Comment lutter contre le gaspillage?

Au début du mois de juillet, la presse a relaté l’histoire de cet employé d’une enseigne de supermarchés qui devait être renvoyé car il s’était servi dans la poubelle : il avait pris six melons et deux salades. Sous la “pression” médiatique, cet homme n’a pas été révoqué, mais cette histoire nous amène à réfléchir sur notre propre mode de consommation. Selon une étude menée en mars 2011, les français sont de gros gaspilleurs: près de 21% des aliments achetés finissent à la poubelle ! Cela représente 5,6 millions de tonnes de déchets alimentaires par an. Nous sommes tous responsables de ce que nous achetons pour notre propre consommation. Mais les établissements publics sont confrontés au même problème: les hôpitaux, les cantines scolaires jettent beaucoup de nourriture. Ne pourrait-on pas essayer de trouver des moyens de l’utiliser à d’autres fins? Bien évidemment, il faut que cette nourriture ne soit pas avariée. Tous les ans, des associations comme les Restos du Coeur, se mobilisent pour aider les plus pauvres à se nourrir correctement. Ce sujet est important, et nous devons nous mobiliser pour trouver des solutions adéquates. C’est pour cette raison que j’ai souhaité interpeller Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation (ici), mais également les présidents des commissions de l’Assemblée nationale concernées par cette question, qui mérite la mobilisation de tous les acteurs concernés.

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5 commentaires

  1. Très beau combat politique, que j’espère vous suivrez avec constance.

    Je ne comprends pas – personnellement – que cet amas de nourriture (et de boissons), qu’on trouve dans les cuisines scolaires, les hôpitaux, mais aussi les supermarchés, la restauration (rapide, quotidienne, etc.) soit ainsi gaspillé.

    Il semble – car je ne suis pas tout a fait sur, n’ayant pas trouvé le texte législatif – qu’une loi interdise le don de nourriture par un établissement public ou privé (les “cantines” dans les usines ne valent pas mieux que celles des mioches) à une association “locale” (du syle les restos des coeurs) ou ayant une vocation plus “internationale” (action contre la faim par ex)

    Il semble – là encore – que cette “loi” ait été validée sous la pression express de certains lobbies alimentaires, désireux de créer (dans les années 60) une véritable “société de consommation”.

    Cela étant dit, est il possible – je ne connais pas bien la réglementation européenne sur le sujet : vu qu’on parle alimentation cela relève de l’UE, non ? (le traité de Lisbonne est assez vague en la matière) – d’autoriser la consommation, voire la commercialisation (à des tarifs plus attractifs) de denrées périssables mais pas nécessairement avariées ?

    Aujourd’hui, le sel a une DLC ! (Date de péremption) Et des boissons dites “energisantes” se voient accoler une DLUO (même chose en gros que la DLC) alors que ces produits ne sont pas périssables à moyen/long terme !

    Je me souviens de ma grand mère qui nous parlait des stocks de pâtes, de riz, et autres féculents, pendant la guerre, et après celle ci…Lesquels étaient consommés par toute la famille, de toute évidence sans problème.

    Mon oncle – qui travaille chez Nielsen depuis des années – a de même constaté que la DLC ou la DLUO est de plus en plus courte. Avant, certains produits allaient jusqu’à deux ans, après on est passé à un an, désormais six mois…Et des pressions s’exercent au plan européen pour passer la DLUO et la DLC à 3 mois (je parle évidemment de denrées qui se gardent mais le sont de moins en moins sous la pression des lobbies)

    On trouve de la DLC ou de la DLUO sur des produits, en apparence toute au moins, parfaitement “tenable” du style les huiles, les crêmes de beauté, les dentifrices, et même (si, si !) les brosses à dents !

    Pourquoi ne pas autoriser que les denrées les plus périssables soient données aux associations…Lesquelles en les acceptant s’interdisent toute réclamation par la suite ? (Après vérification bien sur que des abus n’ont pas eu lieu : dans ce cas, les associations devront appeler les agents de la DGCCRF)

    Pourquoi ne pas prévoir, par ailleurs, que les bénéficiaires desdites denrées, en acceptant les produits qu’on leur propose – après aval de la DGCCRF – s’interdisent (de même) de poursuivre les associations ?

