Statut du beau-parent : ce sera Non !

Famille et Liberté

Famille et Liberté

Une dépêche AFP nous apprend que le Président de la République a souhaité, aujourd’hui, que le Parlement étudie, d’ici fin mars, un projet de loi sur un « statut du beau-parent », afin de « reconnaitre des droits et devoirs aux adultes qui élèvent des enfants qui ne sont pas les leurs ». « Je souhaite reconnaître ces liens particuliers par la création d’un statut de beau-parent, et plus largement, des tiers qui vivent au domicile d’enfants dont ils ne sont pas les parents. (…) Ce statut permettra de reconnaître des droits et des devoirs aux adultes qui élèvent des enfants qui ne sont pas les leurs », a-t-il donc proposé…

Cette proposition (dont on connait bien évidemment les instigateurs) intervient alors même que la plupart des associations familiales, l’UNAF en tête mais également les AFC et les différentes associations de protection de l’enfance, y sont majoritairement hostiles. Chantal Lebatard, vice-présidente de l’Unaf s’est même interrogée : « Est-on en train de construire le droit de l’enfant ou le droit des parents à disposer des enfants ? ». Voilà des propos de bon sens ! Un article du Figaro de juin 2008 nous montrait l’innocuité de cette mesure :

Constance, divorcée et mère de trois enfants, exprime des craintes plus pragmatiques : «Si l’autorité est exercée avec le beau-père et la belle-mère, cela veut dire que quatre personnes devront s’accorder. Cela peut devenir infernal. À deux, c’est déjà délicat.» Sans compter qu’au­jourd’hui, il n’est pas inhabituel de refaire sa vie deux ou trois fois. ­Plusieurs beaux-parents successifs pourraient donc avoir des droits sur les enfants. «À quand un droit de visite pour les parents de la belle-mère ou l’oncle du beau-père ?» ironise Me Hélène Poivey-Leclercq, spécialiste du droit de la famille. (…) Jacqueline Phélip, de l’association L’enfant d’abord, peine de son côté à cerner les contours de ce statut. «À partir de combien d’années de vie commune pourrait-il être accordé ? Ne devrait-il pas être instauré pour les enfants en âge de le comprendre ? Ne faudrait-il pas que la demande émane de l’enfant ?» (…) Imaginé comme un outil de protection, le statut du beau-parent risque-t-il de se transformer en nouvelle pomme de discorde ?

En juin dernier, lors de la dernière Assemblée générale de l’association Famille et liberté, dont je suis le Président, nous avions eu l’honneur d’entendre Elizabeth Montfort nous parler de ce statut kafkaïen !

Si le droit à l’enfant revendiqué par les couples homosexuels se trouve bien au cœur de ces nouvelles expériences sociojuridiques, étrangement, le droit de l’enfant lui-même semble avoir été relégué aux oubliettes…

Car peut-on réellement croire à la neutralité de la sexualité parentale dans la construction psychique de l’enfant ? La souffrance chroniquement observée chez les enfants adoptés, qui n’ont de cesse de retrouver la mère et le père dont ils sont nés, ne risque-t-elle pas de s’aggraver dans le cas où la famille d’accueil ne représente même plus ce modèle ? Passant au crible tous les arguments politiquement corrects en faveur de l’homoparentalité, qui tendent à favoriser les bons soins au détriment du lien naturel, Béatrice Bourges avait également démontré la nécessité d’une filiation parfaitement reconnaissable par les enfants à travers la possibilité de différencier sexuellement leurs parents. Réunissant les résultats d’une expertise magistrale dans les domaines psychanalytique, sociologique et juridique, dans un contexte élargi aux frontières de l’Europe, elle a rétabli ainsi la vérité sur les chiffres de l’adoption, dénonce les véritables enjeux de société qui se dissimulent derrière la revendication familiale des homosexuels et fustige l’abandon de la famille traditionnelle par les responsables politiques, sacrifiée à une minorité. Un plaidoyer à la fois ferme et subtil en faveur des différences… vitales. Puisque l’on ne devient pas enfant, l’on « naît » enfant.

Je le répète : il y a un combat à mener pour le rétablissement de la Famille, essentielle au présent et à l’avenir de nos sociétés, et donc au bonheur futur de nos enfants. Vous pouvez compter sur moi. Encore une fois, il semble que la priorité de l’exécutif ne soit pas la politique familiale : pourtant il y aurait tant à faire (cf mon article). En tout cas, pour moi, le statut du beau-parent, ce sera non !

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19 commentaires

  1. seb - 13 février 2009 17 h 18 min

    A propos des déclarations du Président,

    Pourriez vous lui éviter d’être ridicule ? Merci d’avance.

    NS, en plus de proposer le truc inique du « beau parent » souhaite réduire le congé parental.

    -Sauf que…La Commission Européenne a préparé (sous présidence française du Conseil Européen !!!) une directive qui elle…L’allonge !!!
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/vers-un-allongement-du-conge-maternite_581652.html.

    Y a t il quelqu’un qui pourrait expliquer au Président que…Le droit communautaire supplante…La loi nationale ?

    Au cas où NS l’ignorerait, par ailleurs…La politique familiale est de plus en plus « européanisée »…Donc non seulement la France risque une condamnation (c’est vraiment le moment pour?) mais en plus l’ex Président du Conseil Européen, qui est à l’initiative du traité de Lisbonne…Ignore que ce traité prévoit de faire de la famille une donnée communautaire !!! Heureusement, le ridicule ne tue pas…Mais bon, l’épargner au pays peut être que cela serait bien. Parce qu’autant voir NS se ridiculiser cela m’importe peu…Autant le voir ridiculiser la France par ses actions…Si !
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/vers-un-allongement-du-conge-maternite_581652.html.

    -S’ajoute à cela que NS explique que les femmes (tout le monde sait que le congé « parental » ne concerne que les femmes, c’est bien connu…Et le congé du père ?) font perdre à la famille un salaire, lorsqu’elles sont enceintes (culpabilisons nos compagnes : bravo !!!)…Et après (quand elles prennent le congé).

    De toute évidence, NS ne connait pas le code du travail !!! Lequel protège les mères, depuis qu’en 1945, communistes et gaullistes ont décidé d’instaurer une véritable politique familiale qui a des effets très positifs…En témoigne la natalité de notre France ! Preuve que même les moroses Français gardent de l’espoir pour l’avenir…

    Si la famille « perd » un salaire…Combien perdrait elle si la mère ou le père n’utilisait pas son congé parental ? Croit on à l’Elysée que les enfants se gardent tout seul? Et sans financement ? (Le plus souvent, la famille (papie, mamie, tata) ne sont pas à proximité)
    Combien d’argent part également dans le transport ?

