Adieu 2020? L’année où le virus tua la démocratie… ( I )

En cette fin de l’année 2020 dominée par la pandémie du covid 19, et en espérant que cette page sinistre soit tournée durant l’année qui vient le plus rapidement possible, ce n’est pas tant la maladie et ses solutions thérapeutiques qui doivent attirer l’attention, que l’état de délabrement de notre démocratie et de notre fameux Etat de Droit. Le débat médical et ses errements ont éveillé un doute légitime sur la médecine en tant que science, et sur la qualité du système de santé français qui, réputé sur place le meilleur du monde, a rappelé ce que l’on disait de l’armée française avant Mai 1940. En fait, on sait désormais que l’accès social aux soins en France est l’un des plus généreux y compris pour des étrangers. Pour l’accès médical, faute de moyens parfois, et en raison de la lourdeur d’une administration par trop centralisée, où pourtant s’enchevêtrent des instances émettant des avis, des consignes, des réglementations que le pouvoir transmet avec sa puissance tandis que, ce faisant, il pense se dégager de sa responsabilité, l’avis doit être plus négatif. Qui décide de quoi entre la Haute autorité de Santé, le Haut Conseil de Santé Publique, le Conseil Scientifique, le CARE ( comité analyse recherche et expertise) créé en mars et qui n’a jamais réuni ses douze membres, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament, et bien sûr l’Agence Nationale de Santé Publique (Santé Publique France) ? Les unes sont indépendantes, comme la HAS, qui évalue les thérapeutiques, émet des recommandations et accrédite les établissements. Le HCSP contribue à l’élaboration de la Stratégie nationale de santé, fournit aux pouvoirs publics, en lien avec les agences sanitaires, l’expertise nécessaire. Il comprend une commission spécialisée dans les maladies infectieuses. On se demande pour quelle raison a été créé le Conseil Scientifique, doublon, doublé lui-même par le CARE, heureusement inexistant. Quant à l’ANSM, elle a succédé à l’Afssaps, remplaçant elle-même l’Agence du médicament, ces changements d’identité ayant sans doute l’avantage de faire oublier des scandales comme le Mediator, et les conflits d’intérêts qui jalonnent cet organisme qui délivre les autorisations d’emploi des médicaments.  A l’Afssaps, 62,4 %, des membres déclaraient avoir des intérêts dans l’industrie pharmaceutique, cosmétique ou autre. Plus récemment, à l’ANSM, la préférence donnée au Remdesivir sur l’hydroxychloroquine, peut-être tous deux inefficaces, mais le premier beaucoup plus dangereux que la seconde, est un nouveau scandale.

L’absence de masques, essentiels pour les soignants, les recommandations alternées et contradictoires des responsables sur leur utilité, voire leur nécessité, le mensonge éhonté du Directeur Général de la Santé devant la Commission d’Enquête sénatoriale sur leur nombre,  https://www.dailymotion.com/video/x7y05b0 (qui aurait sans doute conduit celui-ci en prison aux Etats-Unis, alors qu’il est toujours en poste), la stratégie poussive pour les tests rendus inutiles en raison des délais, l’hostilité manifestée à l’encontre du professeur Raoult bien au-delà d’un désaccord scientifique, et aujourd’hui la mise en oeuvre au ralenti de la vaccination privilégiée pour les personnes les plus âgées alors que l’efficacité d’un vaccin après 75 ans est très relative : tout cela correspond à une gestion où l’amateurisme n’efface cependant pas de légitimes soupçons beaucoup plus lourds. Des dizaines de plaintes ont été déposées devant les parquets, devant la Cour de Justice de La République pour les ministres, des enquêtes sont en cours, des perquisitions ont déjà eu lieu. Certains s’offusquent de ces procédures. Un directeur-adjoint de la rédaction du Figaro s’est étouffé d’indignation à la suite d’une perquisition chez un ministre à la veille d’une conférence de presse où il devait faire des annonces “immenses”. Manifestement, ce journaliste “libéral” confondait union sacrée devant l’ennemi lors d’une guerre avec la dictature sanitaire de la peur qui s’est installée en France. Comme si l’application de la loi et la recherche de la vérité n’étaient pas plus fondamentales pour une démocratie que la communication passagère d’un ministre éphémère !

