La théorie du gender

J’ai cosigné, avec 80 collègues députés, la lettre écrite par Richard MALLIE , Député des Bouches du Rhône, au Ministre Luc CHATEL concernant le programme SVT pour les élèves des classes de première. La dépêche AFP (ici) reprend cette lettre, que vous trouverez ci-dessous.

Nous avons l’honneur d’attirer votre attention sur la « la théorie du genre sexuel », présente dans certains manuels de sciences et vie de la terre de classe de première.

 Selon cette théorie, les personnes ne sont plus définies comme hommes et femmes mais comme pratiquants de certaines formes de sexualités : homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuels. Ces manuels imposent donc une théorie philosophique et sociologique qui n’est pas scientifique, qui affirme que l’identité sexuelle est une construction culturelle relative au contexte du sujet.

Par exemple, il est écrit que «  le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle mais ce n’est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin. Cette identité sexuelle, construite tout au long de notre vie, dans une interaction constante entre le biologique et contexte socio-culturel, est pourtant décisive dans notre positionnement par rapport à l’autre ».

 Ces manuels constituent donc au moins trois entorses aux valeurs de l’école laïque et républicaine car l’école doit avant tout former l’esprit critique selon les exigences de la raison et se doit d’être neutre. Par ailleurs, on ne peut pas obliger les professeurs de SVT à relayer un discours extra-scientifique. Pour le journaliste et écrivain, Gérard Leclerc, « Il s’agit d’imposer une idéologie fabriquée aux États-unis et dont le caractère philosophique, militant, voire intrusif, est patent ». 

Inscrite dans le Code de l’éducation, l’éducation à la sexualité doit avant tout reposer sur une démarche éducative qui répond à la fois à des questions de santé publique et à des problématiques concernant les relations entre garçons et filles non à des théories fumeuses.

Même si la « théorie du genre sexuel » n’apparaît pas stricto sensu dans les programmes d’enseignement de SVT, elle est clairement présentée dans les manuels scolaires ce qui est autant illégitime que choquant. Le manuel édité par Hachette y consacre par exemple une page entière, sous l’intitulé « Le genre, une construction sociale » !

 Il est donc du devoir de l’Etat de mieux contrôler le contenu des manuels scolaires dont disposent les lycéens et nous comptons sur votre action afin de retirer des lycées les manuels qui présentent cette théorie. C’est l’éducation de nos enfants qui est en jeu.

J’ai par ailleurs écrit une lettre personnelle à Luc CHATEL à ce sujet, en tant qu’ancien  enseignant en philosophie, qui est retranscrite ci-dessous.

Monsieur le Ministre,

 

Une polémique se développe actuellement autour de l’enseignement consacré à l’identité sexuelle, dans le programme de SVT des premières L et ES.

 Je voudrais attirer votre attention sur le caractère troublant, voire inquiétant, de cette polémique.

 En effet, dans de nombreux commentaires de la presse, une curieuse inversion se produit, qui semble souligner le lien entre l’origine de la polémique et les milieux catholiques.

 Que l’enseignement catholique et les associations de parents qui se réclament du catholicisme aient été les premiers à réagir n’a rien d’étonnant. La confusion qui est entretenue entre l’identité et l’orientation sexuelles fait déborder une question d’ordre public qui relève de l’enseignement sur la sphère privée, qui doit dépendre des familles. Ceci pose d’ailleurs un évident problème quant au respect du caractère propre qui est inscrit dans les textes qui organisent les relations entre l’Etat et l’enseignement privé.

 A y regarder de plus près, on s’aperçoit qu’il y a une véritable inversion. Les textes officiels semblent garantir le caractère scientifique de l’enseignement et c’est bien leur interprétation, notamment par certains éditeurs, qui introduit une dimension idéologique plus que contestable. Le programme, tel qu’il est défini, limite comme il se doit l’étude de l’identité sexuelle, « aux composantes biologiques principales de l’état masculin ou féminin. ». Il évoque par ailleurs une mise en relation avec d’autres « approches interdisciplinaires (philosophie) ».

 Cette précision me paraît acceptable, même si on peut s’étonner qu’un enseignement de première suppose un travail avec une discipline de terminale, sans tenir compte de l’année de décalage. Par la suite, et d’une manière allusive, il est indiqué qu’on saisira l’occasion d’affirmer la distinction entre la partie publique, l’identité sexuelle et les rôles sexuels, et la partie privée, l’orientation sexuelle, en soulignant que l’attention doit être portée sur les phénomènes biologiques.

