Revue de presse de ma conférence annuelle

Ce jeudi 27 octobre, j’ai tenu ma traditionnelle conférence de presse. Vous trouverez ci-dessous ce qu’en a retenu la presse.

 Pour Nord Éclair :

Fatigué de « prêcher dans le désert » et dépité face à la « démagogie », le député UMP Christian Vanneste dira bientôt s’il met ou non un terme à sa carrière politique en 2012. En attendant, face à la crise, il voit aujourd’hui en Nicolas Sarkozy « un capitaine courageux ».

Toujours soucieux du bon mot, en cette rentrée, le député choisit la métaphore maritime. Et assimile la crise « au pot au noir ». Cette zone de convergence intertropicale située près de l’Équateur, que les marins appellent ainsi car source de tous les dangers. « La richesse n’est plus chez nous. Et les dirigeants sont le nez sur un mur. Un mur qu’ils ont voulu cacher pendant longtemps. » Des dirigeants « de droite comme de gauche. » La crise actuelle, Christian Vanneste n’en a jamais connue « d’aussi forte ». Et s’il voit en Nicolas Sarkozy « un capitaine courageux », cela ne le rend pas forcément optimiste. « On ne peut pas voir aujourd’hui l’avenir d’une façon sereine. »

Le député UMP de la 10e circonscription serait-il en train de sombrer ? Lui qui n’a pas toujours été sarkophile à défaut d’être sarkozyste (« je suis plus proche du chef de l’État que je ne pouvais l’être en 2007 ») a aussi le sentiment de « prêcher dans le désert » depuis des années. Au menu de ses sermons passés, il cite bien sûr la dépense publique ou la dette. Et comme corollaires, des propositions parfois reprises par d’autres. Exemple : « la TVA sociale par Jean-François Copé ». Un peu comme si les idées de Vanneste, du fait de son franc-parler, avaient besoin d’être « blanchies » pour trouver un écho.
Du coup, « je suis fatigué », lâche le parlementaire. Fatigué par « la démagogie, le retard, le manque de cohérence. » Même « s’il y a des choses qui ont été faites », comme « les pôles de compétitivité, la relance des universités » ou encore le financement des banques, l’ANRU et le grand emprunt. Mais voilà, l’élu semble avoir bu le calice jusqu’à la lie lorsqu’il lâche cette phrase : « Le pouvoir est tellement séduisant que l’arme la plus répandue pour l’avoir ou le conserver, c’est la démagogie. » Est-ce une conclusion ou, pour continuer dans la métaphore maritime, une bouteille lancée à la mer en guise de SOS ? Hier, Christian Vanneste a annoncé qu’il n’était pas sûr de se (re)présenter aux législatives de 2012. Il rendra sa décision dans les mois qui viennent (en clair, quand la droite aura sorti la tête de son programme de l’eau) pour qu’un autre (il ne dit pas qui) puisse se préparer. Mais en même temps, il vante les mérites de la Droite populaire, le groupe de parlementaires formé il y a un peu plus d’un an et dont il est l’un des représentants les plus médiatiques. Un groupe, selon lui, tout droit issu du gaullisme. « Et qui n’a pas peur du mot national ». « Le fait de s’être fait piquer cette notion par les extrémistes, ça, c’est insupportable ». Comme l’est à ses yeux le discours du nouveau groupe de la droite humaniste, qu’il accuse de ne pas en avoir le monopole. « Ils ont trouvé humaniste par opposition à populaire. » Christian Vanneste trouve cela détestable. « Ils auraient pu dire droite sociale, au moins, ils visaient les socialistes. » « J’ai parfois l’impression à l’UMP d’être dans un bateau ivre. Mais en face, je vois des naufrageurs potentiels… Plus je regarde mes amis, moins j’ai envie d’y aller. Mais plus je regarde mes adversaires, plus j’ai envie d’y aller. » Bref, on pourrait résumer la situation ainsi : Nicolas Sarkozy et Christian Vanneste sont dans un bateau. Et tout dépendra de la façon dont le premier se jettera à l’eau. Si celui-ci coule, Christian Vanneste, âgé de 64 ans, larguera les amarres. Pour rentrer au port et mettre fin à sa carrière politique ?

Jean-François REBISCHUNG

Pour la Voix du Nord :

Christian Vanneste en fait une marque de fabrique : il dit ce qu’il pense. Hier pour sa rentrée politique, il n’a pas mâché ses mots envers l’UMP et menace même de ne pas se présenter si le parti reste un « bateau ivre ».

Le député, pilier de la Droite populaire, prendra sa décision en début d’année prochaine.