On assiste aujourd’hui dans notre pays à une confusion de ces “essences” qui concourent à la société humaine selon Freund. La politique se cache derrière la science en confondant celle-ci avec le scientisme et en dénonçant le charlatanisme de tous les anticonformistes, comme si la découverte ou l’invention n’avaient pas souvent été les fruits de leur originalité, sans bien sûr que ce soit la règle. Raoult s’est trompé sans doute, ce qui est le propre d’un chercheur, mais il est dangereux de le confondre avec les aventuriers ou les mythomanes qui prétendent avoir découvert un remède miracle. Autre confusion : le pouvoir paraît s’émanciper de la priorité économique, notamment à l’encontre de certaines activités, comme les restaurateurs ou les cafetiers, mais peut-on dire que les décisions prises depuis un an aient toujours été exemptes de liens douteux avec les laboratoires ? Il demeure étrange qu’un médicament inopérant mais dangereux ait été acheté en masse par la Commission Européenne, et mis à disposition gratuitement des hôpitaux en France alors que le cours de Gilead, son fabricant flambait en bourse. (à suivre, l’année prochaine)

 

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3 commentaires

  1. M. Vanneste, vous faîtes allusion à un journaliste du Figaro, media on ne peut plus libéral qui détestait le général de Gaulle (avec “l’Immonde”) car il lui reprochait tout simplement de ne pas être assez proches des puissances d’argent selon la célèbre formule “la politique de la France ne se fait pas à la corbeille”, et plus généralement de la bourgeoisie d’argent. J’en profite pour vous adresser tous mes voeux en cette nouvelle année qui souhaitons-le, soit celle d’un sursaut d’orgueil et de fierté nationale du peuple de France.

  2. @ Monsieur le Député:

    D’après ce qu’a publiquement déclaré hier le Docteur Eric Caumes, des gens refusent présentement de se faire vacciner contre le coronavirus dans l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. Ce report de pharmacovigilance consiste en l’impossible association d’une idée avec l’opinion contraire, en l’occurrence la prémunition vis-à-vis d’une maladie et les contre-indications d’un remède médical. La libre réunion parlementaire avait déjà été bafouée par les reports estivaux des précédentes finales printanières de coupes en football professionnel français pour Saint-Etienne et Lyon, ce qui a pu créer une revanche sociologique à l’encontre d’Emmanuel Macron et Jean Castex: en effet, sur le maillot des Verts, Manu France avait jadis regroupé contractuellement les résistances en compression et traction. Malgré la très grave défiance en question, nous nous remémorons cependant que le manganèse minier avait pu être extrait grâce aux postulats scientifiques qui sont la définition de la réaction acido-basique, l’équiprobabilité des éléments dissous dans l’eau, la distinction entre la molécule et l’électron et la différence entre un fluide et un corps solide. Or, en droit français, ces axiomes expérimentaux s’appellent le mandat, la garantie des vices cachés et la liberté de regroupement parlementaire. Afin de connaître le vrai délai de pharmacovigilance d’un vaccin contre le coronavirus, il suffit désormais d’attendre le recommencement des rencontres hivernales sportives à élimination directe du standard de Liège.

  3. Cette année «De mille vins» n’aura pas été un bon cru et l’année «2021» s’annonce déjà vu la crise sanitaire, un peu «piquée».
    Ses 365 bouteilles nous paraîtront peut-être à moitié vides, mais aussi à moitié pleines, alors sachons les regarder du bon coté…et,
    SANTÉ d’abord… puis bonne année à tous malgré tout.
    Puissent ces vœux ne pas rester «vin».

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