L’Etat de droit commence avec le rétablissement de la Loi et de l’Ordre.

peaceandloveLa contestation sociale a sombré hier entre le ridicule et l’ignoble. La CGT jette ses dernières forces pour tenter de survivre dans un monde qui n’est pas le sien. De façon puérile, elle s’est lancée dans une bataille de chiffres grotesque. A moins d’un million, une manifestation d’ampleur nationale est désormais négligeable. C’est donc ce nombre qui a été brandi par le syndicat à qui la France doit beaucoup de ses désastres économiques, de ses retards suicidaires, et certains Français le maintien de privilèges exorbitants. Le Ministère de l’Intérieur a avancé une évaluation dix fois moindre. Une telle différence n’est pas sérieuse. Le spectacle lamentable des grèves au moment où le pays devrait offrir une image ouverte et sympathique aux touristes relève de la trahison irresponsable. La Tout Eiffel était fermée… Comment voulez-vous qu’un visiteur qui découvre notre pays le respecte ?

Beaucoup plus insupportables sont les débordements et les violences qui ont eu lieu en marge des manifestations. A moins d’imaginer le scénario machiavélique d’une manipulation d’Etat en vue de disqualifier la contestation, l’impuissance de l’Etat à garantir l’ordre et la sécurité, à protéger les biens et les personnes pose la question de l’Etat de droit. Celui-ci ne se limite pas à préserver les justiciables de l’arbitraire, à contrôler avec rigueur le respect des procédures définies par les textes législatifs et réglementaires dans les mises en cause et les sanctions. Il doit avant tout assurer la jouissance de leurs droits légitimes par les honnêtes gens. Lorsque des espaces urbains sont abandonnés à la violence, que des voitures sont détruites, des magasins ou des bâtiments publics dégradés, qu’un hôpital est lui-même l’objet de déprédations, ce qui est ignoble, peut-on parler d’Etat de droit ? Lors des défilés contre la loi El Khomri ou à l’occasion des heurts entre « supporters » pour l’Euro 2016, l’Etat n’a pas rempli son devoir de sécurité des personnes et des biens.

Cette impuissance se retrouve hélas sur le champ de la lutte contre le terrorisme. La monotonie des faits ne les rend pas plus acceptables : à chaque fois, des individus déjà condamnés, repérés lourdement pour leur radicalisation, fichés, sont ensuite perdus de vue ou surveillés insuffisamment jusqu’au moment où ils passent à l’acte et à un niveau beaucoup plus grave. On se souvient de la formule de Charles Pasqua : « il faut terroriser les terroristes. Celle de Vladimir Poutine promettant de les poursuivre jusque dans les « chiottes » n’était pas triste, non plus. L’assassinat à leur domicile de deux policiers, dont un gradé, laissant deux orphelins, montre que dans notre pays c’est l’inverse qui se produit : les terroristes cherchent à terroriser la police elle-même. On pouvait espérer que ces morts tragiques imposent aux gauchistes un peu de retenue lors des rassemblements contre la loi Travail. Il n’en a rien été. Deux fois plus de policiers que de manifestants ont été blessés. Des slogans odieux et irresponsables ont été proférés : « une balle, un policier », « tout le monde déteste la police ».

L’Etat de droit repose sur le maintien de l’ordre dans le cadre de la Loi, non sur l’impunité de la faute et la tolérance de la transgression. Il faut donc renforcer la loi et favoriser son application stricte. A cet égard, la rétention administrative des « fichés » antérieurement à la commission d’un délit n’est pas une bonne idée puisqu’elle enfreint un principe juridique fondamental. Il faut éliminer et dissuader les auteurs, que ce soit des terroristes ou des casseurs gauchistes. La première mesure consiste à redonner l’avantage aux forces de l’ordre qui doivent à nouveau bénéficier du monopole de la violence légitime. La présomption de légitime défense doit être réactivée et étendue. Un lanceur de cocktail Molotov sur un policier ou celui qui lui assène des coups avec une barre de fer devraient savoir qu’ils risquent sérieusement leur vie. En second lieu, les peines de détention, assorties d’une obligation de travail, devraient être renforcées. Si Abballa avait été condamné à 30 ans de prison pour trahison et participation à une entreprise terroriste internationale, il attendrait encore, privé de tout contact autre que sa famille proche, dans un quartier de haute sécurité, malheureusement disparu, l’heure de sa vieillesse sereine. La déchéance de nationalité pour les titulaires d’une double nationalité et leur expulsion vers leur pays d’origine en vue d’y purger leur peine seraient très efficaces. Il y a peu de chances que l’Algérie réserve un accueil chaleureux à des terroristes islamistes. Le rétablissement de la peine capitale, quitte à ne jamais l’appliquer pour la transformer systématiquement en véritable détention à vie, doit être envisagé. On ne peut accepter plus longtemps ce déséquilibre absurde qui conduit des Etats à s’interdire ce qu’ils octroient de fait aux criminels qu’ils soient terroristes ou dealers marseillais.

Le rétablissement de l’ordre exige une révolution conservatrice. Elle est aujourd’hui une mesure se salut public.

 

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14 commentaires

  1. DELAFOSSE - 15 juin 2016 8 h 32 min

    la Police a « bon dos »…elle n’est qu’un rempart qu’il faut détruire, pour atteindre en fait tout ce qu’il y a « derrière » !
    Si seulement certains avaient pu donner l’exemple (Suppression privilèges, rémunérations provocatrices, parachutes dorés, exonérations en tout genre etc..)

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    • kerneilla - 16 juin 2016 1 h 58 min

      Détruire la police? c’est l’anarchie en toute impunité…

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      • DELAFOSSE - 16 juin 2016 7 h 06 min

        C’est pourtant ce qui est malheureusement recherché en profitant des manifestations.Mais qui sont ces casseurs ? ces destructeurs ? ces vandales casqués, masqués, parfaitement équipés ? Quel est leur profil exactement ?