    Et quelles conséquences sur l’enfant…Grand oublié du projet de NS ? Monsieur Sarkozy est un homme, et un homme politique. J’ignore s’il a été auprès de ses diverses épouses lors de l’enfantement…Et s’il a pris le temps de connaitre ses enfants…Ce que je sais en revanche, c’est que ce sont lors des premiers mois que se tissent, entre un enfant et ses parents, le lien indestructible que l’on appelle « l’amour filial ».

    Monsieur Sarkozy – fort de l’expérience Dati ? – croit il donc que l’équilibre de l’enfant soit assuré sans la présence d’une mère ? D’un père ? L’un et l’autre étant le ciment d’une famille ?

    On sait que par le passé des expériences ont été faites sur des nouveaux nés. Un célèbre Empereur demanda même, pour savoir comment « parlerait » un bébé, que ses nounous ne lui adresse jamais la parole.

    Conséquence ? Le bébé est mort ! Faute d »amour !

    Imaginons qu’une mère ou qu’un père, sinon les deux…Décident de travailler. Et laissent leur enfant nouveau né aux bons soins d’une baby sitter.

    Que va faire celle ci ? Elle va mettre l’enfant dans le landeau, le faire manger (éventuellement) et dormir. Mais elle ne sera pas « là » ! Je veux dire par là qu’elle ne va pas prodiguer d’amour à cet enfant…

    Monsieur Sarkozy semble avoir, également, des idées étranges sur la période post accouchement. Non seulement les médecins demandent que la mère dispose d’au moins deux bonnes semaines pour s’en remettre – autrefois, on appelait cela les « relévailles » et c’était un moment très important – mais en plus, NS semble ignorer le sentiment filial.

    Croit il (sincèrement?) qu’une mère, qui vient d’accoucher, va laisser son nouveau né avec une baby sitter…Sans s’inquiéter ? Que dès lors elle va consacrer son temps au travail…Plutôt qu’à son enfant ?

    Ma femme et moi nous avons des enfants. Il n’y a pas une minute, depuis qu’ils sont nés, que nous ne nous inquiétions pour eux ! Et quand on vient d’en avoir un…Il est tout simplement impossible de « constater » puis de partir travailler comme si de rien n’était (on est plus au Moyen Age…Et même les rois de France, pourtant pas tellement « émotifs » se laissaient aller à leur contentement de père…Et à leurs inquiétudes de parents)

    Et je ne parle pas des « inconvénients » pour les femmes, qui suivent l’accouchement. Par ex le lait. Je ne suis pas une femme…Mais j’ai vu suffisamment l’état de la mienne, pour comprendre qu’être tiraillée par des montées de lait n’est pas le meilleur des trucs pour se concentrer sur une mission professionnelle !

    Peut être NS devrait il faire un enfant à sa femme, voir si elle appréciait de faire des tournées juste après son accouchement…Avant d’inventer n’importe quoi !

    Je veux bien croire que la « vie politique » de NS ne lui ait pas fait voir les soucis liés à la « vie familiale »…Mais certains élus…Et même un Premier Ministre…Pourront sans doute lui expliquer la joie pour les parents de vivre un moment leur vie familiale…Et la nécessité de tout faire pour créer ce lien filial sans qui rien n’est possible…

    On accorde peu de sens aux choses. Pourtant, ayant interrogé ma soeur (qui a accouché une fois par cesarienne, l’autre « naturellement ») le fait de ne pas avoir pu prendre son premier enfant dans ses bras, suite à la naissance, lui a créé un vide. Ce qui n’a pas été le cas pour le deuxième.

    Peut être votre suppléant, Monsieur Desmet, qui a trois enfants pourrait il expliquer à NS que les enfants ne sont pas des jouets…Mais des êtres à aimer…

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  2. Christian Vanneste - 13 février 2009 17 h 29 min

    Merci pour vos propos !

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  3. seb - 13 février 2009 18 h 09 min

    Je ne sais pas ce que cherche le Président – peut être provoqué la Société française sur cette question pour qu’on oublie l’histoire inique du beau parent ? – mais franchement c’est confondant de bêtises !

    Il suffit d’ailleurs de lire les quelques réactions du Figaro – considéré par beaucoup comme la PRAVDA du Gouvernement, sinon du Président lui même – pour s’en rendre compte…

    Sincèrement, j’espère que vos « amis » politiques vont un peu penser à la France…Et pas seulement voter des mauvais textes pour « plaire » à Nicolas Sarkozy. Les vrais amis disent la vérité. Ils ne flattent pas.

    Chacun sait que le Président croit qu’il fait tout bien. Sa personnalité en est cause…Mais aussi le comportement « courtisan » d’une bonne partie des députés et sénateurs UMP.

    Il serait peut être temps que le Parlement prenne son « indépendance » !! Les Français n’attendent que çà…Un VRAI RETOUR du PARLEMENT. (Avec des élus « libres » et non pas pliés en deux pour glorifier le monarque suprême)

    http://www.lefigaro.fr/politique/2009/02/13/01002-20090213ARTFIG00601-sarkozy-souhaite-raccourcir-le-conge-parental-.php?mode=commentaires&next=21&PHPSESSID=3072396116

    Monsieur Sarkozy n’a pas l’air de comprendre que le « bonheur » pour les Français c’est d’abord la famille, la maison, le chien, et si possible un voyage dans un décor paradisiaque…Et non des gros billets verts avec marqués US dessus.

    Que Monsieur Sarkozy soit passionné par l’argent (si l’on en croit certains « politiques » il aurait dit qu’il prévoyait de « faire du fric » et « encore plus de fric » en usant de son prestige d’ex président une fois son mandat fini) fort bien. Mais qu’il veuille bien laisser notre France faire des bébés, et honorer les mères comme cela se fait depuis des siècles, sans que personne n’y trouve à redire.

    Je lisais dernièrement que « l’UMP » serait favorable à un congé maternité pour les « élues ». Et là le Président nous annonce qu’il souhaite réduire le temps…Vive la concertation et le « dialogue » !

