L’aile droite de l’UMP part à l’offensive

Vous avez sans doute lu dans les pages débats et opinions du Figaro de ce jour une tribune “la sécurité : première des libertés”, cosignée par 34 députés -dont évidemment votre serviteur- du collectif de la droite populaire.

Le journal La Croix propose dans son édition de demain un article sur l’aile droite de l’UMP. Quelques extraits :

Les députés membres du collectif de la Droite populaire entendent peser dans la constitution du prochain gouvernement et l’élaboration du projet de 2012. Ils seront reçus par Nicolas Sarkozy à l’Élysée le 9 septembre. (…)

À l’origine étiquetés « sarkozystes », ces députés UMP – dont les élus du sud-est de la France Thierry Mariani et Lionnel Luca, ou encore Christian Vanneste (Nord) ou Philippe Meunier (Rhône) – ont décidé cet été de se regrouper pour « remettre les pendules à l’heure » face à ce qu’ils considèrent comme des « dérives » inquiétantes du parti majoritaire. L’ouverture à gauche, initiée en 2007 par le chef de l’État, a été le premier choc. Et les critiques émises régulièrement par les ministres issus de la gauche les exaspèrent. (…)

Soit : la restauration de la nation face aux dérives supranationales et communautaires, le contrôle des frontières, l’autorité de l’État, les valeurs civiques et morales, la défense de la famille, etc. « Toutes ces valeurs paraissaient évidentes en 2007, analyse le député du Nord Christian Vanneste. Trois ans plus tard, la droite se perd. Le président doit redevenir le Sarkozy qu’on a aimé en 2007. »

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2 commentaires

  1. Et une preuve de plus que M.WOERTH n’est pas des plus net.
    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hvlJRXLE0ZBH_8hPbrFKEBzsQaKg

    Via l’Express, on savait que la police judiciaire aurait saisi une lettre d’Éric Woerth adressée au Président Sarkozy — alors ministre — visant à recommander l’attribution de la légion d’honneur à Patrice de Maistre. Lettre dans laquelle, le brave parlementaire qu’était M. WOERTH, louangeait…le rôle de ce dernier pour l’UMP ! Car chacun sait que faire des dons à l’UMP est un « mérite » si grand qu’il est a comparé à « une action méritoire pour la France » !
    On sait à présent que M. WOERTH – qui niait connaître le bénéficiaire de ses louanges ! – a reçu des remerciements très révélateurs. Non seulement De Maistre le remercie personnellement – il voit donc en lui son « faiseur de roi » mais en plus, dans son courrier, il utilise une expression si familière – cher ERIC – qu’on ne peut que s’esclaffer en souvenir de M. WOERTH affirmant comme vrai, qu’il ne connaissait pas De Maistre ! Personnellement, si un inconnu m’envoyait un courrier commençant par « cher seb » je m’interrogerais ! Et à comparaison, en dépit du caractère « familier » de votre blog, M. VANNESTE…Je ne crois pas avoir jamais lu un des internautes vous interpellez de manière aussi cavalière : « cher Christian » !
    Tout ceci ne peut que faire surgir une interrogation, des plus légitimes, qui n’a absolument rien à voir avec une lapidation – traitement réservée aux femmes d’ailleurs : M. WOERTH serait il du sexe féminin comme le (la) chevalier(e) d’Eon ? – médiatique ! Existe-t-il un lien entre l’attribution de la légion d’honneur à Patrick de Maistre et son action au bénéfice de l’UMP ? Éric Woerth lui-même a-t-il pu jouer un rôle dans cette attribution ?
    Tout doucement, on en vient à l’article 432-11 du Code pénal relatif à la corruption passive et du trafic d’influence commis par des personnes exerçant une fonction publique. Que dit cet article ?
    Qu’est puni de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique, chargée d’une mission de service public, ou investie d’un mandat électif public, de solliciter ou d’agréer, sans droit, à tout moment, directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques pour elle-même ou pour autrui :
    1° Soit pour accomplir ou s’abstenir d’accomplir un acte de sa fonction, de sa mission ou de son mandat ou facilité par sa fonction, sa mission ou son mandat ;
    2° Soit pour abuser de son influence réelle ou supposée en vue de faire obtenir d’une autorité ou d’une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision favorable.
    Il est donc ici question d’un hypothétique trafic d’influence.
    D’où la très grande importance de la lettre dont fait état l’Express et celle révélée par le JDD. En effet, jusqu’alors, Éric Woerth soutenait qu’il n’était intervenu en aucune manière dans l’attribution de la légion d’honneur de monsieur de Maistre. La lettre, modifie totalement l’appréciation que l’on peut former sur les liens entre Éric Woerth et le gestionnaire de la première fortune de France puisqu’elle constitue un exercice d’influence quant à l’attribution de la dignité républicaine. Notons à cet égard que le ministre continue de nier l’existence d’une quelconque contrepartie pour son intervention. Ce qui est autre chose, notons-le en passant, que l’absence totale d’intervention alléguée tout d’abord.
    Cela suffit-il pour caractériser l’infraction ?
    Pas tout à fait. Il faut pour cela que les actes d’Éric Woerth aient été motivés par une contrepartie. Pas nécessairement effective, au reste. Il suffit que la contrepartie ait été sollicitée ou agréée. Non pas qu’elle ait été reçue.
    La lecture de l’actualité peut laisser imaginer deux directions pour enquêter.
    1°) Le bénéfice d’un emploi pour l’épouse de Monsieur Woerth, qui constitue un « avantage quelconque pour autrui », selon les termes de la loi.
    2°) D’éventuelles promesse de dons effectués à l’UMP — dont Éric Woerth était trésorier — par madame Bettencourt dont monsieur de Maistre était conseiller. Peu importe, à cet égard, que les fonds n’aient pas été donnés par monsieur de Maistre, dès lors qu’il est possible d’établir un lien entre ces derniers et la distinction dont il a pu être honoré à la suite d’une intervention d’Éric Woerth.
    Il faudra encore démontrer que les interventions d’Éric Woerth ont été faites au titre de fonctions publiques ou électorales. Or, au jour des lettres, Éric Woerth était « simple » parlementaire et maire de Chantilly….Mais aussi trésorier de l’UMP. Si ces deux fonctions électives ne lui donnaient pas forcément une influence réelle sur l’attribution de la légion d’honneur à M. De Maistre, son statut au sein de l’UMP…Et le fait qu’il ait adressé sa lettre à celui qui était, alors, le principal bénéficiaire des largesses du bon De Maistre, via l’UMP – en tant que candidat à l’élection présidentielle de 2007 – laisse en revanche plus que planer le doute sur son influence. D’autant que, au regard de la lettre adressée au Ministère de l’Intérieur, on s’aperçoit que c’est, en réalité, le trésorier de l’UMP qui demande la légion pour ce bon donateur…Qu’est De Maistre…Non le brave et simple député de la Nation.
    Pour toutes ces raisons, M. WOERTH aurait dû démissionner…Ou être limogé par M. FILLON…Et M. SARKOZY.

