Le Socialisme, un Drame pas Drôle !

Gérard Depardieu a rendu son passeport français en accompagnant celui-ci d’une lettre au Premier Ministre. « Minable ? Vous avez dit minable ? Comme c’est minable ! » Chacun aura reconnu le pastiche de Louis Jouvet dans « Drôle de Drame ». L’un des acteurs français les plus connus, et le mieux payé tirait sa révérence. Sous l’insulte, il ajoute la flèche du Parthe en direction d’un Ayrault, qui, décidément, n’en manque pas une. La tirade est ironique et méprisante. On y sent l’homme blessé. Il y a quelques jours, Alain Delon rappelait avec franchise, que vivant en Suisse depuis des années, il n’avait pas de commentaire à faire. Il y a peu, une salve médiatique avait frappé Bernard Arnault, le patron de LVMH. Les Français vont-ils enfin prendre conscience du ridicule dont se couvre aux yeux du monde entier un pays qu’on croyait intelligent, et qui l’a été, qui entreprend méthodiquement de chasser ses personnalités les plus réputées, ses meilleurs contribuables, sous prétexte de faire rentrer plus d’impôts ? La prétendue droite n’a pas eu le courage de supprimer l’Impôt Sur la Fortune. Elle a préféré biaisé avec cette fausse intelligence qui n’est que le masque de la lâcheté. Elle a instauré le bouclier fiscal, avec le résultat que l’on sait : des remboursements de « trop-payés » aux montants révoltants. La véritable intelligence s’appelle courage ! Elle consiste à voir le problème, à trouver la solution, à les exposer l’un et l’autre au peuple, et à mettre en oeuvre les réformes nécessaires. Elle s’est appelée Churchill ou Thatcher au Royaume-Uni, Schröder en Allemagne. Elle n’a plus de nom en France depuis Pompidou. Le triste personnage qui est à la tête des « Jeunes Pops » avait cité Laval. C’était révélateur de la culture d’ignorance et de lâcheté qui prévaut dans notre pays. Schröder a perdu les élections, mais il a fait gagner son pays qui tire profit, aujourd’hui, des réformes difficiles qu’il a osé entreprendre. Voilà un socialiste respectable qui ne fait pas partie, malheureusement, des produits de qualité que nos voisins d’Outre-Rhin nous importent en masse.

Notre production locale de socialistes est très différente. Il s’agit d’une fabrication périmée, dangereuse et incapable d’affronter le marché international. La montre socialiste, qui n’est pas suisse, sauf pour les membres du parti qui en font collection, est en panne depuis 1792. Une lecture de l’histoire westernienne situe les gentils à gauche et les méchants à droite, avec une curieuse inversion des valeurs. Les émigrés qui fuient un pays qui les rejette, les nobles de 1789, habitués à payer l’impôt du sang, ou les créateurs et les talents d’aujourd’hui, poursuivis pour délit de réussite sont les mauvais. Les immigrés, qui ont un taux de chômage deux à trois fois supérieur à celui des nationaux et qui constituent 22% de la population pénitentiaire sont les gentils. Déchéance de la nationalité pour les premiers. Droit de vote sans nationalité pour les seconds. Les pays que l’on fuit ne sont pas ceux où règne la liberté. La gauche maintient un dangereux climat de guerre civile, avec, comme c’est bizarre, les bons Français et les mauvais : pour peu, c’est la droite qui pourrait rappeler les heures noires de l’histoire ! Jamais la liberté d’expression n’a été davantage menacée devant des tribunaux de plus en plus politiques. Un parti  qui est choisi par près d’un électeur sur cinq est exclu de la vie politique. Les riches sont sur la liste des suspects. Cette préférence idéologique qui se double d’une mise à l’index de la préférence nationale exige un patriotisme sacrificiel auquel ne sont soumis ni les privilèges des politiciens, ni les candidatures à la nationalité française. Le bon sens appelait prioritairement le renforcement de la compétitivité et de l’attractivité de notre pays, et celles-ci, la baisse des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires. Au lieu de mener une guerre froide sociale, il fallait gagner la guerre économique, avec plus de travail et moins d’assistance, une diminution du poids du secteur public et une baisse du coût de production, un allongement du temps de travail et une plus grande incitation à travailler. Une TVA sociale à 25% et une suppression de l’ISF au pays des industries du luxe n’auraient pas visé la démagogie, mais la création d’emplois.

Michel Sardou se dit fier de continuer à payer ses impôts en France. Il faut l’en féliciter. Mais l’attachement des vrais patriotes à leur pays ne doit pas servir de caution à ceux qui le trahissent vraiment en le gouvernant si mal. La gauche aime les mutineries. Elle ne devrait pas s’étonner que certains désertent une armée dont les chefs demandent des efforts auxquels ils ne se livrent pas eux-mêmes.

2 commentaires

  1. Hortense l'écolo - 16 décembre 2012 18 h 35 min

    Excellent

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  2. Thibault Loosveld - 17 décembre 2012 17 h 02 min

    @ Monsieur le Député:
    Depuis les règnes de François Mitterrand et de Jacques Chirac, la gauche domine intellectuellement le monde médiatique: Barack Obama est, une fois encore, sacralisé par les journalistes français qui passèrent sous silence sa politique économique ayant consisté, depuis novembre 2010, à laisser volontairement en chômage les Citoyens des États-Unis appelés aux urnes, il y a un mois, lors des élections sénatoriales.

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