Le dimanche : un jour pas comme les autres !

Ivan Rioufol (lire son bloc-note dans Le Figaro) salue la première victoire remportée par les opposants au travail dominical :

« [D]ans une société de plus en plus consumériste, matérialiste, relativiste, il est réjouissant de constater la portée collective que prennent des arguments, a priori minoritaires, choisissant de défendre, à travers la pérennité du dimanche chômé, un héritage, une tradition, un mode de vie, une culture. Une identité, en somme. La France amnésique se réveillerait-elle? »

Pour info, vous pouvez lire le dernier communiqué de presse (validé par Jean-François Copé) de Marc Le Fur, qui mène le combat des parlementaires contre le travail du dimanche, mais également celui de Jacques Remiller.

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3 commentaires

  1. Barbier-Bouvet - 2 décembre 2008 8 h 47 min

    Bonjour,
    Tout d’abord, je vous félicite chaudement de vous être opposé à la proposition de loi Mallié car rien ne justifie de développer encore le travail du dimanche : aucune raison économique et beaucoup de préjudices pour la vie familiale et sociale.
    Surtout, tenez bon et ne lâchez sur rien ! Votre initiative honore la démocratie et comme nous avons la chance de vivre dans un pays démocratique, je peux participer à votre combat et partager cette conviction.
    Ne faiblissez pas car « le diable se cache dans les détails » Vos petits camarades affirment toujours le principe du repos dominical mais quand on le remplit de nouvelles exceptions, qu’en reste-t-il ! Le mieux est de refuser toute discussion nouvelle sur ce sujet. Pourquoi la majorité cherche-t-elle à se mettre à dos une grande partie de la population dans toutes les classes sociales puisqu’aucun effet positif ne peut en résulter ?

    Cordialement,
    Marie-Odile Barbier-Bouvet

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  2. seb - 2 décembre 2008 14 h 09 min

    Le Cardinal Barbarin contre le travail dominical

    Le Primat des Gaules signe une tribune à paraître dans Le Monde du 3 décembre. Extraits :

    « Les révolutionnaires, lorsqu’ils avaient voulu éradiquer la religion et réformer le calendrier, avaient tout de même inventé le « décadi », sachant bien que l’équilibre de l’homme et le lien social appellent un repos régulier et commun.

    On suspecte aujourd’hui les évêques de ne rien comprendre au travail. Je laisse le soin de répondre à ce jeune [qui] disait combien il avait été touché par les propos de Benoît XVI au collège des Bernardins, sur la dignité du travail humain. Il avait retenu que chez les Grecs le travail était la marque des esclaves, alors que la Bible l’honore. Dieu travaille, il continue d’œuvrer dans notre histoire. Et le travail des hommes apparaît comme une expression de leur ressemblance avec Dieu, il les rend participants à son œuvre. […]

    Un éclairage limpide est donné sur cette question par la célèbre formule de Jésus : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat. » On comprend aisément les dérogations accordées depuis longtemps aux boulangers, au personnel soignant, aux employés des transports en commun, des restaurants ou des cafés… Nous sommes conscients des renoncements qu’impliquent leurs obligations au service du bien commun, et il est juste de profiter du débat actuel pour leur dire notre reconnaissance. Mais il faut que ce principe reste fort, car il est structurant, il est « fait pour l’homme ». Le Décalogue n’est pas seulement une loi cultuelle, il a une portée morale. Il enseigne des « paroles de vie », qui gardent l’homme de l’idolâtrie et qui visent spécialement la protection du pauvre (« Tu ne feras aucun ouvrage [ce jour-là] ni toi,… ni ton serviteur, ni l’émigré qui est dans ta ville »).