    Un vrai « signe » serait de changer Mme Morano de ministère. De toute évidence, elle lutte contre la famille…Et non en sa faveur. Je pense que Mme Chantal Lebatard serait bien plus légitime à ce poste de secrétaire d’Etat à la famille.

    On pourrait « caser » Mme Morano aux questions d’immigration.

    Pour finir, parce que sincèrement cela commence à m’énerver…Les parlementaires UMP pourraient ils être fermes vis à vis de Monsieur Sarkozy quant à la question des prérogatives de chacun ?

    Lors de l’émission « face à la crise » NS a expliqué que les partenaires sociaux devraient décider des impôts…Prérogative pourtant des parlementaires…Heureusement la révision (et non réforme) de la Constitution de 2008 accroie les pouvoirs du Parlement (bonne blague!)

    Là, il assure que telle ou telle disposition sera mise en oeuvre ! A preuve du contraire, ce n’est pas le Parlement qui est censé ‘faire la loi » ? Où en est on dans la « cogestion » à la Copé ? Je n’ai pas souvenir que les lois sont votées, et promulguées…Avant leur passage au Parlement. Mais peut être me suis trompé de régime : sommes nous toujours en République ?

    Surtout, pourrait on demander à NS de cesser d’utiliser à des fins politiciennes l’ignorance des citoyens ? Car cela nous coûte sur le plan interne (malheureusement pour le Gouvernement, la liberté de la presse fait que tous les mensonges ou semi vérités du Président lors de l’émission « face à la crise » ont été dénoncés. Evidemment, cela n’embellit pas l’image de la classe politique. Et après on s’étonne que 67% des Français ne fassent pas confiance au Président ? Surprenant ?) et externe (la Tchéquie, l’Allemagne, l’Irlande, et l’Angleterre, n’ont guère apprécié les « impulsions » verbales de NS : sait il qu’ils nous ridiculisent de fait ? Au point que l’on peut lire dans la presse étrangère que le RDV sur la crise à Bruxelles aura pour principal thème « comment faire taire le Président Français »?)

    Monsieur Sarkozy devrait arrêter de prendre la France pour une adolescente attardée. C’est une femme, une très belle femme, intelligente, spontanée, curieuse, élégante…Et qui a un caractère de cochon quand on la prend pour plus débile qu’elle n’est.

    D’autres ont su la respecter…Certains l’ont même idolâtré. Monsieur Sarkozy aurait il prétention à l’appeler « la Gueuse » comme les traitres monarchistes de 1791?

    personnellement, je lui prèfère le beau prénom de Marianne.

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  4. jean louis guimberteau - 14 février 2009 1 h 38 min

    Bonsoir,

    Alors que les enfants victimes du divorce de leurs parents devenus adultes de plus en plus nombreux chaque jour sont méprisés, il se trouve que l’ on se préoccupe de toute urgence d’ un statut du beau parent, celui- ci ayant choisi son destin et parfois même en contribuant à bafouer les droits essentiels de relation de l’ enfant avec son autre parent et sa famille, le plus souvent le père,et cet enfant subit quelquefois une aliénation parentale en toute impunité.
    Une fois adulte cet enfant devenu parent à son tour qui aura eu l’ outrecuidance de renouer contact avec son parent dont les liens ont été coupés durant de trés longues années au mépris de la loi risque de se faire poursuivre  » gràce  » à l’ article 371-4 par l’ autre parent qui ne supporte pas ce rapprochement.
    L’ article 371-4 a été modifié récemment il a été rajouté un droit exorbitant pour les tiers ( beau parent ) ceux-ci pouvant exiger un droit de visite et d’ hébergement sur l’ enfant et pourquoi pas un risque qu’ il réclame l’ équivalent pour les beaux petits enfants toutes ces lois sont adoptées sans demander l’ avis de ceux qui sont les plus concernés, les enfants du divorce de tout âge.

    Comme si celà ne devait pas suffir le parent retrouvé a parfois fait un transfert d’ affection sur un autre enfant de la famille qu’ il a recomposé de son côté reconnu ou pas et peut par le biais d’ un viager  » fictif  » déshériter cet enfant légitime qui a ses yeux n’ est plus tout à fait le sien au profit de l’ enfant qui l’ a remplacé, l’ article 918 ne s’ appliquant pas dans ce cas de figure.
    Pour la modification de l’ article 371-4 les beaux parents ont considérés que les enfants dont ils se sont occupés sont leurs enfants, alors dans ce cas l’ article 918 se devrait d’ être applicable entre tous les enfants des familles recomposées.
    En fait on se trouve traité de la même manière qu ‘ un enfant indigne d’ héritage, article 726 et 727.

    Pour plus d’ information je vous invite à consulter et faire consulter au plus grand nombre de Députés et de Sénateurs le site http://www.lodd.fr, je vous en remercie par avance.

    Un enfant victime du divorce et de la séparation de ses parents depuis plus d’ un demi-siècle.

    Cordialement.

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  5. Christian Vanneste - 14 février 2009 12 h 12 min

    Merci de votre témoignage

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  6. L WORD - 14 février 2009 19 h 04 min

    Que faire alors pour les lesbiennes avec enfants?
    J’aimerais connaître vos avis de spécialistes car j’ai lu que deux femmes ont chacune un enfant issu de la même semence et les enfants ne sont pas reconnus comme demi-frère et soeur! pourtant biologiquement c’est clair?! surtout si un jour l’un a besoin de l’autre en cas de greffe par ex, ils seront bien reconnus comme ayant le même patrimoine génétique.
    Si l’une meurt, son enfant sera alors séparé alors de son demi-frère ou de sa demi-soeur et de sa « belle-maman » qui l’a élevé et aimé??? et placé où?
    D’où l’utilité d’un statut protégeant ces situations qui de toutes façons existent. Après, que les tenants du modèle traditionnel pestent, comme ils l’ont fait ou le font encore envers les parents célibataires (surtout ceux qui adoptent), cela n’empêche pas ces parentalités diverses car Dieu merci nous ne sommes pas en Afghanistan (par ex) ou dans n’importe quel autre pays non respectueux de la vie privée.

    Là, par-contre, j’ai trouvé un lien assez choquant sur la commande de sperme sur critères ethniques :

    http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2239/articles/a355757-la_nouvelle_invasion_viking.html

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  7. seb - 15 février 2009 11 h 56 min

    Plus je réfléchis aux actes de Monsieur Sarkozy, et plus je constate qu’ils sont liés à sa personnalité, à ses choix de vie.

