Le coup de coeur de Didier Droart (01/09/07)

Didier Droart : un Tourquennois admirateur du Général De Gaulle

Didier Droart, membre de l’UMP et conseiller municipal d’opposition de la ville de Tourcoing, se livre dans un entretien au cours duquel il retrace son parcours politique : de 1960, année au cours de laquelle il s’est pris de passion pour le Général De Gaulle, à nos jours. Issu d’une famille de tradition ouvrière, Didier Droart est né le 9 janvier 1948 dans le quartier de la Croix Rouge, à Tourcoing. En 1962, à l’âge de 14 ans, il commence à travailler comme apprenti pâtissier aux Cassolettes du Cordon Bleu , 68 rue du Tilleul à Tourcoing, entreprise artisanale rachetée par la suite par l’un de ses meilleurs clients, la société Pidy, spécialisée en pâtisserie industrielle et produits prêts à garnir, située maintenant à Halluin. Didier Droart a ensuite évolué aux postes de pâtissier, de chef d’atelier, pour finir sa carrière en 2004 comme directeur de production.

Aujourd’hui âgé de 59 ans et délégué de l’UMP (Union pour un Mouvement Populaire) pour la 10ème circonscription, vous êtes conseiller municipal d’opposition pour la commune de Tourcoing. Quel a été le point de départ de votre parcours politique ?
Mon intérêt pour la politique est né d’une passion pour un homme, le Général De Gaulle… Depuis l’âge de 12 ans, j’admirais le Libérateur de la France, un peu (d’ailleurs) par réaction à l’époque contre mon entourage familial qui critiquait sévèrement le chef de l’Etat. Dès 1960, je me suis mis à collectionner tout ce qui pouvait avoir un rapport avec lui : drapeaux, photos, livres, articles, médailles… A ce jour, ma collection est composée d’environ 2 500 pièces, mais elle ne cesse de s’enrichir car les gens me considèrent un peu comme le dépositaire de tout ce qui peut évoquer la mémoire du Général dans notre ville.
C’est ainsi que j’ai organisé des expositions dans de nombreux lieux publics, à la demande de municipalités, d’écoles ou d’associations, afin d’entretenir la flamme chez les jeunes générations. Ainsi, des expositions furent présentées à Tourcoing en 199O, à Carteret-Barneville dans le cadre du cinquantenaire du débarquement en Normandie où elle fut inaugurée par Mireille Mathieu et c’est également et logiquement qu’elle fut présentée à Colombey-les-Deux-Eglises en 1999.
Par la suite, mon désir est de faire don de l’ensemble de ma collection au mémorial de Colombey-les-Deux-Eglises, où un musée franco-allemand, en l’honneur du Général De Gaulle, est en cours de réalisation. A travers cette passion, un lien s’est donc peu à peu établi vers la politique et je me suis tout naturellement engagé dans le mouvement gaulliste.

Cette admiration pour le Général a-t-elle été un facteur qui a favorisé votre entrée en politique ?
Oui, mais pas seulement. Je me suis intéressé, très jeune, à tout ce qui était collectif et au monde associatif. Après quelques années d’animation au sein de la MJC (Maison des Jeunes et de la Culture) de l’Epidème à Tourcoing, j’en suis devenu Président et cela durant 25 ans. Dès l’âge de 22 ans, j’ai pris des responsabilités au sein d’associations d’échanges internationaux de la ville de Tourcoing . Du fait de cet engagement associatif et de mon fort intérêt pour le Général De Gaulle, j’ai été sollicité pour être sur une liste électorale. En 1983, avec la victoire de Stéphane Dermaux aux élections municipales de Tourcoing, j’ai été nommé adjoint au maire chargé de la jeunesse. J’avais ainsi plus de facilité pour intervenir et faire bouger le monde associatif tourquennois que je connaissais si bien.

A ce jour, votre engagement politique est-il aussi fort qu’au début ?
Je réponds oui, car je suis toujours autant motivé. Les idées véhiculées par l’UMP et Nicolas Sarkozy sont les plus proches de celles que je défendais à l’époque du Général De Gaulle.

Quels sont les éléments qui vous dérangent dans la politique, aujourd’hui ?
Les instances parisiennes ne doivent pas décider à la place des hommes de terrain. J’ai toujours lutté pour que les décisions soient prises à la base, par les militants eux-mêmes. Actuellement, Je trouve aussi un peu pénible le fait de faire porter toutes les responsabilités aux élus. On peut penser qu’à cause de cela, il y aura de moins en moins de vocations à l’avenir. Plus généralement, je suis contre l’ambition politique dominée par l’argent. Cela pose un problème entre les vrais militants qui font de la politique pour faire approuver leurs idées et les autres qui ont l’appât du gain.

A la retraite depuis 2 ans, vous avez plus de temps à consacrer à vos activités politiques. Qu’en est-il vraiment ?
Maintenant que je suis retraité, j’ai effectivement trouvé le temps, en avril 2005, de créer avec d’autres personnes une association, « Les Amis de Christian Vanneste », afin de saluer l’œuvre et de soutenir les actions de l’homme politique, député de la 10ème circonscription et futur candidat aux élections municipales de 2008 pour la ville de Tourcoing. L’idée est qu’au-delà des partis politiques, il puisse y avoir des personnes qui trouvent que l’action et le courage de Christian Vanneste méritent d’être soutenus et encouragés. Cette association connaît un grand succès. La preuve lors des dernières élections législatives, les électrices et les électeurs de la 1O ème circoncription ont réélu brillamment député Christian Vanneste avec 58,6 % des voix. Un score qui nous laisse espérer un vaste rassemblement autour de lui pour gagner les prochaines élections municipales de Tourcoing.
Enfin en 2OO8, on fêtera le cinquantième anniversaire de notre Constitution, l’occasion pour préparer une nouvelle exposition sur Charles De Gaulle !
D’ailleurs j’en profite pour lancer un appel : si vous possédez, vous aussi, de la documentation, ne manquez pas de prendre contact avec moi par courriel : droartdidier@aol.com.

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