    A ces considérations juridiques, il convient d’aillleurs de rappeler une promesse – encore une fois non tenue ! – du candidat SARKOZY :

    « La démocratie irréprochable ce n’est pas une démocratie où les nominations se décident en fonction des connivences et des amitiés mais en fonction des compétences. »

    Quand il n’était question que de remise, on pouvait douter de l’implication dans l’obtention. La remise n’est qu’une formalité protocolaire, et on peut se faire remettre la médaille par une personne qui n’est absolument pas intervenue dans le dossier avant.

    Maintenant, on a la preuve qu’il est réellement à l’origine de la demande.

    Et que c’est pour couronner les « mérites » à l’attention de l’UMP…Qu’il l’a faites. Comment M. SARKOZY et M. FILLON peuvent ils soutenir encore un tel homme ? Qui a menti à la Nation ? A perverti une promesse de campagne du Président ? Et couvre d’oprobe l’ensemble des « responsables politiques » nuisant ainsi à « la restauration de la Nation » et au crédit de l’Etat ? Sans parler du fait que son discrédit rejaillit forcément sur sa fonction ?

    A quand une tribune du « collectif » pour demander la démission de M. WOERTH ? Nous ne sommes plus dans le soupçon, mais dans les faits. Pour retrouver le « SARKOZY de 2007 » peut être convient il de lui rappeler ses promesses ?
    Je lis, ici et là, que M. SARKOZY et M. FILLON ne remplaceraient pas M. WOERTH…Car il serait, si je puis dire les choses ainsi, irremplaçable ! Sauf par M. BERTRAND…Qui ne peut être déplacé, car sinon il y aurait des bisbilles entre M. FILLON et M. COPE. Mais M. BERTRAND n’est pas le seul « compétent » à ce que je sache, en matière social. Le Gouvernement pourrait aisément « acquérir » des connaisseurs de ces questions. Par ex, M. MEHAIGNERIE, Président de la commission des affaires sociales…Ou Mme DINI, si l’on préfère faire appel au Sénat.

    Voir…Prendre éventuellement un certain M. LAMASSOURE, actuel député européen, qui a travaillé sur le sujet des retraites, au plan européen.

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