Les vœux du Député

Hier soir, j’ai présenté mes vœux dans la salle Rocheville de Neuville-en-Ferrain, devant les maires non socialistes de la circonscription, de nombreux élus locaux, y compris de la majorité de gauche d’Halluin, des candidats UMP aux élections cantonales, Gérald DARMANIN et Gustave DASSONVILLE, d’un bon nombre de présidents d’associations et de beaucoup d’amis. Nous avons d’abord respecté une minute de silence à la mémoire d’Antoine et de Vincent. Ce drame a touché en profondeur toute la communauté représentée hier.

La ville de Linselles, d’où étaient originaires les deux victimes, engagée avec générosité dans la coopération décentralisée, et par ailleurs, victime de la fermeture d’un site de production d’un groupe suédois est un symbole du monde ouvert aux échanges, mais de plus en plus dangereux dans lequel nous vivons.

J’ai donc rappelé les nécessités de poursuivre l’ouverture, mais sans naïveté ni faiblesse. J’ai évoqué les questions de l’immigration et de la crise économique pour souligner dans les deux cas l’absurdité d’une ligne Maginot qui nous protègerait. C’est de lucidité, de fermeté et de rigueur dont nous avons besoin pour bâtir une politique dynamique. L’expulsion des Roms, la maîtrise de l’immigration, s’inscrivent dans cet objectif.

J’ai surtout développé la nécessité pour la France de se donner les armes nécessaires pour affronter la guerre économique. Nos chiffres ne sont pas bons, notamment ce record de 56% du PIB pour les dépenses publiques. Les comparaisons sont à la fois humiliantes et motivantes : avec l’Allemagne qui a préservé son industrie, avec la Suède qui a réduit ses dépenses publiques de 72,4% à 53% et qui, sans même demander l’euro, répond parfaitement aux critères de Maastricht ; avec le Canada, qui a réduit le nombre de ses fonctionnaires de 16%.

La cause de note situation est claire : c’est la politique absurde, menée après la victoire de Mitterrand, et la mollesse de la droite à s’en évader. La réduction du temps de travail, incohérente dans les services et l’administration, impossible chez les artisans, les commerçants ou les agriculteurs a appauvri le pays, et accentué les inégalités. La fin du travail n’est pas le loisir, c’est le chômage.

Le secteur de Tourcoing – Vallée de la Lys, en raison de son caractère industriel, a été particulièrement frappé. L’effort entrepris par l’Etat est gigantesque. Il s’agit d’inverser la direction d’un super tanker, gorgé de dépenses publiques et de protection sociale. Le gouvernement a mis en œuvre une politique de rigueur, il faut aujourd’hui que les collectivités territoriales l’accompagnent plutôt que de crier au désengagement et de faire croître dépenses et fiscalité.

J’ai rappelé quelques-unes de mes interventions à l’Assemblée, en terminant par une défense et illustration du Service Civique, qui devrait être obligatoire. C’est à travers lui que pourrait se construire une cohésion sociale davantage bâtie sur une commune adhésion aux valeurs citoyennes, plutôt que sur le recours systématique aux prestations et à l’assistance. J’ai conclu mon discours en citant De Gaulle : « Vieille France accablée d’histoire […] allant et venant sans cesse de la grandeur au déclin, mais redressée de siècle en siècle, par le génie du renouveau ».

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7 commentaires

  1. Thibault Loosveld - 21 janvier 2011 19 h 00 min

    Certes, il faut condamner fermement et absolument toute tentative d’homicide, mais rappelons que Maxime Brunerie avait déclaré aux policiers: « Je voulais changer de régime. »

    Car, sans la trahison politique de Jacques Chirac en 1981, il n’y aurait pas eu l’augmentation du chômage, la distribution de sang contaminé, la guerre civile en Nouvelle-Calédonie, la rupture des relations diplomatiques franco-néozélandaises (fait inouï lorsqu’on y pense bien puisqu’il faut remonter à novembre 1942 pour retrouver un tel antécédent).