 La lecture du Bulletin Officiel est donc assez claire. Il faut, de manière allusive, et en distinguant bien les concepts, séparer identité, rôle et orientation, la dernière devant à mon sens, être simplement mentionnée, puisqu’elle n’appartient absolument pas au programme des Sciences et Vie de la Terre. On peut seulement regretter la confusion qui persiste entre l’identité et le rôle. La distinction devrait être plus nette, le rôle appartenant évidemment à la sphère du sociologique, et non aux SVT.

 Il est manifeste que certains manuels, soutenus par des déclarations d’enseignants, de chercheurs ou de lobbyistes, souhaitent introduire dans cet enseignement une idéologie qui consiste à faire de l’identité sexuelle, comme c’est le cas du rôle et de l’orientation, une construction sociale.

 Je me contenterai d’un exemple qui me paraît en tous points scandaleux. Il s’agit de la page 173 du livre Bordas, qui traite la question de l’identité et de l’orientation sexuelles dans le sens de l’idéologie du gender, en s’appuyant sur les exceptions pour justifier l’importance du conditionnement social non seulement pour l’orientation mais aussi pour l’identité, et en accompagnant les textes de photos qui appartiennent au registre de la propagande : la première montrant une manifestation de transsexuels, et la seconde, indiquant sur une banderole : « l’orientation sexuelle est une liberté fondamentale ». Il me paraît très clair que cette manipulation idéologique éhontée d’élèves, est non seulement contraire à la lettre et à l’esprit du programme, mais qu’elle est tout simplement révoltante quant aux buts de l’éducation nationale.

 Celle-ci doit prodiguer un enseignement scientifique. Elle doit également susciter une réflexion dans les disciplines appropriées, la philosophie par exemple. Elle n’a pas à inoculer insidieusement une idéologie, d’ailleurs contraire au bon sens, à de jeunes esprits qui ne seront pas à même de la critiquer.

 Les réactions du ministère ont, pour le moment, été singulièrement insuffisantes. Elles ont manqué de clarté et de fermeté, alors qu’il s’agit simplement de faire respecter les textes.

 J’ai personnellement signé la lettre qui vous a été adressée par 80 parlementaires, mais je tenais, en tant qu’ancien enseignant et ancien professeur de philosophie, à vous dire combien je souhaite que votre ministère, que vous-même, preniez, clairement position sur cette question.

 Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de toute ma considération.

 

 

Christian VANNESTE

 

  

Articles liés

28 commentaires

  1. Les revendications qui sont derrière la théorie du genre :

    “Plateforme pour l’égalité des droits (25 mars 2004)

    L’homophobie, la lesbophobie et la transphobie tuent : égalité des droits

    1 La modification de l’article premier de la Constitution, assurant l’égalité des citoyen(ne)s sans distinction d’origine, de race ou de religion, pour y ajouter la notion d’égalité sans distinction de sexe, d’orientation sexuelle, d’identité de genre.

    2 La condamnation des discriminations basées sur le sexe, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre de la victime au même titre que le sont celles liées au racisme ou à l’antisémitise.

    3 La pénalisation des propos discriminatoires (injures, diffamation, incitation à la haine) sexistes, homophobes, lesbophobes et transphobes, au même titre que le sont les propos racistes ou antisémites.

    4 La mise en place d’une politique efficace de prévention de l’homophobie, de la lesbophobie, de la transphobie et du sexisme, notamment en milieu scolaire et dans les organismes accueillant du public (OFPRA, institution pénitentiaire, CNAM, Police Nationale…).

    5 Le droit au mariage civil pour les couples de même sexe ; l’extension aux couples homosexuels de l’ensemble des avantages (sociaux, fiscaux, séjour…) dont bénéficient les couples hétérosexuels ; l’égalité des droits entre les différents statuts civils et fiscaux : PACS, mariage, concubinage et célibat.

    6 L’accès à la procréation médicalement assistée et à l’adoption quelles que soient l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou le statut marital du/de la ou des demandeur(e)s.

    7 Que les trans ne soient plus classé(e)s comme malades mentaux par le système de soins français.

    8 La simplification de la procédure de changement d’état civil pour les trans (transsexuel(le)s et transgenres) qu’elles ou ils soient opéré(e)s ou non, et l’accès à une prise en charge médicale choisie, rapide et efficace.

