LE COMMUNAUTARISME, CHEVAL DE TROIE DU MONDIALISME LIBERTAIRE.

le-cheval-de-troie_jpg_500x630_q95La principale menace qui pèse sur la République et sur la Nation, ces deux réalités inséparables, est le communautarisme. Une dérive pathologique de la démocratie a d’abord conduit à déséquilibrer ses deux piliers. Le gouvernement du Peuple a été affaibli par les exigences outrancières de l’Etat de droit. Le risque d’une dictature de la majorité, qui serait inspirée par le populisme, a été évoqué pour multiplier les droits protecteurs des minorités jusqu’à en faire des exigences incompatibles avec le Bien Commun et la sauvegarde de l’identité nationale. Ces revendications apparaissent souvent paradoxales. Elles ont un but inavoué qui n’est pas de défendre les minorités mais de briser la communauté nationale.

Le processus est toujours le même. Un groupe minoritaire exprime une revendication, celle de pouvoir vivre sa différence librement et en complète égalité avec la majorité. Il y a dans cette démarche une première perversité qui consiste à instrumentaliser le droit contre l’esprit même de la société qui l’a instauré. Il y en a une seconde qui à travers la notion féconde de « phobie » vise à anesthésier les résistances. Ainsi le « droit » de la minorité s’érige-t-il en obligation culpabilisante pour la majorité, contrainte de renoncer à l’affirmation d’une quelconque « identité » plus légitime à ses yeux que celles qui s’affirment d’autant plus impérativement qu’elles sont plus minoritaires. Une minorité se proclamant victime, en situation d’infériorité, peut en effet exiger des dispositions compensatrices, de la discrimination positive ou des accommodements raisonnables. Le tour est joué : au nom de l’Etat de droit, on assiste à une inversion de la démocratie où régnera désormais le privilège de la minorité au détriment de la majorité et de la culture nationale à laquelle elle est attachée.  Peu à peu, celle-ci devient suspecte, est décrite par les esprits éclairés comme sentant le rance ou le moisi.

Les »phobies » se multiplient : après l’homophobie qui reposerait sur l’idée scandaleuse d’une sexualité plus « normale » ou « plus compatible avec la fondation de familles et l’éducation des enfants », est venue l’islamophobie qui aurait l’outrecuidance de penser que l’Islam a joué un moins grand rôle dans notre histoire que le Christianisme et de critiquer certaines pratiques alimentaires ou vestimentaires, ou encore une tendance à ne pas respecter l’égalité des sexes. L’apport évident et grandiose des communautés issues de l’immigration ne peut être contesté que par une xénophobie surgissant des heures les plus sombres de notre histoire. Les « communautés » affirment leur existence : alors même que la notion de race appuyée sur la couleur de la peau est reléguée au rang d’imbécillité notoire, une association prétend représenter les noirs comme s’il s’agissait d’une communauté et comme si la pigmentation tenait lieu d’identité.  Les « gays » ont leurs jeux olympiques et sont parvenus à introduire la grotesque idéologie des genres dans l’enseignement. Les fêtes réputées chrétiennes doivent se faire plus modestes. Le sapin ou le Père Noël sont bannis des écoles de la République au nom de la laïcité alors qu’ils sont étrangers l’un et l’autre au Christianisme. Au nom du droit on restreint la liberté d’expression qui est une des conquêtes de notre civilisation. Au nom de l’égalité, on donne à des associations communautaires les moyens nécessaires à la propagande et aux actions en justice afin de faire taire les opposants, les défenseurs de la communauté nationale et de ses traditions majoritaires. Ces communautés, si tant est qu’elles méritent ce nom, sont en contradiction sur tout. On voit mal le point  commun qu’il y aurait entre l’enseignement de l’idéologie du genre et le respect des valeurs très « sexuées » de l’Islam dans l’école de la République.

Pourtant, le point commun existe : il n’est pas fondateur, mais destructeur. Il ne s’agit nullement de promouvoir des diversités incompatibles, mais de gommer l’unité nationale et de condamner la majorité qui la porte, avec son histoire, sa culture, son mode de vie et ses valeurs au silence précurseur de la mort. Il s’agit de favoriser l’avènement de la Foule Solitaire constituée d’individus sans racines, ni famille, interchangeables, citoyens du monde si tant est qu’un monde confondu avec le marché mondial aurait encore besoin de citoyens.

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6 commentaires

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  2. GHECHAM - 16 décembre 2013 20 h 59 min

    Bonjour Christian,

    C’est Abdelali,

    pardonne moi, je n’ai pas bien compris le sens de cette phrase : « l’islamophobie qui aurait l’outrecuidance de penser que l’Islam a joué un moins grand rôle dans notre histoire que le Christianisme et de critiquer certaines pratiques alimentaires ou vestimentaires, ou encore une tendance à ne pas respecter l’égalité des sexes.  »

    Qui a l’outrecuidance de penser… les islamophobes ? les musulmans ?
    Moins grand role ? ça veut dire ?
    qui critique certaines pratiques alimentaires… ? les mulmans ou les islamophobes ?

    Merci pour ta réponse

    Abdelali

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    • vanneste - 20 décembre 2013 16 h 10 min

      En fait, ni les uns ni les autres, les idéologues de « la cage aux phobes » empêchent les gens de s’exprimer librement. J’ai le droit de penser que l’Islam a joué un moins grand rôle que le catholicisme dans l’Histoire de France sans être « islamophobe ». De manière générale, l’utilisation excessive du mot « phobie » qui ne devrait désigner que des maladies mentales, des peurs pathologiques est une arme totalitaire contre la liberté d’expression. De même dire que la différence des sexes est particulièrement affirmée dans la pensée musulmane n’a rien de choquant : c’est vrai. L’essentiel est qu’on puisse librement en parler.

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  3. bataille - 17 décembre 2013 14 h 03 min

    Bravo , courage nous vous soutenons

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  5. Paul Jambier - 30 août 2015 11 h 00 min

    Bientôt, les Français seront considéré chez eux comme un minorité parmi les autres. Voyez les thèses d’un « identitaire » comme Rochedy, l’ancien patron des jeunes FN. Le principal danger est là : que notre nationalisme ne devienne un communautarisme LEGITIME.

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