    Car, sans son refus d’une alliance avec le Front National pour le second tour de l’élection présidentielle de 1988, Mitterrand n’aurait pas obtenu 54 % des suffrages.

    En plus, en 1995, Chirac a devancé Edouard Balladur de seulement 600.000 voix et, deux ans après, il a dissous la chambre la plus à droite de l’histoire de la Vème République après celle élue en juin 1968.

    Hélas, il y a beaucoup d’autres choses à dire sur le bilan catastrophique du septennat de Jacques Chirac…

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  2. seb - 23 janvier 2011 11 h 37 min

    « Certes, il faut condamner fermement et absolument toute tentative d’homicide, mais rappelons que Maxime Brunerie avait déclaré aux policiers: “Je voulais changer de régime.”

    Vous auriez donc absout « Damien » le « régicide » de Louis XV et « Ravaillac » celui de Henri IV ? Sans parler de « Clément » le meurtrier de Henri III ?

    Quant à Maxime Brunerie, auteur d’une tentative d’homicide à l’encontre de J. CHIRAC – en plein défilé, pas gagnée d’avance ! – s’il voulait changer de « régime » politique…La mort de J. CHIRAC n’y aurait rien changé…Puisque (heureusement) seul le Souverain du pays, est compétent pour modifier son régime politique ! (Même si le « constituant » secondaire qu’est le Parlement peut réviser partiellement la Constitution)

    « Sans la trahison politique de Jacques Chirac en 1981, il n’y aurait pas eu l’augmentation du chômage, la distribution de sang contaminé, la guerre civile en Nouvelle-Calédonie, la rupture des relations diplomatiques franco-néozélandaises (fait inouï lorsqu’on y pense bien puisqu’il faut remonter à novembre 1942 pour retrouver un tel antécédent) »

    Qu’en savez vous ? Et plus encore, qui vous dit que la situation n’aurait pas été pire ?

    « Car, sans son refus d’une alliance avec le Front National pour le second tour de l’élection présidentielle de 1988, Mitterrand n’aurait pas obtenu 54 % des suffrages »

    Rien ne vous permet d’affirmer pareille chose. Surtout que, les électeurs « centristes » du candidat Chirac n’aurait sans doute pas voté pour lui…Si alliance il y avait eu ! Faire « alliance » avec Mme Le Pen, qui a un discours assez « neutre » n’est pas faire « alliance » avec J.M Le Pen…Qui pronait (et continue à le faire) l’expulsion des « étrangers » comme jadis on accusait, dans les cas de famine ou maladie, « l’épuration du Royaume » en condamnant les juifs ou autres « boucs émissaires » faciles !

    « En plus, en 1995, Chirac a devancé Edouard Balladur de seulement 600.000 voix »

    Certes…Et Louis XVI est mort « à cause » d’une voix…Ou plus exactement par la faute des « abstentionnistes » centristes qui pronaient ouvertement le bannissement mais au moment du décompte des voix…Allèrent à la pêche !

    La Démocratie est ainsi faite que la majorité l’emporte et les absents ont toujours tort. Qu’il ait eu une ou six cents milles voix de différence, ne change rien à l’affaire.

    « et, deux ans après, il a dissous la chambre la plus à droite de l’histoire de la Vème République après celle élue en juin 1968. »

    Faux…La chambre la plus « à droite » de l’histoire de la V République…C’est celle qui suit l’arrivée du Général De Gaulle au pouvoir ! Quant à la dissolution…Ce fut peut être une « mauvaise solution » (mais pour qui ? J. CHIRAC a ainsi pu se « couvrir » pour obtenir un second mandat) mais qui a permis aux Français d’être représentés par des élus conformes à leurs voeux…Ceux de 1995 ayant échoué, manifestement, dans leur représentation effective de la Nation. Quel crédit aurait on pu leur accorder ?