    Monsieur Sarkozy a été abandonné par son père…Alors qu’il avait quatre ans. A cet âge, on se fait déjà une « idée » de la famille. Il est certain que cette séparation n’a pas été comprise par un si jeune enfant, et qu’elle est passée, manifestement, pour une trahison.

    Dans le même temps, cette trahison du père, a raffermi les liens de Monsieur Sarkozy avec sa mère, et sans doute fait naître un « vide » affectif qui n’a jamais pu être tout a fait combler…En dépit des constantes recherches du « petit Nicolas ».

    A bien des égards, Nicolas Sarkozy ressemble au jeune Louis (futur Louis XIV) par bien des points.

    Comme Louis XIV, Nicolas Sarkozy a « ses femmes »…La seule différence qui existe entre eux, c’est qu’à l’époque du Roi Soleil, le divorce n’existait pas. Louis XIV avait donc « inventé » la cohabitation entre les « trois reines » : son épouse légitime, son aimée de coeur (Mlle Lavallière) et son défi (Mme de Montespan)

    La question qu’on peut se poser c’est de savoir si Monsieur Sarkozy a eu sa « Marie de Mancini ». Car de toute évidence, celle ci n’est ni Cécilia, ni Marie Dominique, ni même « Carlita ».

    Il est fort probable que Monsieur Sarkozy, après le moment d’euphorie propre à toute nouvelle relation, se lasse, comme il s’est lassé des autres femmes.

    Pour une raison en réalité assez simple : la seule femme qui pourra convenir à Monsieur Sarkozy c’est une femme qui sera, au fond, comme sa mère. Ce qui n’est pas le cas de ses précédentes et actuelles épouses.

    Marie de Mancini n’était elle pas, au fond, la jeune Anne d’Autriche qui passant au dessus des convenances fleurait avec un duc ? Et Mme de Maintenon, une Anne d’Autriche s’adressant à son fils dévoué ?

    Autre point commun : la recherche de mentor. Anne d’Autriche n’a jamais parlé à son fils de son père. Et pour cause. Le seul désir partagé par Louis XIII et Anne d’Autriche c’était le voeu d’avoir un Dauphin. A la mort de son époux, Anne a complètement effacé le souvenir de Louis XIII.

    Si « Andrée » la mère de Monsieur Sarkozy lui a plus parlé de son père, elle n’a pas dû le faire dans des termes fort aimables, dignes de rassurer son fils sur la non trahison du père envers le fils.

    Il en résulte que dans les deux cas, Louis comme Nicolas, ont recherché des mentors. Et ont caché leurs sentiments. Et tous les deux ont par ailleurs « tué le père ».

    En effet, à la mort de Louis XIII, le jeune Louis va presque automatiquement reporter son amour sur sa mère…Mais pas seulement. Mazarin va aussi être un « père » de substitution, d’autant plus facilement qu’il est le « parrain » du jeune Louis, c’est à dire son père spirituel.

    Nicolas Sarkozy ne va pas procéder autrement. Faute de pouvoir trouver une épaule en la personne de son frère (alors trop jeune) Nicolas Sarkozy va reporter l’ensemble de ses sentiments sur sa mère. Puis, comme le jeune Louis, il va rechercher un mentor.

    Le premier de ces mentor va être Monsieur Pasqua. Le deuxième Monsieur Balladur. Mais de toute évidence, celui qui va le plus marquer Monsieur Sarkozy, c’est Jacques Chirac.

    Monsieur Sarkozy ne va avoir aucun mal à trahir successivement ses « pères » de compensation, car lui même a subi une trahison dans son enfance.

    Jacques Chirac est le cardinal de Mazarin de Monsieur Sarkozy. Comme le jeune Louis va apprendre la « politique » avec son parrain, le jeune Nicolas va tout apprendre auprès de Jacques Chirac.

    Et quand l’heure sera venue, Nicolas Sarkozy comme le jeune Louis…Ont trahi leur père de substitution. Monsieur Sarkozy en se présentant comme candidat aux élections présidentielles, et le jeune Louis en ne prenant pas de Premier Ministre.

    Il est vrai que dans un cas comme dans l’autre, Mazarin et Jacques Chirac, ont utilisé avec cynisme ce report d’affection de leur protégé sur eux. Mazarin comme Jacques Chirac ont manipulé leur « élève ».

    Et qu’observe t on ? Dans les deux cas, les deux hommes ont souhaité « gouverner » seul. Sans aucune aide…Et sans critique.

    Même chose pour le rapport au Peuple. Louis XIV ne s’est jamais demandé pourquoi les Français avaient soutenu la Fronde. Il n’y voyait là qu’une manipulation par les nobles, et surtout un frein à l’autorité royale. En conséquence, Louis préfera quitter Paris pour Versailles. Histoire de mettre des oeillères ?

    Nicolas Sarkozy Ne procède pas autrement. Nul ne peut être contre les réformes, le Gouvernement, ou lui même. Les Français manifestent contre…La crise !; ils sont « irrationnels », ce sont des « fainéants » et bien entendu…Ils ne « savent pas ». En conséquence, Nicolas Sarkozy s’abrite derrière la « calinothérapie » de son Gouvernement, de ses « courtisans » pour oublier que les citoyens Français sont mécontents. Et qui défit l’autorité se voit aussitôt conspué comme traitre !

    Nicolas Sarkozy a redoublé sa sixième. Doit on s’attendre à ce que celle soit supprimée? Peut être puisque Nicolas Sarkozy a passé un BAC ES…Et qu’il estime que ce qui est vrai pour lui, l’est pour les autres.

    Nicolas Sarkozy n’a pas une bonne idée du mariage, car il est le fruit d’un mariage désastreux, et sa propre situation familiale, et privée, lui démontre que l’Institution du mariage n’a pas de sens. S’il se marie, c’est parce que c’est politiquement correct. C’est à gauche qu’on se pacse…Pas à droite.

    En tant que fils abandonné, il nie à tout père et mère légitime, leur droit sur leur enfant…D’où cet encouragement à protéger le beau parent, qui au fond, visiblement pour lui, fera tout autant l’affaire…Alors même que sa propre histoire prouve le contraire.

    Nicolas Sarkozy recherche toujours un père, qu’il a idéalisé et ses pères de subsitution, hormis Jacques Chirac un moment, se sont tous révélés, au final, des déceptions.