    On veut aujourd’hui de nouvelles dérogations pour développer l’activité économique. Des voix plus autorisées que la mienne réfutent l’argument : danger pour les petits commerces, simple déplacement d’activité sans création de richesses, disparition progressive des avantages salariaux si cette pratique se généralise, coût écologique… Je me contente de faire remarquer qu’il n’est pas cohérent de réclamer d’un côté une réforme vigoureuse, pour « moraliser la finance », dénoncer « golden parachutes » et rémunérations excessives, et de vouloir par ailleurs relativiser le repos hebdomadaire, simplement pour gagner plus. Depuis vingt siècles, l’Evangile dénonce cette logique sournoise et implacable : l’argent rend fou. […]

    Les catholiques savent que le Christ les appelle à ce rendez-vous qui est le sommet de leur semaine. On en voit qui ne le manquent pas, même s’ils habitent un pays où le jour de repos est le vendredi ou le samedi. « Le jour du Seigneur est le seigneur des jours » disait Jean-Paul II. Il serait heureux qu’en France, les chrétiens donnent à ce sujet un témoignage clair. Ce jour-là, ils sont invités à vivre dans une logique autre que celle de la production ou du commerce. Ils prennent le chemin de l’Eglise pour retrouver la communauté, ils posent des actes concrets de partage : prendre du temps pour les proches, visiter une personne malade ou âgée, donner de leurs biens à qui en a besoin… Celui qui sait garder de la distance par rapport à l’argent et au travail offre un témoignage de liberté, toujours très parlant. Benoît XVI a expliqué cela plusieurs fois :

    « Il est indispensable que l’homme ne se laisse pas asservir par le travail, qu’il n’en fasse pas une idole, prétendant trouver en lui le sens ultime de sa vie. C’est dans le jour consacré à Dieu que l’homme comprend le sens de son existence ainsi que de son travail. » »

    A l’UMP serait on plus révolutionnaire que…Les Révolutionnaires ?

    Pitoyable réaction, sinon, de la soit disant secrétaire d’Etat à la Famille :

    Secrétaire d’Etat à la Famille, Nadine Morano a déclaré que le travail le dimanche ne poserait aucun problème car « on a beaucoup de vacances dans notre pays ».

    « la famille, elle s’organise. Tout cela s’organise, on a beaucoup (…) de temps, on a beaucoup de vacances dans notre pays ».

    http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20081202.FAP1263/travail_le_dimanche_on_a_beaucoup_de_vacances_dans_notr.html

    Non seulement Mme Morano ne prend pas le parti de la Famille – elle semble même ignorer ce qu’est une Famille ! – mais en plus elle confond repos dominical avec…Vacances !

    Rajoutons à cela que Mme Morano qui est décidemment très « douée » dans son domaine, déclare des inepties. Car en France on n’a pas plus de vacances qu’ailleurs en Europe.

    Pour une raison simple : « l’Europe » vit sur le calendrier gregorien. Naturellement, les fêtes religieuses qui étaient présentes dans chaque pays sont devenus des jours feriés, chômés, et beaucoup ont même disparu.

    Mme Morano ignore donc l’héritage CHRETIEN de l’Europe ! D’autant plus que la France n’a pas plus de « vacances » que ses homologues européens, dans le sens où celles ci sont calqués sur le calendrier scolaire – le plus lourd d’Europe – et qu’en tant que pays touristique…Naturellement beaucoup de Français travaillent pendant les soient disants « vacances » de Mme Morano !

    Mais sans doute Mme Morano vit elle sur une autre planète ? Ou dans un autre pays que la France ? Le fait d’avoir deux mois de vacances consécutives – pour les enseignants et les parlementaires – ne signifient pas que les 99% autres Français ont des « vacances » toute l’année !

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  3. seb - 2 décembre 2008 19 h 45 min

    Pour le député-maire Nouveau centre d’Agen, Jean Dionis du Séjour, le gouvernement poursuit avec la libéralisation du travail du dimanche un projet consumériste primaire, nocif pour la vie sociale. La limitation de cette loi aux grandes agglomérations n’empêchera en aucun cas pour lui un effet tache d’huile qui touchera les villes moyennes.

    CONTINUEZ LE COMBAT MONSIEUR LE DEPUTE !!!!!!!!!!!!!

    « La France est un petit pays…Mais c’est une grande Nation. Quand la France défend une cause, plus rien ne peut l’arrêter ». (Le Carlin)

    http://www.marianne2.fr/Le-travail-le-dimanche-une-obsession-individualiste-ringarde_a93968.html

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