Se tromper volontairement d’ennemi, n’est-ce pas trahir ?

Ainsi donc l’antisémitisme serait à nouveau une grande menace pour notre pays, avec 541 faits constatés en 2018, soit une augmentation de 74%. L’une des mesures annoncées par le « président » Macron devant le CRIF consiste en la dissolution de trois groupuscules néo-nazis certes méprisables mais plus folkloriques que réellement dangereux. L’important est qu’ils sont classés à l’extrême-droite, ce qui permet de diaboliser par amalgame et contagion les adversaires, cette fois les plus dangereux du parti présidentiel, lors des prochaines élections européennes. Par un tour de passe-passe, l’antisémitisme groupusculaire, nostalgique et archaïque devient le monstre à abattre quand on sait fort bien que la menace vient d’ailleurs. L’agresseur verbal d’Alain Finkielkraut n’appartient pas à cette mouvance, c’est un converti, salafiste, qui est proche des Palestiniens. C’est donc avant tout un antisioniste qui se situe dans une autre tradition qui remonte au massacre de la tribu juive des Banu Qurayza par les musulmans à Médine, en 627, et se nourrit de la haine d’Israël. C’est une position à la fois islamiste et anti-occidentale, qui correspond à l’islamo-gauchisme, assimilant le combat contre l’Etat hébreu à la poursuite de la lutte anticolonialiste. Manifestement la discrétion sur l’auteur des injures contre Alain Finkielkraut et l’inversion dans la direction désignée des menaces ne sont pas innocentes. Il s’agit de pointer la responsabilité à droite et de tourner résolument le dos à la véritable origine de cette résurgence de l’antisémitisme : l’islamisme présent dans une part importante d’une immigration africaine de plus en plus considérable. Il est pourtant facile de faire la liste des victimes juives assassinées ces dernières années, par Mohamed Merah, Amedi Coulibaly, Kobili Traoré ou Yacine Mihoub… qui n’appartenaient pas à l’extrême-droite.  Bien sûr, M. Macron a cité l’islamisme, en précisant « radical », mais contre lui, pas d’interdiction, pas de dissolution, pas d’expulsion, pas de lien avec l’immigration, seulement des actions sociales et éducatives sur les quartiers : améliorer l’eau, sans arrêter l’inondation.

Que penser d’un « Président de la République française », qui fait en sorte que le peuple qu’il dirige, et doit préserver du danger, tourne le dos à celui-ci pour faire face à un ennemi imaginaire ? Certes, on peut saluer son talent d’acteur et son sens du théâtre lorsqu’il prononce un discours. Mais le comédien ne nous intéresse pas : en ne désignant pas le véritable ennemi de la France, et donc des Juifs français, il affaiblit notre défense et notre réaction. L’ennemi, ce n’est pas la haine, pas la haine de l’autre, des abstractions, c’est l’autre qui nous hait, Juifs français et Français non-juifs. Ce ne sont pas les groupuscules néo-nazis, ce n’est pas le fantôme d’Hitler, agité par des hurluberlus, qui menacent la France, mais l’absorption indigeste d’une population qui importe parfois avec l’islam les germes d’un nouvel antisémitisme qui se marie fort bien avec la détestation de l’Occident et de la France en particulier. C’est lui qui fait fuir les élèves juifs des écoles de la République. Il est vrai que cet ennemi-là n’est pas celui de Macron et de son parti…. M. Macron en campagne est un chef de parti en difficulté. Ce n’est pas le Président de la République, et l’ennemi fantasmatique qu’il vise cache mal celui très réel qu’il veut atteindre : la droite populiste qui est pourtant la réaction saine et légitime d’un peuple face au véritable danger qui le menace. Etait-ce cela la grande leçon magistrale sur l’antisémitisme annoncée à grands coups de trompe par des médias complaisants ?

La France n’aurait pas connu cela depuis 1945 ? Effectivement, la France n’a pas connu cela pendant longtemps : une limitation sans cesse resserrée de la liberté d’expression, une conception de plus en plus autocratique du pouvoir. Pourtant, avec les derniers développements « des » affaires Benalla, M. Macron a davantage de comptes à rendre que de leçons à donner !

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12 commentaires

  1. en passant - 21 février 2019 12 h 59 min

    Se tromper d’ennemi ou se tromper sur les intentions de l’ennemi. Car la diversion consiste aussi à monter en épingle l’antisémitisme des minorités, comme leur misogynie, pour faire oublier que le vrai (et seul) problème est leur hostilité à la majorité, et leur absence de lien avec l’histoire de la nation.

    Avec une telle diversion, le remède est tout trouvé : il faut, disent ceux qui la mettent en oeuvre, renforcer encore la protection des minorités.

    Eh bien, non. Ce serait une mauvaise idée, d’une part parce que cela revient à nier les problèmes rencontrés par les non minoritaires, d’autre part parce que les minorités sont déjà bien trop au centre de l’attention, et enfin parce que cette focalisation sur les minorités EST ce qui a permis la mise en oeuvre d’une politique migratoire aberrante.

