La démocratie directe est la seule solution pour notre pays.

Le déclin de notre pays est profond. Il n’est pas seulement économique, démographique, international, il est avant tout politique. La France s’enorgueillissait d’être une démocratie exemplaire, sinon la première avec la révolution de 1789 qui avait conduit à la République en 1792. Les coups d’Etat, les répressions, les occupations et les régimes qui se sont succédé auraient dû nous incliner à plus de modestie. Depuis quelques dizaines d’années le doute s’est quand même introduit malgré les chœurs médiatiques qui s’évertuent à cacher cette réalité. L’impasse dans laquelle nous a entraînés l’imposteur qui occupe l’Élysée depuis 2017 appelle de la lucidité.

La France traverse une époque paradoxale où l’inflation des mots république et démocratie masque leur disparition du champ de la réalité. Qu’est-ce que la République? C’est la Res Publica, le Bien commun d’une communauté nationale dont le gouvernement légitime a la garde. Quand ce gardien ne détient sa souveraineté que du peuple, lorsqu’il est le peuple lui-même, alors nous sommes en démocratie indirecte ou directe. La France est incapable de protéger ses frontières, et par là incapable d’assurer la sécurité des Français. Elle n’ose plus distinguer le citoyen du simple résident en refusant l’évidence de la préférence nationale. Elle se décompose en minorités revendicatives que la discrimination positive avantage au détriment du peuple enraciné. La dépense publique favorise la banlieue créolisée, et néglige les ruraux, les agriculteurs dont le niveau de vie baisse constamment. Cet ensemble n’est plus une République vouée au Bien commun de son peuple mais une machine qui a perdu son âme entre une Europe technocratique qui lui impose ses règlements et une société civile décomposée par l’individualisme hédoniste et le communautarisme. L’idée de mobiliser la jeunesse française en vue d’une guerre pour la défense de nos valeurs arrive à ce moment comme un sommet d’hypocrisie. Il ne s’agit pas de sauver notre république et notre démocratie contre un ennemi imaginaire, mais de sauver un pouvoir qui a perdu toute légitimité en détournant le regard des citoyens vers l’extérieur.

Depuis les élections présidentielles de 2022, gagnées déjà par Macron dans un climat vicié par la peur de cette guerre qui sévissait au bout de l’Europe entre la Russie et l’Ukraine, le pouvoir qui règne à Paris n’est plus majoritaire. Le président, élu en 2017, grâce à un complot médiatico-judiciaire, n’avait été réélu que par défaut. Il n’y avait plus de majorité pour le soutenir à l’Assemblée. Sa dissolution  de 2024 a encore plus affaibli son camp. Une telle situation n’a plus rien de démocratique. Des gouvernements se succèdent qui fondent leur légitimité sur la stabilité qu’ils garantiraient alors qu’ils sont la cause même du désordre puisqu’ils n’ont pas de majorité parlementaire. Ou plutôt, si : leur majorité est celle des députés qui ne veulent pas se retrouver devant leurs électeurs parce qu’ils savent qu’ils seraient balayés et que l’union contre nature entre le centre-droit et l’extrême gauche qui en a sauvé beaucoup en 2024 ne se reproduirait plus. La Ve République exigeait une souveraineté populaire. Celle-ci a été pulvérisée par un président qui continue à s’agiter sur la scène internationale sans le soutien de son peuple, par un gouvernement qui s’appuie sur la peur d’élus d’une lâcheté inouïe, des élus qui ne sont d’accord sur rien sauf de rester arrimés à leurs sièges et à ses avantages, par des organes contrôlés très souvent par des socialistes, qui, désavoués dans les élections, collectionnent cependant les présidences du Conseil constitutionnel, de la Cour des Comptes, du Conseil d’État et entravent la volonté du peuple et de ses représentants. Ainsi, la loi “immigration” du 26/1/2024 refusée par l’Assemblée, réécrite par le Sénat a été censurée par le Conseil Constitutionnel pour que le texte du gouvernement, rejeté par les députés, s’impose néanmoins. Depuis l’éviction judiciaire de Fillon, en 2017, et avec l’inéligibilité de Marine Le Pen décidée par des juges, ce sont ces derniers qui décident de l’élection présidentielle. Cette situation ne peut durer. Le signe le plus évident de cette imposture démocratique réside dans la crainte des référendums. Depuis celui par lequel les Français ont refusé en 2005  la constitution de l’Union Européenne qui leur fut néanmoins imposée ensuite par la voie parlementaire, les élus de notre pays ont peur du peuple. Hier, ils n’osaient plus le solliciter directement. Aujourd’hui, ils retardent les élections de ses représentants. Notre pays est dominé par une oligarchie dangereuse pour le bien commun parce qu’elle est boursouflée de suffisance et d’insuffisance et que ses membres poursuivent des carrières personnelles plus qu’ils ne visent l’intérêt général. La stabilité et l’intérêt supérieur de notre nation exigent un pouvoir légitime, issu du suffrage populaire.

Il y a en Europe une vraie démocratie. C’est la Suisse qui par ses votations permet au peuple de décider de son destin, d’exiger que sa volonté soit respectée depuis la commune jusqu’au niveau fédéral en passant par les cantons. La France ne pourra retrouver sa souveraineté que si elle rétablit la souveraineté du peuple, par l’élection de représentants, certes, mais surtout par l’appel direct et régulier au peuple grâce au référendum d’initiative populaire, c’est-à-dire à la capacité reconnue au peuple de décider des questions auxquelles il veut répondre.

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