Il est encore temps de dégonfler la baudruche !

Macronbaudruche (1)Les Français ont fait preuve d’un grand civisme en participant très nombreux au scrutin présidentiel pour le premier tour. Ils ont un certain mérite en raison d’une campagne qui aura été minée par la manipulation éhontée du pouvoir à l’encontre de François Fillon. Le grand nombre des candidats et l’incertitude sur l’issue pourtant décisive du vote d’aujourd’hui qui sélectionne deux d’entre eux et élimine les autres aura sans doute motivé nombre d’électeurs inquiets de ne pas voir leur famille politique présente au second tour. On peut en revanche s’interroger sur le sens des responsabilités de beaucoup des électeurs d’aujourd’hui. Le vote en faveur de Macron est absurde. Dénué d’expérience, bouée de sauvetage d’un exécutif socialiste en perdition, il a bénéficié d’un soutien médiatique disproportionné et a tiré les bénéfices de l’opération orchestrée contre son rival le plus sérieux. Son absence de programme cohérent, la difficulté qu’il aura à réunir une majorité pour gouverner, sa propension à dire tout et son contraire, et enfin la faute inexpiable d’avoir sali son propre pays à l’étranger auraient dû l’exclure. Les Français ont placé en tête non un homme politique expérimenté mais un produit médiatique dont l’obsolescence est programmée à court terme.

François Fillon qui avait été plébiscité par les primaires de la droite et du centre avait pris le risque de proposer des mesures de redressement énergiques en comptant sur la force du patriotisme. Cela n’a pas suffi, car face à une manoeuvre déloyale qui n’est pas sans rappeler le méchant procès fait à Giscard sur les prétendus diamants de Bokassa, il a dû affronter deux handicaps : lui-même et son parti. Manifestement, quelques soient le courage et la ténacité dont il a fait preuve, François Fillon est plus un homme de gouvernement que de campagne. Il aurait dû dire au parquet : la campagne est lancée, circulez, il n’y a rien à voir, comme l’a fait Marine Le Pen et dénoncer une manipulation qu’il a mis un certain temps à percevoir. Quant aux « républicains », ils ont été égaux à eux-mêmes, d’une nullité sans faille. Au lieu de faire bloc autour d’un candidat désigné haut-la-main par les primaires, ils se sont divisés. Certains ont fait allégeance à Macron très rapidement, d’autres se sont ostensiblement mis à l’écart, d’autres encore ont multiplié les déclarations destructrices, d’autres enfin ont manifesté peu de combativité. La foule enthousiaste du Trocadero devra s’en souvenir ! Mon opinion est fondée depuis longtemps sur mon expérience dans ce parti.

On voit aujourd’hui s’imposer un jeune produit de la gauche énarchique. Ses parrains sont Attali, à qui Sarkozy avait confié une commission qui a été le tremplin du personnage et  Jouyet qui a été son mentor à l’Elysée après avoir été ministre lors de la stupide ouverture à gauche. On peut remercier Nicolas Sarkozy et sa clairvoyance légendaire. Ce soir, le lamentable  Raffarin appelait à se rassembler derrière le candidat de gauche qu’il appelait affectueusement en citant son prénom. On peut espérer que dans le marasme qui touche la droite ce soir, on trouve l’occasion de faire naître une vraie droite, délivrée des opportunistes qui se disent centristes. Ceux-ci sont dépourvus d’idées et de valeurs et prêts à se rallier à tout pour conserver leur part de pouvoir. La vraie droite s’appuie, elle,  sur le patriotisme des gaullistes, le goût de l’initiative responsable des libéraux et sur les valeurs morales et familiales du christianisme. Elle s’était engagée derrière François Fillon. Elle ne peut soutenir l’héritier de Hollande, celui qui est allé en Algérie parler des « crimes contre l’humanité » de notre pays au mépris de la réalité et de l’honneur de nos compatriotes rapatriés, le faux libéral et vrai socialiste, le partisan hypocrite de la GPA à l’étranger et reconnue en France.

 

 

Mot clés:

12 commentaires

  1. DELAFOSSE - 23 avril 2017 20 h 29 min

    Les Français ont « aimé » François Hollande…Macron, ils vont l’adorer !

    Répondre
  2. Jean - 23 avril 2017 20 h 48 min

    Peuple de quoi, disait déjà le Général ?
    J’ai voté Fillon en espérant que Marine Le Pen soit qualifiée, tout en sachant que s’il était éliminé il soutiendrait Macron.. Je savais que si Fillon était courageux face à son parti, il ne l’était pas face aux médias et à la gauche morale (sa honte d’être soutenu par Charles Millon, tout de même !!!), et je n’avais pas envie d’avoir l’anti-crèches Baroin comme PM…

    Je ne partage pas le programme économique de Marine Le Pen, mais il n’y a pas que l’économie dans la vie. Il y a mes racines, il y a mon héritage, ce que nos pères nous ont légué. Ce n’est pas parfaitement défendu par MLP, mais combattu par Macron qui veut encore plus d’immigration, plus de libéralisme moral.

    Quant au prétendu racisme du FN, je suis métis, le compagnon de MLP a des origines juives, la femme de Bruno Gollnisch est japonaise, alors…

    Tout sauf Macron, la catastrophe pour ma France !

    Répondre
    • vanneste - 23 avril 2017 21 h 11 min

      Je partage votre position.

      Répondre
    • de Rougé - 24 avril 2017 21 h 22 min

      Suis d’accord mais n’arrive pas à me résoudre d’aller voter Le Pen. Bulletin blanc pour moi !