    « Hélas, il y a beaucoup d’autres choses à dire sur le bilan catastrophique du septennat de Jacques Chirac… »

    Il n’y a pas que des « catastrophes » dans ce premier septennat de J. CHIRAC. Il y a aussi du bon…Et je vous rappelle au fait que le cher SARKOZY en était.

    Si l’on doit reprocher quelque chose à M. CHIRAC, c’est de n’avoir pas eu suffisamment de volonté politique. D’ailleurs c’est une caractéristique de la classe politique française : l’ambition pour le pays et la volonté de le servir, sont nulles. Celles personnelles, en revanche…

    « J’ai donc rappelé les nécessités de poursuivre l’ouverture »

    Voilà donc un dogme : quelle « nécessité » a t on de poursuivre « l’ouverture » M. VANNESTE ? Dans un monde où régnerait la « concurrence libre et non faussée » on pourrait s’y résoudre…Mais dans un monde où celle ci est folle…Quelle « nécessité » a t on de poursuivre le chaos ?

    « mais sans naïveté ni faiblesse. »

    Allez donc expliquer çà à la Commission Européenne !

    « J’ai évoqué les questions de l’immigration et de la crise économique pour souligner dans les deux cas l’absurdité d’une ligne Maginot qui nous protègerait. C’est de lucidité, de fermeté et de rigueur dont nous avons besoin pour bâtir une politique dynamique. L’expulsion des Roms, la maîtrise de l’immigration, s’inscrivent dans cet objectif. »

    Monsieur VANNESTE, les « ROMS » n’ont pas de statut juridique propre. Ils ont, en revanche, tous la nationalité européenne…Grâce à vous d’ailleurs. (N’avez vous pas approuvé le traité de Lisbonne ? Shengen ? Et tant d’autres ?)

    « Expulser » les ROMS…Comme vous dites, n’a aucun intérêt, puisque ces derniers sont protégés par les traités européens (à raison) et vous n’avez du reste pas le droit de les « expulser » puisqu’ils ne sont pas, dans notre beau pays, « en situation irrégulière » car…Européens ! Je vous encourage à lire à ce sujet le papier de Mme Lenoir, qui connait bien ces questions. Voir : « europe mon beau souci »

    Quant à la « maitrise de l’immigration » vous n’avez plus la main dessus. Cette compétence étant, désormais, traité de Lisbonne oblige, du ressort de la Commission Européenne…! Du reste, selon les derniers chiffres, la « France » a battu son record de « naturalisation » accélérée ! Vous avez dit « maitrise de l’immigration » ?

    Pour terminer sur ce sujet, « l’Europe » s’est récemment doté d’une nouvelle « stratégie de Lisbonne » qui prône (il suffit de lire M. ATTALI) une immigration forte, sinon massive…Ce qui est plus que plaidée dans ladite « stratégie »…Que M. FILLON a approuvé là encore récemment…Et que vous adopterez prochainement, sous forme de « lois » mettant en oeuvre des directives européennes ! La LOPPSI II en est, à cet égard, l’illustration !

    « J’ai surtout développé la nécessité pour la France de se donner les armes nécessaires pour affronter la guerre économique. »

    Fort bien…Mais sommes nous en guerre M. VANNESTE ? La plupart des échanges commerciaux se font avec nos partenaires européens. Nous avons une situation « semblable » sur le plan économique. Ce qui nous distingue les uns et les autres…C’est l’adoption ou non de l’euro ! Et si l’Allemagne tire son épingle du jeu, c’est parce que la monnaie, non pas « unique » mais « partagée » lui profite…Au contraire de la France…! Laquelle ne s’est jamais mieux portée sur le plan économique (en matière d’exportation) qu’avec…La « crise » qui a fait baisser l’euro !