        Blessés, sont-ils soignés au sein même des hôpitaux qu’ils ont détériorés ?

        Policier à la retraite, je soutien mon ex administration avec force en cette période très difficile .

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    • Le Corre - 16 juin 2016 11 h 46 min

      Si ils ont fait la révolution en 1789 c’était bien pour s’arroger des privilèges. La révolution n’était pas celle des sans dents d’alors mais de la bourgeoisie qui en voulait plus. Alors pourquoi voulez qu’aujourd’hui ils changent de parcours. La vie est si belle pour eux.

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      • Thierry Theller - 17 juin 2016 17 h 39 min

        1789 n’a jamais été la révolution du peuple !
        https://www.youtube.com/watch?v=actI18L8_Qo

        Au contraire, 1789 est une date fétiche qui a ouvert grand les porte à l’intrusion des spéculations financières et des marchés.
        De plus, l’irruption de la famine pour le petit peuple de ce temps, est la conséquence directe des exactions maléfiques de ces parangons « des lumières » maçonniques de cette époque.

        Aujourd’hui, la proximité totalitaro « humaniste » de ces universalistes de la gamelle avec l’avènement mondialiste actuel, est d’une clarté aveuglante.

        Demandez à M. Valls… Demandez à F. Hollande…

        La vraie question est : à quand le « Frexit » hexagonal ?

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  2. François ALLINE - 15 juin 2016 18 h 47 min

    Donc en finir avec cette doxa absurde d’un éducatif aux codes du femelisme (Bienveillance, compassion et tolérance à n’importe quel prix) et en revenir à une conception « ancestrale » dirait les féministes qui promouvaient les codes du masculin (Sens de l’honneur, éthique, don de soi) défendre, servir et protéger. Conduire nos enfants à développer le meilleur de eux-mêmes et non de les laisser se préoccuper en vertu première à considérer qu’il leur faut satisfaire leur désir de jouissance.
    L’Animus se devant de reprendre le pas sur l’Anima en quelque sorte.

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  3. François ALLINE - 15 juin 2016 18 h 48 min

    Désolé pour les fautes, je « post » dans l’action.

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  4. KAYAYAN - 15 juin 2016 19 h 58 min

    Rien à ajouter, Monsieur Vanneste, vous avez tout dit, et l’avez très bien dit. Si, quelque chose, pourtant, mais rien de nouveau non plus, à savoir la définition par Saint Paul du rôle des autorités, qui fonde l’État de droit (dans l’épître aux Romains, chapitre 13:3-4): « Les gouvernants ne sont pas à craindre quand on fait le bien, mais quand on fait le mal. Veux-tu ne pas craindre l’autorité? Fais le bien, et tu auras son approbation, car elle au service de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, sois dans la crainte; car ce n’est pas en vain qu’elle porte l’épée, étant au service de Dieu pour montrer sa vengeance et sa colère à celui qui pratique le mal. » Lorsque l’autorité ne se sait pas (plus) ou ne se veut pas (plus) au service de Dieu pour notre bien – selon des impératifs transcendants d’ordre et de justice -, lorsque toute distinction entre bien et mal a été abolie ou confondue, comment peut-elle exercer le pouvoir du glaive qui lui est confié avec tout à la fois l’autorité et la mesure qui sont attachées à ce pouvoir? Soit elle en abuse, soit elle s’en laisse déposséder (le second cas étant visiblement la situation que nous vivons en ce moment).

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  5. Ribus - 15 juin 2016 21 h 29 min

    Cet « État de droit » comme vous dites est mortel et pour ma part, j’en suis gavé. Ce sont les juges qui mènent la danse et la plupart sont de gauche. En fait, ce fameux « État de droit » est une supercherie, concept vidé de son sens premier et paravent de politiciens qui ne cherchent que les bonnes places bien juteuses.

    On attend un État, point à la ligne et non plus cet éléphant de mer mourant échoué sur une plage. Plus rien ne fonctionne normalement dans notre pays car tout a été dévoyé, corrompu, pollué, pourri.

    « Balles neuves ! » comme on dit au tennis. Les programmes électoraux vont commencer à fleurir partout très bien bientôt et une fois encore, on va oublier ce qui me semble essentiel : le grand nettoyage, celui du printemps français.

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    • kerneilla - 16 juin 2016 2 h 11 min

      Il y a des « grands nettoyages »mortifères, cf. la révolution française de 1789 (avec un petit « r », avec: la Terreur, le génocide de Vendée, les millions de morts des guerres napoléoniennes, cette révolution ne mérite pas le respect dont on l’entoure, les « droits de l’homme » existaient avant elle)….on peut réformer à moindre coût humain, encore faut-il le vouloir: agir avec courage, en fonction de principes sains, de valeurs non étouffées par des idéologies … »les idiots utiles » du marxisme défunt continuent à polluer l’Education Nationale ( et nombre de soit-disant intellectuels) , la Justice, une bonne partie de la classe politique, et de l’administration…

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      • Ribus - 16 juin 2016 5 h 57 min

        « Nettoyage  » ne veut pas dire massacres dans mon esprit.

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      • Le Corre - 16 juin 2016 11 h 50 min

        Bien d’accord avec vous mais les mensonges ont été tellement inscrit dans le cerveau qu’aujourd’hui sont peu nombreuses les personnes capables de comprendre que tous nos maux viennent de la révolution toujours en marche.

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  6. DELAFOSSE - 16 juin 2016 13 h 54 min

    Vous remarquerez que l’on entend beaucoup plus parler des Droits de l’Homme que des Devoirs !

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