Les contradictions ou les mensonges de Macron sur l’islam et l’immigration. (2)

En 2017, pris dans le tourbillon médiatique et judiciaire lancé par les amis du candidat Macron, les Français ont fait entrer celui-ci à l’Elysée pour ne pas y installer Marine Le Pen. Toutefois ils ont écarté cette dernière beaucoup plus en raison des inquiétudes liées au « jour d’après » économique et social qu’en raison d’un rejet de l’idéologie « nationale ». Beaucoup n’avaient pas perçu d’où venait Mister Macron, qui avait pris soin d’aller à Orléans et au Puy-du-Fou, comme il s’est adressé récemment à Valeurs Actuelles. Dans la ville libérée par Jeanne d’Arc, il avait parlé de l’unité de la France, et en Vendée affirmé qu’il n’était pas socialiste. Un homme politique doit être jugé sur ses actes et non sur ses discours, surtout si ces derniers se contredisent systématiquement et pratiquent ce que les médias admiratifs appellent la triangulation, c’est à dire la démagogie qui s’adresse successivement à toutes les portions de l’électorat pour tenter de les séduire. Derrière le mot emprunté à un conseiller de Clinton, il y a l’idée de définir une position qui dépasse les oppositions stériles entre deux opinions afin de dégager une troisième voie. L’ennui, c’est que entre deux thèses contradictoires, il n’y a pas de synthèse possible et que cela revient alors à jouer les maîtres Jacques allant vanter la première à ses partisans et la seconde aux siens : l’unité de la France, à Orléans, et la mosaïque des migrants à Marseille. Quand on étudie le parcours de Mister Macron, on voit bien qu’il s’inscrit à gauche, mais dans une gauche à l’américaine plus qu’à l’européenne, favorable à l’immigration, au multiculturalisme, au progressisme sociétal.

La France n’est pas un pays vieux de quelques siècles, mais une nation de longue tradition et de vieille histoire. Loin d’attirer les diplômés du monde entier, ou les catholiques de l’Europe du sud, comme naguère, elle a mis en place un système absurde qui transforme en Français de papier et en allocataires sociaux, une foule étrangère qui, loin d’être fascinée par un phare éclairant le monde, vient quelquefois se venger d’un passé colonial injustement décrié, ou au mieux trouver en France une générosité inespérée, une qualité des soins et des moyens d’existence qui font parfois défaut aux Français eux-mêmes. L’immigration aux Etats-Unis est économique. Soit elle apporte des diplômés qui viennent enrichir le pays, soit elle contribue à fournir une main d’oeuvre peu exigeante. En France, le regroupement familial en est le principal vecteur. Entre 2017 et 2018, le flux migratoire s’est poursuivi, avec 256 000 titres de séjour accordés, en augmentation de 3,4 %, dont 33 000 pour motif économique et 90 000 pour raison familiale. Le stock présente un écart considérable : le motif familial correspond à 1 200 000, l’humanitaire à 381 000 et l’économie seulement à 186 000. Les demandes d’asile ont augmenté de 21,8% à 123 000 et 33 000 ont été accordés soit 4,4% de plus qu’en 2017. Le décalage entre les deux chiffres correspond à la lenteur de l’instruction, qui conduira à une majorité de rejets, pour beaucoup sans suite, les demandeurs d’asile déboutés devenant des clandestins, eux mêmes évalués à 300 000, mais par définition l’évaluation est très imprécise. Face à cette politique menée dans le brouillard, et qu’il a poursuivie, le président tente de rationaliser les faits par le discours, un discours évidemment favorable à l’immigration : « Je préfère avoir de la migration légale, enregistrée, sous quotas, pendant x années plutôt que du travail détaché dissimulé. Je préfère avoir des gens qui viennent de Guinée ou de Côte d’Ivoire légaux, qui sont là et qui font ce travail, que des filières bulgares ou ukrainiennes clandestines. »

