Zemmour à Lille face à l’extrémisme de gauche !

A Lille, Eric Zemmour a montré clairement qui il était. Certes un excellent orateur après une métamorphose qui a hissé la voix au niveau de la plume, mais surtout un homme politique dont la position est à la fois claire et solide. Ses idées-phares : la nation, la dignité des personnes avec le principe commun que la dignité de l’une comme des autres tient à l’indépendance, à l’autonomie que la première gagne par la puissance économique et militaire, et les secondes par le travail et le mérite, étant entendu que la solidarité nationale doit aller seulement à ceux qui l’ont méritée ou qui subissent un handicap. La comparaison entre les revenus d’un agriculteur modeste et ceux d’un étranger demandeur d’asile, la majorité de ceux-ci n’ayant aucune légitimité, 350 Euros/440 Euros, permet à Zemmour de fonder sa politique sur une saine conception de la justice, qui est de traiter les gens avec équité et non par la scandaleuse discrimination positive qui octroie plus à celui qui mérite moins. Un quotidien régional tentait récemment de justifier la situation actuelle en affirmant qu’un retraité français touchait au minimum le double d’un demandeur d’asile : comme s’il y avait la moindre proportionnalité entre celui qui a travaillé et cotisé toute sa vie en France et celui qui ne devrait même pas s’y trouver. En exigeant que la demande d’asile soit faite et traitée avant l’entrée en France, Zemmour traite le problème à sa racine.

La ligne politique qui repose sur la responsabilité personnelle sous la protection de l’Etat-Nation au sein de la seule communauté nationale, où l’ambition de chacun doit concourir au succès collectif, est facile à identifier : patriotisme, libéral-conservatisme, qui ont été les aspects les plus marquants du gaullisme. Dans la ville de naissance du Général, l’annonce d’une prime de participation, exonérée de charges pour l’entreprise et d’impôts pour le salarié était la bienvenue puisqu’elle est un symbole éminent de cette ligne. Plus généralement, Eric Zemmour cible le mal français, le mal socialiste que la prétendue droite n’a pas su enrayer : un Etat obèse, aux dépenses de moins en moins justifiées et efficaces, prélève de plus en plus d’argent privé pour le redistribuer avec la générosité de celui qui use de l’argent qui n’est pas le sien. L’Etat ne secourt pas la pauvreté qui serait la mère de tous les vices et de la délinquance en particulier : il la favorise en appauvrissant les uns sans faire mieux vivre les autres et en étant de plus en plus incapable de remplir ses missions prioritaires, notamment celle de lutter contre le crime qui n’est pas le produit de la pauvreté, mais celui de son laxisme.

Comment expliquer alors que des journaux persistent à qualifier l’ancien journaliste du Figaro de “polémiste d’extrême-droite” ? Certes, l’importance des médias clairement orientés à gauche, Obs, Libé, et même Le Monde, ou le service prétendument public de l’audio-visuel, que Zemmour voudrait à juste titre supprimer, l’explique, mais cela est également dominant dans beaucoup de quotidiens régionaux, comme la Voix du Nord et dans des médias nationaux qui ne sont pas vraiment “de gauche”. Deux raisons convergentes : la formation gauchisante post-soixante-huitarde des écoles de sciences politiques et de journalisme qui produit un fossé de plus en plus large et profond entre la nation et “l’élite” censée l’informer ; Les intérêts économiques et les orientations sociétales des propriétaires de ces médias, favorables à une mondialisation qui n’est heureuse que pour eux, avec toutes les idées folles et décadentes qui l’accompagnent.

Cette dérive se traduit par l’importance donnée à des manifestations hostiles à Zemmour, sans que soit souligné l’extrémisme antidémocratique de ceux qui refusent l’expression du pluralisme, sans que soit stigmatisé l’intolérance de Mme Aubry dont la bouillie mentale atteint un degré de confusion extrême : elle aurait le droit de décréter qui est bienvenu à Lille, d’appeler à manifester contre un meeting de la campagne présidentielle, au risque de violences et d’incidents qui se sont d’ailleurs produits, et n’étaient nullement le fait des partisans de Zemmour, sagement réunis, mais avec ferveur, autour de leur candidat. Si celui-ci n’est pas d’extrême-droite, mais exactement dans la trajectoire du RPR telle qu’elle aurait dû se poursuivre, en revanche la gauche, allant chaque jour un peu plus loin dans sa fuite en avant, est devenue extrémiste, transformant des idées en leur contraire, des positions discutables, mais honorables, en monstruosités logiques, en absurdités intellectuelles. Ainsi Mme Aubry évoque-t-elle l’identité de la France, et “l’ADN” de sa ville, pour exclure Zemmour ! Comme si ces notions liées au patrimoine, à sa conservation, à sa transmission pouvaient être utilisées pour justifier qu’un pays soit ouvert à tous les étrangers sans qu’ils soient appelés à respecter la culture nationale, et qu’une ville soit fermée à l’expression du pluralisme. Mais on sait aussi que ceux qui naguère luttaient pour qu’il soit interdit d’interdire se sont mués en commissaires politiques et en inquisiteurs pourchassant le déviationnisme et l’hérésie. Zemmour condamné, parce qu’il n’a pas jugé bon de faire appel, n’est pas un coupable, mais une victime de ce qui n’est plus une démocratie libérale.

Le comble est atteint lorsqu’on va jusqu’à plaquer l’épithète “antisémite” sur les idées d’un juif qui n’a nullement abandonné sa religion, mais est capable de faire la part entre celle-ci et son appartenance nationale, plus importante politiquement. Zemmour est anticommunautariste, nullement antisémite. Ce sur quoi on l’attaque consiste en sa volonté de refuser la repentance collective du peuple français, et il a raison dans la mesure même où la responsabilité collective est une monstruosité dont les Juifs ont été les premières victimes durant des siècles. Ceux qui ont tendance à excuser les vrais coupables, les individus criminels, qui dénoncent les lois anticasseurs au nom du refus de la culpabilité collective, affirment cependant continuellement la culpabilité de la France pour l’esclavage, pour la Shoah, pour la colonisation, et même pour la répression de ceux qui s’opposaient à la décolonisation. Une Nation ne peut se redresser que si elle cultive sa fierté ! C’est ce que Zemmour a compris !

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3 commentaires

    1. Le pire est que tout ça risque de déboucher sur pas grand chose le 4 mars prochain, s’il lui manque les 150 signatures ( encore à ce jour) pour valider avec certitude sa candidature.

  1. Et portant, tout le monde dit que le Président français est un élu du Peuple…
    Un peuple qui se laisse faire n’a et n’aura que ce qu’il mérite !

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