    9 La suppression de toute mention relative au sexe sur les papiers d’identité et documents administratifs.

    Ces exigences sont un pré-requis pour lutter contre les discriminations, dans la loi, dans les faits, dans les têtes.
    Nous invitons les structures associatives et politiques et les individu(e)s dont la lutte contre les discriminations fait partie du combat politique, à rejoindre le Collectif pour l’égalité des droits et à soutenir cette plate-forme de revendications.

    Organisations signataires :
    Académie Gay & Lesbienne, Act Up-Paris, Act Up-Lyon, Alternative libertaire, CADAC (Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception), CCP (Collectif Contre le Publisexisme), CLF (Coordination Lesbienne en France), CNDF (Collectif National pour les Droits de Femmes), Conservatoire des Archives et des Mémoires Homosexuelles, DEGEL (Debout Étudiant-es Gais Et Lesbiennes), Etudions Gayment, Femmes Publiques, Fierté LGBT Lille, FTCR (Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives), GLB (Gais et Lesbiennes Branchés), GAT (Groupe Activiste Trans), Gay Kitsch Camp [Lille], Homonormalité, JCR (Jeunesses Communistes Révolutionnaires), La Dixième Muse, La voix de l’âme, LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire), Les Mauves, Les Panthères roses, Les Verts, LGBT-Formation, Mix-cité, PASTT (Prévention Action Santé Travail pour les Trangenres), ProChoix, Ras l’front, Scalp-Reflex, SNEG (Syndicat National des Entreprises Gaies), SOS-Homophobie, SUD Étudiant, SUD PTT, Tasse de Thé (association et portail pour les lesbiennes), Tiresias, Trans Action, Vamos !

    Personalités politiques signataires :
    Clémentine Autain (adjointe au maire de Paris), Olivier Besancenot (porte parole de la LCR), Patrick Bessac (conseiller régional PCF d’Ile-de-France), Jean Brafman (conseiller régional d’île de France, Groupe communiste, alternative citoyenne, républicain), Sergio Corronado (Adjoint au maire du 14e ardt de Paris), Jean-Luc Estournel (adjoint au maire de Villeurbanne), Hélène Flautre (députée Européenne, les Verts), Christophe Girard (Adjoint au maire de Paris), Noël Mamère (Député de Gironde, les Verts), Pierre Quay-Thevenon (adjoint au maire (PC) de Saint-Denis), Roseline Vachetta (député Européenne, LCR).”

  2. il n’est même plus étonnant de constater que cette nouvelle “affaire” n’excite que la frange extrême de la droite française. dans un article que je viens de lire,un passage résume bien ce qu’est cette théorie: “la distinction entre homme et femme, ainsi que l’hétérosexualité, est avant tout une construction sociale et culturelle. En somme, au delà des seules différences biologiques, il existe des interactions psychiques données par l’entourage ou la société dans le but d’assigner des rôles à chacun.”

    qu’y a-t-il,là-dedans,qui défrise à ce point la droite de la droite?…

    1. @ Grégory: les SVT exposent un programme scientifique ! il est donc normal d’y apprendre l’identité sexuelle, qui relève du biologique, alors que l’orientation sexuelle relève de la sphère privée, c’est une construction sociale.

  3. En effet, on se demande ce que cette théorie plus philosophique au mieux sociologique vient faire dans le programme d’une discipline scientifique. De plus, elle se présente comme une vérité absolue alors qu’il ne s’agit que d’une théorie.
    Il est évident que son insertion dans les programmes scolaires est une tentative de politisation de l’école en faveur des idées lgbt et de manipulation de l’opinion des lycéens à la veille de l’élection présidentielle. Et tout cela se fait sous un gouvernement ump censé s’opposer à ces idées. Une véritable honte !

  4. Si quelque chose est scientifiquement prouvé, pourquoi le caché ? De plus, je trouve que vous voulez censuré beaucoup de chose, allez-vous annoncé un jour votre désire de voir la France devenir un état totalitaire ?
    Je finirais par dire que cette obsession que vous avez envers les homosexuels en dit plus long sur vous que sur eux. Une petite remise en question serait la bienvenue.