    Tous l’ont manipulé, utilisé. Aucun ne l’a aimé pour lui même. Et c’est là tout le problème. Car l’abandon de Monsieur Sarkozy se retrouve sur son fils, promu au rang de « Grand Dauphin »…Mais avec quelle chance de réussite ?

    Monsieur Vanneste, vous ne pouvez être un père de substitution pour Monsieur Sarkozy. En revanche, vous pouvez être un ami pour lui.

    Louis XIV n’a pas eu d’ami véritable dans sa vie. Il a eu des courtisans, des femmes, des maitresses, des mentors, des serviteurs, des sujets. Mais il n’a pu être aimé comme il aurait fallu. Et il n’a pas pu non plus accepté d’être aimé en retour par son Peuple, dont il a rejeté l’évident amour. (Car les Français idolatraient leur roi)

    Pour Monsieur Sarkozy, il n’est pas encore trop tard. Il est possible de sortir ce dernier de la spirale infernale de destruction dans laquelle celui vit…Et d’épargner à notre France un rejet de celle ci par Monsieur Sarkozy.

    Vous pouvez l’aider en cela. Non seulement parce qu’en tant qu’élu, et père de famille, vous connaissez et la vie politique, et la vie familiale.

    Mais aussi parce que vous êtes un philosophe. Comme disait Socrate, un philosophe c’est quelqu’un qui fait accoucher les âmes. Monsieur Sarkozy a besoin « d’accoucher » de son âme…Parce qu’il n’est pas lui même. Il est de toute évidence torturé par l’abandon dont il est la victime, et par son enfance malheureuse.

    Louis XIV était craint. La seule personne qui l’a compris était Marie de Mancini. Avec elle seule il a été lui même. Il a cru pouvoir être heureux. Et on l’a lui a enlevé.

    Nicolas Sarkozy a encore le temps de se trouver sa « Marie » mais il peut trouver en vous une épaule pour l’écouter, je pense, quelqu’un qui ne sera pas cynique comme Jacques Chirac, ou interessé comme Monsieur Pasqua.

    Monsieur Sarkozy a besoin d’un ami. Serez vous cet ami ?

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  8. jeanbarre - 15 février 2009 17 h 33 min

    ce misérable petit président n’a-t-il rien de plus important à faire pour la France ?
    Qu’est-ce que c’est que cette usine à gaz qui cache le projet d’adoption des enfants par des homos
    honte à lui et honte à sa clique de courtisans !
    que vont faire nos « courageux » députés ?

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  9. Pingback: Statut du beau-parent : pour Christian Vanneste, ce sera NON ! » Chrétienté.info

  10. seb - 16 février 2009 1 h 57 min

    J’ai lu le discours (complet) de Monsieur Sarkozy (jusqu’ici je n’avais lu que ce que qui avait été rapporté par les médias). Monsieur Sarkozy cherche t il à mettre 52% (au moins) de la population dans la rue (48% d’hommes pour 52% de femmes) ?

    Pour quelqu’un qui parle souvent de Louis XVI et de guillotine (mauvais présage au passage : ledit roi aimait lui parler de Charles 1er d’Angleterre, au destin tout aussi enviable) ce dernier semble oublier que ce sont les femmes qui sont allés chercher, à Versailles, « le boulanger, la boulangère, et le petit mitron ».

    Monsieur Sarkozy veut il que nos femmes aillent le chercher, lui, son épouse, et sa clique de courtisans ?

    A se demander ! Il suffit de lire le discours présidentiel pour le comprendre !

    Monsieur Sarkozy « souhaite que le congé parental soit «un congé plus court, et que le Pôle emploi « accompagne » (qu’est ce à dire ? Qu’il ne le faisait pas avant quand il s’agissait de l’ANPE ? Que les « mères » pardon les « jeunes mères » seront plus chouchoutées que les autres catégories de chômeurs ? Les « jeunes » (tout court) par ex ?)
    vraiment les jeunes mères dans leur retour à l’emploi (pourquoi les « jeunes » mères ? Les autres ne sont pas concernées? Et pourquoi pas aussi les « pères » puisque ledit congé « parental » concerne les deux parents ? Et s’il s’agit d’un « retour à l’emploi »…Les « jeunes mères » ne devraient elles pas plutôt en discuter avec leur employeur? Et leur…Médecin ?), et que l’on privilégie l’aménagement des horaires de travail et le temps partiel plutôt que l’arrêt total de l’activité». (Même si les médecins préconisent (en général) un repos bien mérité. De toute évidence Monsieur Sarkozy n’a jamais dû participer à un accouchement. Sinon il saurait que les femmes ne sont pas toutes comme Mme Dati…Laquelle ferait d’ailleurs mieux d’être auprès de sa fille)

    Monsieur Sarkozy sous entend, dans cette phrase, que les femmes (toujours les femmes alors que le congé « parental » concerne les « parents » !) seraient des fainéantes, qui se prélasseraient pendant quelques semaines, ou plus encore, des mois…Au frais de la Société !

    Mieux ! Il réduit les femmes à de simples reproductrices, qui une fois l’enfant né devrait vite fait bien fait s’en décharger sur autrui…Pour vite retourner travailler ! Comme si les enfants étaient des « choses » et non des êtres humains, fragiles, délicats…Les fruits de l’Amour entre un homme et une femme !

    En un sens, Monsieur Sarkozy s’attaque à la dignité humaine, au sens où il demande aux femmes d’agir comme des animaux ! Alors certes, les Hommes sont une espèce (nous descendons du singe selon Darwin) mais nous nous différencions des animaux au sens où l’Amour entrait en ligne de compte. Notre vie sexuelle ne se réduisait pas à la reproduction.

    Monsieur Sarkozy semble considérer que les femmes sont des « poules » appelées à « pondre » chaque jour de beaux oeufs…Pour aussitôt les oublier, et se remettre au travail !

    « Les entreprises ont été à l’origine des politiques familiales. Elles en sont les premières contributrices aujourd’hui. Il est souhaitable qu’elles fassent valoir leur point de vue. »

    Monsieur Sarkozy souffrirait il d’absences ou de problème de mémoire ? Les « entreprises » ne sont aucunement à l’origine des politiques familiales ! Celui qui a mis en place la « politique familiale à la française » s’appelle l’Etat ! (Autrement dit les contribuables…La Société)

    Par ailleurs, la politique familiale est la conséquence de la prise en charge collective des échanges entre générations : ce ne sont plus les enfants des retraités qui paient directement la retraite de leurs parents : c’est la collectivité toute entière via le système de retraites par répartition. En effet, « Ce ne sont pas les cotisations vieillesse qui préparent les pensions des actifs actuels ; c’est la mise au monde des enfants, leur entretien et leur formation » (Jacques Bichot).