    « Nos chiffres ne sont pas bons, notamment ce record de 56% du PIB pour les dépenses publiques. »

    En quoi cela a t il à voir avec « la guerre économique » M. VANNESTE ?

    « Les comparaisons sont à la fois humiliantes et motivantes : avec l’Allemagne qui a préservé son industrie, avec la Suède qui a réduit ses dépenses publiques de 72,4% à 53% et qui, sans même demander l’euro, répond parfaitement aux critères de Maastricht ; avec le Canada, qui a réduit le nombre de ses fonctionnaires de 16% »

    Mais de quoi parlons nous M. VANNESTE ? De « guerre économique » ou de « gestion étatique » ? Vous nous dites que la France doit « s’armer » économiquement…Et vous « bavez » devant les réductions de fonctionnaires ? En quoi, réduire les fonctionnaires, fait il augmenter la croissance du pays ? Aide t il les entreprises à exporter ? Et favorise t il le pouvoir d’achat des ménages ?

    « La cause de note situation est claire : c’est la politique absurde, menée après la victoire de Mitterrand, et la mollesse de la droite à s’en évader. »

    La « politique économique » se décide au niveau européen M. VANNESTE. Cela a commencé dans les années 80 – avec la fin des prêts étatiques : émission de monnaie uniquement par les banques privées – via les traités européens dont le « couronnement » s’est fait avec Maastricht.

    M. MITTERRAND a sans doute commis une grande absurdité, en utilisant sa maladie pour pousser les Français à voter Maastricht. Pour le reste, la « politique » a été menée, le plus souvent, par un certain J. CHIRAC !

    Pour le reste, je suis d’accord. Cela fait dix ans qu’on met en oeuvre la « stratégie de Lisbonne » censée être formidable…Et au moment du bilan, c’est la cata ! Et que fait M. FILLON ? Il rempile ! Bravo la « droite » !

    « La réduction du temps de travail, incohérente dans les services et l’administration, impossible chez les artisans, les commerçants ou les agriculteurs a appauvri le pays, et accentué les inégalités. La fin du travail n’est pas le loisir, c’est le chômage. »

    La « réduction du temps de travail » ne peut pas être accusée de tous les maux M. VANNESTE ! Et pour vous rappeler les choses…C’est un certain Juppé, qui a fait passer les heures travaillées de 40 h à 39 h ! Et la situation économique n’était pas vraiment propice à pareille décision !

    M. JOSPIN – sous la présidence CHIRAC – a fait voter les 35 h…Dans un contexte, qui était quand même plus « honorable »…Et dès l’année suivante, voyant que cela se gâtait, il a largement (sans le dire) raboter la loi. Après, « la droite » a continué le travail de desembrement de la loi…Sans jamais la supprimer…Pour la seule raison que le MEDEF ne veut pas perdre ses subventions chéries !

    « Le secteur de Tourcoing – Vallée de la Lys, en raison de son caractère industriel, a été particulièrement frappé. »

    Par la « crise » ? Ou les 35 h ?

    « L’effort entrepris par l’Etat est gigantesque. Il s’agit d’inverser la direction d’un super tanker, gorgé de dépenses publiques et de protection sociale. »

    Bah tiens ! Retournons donc à 1934 M. VANNESTE ! Le « super tanker » que vous dénoncez est pourtant celui qui a le mieux résisté à la crise ! Et pourquoi ? Parce que les Français trouvent normal (à raison) qu’on dépense…Le tout est de le faire correctement.

    « Le gouvernement »

    Le Gouvernement, M. VANNESTE. C’est M. FILLON…Pas « la République française » qui a mis en oeuvre quelque chose !

    « a mis en œuvre une politique de rigueur »

    Qui ne touche pas les « hauts fonctionnaires » ni le personnel politique…Que c’est facile !