    1. @ Mathieur: Premièrement, la différence biologique entre les sexes est effectivement prouvée et c’est elle qui doit être traitée d’après le programme.
      Deuxièmement, lorsqu’on demande qu’un programme scolaire soit appliqué, et qu’on se refuse à ce qu’une idéologie extérieure vienne pirater ce programme, c’est une protection de la liberté de pensée des élèves. Cela n’est pas une censure. D’ailleurs, si vous m’aviez lu, vous auriez compris que selon moi, l’identité sexuelle, la distinction biologique entre l’homme et la femme doit être traitée en SVT, mais que les questions du rôle attribué aux sexes relèvent de la sociologie, celles de l’orientation de la psychologie, qu’elles peuvent être des sujets de réflexion pluridisciplinaires en philosophie, mais qu’elles n’ont pas à être utilisées comme vecteur de propagande idéologique dans un cours scientifique.
      Troisièmement, vous êtes involontairement très drôle en évoquant l’obsession, que je remarque en effet chez ceux qui n’interviennent sur mon site qu’à propos de l’homosexualité. Si vous étiez attentif, vous auriez remarqué que ce sujet n’intervient que rarement et en fonction de l’actualité. Je vous invite à vous informer sur ce que les psychanalystes appellent la projection.

  5. Plutôt satisfait de cette lettre. Je me demande si une “petite visite du député” à l’école ne serait pas bénéfique, étant donné la médiocrité du “Ministre” sur le sujet. 80 députés (mais que font donc les 400 restants ?) qui vont voir les élèves et parler aux enseignants – du sujet en question – cela pourrait être très intéressant.

    Pour moi – comme pour mon épouse qui est enseignante – il est clair que le problème véritable ici, n’est pas tant qu’on parle un peu de la “théorie du gender” mais qu’on fasse accroitre aux élèves que cette théorie est scientifiquement admise, alors même qu’elle ne l’est pas.

    Au passage, le même problème existe concernant le pseudo “réchauffement climatique” qui n’est pas scientifiquement démontré. Le GIEC est en dessous de tout. Comptez vous demander quelque chose en la matière ?

    Pour moi, il est clair que le gender devrait (s’il le faut à ce point) être mentionné en cours de philosophie, voire être mis au programme de sociologie (pour les élèves de L et de ES) mais certainement pas en “svt” puisqu’il ne s’agit pas d’une science.

    Idem, le thème de l’identité devrait – pour moi – être enseigné en cours de philosophie (il peut être intéressant de lire des philosophes traitant du terme : et pourquoi pas des “modernes” pas uniquement des philosophes “antiques” ?) et celui des “rôles” en sociologie via les cours d’Histoire, puisque c’est (en grande partie) sur des fondements historiques que les rôles sociaux et sociétaires se sont définis. On pourrait même y mentionner la prégnance religieuse, en bien ou en mal, qui y à jouer un rôle important : l’Eglise n’est elle pas cette entité qui a défini tout à la fois la femme comme le mal/la tentation…Tout en lui donnant sa préférence, via la glorification de la Vierge, des Saintes, et en apportant à icelle des “armes” pour se protéger de la convoitise masculine (le mariage par ex, les règles de non consanguinité, la protection de ses “droits”, etc.)

    Mais plus que le “gender” – les parents peuvent là corriger le tir – ce qui me préoccupe le plus (et le Ministre Chatel a l’air de s’en moquer totalement) c’est la disparition de l’enseignement de l’histoire de notre pays au collège ! Comme dit mon épouse, les professeurs ont leur liberté pédagogique (heureusement !) mais certains, par peur d’être mal notés par les inspecteurs, contribueront à l’inculture souhaité par M. SARKOZY et cie.

    Clovis, Saint Louis ou François I er , mais aussi Henri IV, Louis XIV ou Napoléon ne sont plus étudiés dans les collèges français !

    Rayés des programmes ou relégués en option. Raison invoquée par l’Education nationale: il faut consacrer du temps, entre la sixième et la cinquième, à «l’enseignement des civilisations extra-européennes», de l’empire du Mali à la Chine des Hans.

    Le programme de sixième passe sans transition de l’Empire romain au IIIe siècle à l’empire de Charlemagne, soit une impasse de six siècles ! Comment compte t on expliquer l’importance du sacre à Reims…Si les élèves ignorent qui est CLOVIS ? Et comment, également, faire comprendre aux élèves l’arrivée du christianisme, sans parler de ce roi des “francs” ? Lequel va, entre autre, être à l’origine d’une “loi” qui sera reprise plus tard par ses successeurs sous le nom de “salique” en vue d’éviter l’octroi du trône aux femmes !

