un pays, un continent où à court terme il y aura 1 actif pour un retraité.

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