Pas besoin de Canard Enchaîné, le Monde Suffit !

Récemment, j’ai participé à une table-ronde organisée par Robert Ménard, l’ex Président de Reporters Sans Frontières (RSF). Le thème en était, notre cheval de bataille commun, la liberté d’expression, en déshérence dans notre pays, en raison de la domination qu’exerce le trio infernal du politiquement correct, de la pensée unique et du terrorisme intellectuel.

Il y a des moments en effet où ceux, politiques ou autres, qui souhaitent s’exprimer, et le font avec indépendance et bon sens, ont la fâcheuse impression de jouer dans une pièce de Ionesco, celle où tout un chacun devient rhinocéros.

Attendant l’avion dans l’aéroport de Tarbes, après un pèlerinage à Lourdes, je voyais sur les écrans de télévision, une émission, une de plus, consacrée à ce problème hyper prioritaire pour les français face à la crise… la parentalité homosexuelle !

Lors du débat, une part importante de la réflexion avait porté sur l’expression humoristique, et le dessinateur Plantu était d’ailleurs intervenu avec le talent qu’on lui connaît. Il est vrai qu’aujourd’hui, à la manière des Bouffons des anciennes cours, les humoristes semblent jouir d’une plus grande liberté que les responsables politiques. Où faut-il donc situer la liberté des journalistes et autres animateurs qui semblent aujourd’hui les seuls à pouvoir décider de ce qui est important et de ce qu’il faut dire sur ce qui est important. La réponse est claire : ce pouvoir des journalistes tient essentiellement au fait qu’ils se situent du côté de l’humour, involontaire hélas pour eux, la plupart du temps. Ce n’est pas nouveau, c’est Viansson-Ponté, qui peu de temps avant mai 68, avait dit, « la France s’ennuie ». C’est toujours le Monde qui célébrait en 1975 le bonheur du peuple cambodgien lors de la libération de Phnom Penh …

C’est plus récemment l’acharnement contre Silvio Berlusconi, les lazzis lorsqu’il gaffe, les cris de réprobation lors de telle ou telle de ses saillies. Que les commentateurs continuent, il est passé de 64 à 73% d’opinions favorables.

J’attends avec gourmandise ce qu’il restera d’ici un an ou deux de l’Obamania délirante, qui commence à se lézarder ici et là. Il est vrai que Barack Obama est loin de remettre en cause toute la politique américaine…il risque de lui arriver le même sort qu’à l’icône Ingrid Bétancourt depuis qu’elle a été libérée par Uribe et qu’on sait en plus qu’elle prie.

Dans le fond, à y regarder de près, le Monde ou l’Express sont bien plus drôles que le Canard Enchaîné

Mot clés:

1 commentaire

  1. winn - 23 avril 2009 6 h 32 min

    MAIS LE CANARD EST-IL VRAIMENT UN JOURNAL ?

    Mais NON ! le canard enchainé n’a jamais été un journal !!! Ce n’est ni plus ni moins qu’une BOITE AUX LETTRES de DELATION c’est tout ! des ndélations de drroite comme de gauche d’ailleurs et ce n’es t rien d’autre ! D’ailleurs vous n’avez aucune analyse digne d’un journaliste , enfin ce qu’il en reste car pour blablater ils sont là mais pour moi les journalistes informent et les grands journalistes font de l’investigation mais malheureusement il y en a de moins en moins et ils sont peu , pour ne pas dire rares…

    A PROPOS : les « scribouillards du canard sont parait-il trés trés bien payée et travaillent en trés petite équipe pour garder les grosses parts du gâteau de même que les dessinateurs « humoristiques » qui paient l’ISF…

    Répondre

Exprimez vous!