    Les migrations des IVe et Ve siècles (les fameuses «invasions barbares»), pourtant fondamentales dans l’histoire de l’Europe, ne sont plus évoquées ! A croire que l’empire romain a “chuté” comme çà ! Va t on faire accroitre à nos enfants que, soudain, les romains ont quitté la place comme çà ? Et d’où est donc sortie Charlemagne ? C’était un “romain” sans doute ?

    Ces absences sont incompréhensibles. Comment comprendre la naissance du royaume de France sans évoquer Clovis? Comment mesurer «l’émergence de l’Etat en France » sans appréhender le règne de Louis IX? Et mentionner Jeanne d’Arc et Charles VII ?

    La Renaissance sans connaître François Ier? «L’affirmation de l’Etat » sans expliquer Louis XIII et Richelieu?

    Tous les historiens s’accordent sur l’importance de ces personnages et de leur œuvre, non seulement politique, mais aussi économique et culturelle !

    Ce sont les “peuples extra européens” (ou pas d’ailleurs) qui doivent figurer en option…Certainement pas les rois de France !

    On a déjà essayé de les “oublier”…
    Résultat, la III République a dû faire du rétropédalage, car les Français, bien que “révolutionnaires” ne pouvaient pas oublier qui ils étaient, sinon ils vont mal.

    Pourquoi ne pas aussi “sauter” la Révolution française. Après tout, qu’est ce que ce “petit” événement” hein ? Et tant qu’à faire passons de la I République à la V République sans transition !

    Bref, en urgence, il faut virer CHATEL. Après tout, ces décisions stupides sont de sa responsabilité. Et, je rappelle tout de même, que M. SARKOZY n’a pas reçu mandat pour bousiller l’école.

    Après, on met quelqu’un qui aime vraiment l’Histoire – franchement, qui a eu l’idée stupide de mettre un type de chez l’oréal à l’éducation nationale ? Faut croire qu’il est bon courtisan “oui, nicolas adoré de mon coeur”, “oui François que je chéri plus que tout” – comme par ex, M. GALLO (un “ami” du Président, mais qui lui aime et comprend vraiment l’Histoire) ou encore M. DIMITRI CASALI.

    Enfin, on fait de vrais programmes scolaires ! Pourquoi pas axer sur l’Histoire de la France, ses évolutions, plutôt que sur des thématiques ?

    -primaire :

    **la Gaule pré romaine et romaine : on mentionne Vercingétorix, Alésia et Gergovie, puis on parle du brave Jules César, qui a eu l’idée heureuse – et oui, je suis content que la France ait été colonisée par Caius moi ! – de venir conquérir ce territoire

    **la Création de la France : on commence à parler des invasions nordiques qui vont précipiter la chute de “Rome” et de l’alliance réalisée entre l’Eglise et un certain Clovis. On explique rapidement l’importance du sacre à Reims – qui sera plus tard codifié par saint louis – et on évoque bien sur Charles Martel, qui en arrêtant les Huns à Poitiers, a définitivement permis à l’Eglise de s’installer sur le territoire européen. (Emergence de la chrétienté)

    Puis on parle d’un certain Charles le Chauve (trop ignoré des programmes) qui va récupéré la “francie occidentale” autrement dit notre France ! Un partage avec ses deux frères, qui explique tout à la fois les tensions et l’amour existant entre la France et l’Allemagne, et l’affaire alsacienne, puisque tout en découle. Comment comprendre les “droits” revendiqués par l’Allemagne sur l’Alsace Lorraine…Sans faire référence à ce partage ?

    **La France en péril : on parle de la France des capétiens directs, de ce qu’ils ont fait pour construire la France, puis de la descente aux affaires du pays : problème de succession, problème de “droits” (causés par le mariage de Henri II et Aliénor d’Aquitaine, suivi de l’union d’Isabelle de France avec Edouard II) et plongé dans la guerre de cent ans, sur fonds de rivalité interne. On termine avec la signature du traité de Troyes.

    **La renaissance de la France : on commence à parler de Jeanne. Puis on embraye sur Charles VII et l’importance qu’il va donner à la “reconstruction du pays” puis de Louis IX qui va continuer le travail. Reconstruction politique qui va être poursuivie, sur le plan culturel et militaire par Charles VIII, Louis XII, et surtout François 1er.

