Copé : Un Remède Contre la Politique… (Lettre ouverte à l’intéressé.)

imagesSi la politique était une addiction, vous seriez le meilleur des remèdes. Beaucoup de Français pensent que la politique, certes, c’est le pouvoir, mais qu’en échange de celui-ci et des quelques satisfactions matérielles et psychologiques qu’il peut donner, c’est surtout une collection de devoirs, celui d’assurer le Bien Commun du pays, de défendre ses convictions dans le débat démocratique, et de contribuer au bonheur individuel et collectif des Français en protégeant ceux qui en ont besoin et en donnant aux autres le cadre le plus favorable à la réussite de leur vie et à leur mobilisation dans l’intérêt du pays. Or, vous réussissez cette performance de n’avoir aucune conviction sincère et durable, de ne songer qu’à votre carrière, de vous complaire dans les jeux tordus de la politique politicienne, et tout cela pour être « Président », comme vous le désirez depuis le Lycée, paraît-il.  Politicien, vous résumez tout ce que les Français rejettent de la politique. Comme ils ne sont pas idiots, les Français vous accordent un faible crédit et une place modeste dans les sondages. Votre insistance à occuper la scène à tout prix, à gêner au maximum le Président Sarkozy pendant son mandat, en rêvant de 2017, et peut-être de 2012, votre soutien apparent, ensuite, dans le but évident de contrer Fillon, votre parcours sinueux sur les thèmes du FN, les tripatouillages de la suicidaire élection à la présidence de l’UMP dessinent un portrait, une caricature dont vous êtes vous-même l’auteur, avec un talent, sans doute involontaire, mais qui mérite d’être souligné.

Guaino disait de vous : « il n’a aucun corps de doctrine… il n’incarne rien.  » Zemmour qui n’a pas son pareil pour passer les « politiques » aux rayons X disait de votre dernier bouquin : « pas la queue d’une idée, pas la queue d’une valeur. Je ne sais pas pourquoi Copé fait de la politique, au nom de quoi ? » Mais, la réponse, nous l’avons depuis longtemps et on vous l’a rappelée sur le plateau de France 2 : « par ambition ». Il a suffi de vous citer. On pense tout-de-suite à Chateaubriand : « l’ambition dont on n’a pas le talent est un crime. » Mais dans votre cas, c’est plus grave. Vous êtes sans doute persuadé d’avoir la technique, l’administration du pouvoir d’un côté, la manipulation médiatique de l’autre, l’art de jouer avec les idées et de disposer des hommes, sans scrupule, mais il vous manque l’essentiel : d’avoir adossé votre ambition à un projet, et en particulier à un projet pour votre pays. Vous savez, une certaine idée de la France, dont vous n’avez que faire, vous qui avez le front de vous prétendre « gaulliste ». Un politique qui n’incarne pas un grand dessein est une ambition inutile, sinon une prétention nuisible. Votre »gaullisme » est une imposture. Vous avez choisi d’appuyer votre pouvoir sur le parti, de faire de celui-ci l’instrument de votre arrivisme, au besoin en entravant l’action du Président : « Si je ne suis pas son ministre, je le ferai ch… » auriez-vous dit. Voilà une attitude d’un gaullisme quelque peu révisé. Mais, votre obsession est de ne pas manquer le train, d’être dans le vent des sondages et de la modernité. « Pourquoi ça ne marche pas ? » devez-vous vous dire. Tout simplement, parce que vous transpirez l’insincérité, l’inauthenticité. Les titres des bouquins que vous avez signés en sont comiques : « J’arrête la langue de bois » ou « Un député, ça compte énormément ». Ces formules de la part d’un ancien ministre du budget qui parle de « la dépense publique, devenue une sorte de drogue », comme si ce n’avait pas été son affaire et d’un ancien président de groupe parlementaire qui avait transformé celui-ci en cour et en tremplin, cela mériterait un prix d’humour…si c’était volontaire.

Alors, reprendre la formule à la mode, prendre à son compte le sujet qui fâche, trouver son heure de gloire à celle du goûter et des pains au chocolat, pratiquer en permanence le slalom entre le Front National et ses électeurs, entre les défenseurs de la famille et le puissant lobby gay, vanter le cumul, qui ne s’est pas limité chez vous aux mandats politiques, toutes ces pratiques prouvent un acharnement à vouloir exercer le métier de politicien, mais vous ont éloigné de la mission que les Français entendent confier à leurs hommes politiques, et qu’ils situent à un plus haut niveau. C’est la raison pour laquelle, ils étaient peu nombreux à regarder l’émission de France 2. Vous ne les intéressez pas et ils ont raison !

ps. Après avoir soutenu la « Manif pour Tous », vous avez tenu à ne pas vous mettre à dos le lobby gay en vous disant favorable au mariage homosexuel, et en rappelant votre décision d’exclure un député du parti pour homophobie. Vous savez pertinemment que vous n’aviez aucun moyen de m’exclure pour avoir rappelé une vérité historique. Qu’un parti soit dirigé par un menteur et un démagogue le rend infréquentable. C’est pourquoi je l’ai quitté et non pour d’autres raisons.

 

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1 commentaire

  1. Thibault Loosveld - 13 octobre 2013 12 h 09 min

    @ Monsieur le député:

    C’est vrai que toutes les idées de Copé sont stupides, c’est pour cela qu’il vous a retiré votre investiture au profit de Gérald Darmanin.

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