René Galinier : encore une décision inique !

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Montpellier vient de confirmer et donc de prolonger la détention de René Galinier, ce retraité de 73 ans qui avait tiré sur deux jeunes femmes qui avaient pénétré chez lui par effraction afin de le cambrioler. Cette décision inique qui frappe une personne dont le casier judiciaire était vierge et qui entendait seulement vivre tranquillement la fin de son existence, est en plus justifiée d’une manière totalement inacceptable. C’est, parait-il, pour éviter « les troubles à l’ordre public et pour sa sécurité personnelle » que l’on maintient un honnête homme en prison. Sans doute, les magistrats estiment-ils que notre société est incapable de protéger les honnêtes citoyens des exactions des voleurs autrement qu’en mettant les honnêtes citoyens en prison, plutôt que les voleurs. C’est pour assurer la sécurité de Monsieur Galinier que celui-ci demeure derrière les barreaux. On peut difficilement aller plus loin dans le renversement des valeurs.

Enfin, d’après le Midi-Libre, une troisième raison est invoquée par les magistrats et qui est scandaleusement contraire à notre droit et aux principes constitutionnels de la République : la libération de Monsieur Galinier aurait suscité « l’incompréhension de l’ethnie d’origine des victimes »… Depuis quand la République française reconnaît-elle l’existence d’ethnies et appuie-t-elle le droit sur leur reconnaissance ?

Le trouble à l’ordre public risque bien de se réaliser à travers la colère légitime des citoyens qui se sentent solidaires de René Galinier et estiment à juste titre leur droit bafoué par une décision totalement irresponsable.

Christian Vanneste, Daniel Spagnou, Bernard Carayon, Patrice Calméjane, Jean-Claude Bouchet, Jacques Myard, Jean-Pierre Decool, Patrick Labaune, Thierry Mariani, Philippe Vitel et Lionnel Luca, députés du Collectif de la Droite populaire.

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7 commentaires

  1. Thibault Loosveld - 5 octobre 2010 21 h 43 min

    Le syndicat de la magistrature et l’union syndicale des magistrats se servent des justiciables pour s’opposer aux décisions d’expulsion des Roms en faisant pression sur le Ministre de l’Intérieur et l’opinion publique.

    C’est une forme de dictature et l’ignorer ne résoudra rien. C’est pourquoi il faut d’urgence fermer l’ENM pour la remplacer par des écoles régionales dont le recrutement serait ouvert à la société civile. Il faut aussi inscrire dans le droit de la responsabilité civile que tout juge du parquet refusant d’appliquer ou de demander l’application de la loi commet une faute donnant droit à réparation.

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  2. Xavier Collet - 5 octobre 2010 23 h 33 min

    Tout à fait d’accord, la non application de la loi par un juge doit être considéré comme un délit justifiant de sa révocation. Sans écarter bien sûr sa responsabilité civile face aux justiciables bafoués dans leurs droit.
    Le procureur de la république qui classe sans suite des délits évidents voire des crimes doit pouvoir aussi poursuivi par les plaignants. L’opportunité de poursuivre n’est pas une question de politique judiciaire.

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  3. seb - 6 octobre 2010 10 h 10 min

    Ce qui est dommage, M. VANNESTE, c’est que vous ne dénonciez pas la violation de la loi de juin 2000 sur la présomption d’innocence…Et par là même, la violation de la DDHC.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_fran%C3%A7aise_du_15_juin_2000_sur_la_pr%C3%A9somption_d%27innocence

    En effet, les raisons invoquées par la cour d’appel de la chambre d’instruction sont arbitraires, car contraire à l’esprit de la loi (et donc à la volonté du Législateur) et en contradiction avec l’un des « droits sacrés, naturels » de l’Homme et du Citoyen.

    Première raison invoquée : « le maintien en détention est l’unique moyen de mettre fin au trouble exceptionnel et persistant de l’ordre public, provoqué par la gravité de l’infraction, les circonstances de sa commission et l’importance du préjudice ».

    Or, c’est tout simplement faux, puisque le Législateur a prévu d’autres moyens de surveillance, pour éviter la détention. Le bracelet electronique par ex ! A aucun moment la Cour ne justifie ce qui ferait de la détention le seul remède !

    Deuxième raison invoquée : « Une mise en liberté pourrait aussi susciter l’incompréhension dans l’ethnie d’origine des victimes et faire craindre des représailles à l’égard du mis en examen. »

    Donc on retient M. GALINIER en prison pour un motif que la Loi ne prévoit pas…Depuis quand « l’incompréhension » est elle prise en compte en droit positif !? Et si l’on « craint des représailles » est ce à dire que la Justice est dans l’incapacité d’assurer la sécurité de M. GALINIER ?

    Quant à la reconnaissance d’une ethnie…Elle ne peut être brandie comme motif, puisqu’aux yeux de la France, il n’y a que des Français d’un coté et des étrangers de l’autre !

    DDHC :

    Article IX.
    Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne, doit être sévèrement réprimée par la loi.

    « Article XV.
    La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. »

    Et le plus important :

    « Article VII.
    Nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu QUE DANS LES CAS DETERMINES PAR LA LOI, et SELON LES FORMES QU’ELLE A PRESCRITES. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi, doit obéir à l’instant : il se rend coupable par la résistance. »

    Vous ne pouvez pas un peu « secouer » vos collègues ?

    Rappel : « Article II. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. »

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  4. P. M. - 6 octobre 2010 10 h 42 min

    faites liberer papy rene

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  5. André - 6 octobre 2010 10 h 42 min

    Décision incompréhensible

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  6. ninon - 6 octobre 2010 11 h 21 min

    C’est ce genre de situation qui accentue l’envie de voter FN, puisque le Gvmt ne réagit pas. Est-ce aux étrangers, qui plus est « délinquants » de venir faire la loi chez nous ? La France est-elle encore un pays souverain ? La Justice est-elle encore l’un des 2 bras de l’Etat régalien ?

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  7. Thibault Loosveld - 13 octobre 2010 18 h 00 min

    Est-ce la justice ou le Ministre de la justice qui a libéré René Galinier ?

    Je pense qu’il s’agit de Madame Alliot-Marie !

    http://www.midilibre.com/articles/2010/10/13/DERNIERE-MINUTE-Info-Midi-Libre-La-justice-libere-Rene-Galinier-1418168.php5

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