Frédéric Mitterrand au Fresnoy : « la bonne visite »…

Il y a dans la vie des élus des moments un peu difficiles. Frédéric Mitterrand est venu lundi pour parcourir le pôle Images et délivrer un message sur l’importance des jeux vidéos. Chacun sait que je n’ai pas apprécié ses déclarations sur Polanski, et encore moins son ouvrage « la mauvaise vie ». Mais chacun sait aussi que l’une des actions qui revêt à mes yeux la plus grande importance réside dans le lancement du pôle Images. J’ai été le premier à penser que l’un des moyens pour Tourcoing de rebondir de la série de crises qu’avait connues l’industrie textile était de se tourner vers les technologies nouvelles et notamment vers cette industrie des images que Malraux avait désignée comme le lieu de rencontre entre l’art et l’industrie. C’est en 1988, lorsque j’étais adjoint à la Culture de Tourcoing, et que François Léotard était Ministre, qu’Alain Fleisher et Bernard Faivre d’Arcier sont venus à Tourcoing pour lancer les bases d’une école d’art vouée aux nouvelles images. J’ai fait visiter le Fresnoy à Alain Fleisher, racheter cet équipement par la ville, participé au jury d’architecture qui a désigné Tschumi, obtenu, en tant que député, de Jacques Toubon les crédits de l’État nécessaires à son fonctionnement. Chacun comprendra que je ne pouvais pas être absent de ce lieu auquel je suis passionnément attaché lors d’une visite ministérielle. Le seul élu présent qui pouvait témoigner d’un soutien aussi constant est mon ami Yvan Renar, sénateur communiste, à qui la région doit beaucoup sur le plan culturel. Par la suite, c’est en tant que Président du CRRAV que j’ai transféré celui-ci de Lille à Tourcoing à deux pas du Fresnoy pour lancer la synergie du pôle Images. Je suis d’ailleurs ravi d’avoir été présent car au-delà des différences qui peuvent exister entre les conceptions du Ministre et les miennes, et auxquelles Frédéric Mitterrand a d’ailleurs fait allusion avec beaucoup d’humour durant le repas, je considère que sa visite était opportune et son discours d’un excellent niveau et tout à fait responsable. Encore une fois, venir dire à Tourcoing que la création dans le domaine des jeux vidéos montre bien que la culture et l’économie peuvent parfaitement travailler de concert, est une démarche que j’approuve et qui n’est d’ailleurs pas de gauche. Lorsqu’Ankama a quitté la zone franche de l’Epidème, elle employait 80 personnes. Aujourd’hui, 450 salariés y travaillent. Il était important que le Ministre souligne par sa présence cette réussite exceptionnelle.

3 commentaires

  1. Marie13 - 28 avril 2010 12 h 49 min

    En pleine polémique sur l’intégration, le Ministère de l’Intérieur propose à ses policiers de savoir adapter leur pratique professionnelle à la « culture arabe ». Il y aurait-il deux discours?

    C’est un policier, lecteur de ma page facebook, qui m’a envoyé cet intitulé de stage. Il me demande :
    « Pourquoi, au-delà du principe évident d’adaptation nécessaire des immigrés à la culture et à la réglementation française, véhiculé par notre Ministre de tutelle, c’est finalement aux agents de la force publique d’apprendre à s’adapter à certaines communautés étrangères ? »
     
    Une lectrice de cette même page, à la lecture de cette information, semble me prévenir : « Aborder ce sujet, c’est un coup à se faire taxer de raciste. »
    Honnêtement, je ne crois pas.
     
    La principe de l’immigration est simple, et il est, me semble t’il le même dans le monde entier et pour les expatriés de toutes les origines.
     
    En choisissant de vivre dans un pays, on accepte, de plein gré, d’en respecter la culture et les règles.
     
    En s’installant de manière définitive, et parfois en prenant la nationalité de ce pays, depuis deux, trois ou dix générations, c’est généralement qu’il y a eu une adhésion suffisamment forte envers les valeurs du pays d’accueil pour choisir d’en adopter et respecter les principes, même si, pour différentes raisons légitimes de liberté d’opinion, on tient, par fidélité familiale ou par respect pour sa propre histoire d’en garder quelques particularismes, qu’il soient traditionnels, culturels, voire religieux.
     
    Au-delà des polémiques actuelles sur le port du niqab et/ou de manière collatérale d’un multi-concubinage religieux qui détournerait de fait la législation française sur les éléments constitutifs de la polygamie (qui nécessiteraient d’être marié plusieurs fois de manière civile) ce genre de stage proposé à des agents de l’Etat pose de sérieuses questions qui méritent un peu de recul.
     
    Est-ce la preuve qu’avec certaines communautés l’intégration culturelle (ou cultuelle) est un échec en France ?
     
    Ou alors est-ce l’indication que l’Etat Français met tout en œuvre pour que cela finisse par fonctionner, devant des difficultés apparentes, en offrant des possibilités d’apprentissage « d’éléments de dialogue » à ses représentants ?
     
    Ou juste qu’il y aurait en réalité deux discours officiels?
    L’un tonitruant et public et apparemment sans concession, l’autre, plus confidentiel, d’une nécessité de devoir s’adapter à de réelles difficultés dans l’exercice des missions de service public avec une partie de la population vivant sur le territoire national, et cela pour que le dialogue devienne un facteur, à terme, d’intégration effective.
     

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  2. Anne - 28 avril 2010 13 h 02 min

    Bonjour,
    Et alors on peut penser que l’homme vit mal (en tant qu’homme) et agit bien (en tant que ministre), rien d’incompatible à cela .. et après tout ne dit-on pas que seuls les imbéciles ne changent jamais d’avis … et que seuls les coupables se justifient de tout …
    AD

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  3. Thibault Loosveld - 28 avril 2010 13 h 50 min

    Monsieur le Député,

    Puisque vous abordez le thème des jeux vidéo, il faut rappeller la responsabilité écrasante des socialistes, Jean-Pierre Chevènement en tête, dans les dégâts irrémédiables causés à Bull à partir de 1981.

    http://alain.aussedat.free.fr/originesAussedat/livreJPB.pdf

    Mais, le principal responsable n’est-il pas Jacques Chirac ? En effet, c’est lui le responsable de l’élection de François Mitterrand.

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