Pour l’industrie du textile et la vente à distance

Vice-Président du Groupe d’études Textile et industries de main d’oeuvre de l’Assemblée nationale -que je préside- et pour faire suite à la venue de Luc Chatel, Secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation et Porte-parole du Gouvernement, dans ma circonscription, lundi après-midi, Bernard Gérard a posé une Question d’actualité, hier, relative aux secteurs de la vente à distance (VAD) et du textile-habillement. Voici la réponse de Luc Chatel :

M. Luc Chatel, secrétaire d’État chargé de l’industrie et de la consommation, porte-parole du Gouvernement. Monsieur le député, (…) le Nord est une grande région industrielle, la deuxième pour le textile, la première pour la vente à distance, deux secteurs touchés par la crise et qui sont plus globalement victimes de mutations technologiques.

J’ai pu constater sur le terrain, chez vous, aux côtés du président du groupe Textile à l’Assemblée nationale, Christian Vanneste, les difficultés que rencontre la filière textile et l’efficacité de certaines mesures en faveur de la compétitivité que nous avons prises, en particulier la réforme du crédit d’impôt recherche et la suppression de la taxe professionnelle – pour les nouveaux investissements jusqu’à ce jour, et désormais définitive.

Nous avons proposé hier des mesures plus ciblées à l’intention de l’industrie textile, d’abord en accompagnant le pôle de compétitivité UPTEX et en labellisant deux nouveaux projets, mais aussi en permettant aux entreprises d’améliorer leur gestion de la production pour réaliser des gains de productivité, ou en lançant un cluster de l’immatériel, c’est-à-dire en soutenant tout ce qui est innovation non technologique – le design, les marques, tout ce qui caractérise le savoir-faire à la française.

Enfin, dans le secteur de la vente à distance, j’ai proposé de soutenir le pôle de compétitivité PICOM, qui travaille sur l’innovation dans le domaine, d’accompagner également les entreprises en matière de formation. Le métier évolue avec l’avènement de l’e-commerce. Les entreprises, les organisations de formation professionnelle et l’État ont besoin de se retrouver autour d’une charte, comme nous l’avons fait dans le secteur automobile.

Vous le voyez, nous nous sommes totalement mobilisés en faveur de ces deux secteurs en difficulté. Comme le disait le Président de la République, un pays sans industrie, c’est un pays sans économie. Cela justifie que nous soyons totalement mobilisés pour l’industrie du Nord. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

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