    « il faut aujourd’hui que les collectivités territoriales l’accompagnent plutôt que de crier au désengagement et de faire croître dépenses et fiscalité »

    Les « collectivités » ne sont pas seules à voir du « désengagement » de l’Etat M. VANNESTE. Le Conseil d’Etat le dénonce souvent !

    Quant à la « fiscalité » territoriale…Elle est prérogative du Parlement ! Ce ne sont pas les élus locaux qui définissent les bornes de cette fiscalité…Ils n’ont pas la possibilité de créer ou supprimer des impôts ! Ils ne peuvent que jouer sur les taux ! Votre collègue, L’Huissier je ne sais plus quoi, a proposé d’interdire les frais de comm et les voitures de fonctions…Refus des élus nationaux ! Cherchez l’erreur ! Le « probléme » de la France, c’est que vous, M. VANNESTE, en tant que Législateur, vous donnez aux dites collectivtés le droit de dépenser…Sans la responsabilité qui va avec (ce n’est pas le Gouvernement qui veut supprimer les cours des comptes locales ?) !

    « J’ai rappelé quelques-unes de mes interventions à l’Assemblée, en terminant par une défense et illustration du Service Civique, qui devrait être obligatoire. »

    Pourquoi avoir supprimé le service militaire ?

    « C’est à travers lui que pourrait se construire une cohésion sociale davantage bâtie sur une commune adhésion aux valeurs citoyennes, plutôt que sur le recours systématique aux prestations et à l’assistance. »

    Venu d’un élu qui trouve normal qu’on recase les anciens « Ministres » et/et Secrétaires d’Etat…C’est assez comiques ! Au fait, Mme BOUTIN n’a pas renoncé – et je ne parle pas des autres – à son « cabinet » pour faire un « rapport » !

    « J’ai conclu mon discours en citant De Gaulle : « Vieille France accablée d’histoire […] allant et venant sans cesse de la grandeur au déclin, mais redressée de siècle en siècle, par le génie du renouveau ». »

    Le renouveau n’est pas pour tout de suite…La France survivra, mais difficilement avec des émigrés de Coblence en son sein.

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  3. Thibault Loosveld - 24 janvier 2011 21 h 49 min

    @ seb:

     » Les “collectivités” ne sont pas seules à voir du “désengagement” de l’Etat M. VANNESTE. Le Conseil d’Etat le dénonce souvent !  »

    Vous le reconnaissez: le conseil d’état rend des avis et des décisions politisées à gauche et il est exceptionnel qu’il donne raison à la droite http://www.avenirensemble.nc/index.php?option=com_content&task=view&id=421&Itemid=207.

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  4. seb - 25 janvier 2011 21 h 12 min

    Savez vous, Thibault, qui PRESIDE le Conseil d’Etat ? M. FILLON….Qui est de « gauche » comme tout le monde le sait !

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  5. seb - 26 janvier 2011 16 h 16 min

    L’année commence bien ! Encore une fois, les parlementaires – dont le groupe de M. VANNESTE qui pourtant assure défendre les libertés fondamentales – portent un coup à la DDHC ! Et…Au traité de Lisbonne (pourtant votés par eux !)

    Voici de bons arguments juridiques…Qui devraient pourtant vous faire repousser le texte.

    http://www.maitre-eolas.fr/post/2011/01/25/Reforme-de-la-garde-a-vue-%3A-rapport-d-etape

    Prendre les Français pour des idiots est il une spécialité de la « majorité » parlementaire actuelle ?

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  6. Thibault Loosveld - 26 janvier 2011 19 h 28 min

    @ seb:

    Il est clair qu’en lisant des phrases telles que  » Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu.  » ,  » Damned.  » ou encore  » Eh bien ce ne sera pas encore la joie.  » force est de constater que le métier d’avocat, c’est  » Paroles, Paroles, Paroles  » !

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  7. Thibault Loosveld - 26 janvier 2011 19 h 31 min

    Le blog de Maître Eolas, c’est le blog de la gauche caviar !

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