    -collège :

    **L’unité nationale menacée : on évoque bien sur les guerres des religions, et les efforts réalisés en ce sens par les monarques et les Premiers Ministres pour rétablir l’unité du Royaume de Henri II à Louis XIV (oui, avant de casser l’édit de Nantes, il a tenté de le faire) en passant Henri IV ou Mazarin (pendant la minorité de Louis XIV)

    **La France révolutionnaire : on évoque la France à l’aube de 1789 et jusqu’à la Restauration. On peut expliquer que, même avec celle ci, la Charte va conserver les principes révolutionnaires et donc, lorsqu’ils seront violés, précipités la chute de cette restauration.

    **La France en guerre : on parle de la III République, de la guerre de 14/18 puis de 39/45 et des guerres d’indépendance, plutôt bien menées par le pays, sauf dans le cas de l’Algérie.

    -lycée :

    **La France ressucitée : on parle évidemment de De Gaulle et des “Grands travaux” mis en place. On parle aussi de l’Union Européenne et surtout de l’effort réalisé (notamment par M. MITTERRAND : il n’a pas fait que de mauvaises choses) pour restaurer le lien avec l’Allemagne. On évoque bien sur le Mur de Berlin puis sa chute et les implications que cela a en France.

    **La France face à son destin : on parle des très grandes espérances pour le pays, on essaye de “positiver” un peu (actuellement, on dirait que l’Histoire du pays prend fin avec son adhésion à l’UE !) et on parle de sa puissance actuelle. Qui n’est pas “petite” ni “moyenne” mais énorme, comparativement à sa taille !

  6. Je tenais à rappeler que la philosophie et la sociologie sont des sciences au même titre que la biologie. Donc pourquoi ne pas le mentionner? On n’empêche bien les recherches sur les embryons uniquement pour des raisons philosophiques !!!

    @Seb: en quoi le réchauffement climatique est une pseudo-science? Considérez-vous que 98% des scientifiques travaillant sur le sujet (dont moi-même) mentent et se trompent?? Je suis consterné par ces propos qui n’ont aucune valeur. Ils ne servent qu’à dénigrer des milliers de personnes qui font consciencieusement leur travail. De plus, les preuves sont globalement irréfutables lorsqu’on se donne la peine de lire les rapports et les articles scientifiques plutôt que les sites internets des climato-sceptiques.

  7. @ christian vanneste…”alors que l’orientation sexuelle relève de la sphère privée, c’est une construction sociale”…vrai si l’homosexualité est acquise,faux si elle est innée…

  8. PS: certains s’opposent à la présence de cette théorie dans les manuels scolaires parce qu’elle n’est pas formellement prouvée. mais à ce moment-là il faut cesser d’enseigner la théorie du big-bang,la théorie de l’évolution,la théorie de la tectonique des plaques,la théorie du chaos etc…

  9. Cet ensemble de revendication tient du délire. Faire une différence n’est pas nécessairement discriminatoire. En voulant gommer la différence sexuelle, vous ne l’empêchez pas d’être une réalité, et finalement vous risquez d’amplifier le rejet des “différences” qui vous souhaitez pardoxalement être reconnues.

    Le problème est de faire croire que l’orientation sexuelle est une chose indifférente, comme si la sexualité n’avait pas en soi de sens et que tout pouvait être mis sur le même plan. Or il est évident que l’hétérosexualité, sous le rapport de la transmission de la vie, est supérieure à l’homosexualité. Il est aussi évident que le masculin et le féminin étant relatifs l’un à l’autre, un garçon ne peut comprendre sa sexualité que relativement à celle de la fille, et réciproquement. Si l’on décrète que tout est pareil, alors plus rien n’est intelligible, car définir n’est pas seulement dire ce qu’est une chose, c’est aussi dire ce qu’elle n’est pas.

  10. “Je tenais à rappeler que la philosophie et la sociologie sont des sciences au même titre que la biologie. Donc pourquoi ne pas le mentionner?”

    @ cédric,

    Pouvez vous cesser de dire des aneries? La philosophie est une discipline littéraire et non une science, la sociologie est également enseignée dans la filière des lettres et sciences humaines du cycle universitaire.

    Il faut arrêter de faire passer n’importe quel enseignement pour de la science.