    S’attaquer à la politique familiale, financée par la Société, c’est donc s’attaquer au système par répartition. Système qui est de toute évidence plus solide que le jusqu’alors très vanté système par capitalisation, qui vient de montrer, via la crise, toutes ses lacunes.

    « Je voudrais à cet égard que l’on mène une réflexion sans tabou sur l’évolution du financement de la politique familiale. 30 milliards de cotisations patronales famille sont prélevés sur les salaires. 30 milliards. Ces cotisations peuvent être pénalisantes pour la croissance et l’emploi. Je souhaite confier à M. Yves BUR, député, une mission de réflexion sur ce sujet, afin qu’il puisse faire des propositions permettant de conforter le financement de notre politique familiale, tout en limitant son impact sur l’économie. Parce que si on ne garde pas d’emplois en France, ce ne sera pas bon non plus pour les familles ».

    Quel charmant discours ! Sauf qu’il n’y a pas lieu de missionner Monsieur Yves Bur, qui au passage à sans doute d’autres choses à faire que jouer au valet du Président.

    Il suffit de se référer aux chiffres de l’EUROSTATS et le constat est consternant, sans nul doute…

    L’effort de l’État en faveur des familles s’élèvait à 55 milliards d’euros, soit 3,4% du PIB en 2007. Depuis ce nombre a baissé.

    Après la guerre, le France avait la politique familiale la plus généreuse d’Europe. C’est fini : aujourd’hui, la France n’occupe plus que la 8ième place en Europe avec 2,68 % de son produit intérieur brut consacré aux dépenses sociales en faveur des familles.

    Les pays les plus actifs sont le Danemark avec 3,88 %; Le Luxembourg avec 3,7 %; l’Allemagne 3,29 %; la Suède 3,14 %; la Finlande 3,1 %; l’Islande 3,02 et la Norvège 2,89%.

    Les pays d’Europe du Sud sont à la traîne de la politique familiale : entre 1,1 % et 1,5 % du PIB pour l’Espagne, l’Italie et le Portugal, et la Grèce). Avec l’élargissement de la communauté, il faut y ajouter des pays comme la Pologne : 0,86 %, la Bulgarie: 1,09 % ou l’Estonie : 1,53%.

    Le PIB Français étant de 1 625 milliards d’euros en 2007, on peut évaluer les dépenses de prestations sociales en faveur de des enfants et de la famille à 43,55 Md€. (Les autres prestations en faveur de la famille étant au niveau fiscal)

    Monsieur Sarkozy explique vouloir « réconcilier » vie de famille et vie professionnelle…Mais il n’y a pas un an, le commissaire à l’emploi expliquait lui vouloir allonger le temps du congé pour…La même raison !

    La proposition de révision de la Directive 92/85/CEE sur la protection maternelle fait partie du paquet «famille » présenté ce 3 octobre par le Commissaire européen aux affaires sociales Vladimir Spidla est la suivante. Face à une grande disparité dans la durée de congé maternité entre Etats membres, le congé passerait à 18 semaines minimum, avec le maintien du salaire et la garantie de retrouver un poste équivalent à l’issue du congé maternité. Autre avancée : une mère reprenant son emploi après un congé maternité aura la possibilité de demander à son employeur un aménagement de son temps de travail. Selon la Commission, la nouvelle directive améliorerait la situation des femmes prenant un congé maternité dans plus de 2/3 des Etats membres.

    Monsieur Sarkozy considère que les cotisations familiales représentent un « coût » pour une entreprise, et pour la Société…Mais il oublie tous les avantages de cette solution.

    1. Si la politique familiale française n’existait pas, le système des retraites s’effrondreraient. De même que les crédits font les débits (principe bancaire) les bébés font les retraites.

    2. Une grande partie des cotisations familiales sont utilisées pour financer l’enseignement de nos enfants. Or…Les enfants deviennent des adultes. En formant ces derniers…C’est un investissement important de la Société en faveur des…Entreprises !

    3. Si les entreprises américaines ne payent pas de cotisations familiales…Chacun des employés et patron d’une entreprise finance son « assurance sociale » ce qui évidemment revient beaucoup plus chère à un individu qu’à la Société. Avec son système par répartition, la France, elle, réduit les coûts. Si les cotisations pèsent sur le salaire ou le CA…Elles ne pèsent pas autant qu’une assurance individuelle pèse sur un individu seul, sans secours de la Société.

    4. La Démographie française est une chance ! D’abord le flux générationnel est maintenu…Les entreprises bénéficient donc d’un « marché » national qui se régénère constamment, et le processus générationnel fait que la Société bénéficie d’un « turn over » important, permettant aux sociétés de bénéficier dans le même temps de l’expérience des « anciens », du dynamisme des « hommes et femmes mur(e)s », et de la créativité de la jeunesse.

    5. La Démographie française attire. La France est une grande puissance mondiale, et son taux de natalité fait des envieux. Grâce à ses bébés, non seulement la France assure son régime de retraite par répartition, mais en plus attire d’autres citoyens venus d’ailleurs, qui dépenseront donc dans notre pays. Et pour l’Etat c’est évidemment des frais en moins, puisque la France n’a nul besoin de faire une immigration massive, les Françaises « travaillant » dur pour donner à la France des « petits Français » chaque jour que Dieu fait.

    6. Monsieur Sarkozy devrait revoir ses classiques…Ou moins écouter le MEDEF. La branche famille qui représentait 3,5% du PIB en 1950 ne compte plus que pour 2,3% en 2006. (2,1% en 2007 si l’on en croit Monsieur Woerth…Je n’ose penser à celui pour 2008, et pour 2009 !) Le montant des prestations familiales par enfant rapporté au PIB/personne était de 20,1% en 1950 pour tomber à 10,6% en 1996. (source : Cf. Jacques Bichot, « Les Politiques sociales en France au XXe siècle, Armand Colin 1997, 177 pages)

    Plus concrètement, la perte de niveau de vie relatif des familles est considérable : En 1954, toutes les familles de 2 enfants bénéficiaient de l’équivalent de 464 € de prestations mensuelles, hors allocations de logement. Elles ne percevaient plus de 113 € en 2006. Pour une famille de 3 enfants, les prestations équivalaient à 781 € par mois. Elles sont tombées à 403 € pour les familles modestes et 257 € pour les familles aisées (sources : Dominique MARCILHACY)

    Autant dire que la politique familiale qui pèserait sur les entreprises c’est de l’enfumage, point barre ! Et leur impact sur l’emploi est nul…Puisque la baisse drastique de la politique familiale à la française…N’a pas été couronnée par une baisse similaire en ce qui concerne le chômage, et à preuve du contraire, il n’y a pas eu non plus d’impact, depuis cinquante ans, sur la croissance de la France.

