Faut-il délivrer un pass contraception aux lycéens ?

Depuis mardi dernier, 159 000 jeunes d’Ile-de-France peuvent bénéficier d’un “pass santé contraception” dans leurs lycées.

Christian Vanneste, député UMP de Tourcoing Nord :

“Je suis tout à fait hostile à cette mesure pour la simple raison que l’éducation relève du domaine de la famille et je ne vois pas très bien ce que l’école vient faire ici. Le milieu éducatif est, et doit rester celui de la famille. Il ne s’agit pas de mélanger les deux. Je suis, de plus, étonné que ce soit le conseil régional d’Ile-de-France qui lance cette mesure : que vient, en effet, faire la Région dans l’éducatif ? L’Education nationale relève de l’Etat, à charge pour la Région de se préoccuper de l’environnement et du confort matériel des établissements scolaires. La contraception relève d’une morale propre à un milieu éducatif qui est celui de la famille. L’Etat et les collectivités publiques veulent aujourd’hui se mêler de tout. C’est une mesure démagogique et médiatique, prise pour mettre en avant les Régions et cela me choque. C’est de la poudre aux yeux… Que l’enseignement de la sexualité soit intégré dans les programmes, d’accord, mais que l’on donne avec ce pass contraception les moyens aux jeunes d’avoir certains comportements, non !”

♦ Nord Éclair, samedi 30 avril 2011

Pour aller plus loin, lire l’article de l’enseignement catholique de Paris.

De surcroît, j’ai été interrogé sur ce sujet également par le site Nouvelles de France.

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2 commentaires

  1. La gauche, c’est le parti du mal. On se souvient que Jean-Paul Huchon avait déjà humilié les Religieuses avec sa campagne des “soeurs de la perpétuelle indulgence”. A Tourcoing, la majorité municipale de gauche a baptisé des salles de cinéma du nom de la paroisse pour salir le dogme catholique…
    Puisque Nicolas Sarkozy a fait légiférer le Parlement sur l’atteinte au drapeau français, en sera-t’il de même pour les violations -avec l’argent du contribuable- du principe selon lequel la France respecte toutes les croyances ?

  2. Au-delà du côté éthique de la question de la sexualité des lycéens (voire des collégiens dans bien des cas), on peut aussi mettre en évidence une contradiction. L’éducation nationale confrontée à des phénomènes de violence en appelle de plus en plus souvent à la responsabilité des parents. Or, en même temps, voilà que le ministère déresponsabilise la famille puisque les infirmières scolaires sont habilitées à délivrer des moyens contraceptifs et même abortifs à des mineures sans aucune contrainte d’information à la famille. En d’autres termes, invitées à éduquer leurs enfants dans le sens d’une certaine morale, les familles n’auraient pas voix au chapitre dans le domaine de la sexualité. Est-ce à croire que la sexualité ne relève plus de la morale publique ?

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