Réflexions sur les attentats au Sri-lanka.

Le parallèle entre les attentats au Sri Lanka et celui de Christchurch en Nouvelle-Zélande se traduit par la phraséologie politiquement correcte qui consiste à noyer le poisson dans une dénonciation globale de la violence et du terrorisme, comme s’ils étaient des réalités en soi, des causes efficientes qu’il s’agirait de combattre en tant que telles. En réalité, il y a des terroristes qui sont par définition violents, et ce sont eux qui doivent être combattus. Qui sont-ils ? On remarquera d’abord une absence de symétrie dans leur désignation. Le « suprématiste blanc » australien, Brenton Tarrant,  a été clairement identifié, et l’extrême-droite a subi l’amalgame habituel qui consiste à propager la culpabilité de proche en proche vers tout ce qui ressemble à une défense de l’identité occidentale et des frontières. Certains ont même cru devoir incriminer des auteurs français comme Renaud camus ou Eric Zemmour, le premier pour sa théorie du « grand remplacement » et l’autre pour son hostilité à l’immigration sans assimilation.  La xénophobie supposée de leurs thèses aurait nourri « l’islamophobe » des antipodes. Il est vrai qu’ils ont été l’un et l’autre condamnés pour certains de leurs propos. Mais à la réflexion, ces « condamnations » accentuent une dissymétrie qui devrait susciter l’étonnement. Il n’y a aucune égalité de traitement judiciaire entre les discours conservateurs qui défendent l’identité de la nation ou de la civilisation qui sont désormais suspectés de « phobies » diverses et les menaces suivies d’agressions contre ces identités nationale ou culturelle, lesquelles sont minimisées voire parfois justifiées. La « phobie » est une attitude pathologique mais curieusement elle accentue dans certains cas, xénophobie, homophobie, etc… les peines judiciaires devant les tribunaux, et « morales » dans les médias. A contrario, on observera que les agressions commises par des étrangers sont souvent édulcorées par des considérations d’ordre psychiatrique ou culturelle. En résumé, l’islamophobie est un crime aggravé. La « christianophobie », est un dérangement mental, rare et passager,en grande partie excusable par le passé colonial et oppressif du christianisme, et par les difficultés de la vie des immigrés ou des ressortissants des anciennes colonies, baignant dans des atmosphères culturelles différentes des nôtres.

Or lorsque l’on quitte la désinformation de la pensée unique qui asphyxie les grands médias, et que l’on en revient aux faits, on s’aperçoit qu’il y a d’un côté, à Christchuch, comme naguère en Norvège, un acte isolé commis par un homme seul, dont les idées extrémistes de droite fondées sur le délire de la puissance nourrissent le narcissisme. Dans ce comportement n’y a-t-il rien de pathologique ? En revanche, les attentats commis au Sri Lanka contre les chrétiens dans trois églises lors de la messe de Pâques, la plus grande fête chrétienne ont été coordonnés par un groupe d’hommes, et l’on suspecte particulièrement une organisation islamiste, déjà coupable d’attaques contre les bouddhistes, majoritaires dans le pays. Le chef de la police, Pujut Jayasundra a même précisé qu’il avait appris, il y a dix jours, que le National Thowheet Jama’ath projetait de s’attaquer à des églises. Là encore, on ne peut que s’étonner de la très grande prudence dont ont fait preuve les autorités sri-lankaises, les médias, les chefs d’Etats étrangers et jusqu’au Pape lui-même. Tous se sont gardés de prononcer le mot « musulman » ou même « islamiste », comme s’il s’agissait de nitroglycérine. Même à titre d’hypothèse. Pourtant, le mode opératoire, la cible, le jour choisi, la haine commune des chrétiens dans leurs églises et des occidentaux dans leurs hôtels convergent vers cette origine.

La double question de la dissymétrie et de la prudence confinant à la peur mérite d’être posée. Il est évident qu’une guerre existe entre des musulmans et l’Occident. Que l’on veuille éviter de dire que c’est un conflit entre tout l’islam et tout l’Occident est compréhensible, car ce serait faux. Mais vouloir accentuer quelques réactions extrémistes isolées d’un côté en minimisant l’ampleur collective de la violence ciblée de l’autre relève de l’aveuglement et de la lâcheté. Beaucoup de musulmans vivent leur foi de façon sereine, mais les textes n’invitent pas toujours à cette sérénité. Ils justifient le prosélytisme et la conquête, au besoin par la force. Majoritaires, comme au Pakistan, ou minoritaires comme au Sri-Lanka, nombreux sont les musulmans qui sont islamistes, c’est-à-dire développent une hostilité envers les autres groupes religieux. Il faut avoir l’honnêteté et le courage de le dire, et s’interroger sur les raisons pour lesquelles ces deux vertus sont si rares dans nos médias et chez nos hommes politiques.