1 L’ATTAQUE. Christian Vanneste aime les métaphores maritimes. Il juge la situation économique actuelle de Pot au noir* mais voit en Nicolas Sarkozy, « un capitaine courageux ». Maître à bord de la France, le Président de la République serait toutefois soutenu par une UMP ressemblant « à un bateau ivre » !

Le député Tourcoing n’a pas mâché ses mots sur le parti présidentiel et ses principaux leaders. En ligne de mire : Jean-François Copé, Frédéric Lefebvre, François Baroin ou Benjamin Lancar, président des Jeunes populaires. Christian Vanneste dégaine son franc parler et n’hésite pas à qualifier «d’imbécilités », les propos de certains d’entre eux. Il reproche à de nombreux membres de l’UMP de privilégier leur ambition aux idées, d’être des professionnels de la politique éloignés des réalités. « Il faut dire aux gens la vérité. Mais le pouvoir est tellement séduisant que la démagogie prend le dessus. Faire croire qu’on a les moyens économiques alors qu’on ne les a plus, est scandaleux. » 2 L’AMERTUME. « La première année du mandat de Nicolas Sarkozy a été calamiteuse autant sur les choix politiques que sur ses choix humains. » A l’époque Christian Vanneste aurait bien aimé être écouté, notamment sur la dépense publique. Aujourd’hui, il se sent proche du Président de la République « mais j’ai quand même le sentiment de prêcher dans le désert ».

Il s’avoue « amer » de ne pas être entendu par son propre camp. « On creuse des trous que l’on comble avec les trous précédents comme le sapeur Camembert… Nous avons pris beaucoup de retard. Pour les retraites, il fallait faire comme la Suède mais j’ai fait une homélie dans le désert », soupire-t-il.

Il plaide pour la TVA sociale depuis 1994… idée récemment reprise par Jean-François Copé, s’était opposé au bouclier fiscal, aux taxes en tout genre… « Alors c’est vrai qu’aujourd’hui je suis fatigué. » 3 LA MENACE. Pilier de la Droite populaire, Christian Vanneste espère avoir, dans les mois qui viennent, l’oreille de l’UMP pour faire passer ses idées dans le programme pour l’élection présidentielle. « Certes, la Droite populaire ne sera pas la seule à faire gagner Sarkozy… Il faut maintenir un équilibre entre la sécurité, l’exigence sociale, le progrès social, le réalisme économique et financier… Parfois, on a l’impression que l’UMP est dans un bateau ivre, il lui faut une cure. C’est ce à quoi sert la Droite populaire… » Faute de quoi : Christian Vanneste pourrait ne pas se présenter aux élections législatives sur la Xe circonscription dont il est le député sortant. S’il distribue des bons points à la gouvernance de Nicolas Sarkozy (les pôles de compétitivité, la relance des universités, la politique internationale, le plan de relance…), il avoue avoir « de plus en plus de mal à assumer le bilan ». « Je prendrai ma décision en fin d’année ou début d’année prochaine. Plus je regarde mes amis moins j’ai envie d’y aller, mais plus je regarde mes adversaires plus j’ai envie. Je prendrai ma décision suffisamment tôt pour le cas échéant laisser le temps à quelqu’un d’autre d’y aller. » Avant d’ajouter pour enfoncer le clou : « Je suis très heureux dans ma circonscription, c’est l’UMP de Paris qui me pose problème… » •

* La zone tropicale instable où se croise des courants chauds et des courants froids.

Anne COURTEL

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7 commentaires

  1. @ Monsieur le Député,

    Dans l’hypothèse où vous choisiriez de transmettre le flambeau, il faut que votre dauphin soit certain de battre le candidat socialiste. La dernière entourloupe en date sa majorité municipale socialo-communiste ? La suppression des places de stationnement dans l’avenue Gustave Dron pour forcer les clients à utiliser un parking récemment construit, fermé la nuit.

  2. C’est quoi ce bin’s? Je tombe sur le site: je vois C.Vanneste veut arrêter en 2012?

    On est foutu à l’UMP, si il y a plus Vanneste. Déjà que le parti a été complétement capturé par les centristes. Mais alors là on va droit dans le mur. La catastrophe.

    Qui ouvrira les pourparlers avec le Front? Pour enfin avoir une vraie droite au pouvoir? Qui fera la pédagogie à l’UMP pour sortir la petite élite parisienne de sa narcose? Qui aiguillonnera les médias totalitaires?

    Les vrais conservateurs, patriotes, libres, catholiques qui connaissent la vraie définition du capitalisme et la vraie valeur du travail et l’histoire de notre pays, se comptent sur les doigts d’une main à l’AN.