  11. Je souhaitais simplement préciser que le transsexualisme n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle. C’est une question rattachée à l’identité sexuelle, aucunement une “forme de sexualité”.

  12. A Cédric : je reproche au GIEC de partir d’un postulat erroné : Le réchauffement climatique est ineluctable (1), il est principalement causé par l’être humain (2).

    Et si je suis plutôt méfiant, c’est parce qu’on m’a déjà fait le coup de “bientôt le déluge” ! Pour rappel, ce n’est pas vieux, dans les années 1970, l’alarmisme se portait tout aussi bien qu’aujourd’hui, parfois par la bouche des mêmes, sur l’imminence d’un…Epouvantable refroidissement dû aux aérosols ! Et cela alors que commençait justement un réchauffement !

    Et parce – et cela même si c’est humain – que le GIEC est devenu un appareil à subsides publics qui se nourrit de la catastrophe prochaine. Rien d’étonnant, dès lors, de voir ses “scientifiques” cherchez à alarmer l’humanité pour continuer à faire des recherches aux frais du contribuable !

    Récemment, on a vu que des organisations internationales et nationales étaient gangrénées par des conflits d’intérêt monstre. Dernier ex en date : la soit disant catastrophe grippe tueuse…Qui a fait nettement moins de morts/victimes que la classique grippe !

    Le problème n’est pas tant que les membres du GIEC fassent mal leur boulot. Le souci c’est que la mission qui leur a été donnée est du départ fondée sur un dogme.

    “Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation.”

    Le dogme du changement climatique d’origine humaine est clairement énoncé ici, dès le départ. Tous ceux qui le mettront en doute seront dorénavant considérés comme hérétiques, auxquels seront réservés les châtiments systématiques qu’ils méritent : marginalisation, refus de publication et de ressources, discrédit, dénigrement etc.

    Hacène Arezki explique comment le GIEC fonctionne et notamment comment le rapport d’évaluation devient rapport de synthèse, puis résumé à l’intention des décideurs. Chaque étape permet d’épurer la matière originelle pour lui donner une tournure plus consensuelle et plus politiquement correcte, et toujours plus éloignée des contributions sur lesquelles ces documents sont censés s’appuyer.

    Le rapport avec la science ? Lointain donc. Quand tout est fait pour conforter le dogme et écarter la moindre note discordante, il ne faut pas s’étonner du résultat obtenu, divergent. Le but n’est-il pas de soutenir mordicus que le changement climatique que nous connaissons n’a pas eu de précédent, en passant sous silence les alternances de réchauffements et de refroidissements qui jalonnent même le XXe siècle et, de toute façon, l’histoire de la Terre depuis ses débuts, et en tirant des conclusions acrobatiques à partir de données incertaines et corrigées pour servir la bonne cause ?

    Dans les travaux du GIEC, pas un mot – çà ferait tâche sans doute – de l’optimum médiéval et du réchauffement qu’a connu l’Arctique dans les années 1920-1940, qui sont bien gênants pour la thèse d’un réchauffement global sans précédent ; sur les problèmes que pose l’élaboration d’une température moyenne, dont la précision au dixième est à mettre en regard avec les conditions de récolte des données; sur l’Antarctique dont la superficie augmente, si, dans le même temps, se réchauffe sa péninsule, qui ne représente que 2% de cette superficie etc.

    Le dérèglement climatique, en l’absence de réchauffement depuis 10 ans, a pris le relais pour effrayer les foules.

    L’observation des courbes, de 1870 à 2000, des températures et des concentrations de dioxyde de carbone et des températures et de l’activité du Soleil représentée par le nombre de taches solaires sont aussi intéressantes. La correlation est douteuse, à l’exception des trois dernières décennies du XXe siècle pour les deux premières courbes, une vraie corrélation existe, en revanche, pour les courbes de l’activité du soleil et la température, d’un bout à l’autre. Bref, lié dioxyde de carbone = hausse de la température est pour le moins peu “scientifique” !

    Certes, constater une corrélation forte entre deux paramètres ne suffit pas à établir un lien de cause à effet entre eux. Mais celle des températures et de l’activité solaire a peut-être mis sur la voie d’une alternative scientifique à la thèse dominante : c’est le méchant humain avec le très vilain CO2 qui fait monter la température.