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7 commentaires

  1. DELAFOSSE - 22 avril 2019 9 h 51 min

    Toutes ces églises détruites…c’est peut-être un problème de court- circuits ?

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  2. Jacques Peter - 22 avril 2019 13 h 06 min

    Ceux qui se réfèrent à Mohammed, peuvent prendre exemple sur la violence dont il a fait preuve pendant sa vie. Ceux qui se réfèrent à Bouddha ou a Jésus peuvent prendre exemple sur leur non violence.

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  3. DELAFOSSE - 23 avril 2019 8 h 49 min

    Exact… même si tous ont eu leurs guerres de religion. On peut aussi, respecter simplement les principes de base de l’humanisme:

     » SAVOIR, COMPRENDRE, RESPECTER, AIMER »

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  4. kerneilla - 23 avril 2019 13 h 44 min

    « Beaucoup de musulmans vivent leur foi de façon sereine, mais les textes n’invitent pas toujours à cette sérénité. Ils justifient le prosélytisme et la conquête, au besoin par la force(…), nombreux sont les musulmans qui sont islamistes, c’est-à-dire développent une hostilité envers les autres groupes religieux. Il faut avoir l’honnêteté et le courage de le dire, et s’interroger sur les raisons pour lesquelles ces deux vertus sont si rares dans nos médias et chez nos hommes politiques. »

    Manquent d’honnêteté et de courage… par idéologie? par mépris du Peuple? par peur de perdre leurs emplois et leurs privilèges?… et peur parfois de perdre leur liberté ou leur vie…

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  5. Galatine - 23 avril 2019 14 h 52 min

    Est-ce que ça leur arracherait la gueule de dire tout simplement que les 290 victimes sont des catholiques et des touristes assassinés par des terroristes islamiques ?
    Mais non, le quotidien « Ouest France », organe officiel de la macronie et vigie du « vivre ensemble  » préfère noyer le poisson et ajouter que les 7 % de catholiques et les 10% de musulmans sri-lankais sont TOUS les victimes des persécutions de la majorité bouddhiste de l’île !

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  6. Ribus - 23 avril 2019 19 h 26 min

    La lutte contre le catholicisme peut-être non concertée des islamistes, des trotskystes libertaires et des laïcistes gnostiques est néanmoins convergente. Pour les premiers, il s’agit d’une revanche sur l’Histoire et pour les autres, d’une victoire définitive de l’anti-cléricalisme : tous veulent la mort du christianisme. Dans leur tâche funeste, ils bénéficient même du consentement d’un pape jésuite dont le souci exclusif devrait être pourtant la défense des catholiques désormais orphelins et ne pouvant plus compter que sur Dieu lui-même. Parallèlement se déroule le combat contre les nations historiques, nouvelle version de l’antagonisme révolutionnaires – contre-révolutionnaires ; Anciens – Modernes. Tant que les catholiques continueront à courber l’échine, ils se feront trancher le cou. Il faut qu’ils se relèvent et redeviennent les Croisés du XIIè siècle.

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  7. Pitton Rita - 24 avril 2019 10 h 10 min

    La chrétienté associée au Feu/Esprit non sanguinaire , au Feu d’Amour et de Lumière a été attaquée au Sri Lanka par le Feu opposé /contraire ténébreux sanguinaire islamiste d’en Bas .
    Le bouddhisme Sri Lankais est un courant bouddhiste païen avec des danseurs de Feu infernal qui a fait la guerre aux hindous païens locaux pendant la dernière décennie .
    Païens contte païens!! Feu terrestre . Feu d’en bas .

    Et en plus les islamistes sont là aussi avec leur Feu d’en Bas (sacrifices d’animaux ) .Avec la violence ,avec le sang .
    Pas facile donc pour le Christianisme (FEU d’en HAUT ) de prospérer dans ce scénario .
    Mais le FEU céleste dans un Christianisme qui va impérativement évoluer est plus fort et les païens évolueront aussi .Amen .

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