    Il faut croire, d’ailleurs, que l’inverse, en revanche, serait plus fiable…Puisque c’est lorsque les prestations familiales étaient au plus haut; que la France voisinait des taux proches de 5% de croissance…Vous avez dit mauvaise foi ?

    Monsieur Sarkozy devrait savoir que la démographie peut difficilement « plomber la croissance »…Puisque c’est grâce à elle que les parents consomment, et qu’ils dépensent pour leurs enfants !

    Monsieur Sarkozy a t il une idée (sincèrement) des avantages de la politique familiale française ? Pour la croissance ? Pour l’emploi ? Manifestement pas !

    Quand on devient parent, en général on veut quelque chose de « plus grand ». Les bébés, avant même de naitre, profitent donc au secteur immobilier.

    Quand on devient parent, on prépare la chambre pour l’enfant. Là encore, les bébés favorisent la croissance, puisqu’ils permettent à des enseignes bien connus, de proposer aux futurs parents : berceau, frises aux murs, lumières, oreillers, peintures pour la chambre du bébé, etc.

    Quand on devient parent, il convient aussi de l’officialiser. On passe d’abord en mairie pour annoncer la bonne nouvelle, on fait paraitre dans la presse la naissance du bébé, et généralement on fait même une fête familiale et avec les amis pour présenter le nouveau venu. Faire une fête c’est préparer un diner, faire des cartons d’invitation, préparer au mieux son domicile, acheter des tenues pour la fête, habiller bébé, etc.

    Quand on devient parent, il faut aussi penser à acheter des petits pots pour son enfant, du lait, des couches, des vêtements, une berceuse, des livres pour l’endormir, une lumière, des couvertures, des draps, etc.

    Et quand l’enfant grandit, il convient bien sur de financer ses études, de payer le matériel dont il aura besoin, de le vêtir, de le faire manger, de lui procurer un endroit pour dormir, pour se laver, pour rêver de tout et de rien.

    Si la France avait moins d’enfants, combien d’entreprises perdraient de CA ? Combien d’emplois seraient supprimées ? Sans demande pas de besoin, et si pas de besoin nulle nécessité d’engager quiconque.

    Les entreprises participent sans doute au financement de la politique familiale…Mais elles en sont aussi les premières gagnantes. A qui vendraient elles si la France ne faisait pas d’enfants ? Qui consommeraient leurs produits, si le renouvellement générationnel ne se faisait pas ?

    Monsieur Sarkozy pense sans doute que toutes les femmes peuvent imiter Mme Dati. Mais il oublie que Mme Dati, elle, est Ministre…A ce titre, non seulement elle peut se payer une baby sitter ou une nounou…Voire même emmener son bébé au Ministère où il sera pris en charge par l’une de ses « collaboratrices »…Mais en plus qu’elle a mis sa santé en danger pour lui complaire !

    Je rajouterai à cela que les parents ne sont pas là pour se « servir » mais pour « servir » leur enfant. L’Amour n’est pas qu’une question de procréation ! Monsieur Sarkozy considère peut être sa propre progéniture pour peu de choses…Ce n’est pas le cas des Français !

    En plus, Monsieur Sarkozy vit dans un autre monde ! Mme Dati peut appeler le maire de Paris pour obtenir une place en crèche…Moi si j’avais appelé Monsieur Collomb je me serais pris un vent ! Obtenir (aujourd’hui comme hier) une place en crèche, ou trouver une bonne baby sitter…C’est la quête du Graal ! On voit bien que Nicolas Sarkozy, habitué aux « ors » de la République, et aux services qu’elle procure, n’a aucune idée de la galère pour trouver une place pour garder les enfants ! Je me souviens, pour ma part, des démarches faites par ma soeur à une certaine époque. Les mères se battaient comme pendant un jour de soldes ! Et certaines tentaient même de soudoyer le gérant de la crèche !

    Pour finir, et c’est sans doute le plus important, Monsieur Sarkozy ne connait strictement rien à l’amour filial ! Je le soupçonne, pour ma part, de se venger sur les mères…Parce que lui même a perdu son père, et trouve les parents indignes de ce fait.

    Pour un enfant, être séparé de ses parents n’est jamais sain. Parce que justement, pour les raisons expliquées plus haut, un bébé a besoin d’amour ! Un être humain a besoin d’amour. Sinon pourquoi passerait on notre vie à courir après l’Amour ? A cherché le « grand Amour » ? A écouter des chansons « d’amour »? A « faire l’amour »? A nous dire des mots « d’amour » ? J’ai même entendu, récemment, Mme Pécresse assurer les enseignants chercheurs de son « amour »…

    Seuls les parents sont en mesure de produire cet amour. Un enfant est vulnérable, fragile, délicat. Il a besoin de ceux qui l’aiment, pour entrer dans un monde hostile.

    Il a vécu 9 mois (et parfois un peu plus) dans le ventre de sa mère. Il s’est habitué à elle, il l’a senti, il l’a considéré, et quand il est venu au monde, c’est la première personne (excepté le médecin) qu’il a vu. La première à l’avoir pris dans ses bras, à lui donner le premier acte d’amour de sa (longue) vie.

    A coté de sa mère, l’enfant voit une autre figure. C’est son père. Peut être reconnait il sa voix…C’est celle qui l’a bercé pendant de longs mois. C’est aussi la main de cet homme qui s’est posé sur le ventre de la mère pour écouter l’enfant remuer.

    Il est clair qu’il est fondamental que pendant les premiers mois de cet enfant, ce dernier soit la priorité de la famille, des parents ! Si pour des raisons naturelles, le père retrouvera plus vite le travail que la mère, il est certain que la femme, elle, doit consacrer tout le temps nécessaire à son bébé.