    Si les associations qui ont encouragé cette politique migratoire se prennent un retour de manivelle de la part de ceux qu’elles ont contribué à fait venir, en dépit de l’opinion de la majorité, elles devraient si elles avaient un peu de décence en tirer la conclusion qu’elles devraient se faire plus discrètes, moins entreprenantes.

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  2. en passant - 21 février 2019 14 h 44 min

    Juifs français ou Français juifs ?

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  3. Jacques Peter - 21 février 2019 14 h 50 min

    Les ennemis de notre civilisation judéo-chrétienne sont les « progressistes » et leurs amis les islamistes. Macron, étant lui-même « progressiste », n’est pas intéressé par la préservation de notre civilisation, à la différence d’un Trump, d’un Putin, d’un Orban ou d’un Nettanyahu. C’est son pire défaut.

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    • Galatine - 21 février 2019 15 h 29 min

      Hélas pour nous et pour la France, ce n’est pas là le seul défaut de Macron, comme viennent de le montrer les derniers développements de l’affaire Benalla et les sévères remontrances de la commission du Sénat…

      Les électeurs qui l’ont choisi et s’apprêtent à faire de même pour la liste LREM aux Européennes continuent donc d’avoir tout faux.

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  4. Galatine - 21 février 2019 15 h 39 min

    Déjà parler d’ islamisme radical, cette tautologie, est une pure et simple perversion orwellienne du sens des mots.
    On n’a jamais parlé de « nazi radicaux », ni de « communistes radicaux », que je sache !
    De radicaux libres, oui, à la rigueur 😉

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  5. erwan - 21 février 2019 18 h 30 min

    Je m’interroge toujours quand nos présidents de la République successifs depuis Sarkozy ainsi que toute la classe politique à l’exception de la FI et du RN vont ramper au dîner annuel du CRIF…je ne peux m’empêcher de penser à l’anti-France chère à Maurras qui gouverne en douce notre beau et cher pays, qui s’apparente aujourd’hui à cette superclasse mondiale ploutocratique que les gilets jaunes vomissent.

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  6. kerneilla - 21 février 2019 23 h 16 min

    Quand tant de Français cesseront-ils de voter comme des moutons de Panurge, pour des hommes politiques sans conscience qui détruisent notre pays ? honte à ces politiciens dits « de droite » qui ont rejoint Macron en choisissant leur intérêt immédiat plutôt que de se battre pour leurs valeurs…

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  7. DELAFOSSE - 22 février 2019 9 h 31 min

    La « Honte »….encore une « valeur » ancienne en voie de disparition et pas seulement chez les politiques ! Le bénéfice d’un travail en profondeur pour remédier à cela, n’est pas prêt de nous apparaître à court terme !

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  8. Amouyal - 22 février 2019 23 h 04 min

    La macronie manipule la communauté nationale autant que la communauté juive , comme son maitre miterrand , macron en bon socialo , enfourche le theme de l antisemitisme pour en tirer profit et surtout pas pour proteger les juifs dont il n a que faire .
    Les electeurs visés par macron sont les millions d arabes et pas la poignee de juifs français deboussolés et diriges par des ignares

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  9. Rita Pitton - 23 février 2019 11 h 34 min

    Et me voilà ! hier j’étais prise ailleurs .Que nous dit ce post orienté anti -Islam ?Que Macron ,en vue des prochaines élections Européennes classe l’anti -sémitisme à l’Extrême droite .
    Cette extrême droite qui n’est même plus anti sioniste : l’autre jour
    Gilbert Collard nous disait que ces 2 anti sont les mêmes .Bêtise humaine.
    Aberrant car si cette extrême droite se veut réellement défenseur de notre nation elle devrait se battre pour la séparation du CRIF sioniste et de l’Etat français .

    Benjamin Weller , l’agresseur anti -sioniste du sioniste Finkielkraut , qui lutte contre la colonisation , contre l’injuste occupation d’Israël n’est pas un démon .
    Car cette horrible occupation SIONISTE de Cisjordanie a été condamnée plusieurs fois par l’ONU mais l’Aipac ( =le CRIF US ) par le veto Aipaqué US a dominé méchamment .

    Qui a attaqué Saddam Hussein et foutu tous ces désordres au Moyen Orient ??Dieu merci les sionistes ont perdu la guerre contre Bachar Al Assad !! nous avons vu Hollande et Fabius Criffés appeler les US à cette guerre mais Obama qui a du sang Mahométan dans ses veines a dit NON .Dieu merci .
    Je ne suis pas contre la patrie des juifs :je ne suis pas anti sémite .Car j’ai déjà sauvé une petite fille juive de la mort dans les ascenseurs et je le referais si besoin était .J’ai aidé Strauss Kahn quand ses opposants l’avaient attaqué par magie noire en 2011 .
    Mais disons NON à l’international sionisme .

    Car Israël est un peuple parmi les peuples sans plus .Amen

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  10. Eric DEVISE - 23 février 2019 22 h 39 min

    S’il n’y avait que cette trahison, mais c’est un véritable concert.

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  11. Natou - 13 mars 2019 15 h 40 min

    Tout est fait pour absoudre cette très vilaine immigration islamique jamais assimilée!!
    Nous courons vers une guerre civilo/civilisationnelle dont les premiers responsables sont les mondialistes apatrides qui sévissent depuis plus de 40 ans.

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