    Ca serait du beau gâchis, que de perdre un de ses meilleurs représentants à l’AN!!!

  3. Mr Vanneste n’abandonnez pas le combat…Vous êtes l’un des rares élus à être près du peuple et à avoir une vision saine de ce monde.La France est en pleine décadence. Nous sommes nombreux à partager vos idées.Mais hélas je ne crois plus en Sarkozy. Il a trahis ses promesses. Pourquoi garde t il encore ce ministre de la culture bobo. On l’a élu pour qu’il nous fasse aussi une politique de droite au niveau sociétal et il a fait tout le contraire. Pourquoi avec vos amis de la droite populaire ne quittez vous pas l’UMP pour fonder un parti vraiment à droite?

  4. Vous avez déposé le 13 AVRIL 2011 une proposition de loi en faveur du référendum d’initiative populaire/citoyenne que le groupe UMP a refusé de mettre à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.
    Il est incroyable de se présenter au suffrage du peuple en refusant que pendant les 5 ans qui séparent deux Présidentielles/législatives, les citoyens puissent reprendre la parole pour décider de ce qui les regarde par RIC!
    Qu’attendez-vous pour lancer une pétition en faveur du RIP/RIC. ??????????????

    82 à 88 % des Français sont POUR
    Avec le RIC VOTRE pétition sur les étrangers pourrait IMPOSER un référendum.
    Quand le PS sera au Pouvoir en 2012 ce qui est la probabilité la plus forte aujourd’hui, le RIC serait très utile pour tenter de s’opposer au vote des étrangers par exemple.
    SI N. SARKOZY qui s’est fait élire député en 1993 avec en 4ème de 20 promesses, le RIP adopté dans l’année 93, instaurait le RIC AVANT 2012 en PROUVANT qu’il veut gérer le Pays ,comme en SUISSE sous le contrôle continu des citoyens cela ne pourrait pas lui faire de mal !

  5. Ha non alors ! M. VANNESTE…Vous ne pouvez pas faire çà à la France ! N’est elle donc rien pour vous ? Quand le bateau prend l’eau, on ne quitte pas le navire…On écope ! Surtout quand on est responsable des trous dans le bateau en question ! Même le Capitaine du Titanic n’a pas pris la tangente ! Il s’est occupé des passager, de son équipe…Et seulement après, s’est intéressé à son sort.

    Vous faut il donc des adversaires politiques pour garder espoir et reprendre courage ?

    Un peu d’amour propre, que diable ! Charles V (18 ans !) a t il pris ses bagages pour l’inconnu ? Non ! Quand tout semblait perdu…Il était là. Et c’est lui qui a conduit la France. Vos prédécesseurs de 1789 ont ils cédé devant l’adversité, l’Europe coalisée ? Non ! Ils sont allés au front ! Ils sont restés à Paris ! Et s’ils ont souvent pris des décisions discutables…Ils les ont prises. Et ce sont elles qui ont maintenu l’unité du pays.

    Alors debout Christian. Quand on porte le nom du Christ, on agit comme tel. Même quand on est fatigué. Même quand on est ereinté. Vous avez une cause à défendre – le destin de la France – vous avez un mandat à tenir – si l’on vous a fait confiance, peut être convient il d’en être digne ? – et vous n’avez pas le droit, surtout, d’abandonner le pays.

    Céder, lâcher, renoncer…Comment pouvez vous même y penser ! Croyez vous que la France soit si bien portante ?

    Vous avez commis des erreurs…Alors corrigez les ! Vous avez fait de bonnes choses…Poursuivez les. Vous avez un bilan…Assumez le. Quand les Français vous auront dit ce qu’ils pensent de votre mandat…Vous pourrez faire ce que bon vous semble. Mais quand on a choisi une responsabilité, M. VANNESTE, on vient devant ceux qui vous ont fait un grand honneur – donner la possibilité de faire la loi, c’est à dire interagir sur le destin du pays – et on s’explique devant eux. On ne quitte pas le navire en pleine mer, en laissant les passagers se débrouiller avec les moyens du bord.

  6. @ Monsieur le Député:

    Nicolas Sarkozy est un capitaine courage, mais, en l’écoutant au sujet de la responsabilité des Banques dans la crise du crédit hypothécaire d’accession à la propriété, je me remémore que celui-ci fut institué par la majorité Démocrate du Congrès lorsque Jimmy Carter était Président et que les mortgages furent ensuite fortement encouragés par le Président Bill Clinton et sa majorité…

    http://www.elysee.fr/president/mediatheque/videos/2011/novembre/interview-de-nicolas-sarkozy-et-de-barack-obama.12377.html

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