    Si le flux de rayons cosmiques, qui peuvent fournir des noyaux de condensation et donc avoir une influence sur la formation des nuages, est modulé par l’activité du Soleil via le “vent solaire”, alors on peut envisager que celle-ci, en contrôlant partiellement la nébulosité, même de quelques pourcents, peut jouer un rôle dans le bilan radiatif de la Terre, comparable à celui attribué au forçage des gaz à effet de serre anthropiques.

    Bref, pour moi le GIEC ne fait pas du travail scientifique mais bien un travail dogmatique : prouver à l’humanité, sans preuve de préférence mais en instrumentalisant notre environnement, que l’Homme est fautif et qu’il peut agir.

    Au reste, comment voulez vous que je crois une personne manquant de bon sens ? Voici l’interview d’un scientifique “made in GIEC” des plus amusantes :

    “La simultanéité des catastrophes en Russie, en Chine, en Pakistan et en Inde décuple l’impression que le climat est déréglé.”

    Quelle est la règle du climat ? Le climat a donc des règles !

    ” Le public a l’impression de vivre en direct ce que les climatologues annoncent depuis plusieurs années : en se réchauffant, le climat entraîne des canicules, des sécheresses et des inondations plus graves et surtout plus fréquentes.”

    Voici l’avis d’un historien du climat : “fondé sur le dépouillement de sources archivistiques, le verdict de l’histoire dément les propos de ceux qui, au lendemain de la catastrophe de décembre 1999, insistaient sur le caractère exceptionnel et nouveau des aléas venteux”.

    ” Contre toute attente, la période contemporaine ne corrobore pas l’impression d’une dégradation irréversible liée au changement global.” Elles sont ” tantôt imputables au cycles froids (XVIIe siècle), tantôt au contraire à des séquences plus chaudes comme la première moitié du XVIIIe siècle.”

    Si les sécheresses, combinées aux chaleurs, sont plus fréquentes au XXe siècle, tous les 2 ans – contre tous les 4 ans et demi au XVIIe siècle -, leur durée est plus courte, 75 jours contre 130 au XVIIIe et au XIXe siècle. Nous sommes très loin toutefois d’atteindre certains records du passé :

    ” En Languedoc-Roussillon, les sécheresses durent respectivement de 330 à 365 jours en 1566 et 1567 où San Galdric (saint Gaudéric) et la Vierge sont très sollicités dans l’attente des pluies salvatrices.” 

    En dépit de ces faits, le GIEC continue de défendre son dogme :

    “Peu importe les causes de ces catastrophes puisque ce sont de toute façon les gaz à effet de serre qui en sont la cause et elles iront en se multipliant. C’est pourquoi :

    ” La réduction des gaz à effet de serre restera un objectif souhaitable mais sans doute difficile à atteindre ”

    Au fait, si on les avait réduits, et en premier lieu le CO2, il n’y aurait pas eu de catastrophes :

    “Les catastrophes de ces derniers jours révèlent l’imprévoyance des sociétés humaines qui n’ont pas adapté leur mode de vie (habitat, exploitation des terres, etc.) aux risques désormais encourus. Sur ce terrain, il y a beaucoup à faire.”

    Bizarrement, les sujets de François 1er – qui pourtant n’avaient pas notre mode de vie, ont été eux aussi confrontés à des soucis climatiques.

    Ca n’a pas l’air de beaucoup interpeller le GIEC !

  13. Magnifique ! Bravo Monsieur le député ! L’enseignement catholique travaille actuellement à l’élaboration de propositions pédagogiques pour les enseignants, qui soient en conformité avec l’esprit de l’enseignement catholique. Le problème des manuels est qu’ils extrapolent des orientations- contestables- suggérées dans le BO. A chaque enseignant de permettre aux élèves de réfléchir aux enjeux des pressions idéologiques exercées sur eux en leur donnant toute la matière nécessaire pour aiguiser leur esprit critique. Encore bravo pour votre engagement.

  14. La théorie du gender ou la création progressive d’un monde pervertie (non pas au sens moral du terme).
    En temps que parent l’éducation nationale me dégoute de plus en plus. De quoi se mêle t’elle. Pas d’homme pas de femme mais une construction sociale de la personne ! pauvre monde dévoyé ! les psy vont avoir du boulot avec des personnes ne sachant plus qui elles sont. Cette théorie n’effacera jamais l’identité réelle des personnes mais créera de grandes souffrances. Le monde devient fou !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.