    Aujourd’hui, des “distributions” ont toujours lieu…Mais “sous le manteau”. Dans la restauration, le personnel retourne généralement avec les “restes” (qui sont souvent des plats complets) mais tait cette “bonne fortune” pour éviter un contrôle des services étatiques.

    Les boulangers sont contraints, eux – quand ils le peuvent – d’organiser, là encore “sous le manteau” un tri de leurs fournées dans leur poubelle, pour permettre la distribution, notamment aux SDF. Le faire en plein jour, ou devant une caméra, apporte uniquement des problèmes. (Amendes)

    Et beaucoup de petits commerçants sont contraints de jeter leurs plats – traiteurs, charcutiers, bouchers – alors qu’il y a des bouches à nourrir. Et eux, faute de personnel important, n’ont que la poubelle comme “choix”.

    Au fait, pour les “algues vertes” en Bretagne, pourriez vous demander à M. FILLON de reconsidérer la très bonne proposition de la société LOCABRI ? Je connais bien le patron, qui m’a expliqué qu’une bande de “conseillers” de Premier Ministre préféraient dépenser des fortunes alors qu’il existe une solution très bonne pour résoudre le problème.

  2. A Thibault : où y a t il “folie” des juges ?

    La Cour de Justice de la République fait – c’est heureux ! – son travail.

    S’il y a “folie” ce serait plutôt des Ministres…Et plus sûrement encore à l’Elysée ou/et à Matignon, où (à l’évidence) on n’a le plus grand mal à faire la tâche principale d’un politique (au sens noble du terme) : à savoir s’entourer de personnes compétentes, aptes, vertueuses, pour gouverner le pays.

    Comment expliquer sinon que, après quelques jours ou mois, suivant la nomination d’une “personnalité” à une “charge publique”…On lui découvre systématiquement un passé trouble, anodin ou sérieux ?

    Il est effarant de constater que la France d’en haut au sein de laquelle on prétend sélectionner les meilleurs est en faillite, puisque on ne parvient plus à distinguer une exemplarité indemne de tout ombre et de tout soupçon. Indélicatesses, remboursements indus, détournements, malversations, favoritismes, passe-droits, malhonnêtetés d’ampleur diverse, conflits d’intérêts, et ainsi de suite, la liste serait interminable qui démontrerait aujourd’hui que la rectitude sans tache est une nostalgie et l’éthique impeccable une utopie !

    Mme LAGARDE fait, elle, très fort. On la savait incompétente – lanterne rouge de l’économie en 2010 dixit le financial times ! – on la savait inapte (en témoigne ses grandes phrases méprisantes à l’endroit des citoyens : “qu’ils prennent le vélo” ! A quand “s’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche” ! – on la soupçonne d’être non vertueuse.

    Dans ces conditions, on comprend qu’une enquête soit ouverte ! Les charges sont – tout de même – d’importance !

    En tout cas, les “affaires” (Lagarde, Woerth, et cie) soulignent le peu de considération qu’on a, à l’Elysée comme à Matignon – et même dans la “majorité” parlementaire – pour les charges publiques, et plus encore pour la France.

    On attendait la “République irréprochable” on a le Directoire !

    Sans être spécialement naïf, je m’imaginais qu’une charge publique représentait un honneur, renvoyait à tous les instants de la vie publique et médiatique – dès lors que la fonction était concernée – à une obligation de tenue, dignité et exemplarité, à une qualité du langage, au refus de la moindre grossièreté, à l’exclusion de toute provocation inutile.

    La “folie” est donc moins dans les juges que du coté du Gouvernement et de l’Elysée…Qui à force de réssuciter les Immigrés de Coblence, vont susciter un ras le bol général dans le pays.

  3. Messieurs mes chers députés du Collectif, quelles propositions fermes et réalistes, quelles mesures de rétorsion dissuasives contre les milliards de l’économie souterraine qui grêve les finances du Pays de ressources essentielles, et prive des milliers de chomeurs d’un emploi légal et socialement protégé ????

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