      Répondre
      • vanneste - 25 avril 2017 5 h 21 min

        On ne peut être neutre entre un salaud qui va salir son propre pays en Algérie et une patriote qui a rompu avec les aspects insoutenables du FN et devra de toute manière dans le cas bien improbable où elle serait élue se plier à un réalisme économique qui ne figure pas dans son programme. Ne pas lui donner sa voix c’est conforter l’illégitime légitimité de celui qui sera malheureusement le locataire temporaire de l’Elysée, et rien d’autre !

        Répondre
  3. Espoir 07 - 23 avril 2017 21 h 52 min

    Ce soir je suis abasourdi de voir que ce jeunot soit propulsé en tête, tout est fabriqué, et le fils spirituel de Hollande va mettre la France au plus bas. Je souhaite de tout mon coeur que les français vont avoir un sursaut au second tour. Moi aussi je ne veux pas d’une France remplacée, je crois en nos valeurs, et MLP veut les defendre
    S’il passe au second tour l’avenir est noir très noir

    Répondre
  4. erwan - 24 avril 2017 7 h 32 min

    Fillon Macron même combat ! Fier de pas avoir voté pour ces pantins à la solde du grand capital! Mme boutin à raison de critiquer Fillon qui appelle à voter contre ses valeurs! Oui l’économisme n’est pas la priorité. La défense des valeurs morales et sprirituelles est prépondérante ! Seule MLePen peut les soutenir.

    Répondre
  5. Natou - 24 avril 2017 8 h 41 min

    Les financiers et les islamistes se frottent les mains avec ce guignol-girouette 🙁
    Attendons-nous une guerre civile et civilisationnelle (type Liban ou Kosovo) pour réagir?? seuls Fillon (plus redouté des salafistes que MLP), Dupont-Aignan et MLP avaient un programme lucide face au péril numéro 1, l’islamisme 🙁
    Car, l’économie ne vient qu’en second, désolée!! et là aussi les électeurs préfèrent qu’on leur vende du rêve loin de tout sacrifice, comme ils ne veulent pas voir le totalitarisme islamiste mais plutôt nos nationalistes comme seuls « diables » 🙁
    Dégoûtée!! moi féministe et fonctionnaire (Etat), j’avais voté Fillon pour le « moins pire » des programmes, mais les gens votent non avec la raison mais avec l’émotionnel, le feeling, les illusions, la peur, la lâcheté, le profit individuel à court terme 🙁

    Répondre
    • GAVALDON - 24 avril 2017 12 h 55 min

      Cher monsieur, je suis pied-noir retaitée actuellement après avoir travaillé plus de 12 H /J avec bac +10 avec comme devise: « no comment, no explain ».LA nouvelle génération a intégré X. A ce jour,monsieur , j’ai beaucoup de chagrin d’être insultée de la sorte par un pauvre type inculte qui ne connait pas l’histoire (je parle encore moins la géo) Mes ancetres ont bati maisons, quartiers ,ponts, barrages ,stades….
      et ce petit minable voudrait s’en excuser.J’ai toujours eu du courage ,monsieur, mais là je ne peux plus. Merci, Monsieur, d’ avoir lu mon courruel

      Répondre
  6. Remacle - 24 avril 2017 23 h 05 min

    Le candidat M. François Fillon n’est pas parvenu à surmonter le matraquage médiatique en sa défaveur mais Faire 20% des voix et n’être qu’à 1,3 point du 2ème Mme Le Pen malgré cette opposition journalière de beaucoup de médias et un manque évident de soutien de certains députés et élus LR et UDI, c’est plutôt, quoi que l’on dise, un résultat remarquable. Ceux à droite qui se réveillent comme critiques aujourd’hui alors qu’ils n’ont en rien fait leur travail sur le terrain pour soutenir le candidat Fillon ! Distribution de tracts et collage d’affiches inexistants dans certaines villes où ils sont élus! La défaite est due aussi à leur manque de motivation évidente et de la perte de leur énergie militante. Trop facile de porter la responsabilité de cette déception uniquement sur le candidat Fillon.

    Répondre
  7. Pitton Rita - 25 avril 2017 9 h 52 min

    Bonjour à tous .
    Marine Le Pen est au second tour (21 %) et j’en suis ravie .
    Certes je pensais qu’elle serait en tête avec un plus gros score (24%) mais c’est Macron qui est arrivé en tête !!
    Dimanche j’ai beaucoup prié pour elle avec de l’encens chrétien ,pour l’avenir de la France , pour les valeurs morales et chrétiennes françaises , pour la souveraineté de la France non -européenne ouverte à l’Europe des nations , pour la préservation de l’identité nationale , pour le social qui aiderait les démunis à vivre .
    Et Fillon qui soutient Macron le candidat sioniste /maçonnique , le candidat de Pierre Bergé et des LGBT ,des financiers !!! Horreur .
    Le programme de Mélenchon n’est pas opposé à celui du FN et les Mélenchonnistes comme les Dupont- Aignan pourraient voter Marine je pense .
    Marine fera un bon score même si elle ne gagne pas .
    Et si un miracle se produisait ??? Si elle gagnait ??? Amen .
    Je vais prier . Vous aussi .

    Répondre
  8. Thibault Loosveld - 26 avril 2017 21 h 46 min

    Peut-être indifférent à notre histoire militaire mais habile calculateur électoral, Emmanuel Macron est désormais confronté au même choix cornélien que Valéry Giscard d’Estaing à propos de la nomination d’un premier ministre qui avait sans doute souhaité, préparé la défaite du candidat Jacques Chaban-Delmas dès le premier tour de l’élection présidentielle en 1974…

    Répondre

Exprimez vous!