    Monsieur Sarkozy n’a pas dû vivre une seule expérience de « père » ! Je veux dire par là qu’il a dû limiter sa « contribution » à donner un peu de lui même à ses épouses, pour une fois celles ci enceintes, les laisser au bon soin de collaborateurs divers et variés.

    Parce que lorsque qu’on devient père tout change ! Il faut en effet apprendre à « devenir » parent. Je gage que Monsieur Sarkozy n’a jamais eu à vivre une telle chose ! Changer les couches, faire faire son rot au bébé, le faire manger (si possible correctement), se lever, hagard, en pleine nuit parce que le bébé pleure, faire les courses avec un landeau, craindre à chaque instant d’oublier son enfant au supermarché ou dans un magasin, etc…Mais au bout de la journée vous êtes crevé ! Et pas moyen de dormir !

    Alors après le premier, cela va mieux. Vous avez acquis de l’expérience. Mais les choses restent néanmoins compliqué. Il n’en reste pas moins que le déchirement est toujours probant lorsque vous quitter votre bébé pour vous rendre au boulot. Pour un père c’est douloureux, pour une mère c’est encore bien pire. C’est la mort dans l’âme que vous la voyez partir…Et généralement vous apprenez dans la journée qu’elle n’a pu le supporter, et est allée chercher « son » bébé, ou bien qu’elle a harcelé la baby sitter au téléphone.

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  11. seb - 16 février 2009 14 h 11 min

    La crise financière ne fait pas que des victimes…

    Le montant annuel brut de l’indemnité allouée au président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, est relevée de 149.000 à 220.000 euros, et cette augmentation de 71.000 euros « prend effet au 15 décembre 2008 », soit le jour de la prise de fonctions de Jean-Pierre Jouyet, qui quittait ce jour-là le secrétariat d’Etat aux Affaires européennes.

    Nicolas Sarkozy rétablit ainsi, en faveur de son ami européo-socialiste, le montant qu’il avait fixé quand il était ministre de l’Economie, et qui avait été abaissé en mars 2006.

    Addendum

    Le décret ayant été monté en épingle par Le Parisien, « on » s’est empressé de préciser que M. Jouyet « va toucher exactement la même somme que son précécesseur » Michel Prada : « Comme M. Prada avait pris sa retraite de l’Inspection des finances dans l’intervalle, le deuxième décret avait pour but de déduire cette retraite du montant de l’indemnité pour éviter qu’il cumule les deux ». Jean-Pierre Jouyet n’étant pas dans la même situation, « cette déduction ne se justifiait plus ».

    (A ceux qui trouveraient que 220.000 euros, cela reste une misère, on rappellera qu’il s’agit seulement de son « indemnité », qui n’inclut pas son traitement de haut fonctionnaire classé « hors échelle », dont le montant n’est pas connu…)

    Et après çà, Nicolas Sarkozy nous explique que…Les fonctionnaires coûtent chers ! Et que les mamans plombent la croissance…!

    Heureusement…Tout va bien, on ne traverse que la « plus grave crise depuis des siècles ». Pas de quoi demander quelques menus efforts au personnel politique…Seul le « bon peuple » est mis à contribution.

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  12. L WORD - 24 février 2009 20 h 18 min

    J’aimerais savoir si notre ministre de la justice a bénéficié d’une insémination ou du moins d’aides médicales à la fertilité vu son âge PARCE QUE si c’est le cas…ministre de la justice d’un pays qui interdit à toute femme célibataire ou non mariée/pacsée, etc..de bénéficier de PMA, ce serait vraiment scandaleusement inique! pourtant je l’admire en tant que femme ayant connu nombre d’embûches discriminatoires avant de briller : sexisme de sa culture d’origine, sexisme « ordinaire » du marché du travail et racisme.
    Ou alors, si elle a connu l’insémination, a-t-elle franchi les frontières de notre UE, supermarché de tout ce que l’on ne peut trouver chez soi? cela ne ferait (je parle bien au conditionnel la concernant) que renforcer l’idée de l’hypocrisie reine quant à ce sujet 🙁

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  13. Jean Pierre Buchmann - 3 mars 2009 13 h 02 min

    Vous me dégoûtez Monsieur Vaneste. Votre intervention sur RMC ce jour 3 mars 2009 à 12h35 sur l’homoparentalité est en dessous de tout. Comment peut-on à ce point « tuer » l’autre différent ? Mais c’est quoi cette connerie d’altérité sexuelle absente chez les homos et qui les rendrait indésirables par la norme dominante hétéro ?
    (…)
    Quand je pense à toutes mes nuits blanches et mes tourments à cause de gens comme vous, je vous déteste car vous nous tuez.

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  14. Vianney - 3 mars 2009 14 h 55 min

    Bonjour, Juste un petit mot pour vous féliciter de votre intervention sur RMC et pour vous encourager dans votre lutte qui ne doit pas facile.

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  15. Christian Vanneste - 3 mars 2009 18 h 22 min

    @ Jean-Pierre Buchmann : intervention pathétique (que j’ai dû censuré à moitié). Il est curieux de constater que ceux qui se prétendent victimes de discriminations ou d’injures soient les premiers à y recourir au lieu d’opposer des arguments. Personnellement, je n’éprouve aucun dégout pour les personnes homosexuelles, mais je refuse que ce comportement soit institutionnalisé comme le souhaite le lobbie.

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  16. BUCHMANN - 3 mars 2009 19 h 55 min

    Ce sera ma dernière intervention sur votre blog Monsieur. Pathétique ? Mais oui, au sens du dictionnaire : émouvant, touchant … Oui, oui car vivant mais pas grâce au regard de gens qui haïssent la différence. Quels arguments pouvez-vous entendre quand il s’agit juste de permettre à l’autre d’exister ENSEMBLE ? Vous ne vous rendez même pas compte de la violence de vos propos, de leur portée et surtout de leur contradiction. (…)

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  17. denis - 4 mars 2009 16 h 23 min

    bonjour,
    de quel lobbie parlez vous dans votre dernière intervention?

    « mais je refuse que ce comportement soit institutionnalisé comme le souhaite le lobbie. »
    cdt

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  18. Equipe Cv - 4 mars 2009 16 h 28 min

    @ Denis : CV en parle dans son post plus haut…

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  19. Pingback: Statut du beau-parent : projet de loi à l’automne ?? - Christian Vanneste - Député du Nord

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