Cette déclaration avait un but apparent: justifier l’immigration légale par rapport à l’immigration illégale. Elle avait une intention plus discrète : valoriser l’immigration africaine, plus visible aux yeux des Français. Elle a eu un résultat : révulser les gouvernements ukrainien et bulgare qui ont convoqué les Ambassadeurs de France. Il avait oublié que la Bulgarie fait partie de l’Union Européenne. Son objectif était d’opposer apparemment les immigrés légaux et illégaux, mais en fait de montrer la supériorité de l’immigration du sud sur celle de l’est, dans un esprit bien cosmopolite tendu vers une France métissée. Volonté de discriminer, c’est sa psychologie, mais de discriminer positivement, c’est-à-dire à l’envers, c’est son idéologie. Macron est typiquement un oligarque de gauche, qui prétend lutter contre le communautarisme alors qu’il favorise le multiculturalisme. Comme les démocrates américains, il segmente la société et essaie de séduire une à une les « communautés » qui forment selon lui la mosaïque nationale. On ne peut comprendre que de cette manière ses déclarations envers les Algériens et donc les Français d’origine algérienne et les doubles nationaux et qui ne peuvent que blesser de nombreux Français. Ce fut la monstruosité de l’expression « crime contre l’humanité » commis par la France en Algérie, et ce sont maintenant des félicitations inopportunes à l’occasion du 1er Novembre que l’Algérie célèbre comme le début de sa « révolution », alors que pour la France elle marque la date d’assassinats de Français, les uns venant de métropole, les autres Français d’Algérie, chrétiens, juifs ou musulmans lors de la Toussaint rouge de 1954.

Mister Macron, fasciné par son rêve américain, pourtant assombri par la question de l’intégration des noirs, n’a pas compris que la France a créé artificiellement un problème infiniment plus grave. Loin d’importer une mosaïque dans un pays d’immigration, on fait éclater la France en un archipel où « les communautés » ne sont pas « côte à côte mais face à face », comme l’avait craint Gérard Collomb. Béziers, Mantes-la-Jolie, Chanteloup-les-Vignes : en quelques jours, des incendies d’écoles, des guets-apens tendus aux policiers et aux pompiers sont venus rappeler l’existence de ces territoires perdus de la République qui vivent de trafics illicites, obéissent à d’autres lois que les nôtres et refusent la présence de l’Etat dans leur périmètre. Vouloir réduire ces faits à des comportements imbéciles est d’une totale irresponsabilité. Cette réalité déchire l’illusion macronienne.

 

 

Mot clés:

5 commentaires

  1. rocbalie - 5 novembre 2019 22 h 24 min

    et si tout cela était voulu ?
    et si ils échouaient quand même !
    j’avait entendu que lors du passage de Sarko au ministère de l’intérieur un rapport vite mis au panier démontrait que dans les citées dite sensible il n’y avait pas de racisme .
    que certes il y avait des phénomène de bandes mais qu’elles n’étaient pas basée sur la race ou la religion !
    en somme ces jeunes dé-sociabilisés seraient bien français dans leurs attitudes intégratrice et ne se tromperaient pas d’ennemi en s’attaquant aux représentant de l’état, gardien du troupeau humain et serviteur du grand capital !

    Répondre
  2. kerneilla - 6 novembre 2019 12 h 19 min

    En somme Zemmour a raison depuis toujours, mais combien d’années faudra-t-il encore pour que les dirigeants l’acceptent?
    Immigration? J’ajoute que le gouvernement en diffusant largement la décision, devrait:
    – renvoyer chez eux tout ceux qui refusent l’assimilation comme cela a été fait en son temps pour les Italiens et les Polonais.
    -ce n’est pas suffisant d’imposer un délais de trois mois pour obtenir des avantages sociaux : les illégaux doivent être renvoyés chez eux; y compris les mineurs qui comptent sur le regroupement familial; celui-ci doit être supprimé, et les familles suivent le chef de famille.
    -imiter l’Australie envers les illégaux, et pour ceux qui sont là,
    Seuls ceux qui ont obtenu un visa pour venir en France doivent pouvoir entrer sur le territoire (et en partir à la fin de l’autorisation.
    -Renvoyer chez eux les délinquants étrangers condamnés, ou qui ont la double nationalité
    – Retirer la nationalité aux traîtres; etc.
    Cela règlerait en partie les problèmes de la délinquance , de la faillite des hôpitaux et des écoles
    Grosses économies aussi en ce qui concerne la gestion des illégaux, l’administration de la Justice et de la Police, des prisons …
    Tout cela sans renoncer à la protection des véritables réfugiés (critères précis à énoncer)

    Répondre
  3. erwan - 6 novembre 2019 15 h 48 min

    L’histoire des quotas d’immigration en période de chômage de masse est une fausse bonne idée. Comment imaginer importer de la main d’oeuvre étrangère, alors même que des millions de Français sont au chômage! Il y a un véritable problème de formation, d’orientation des demandeurs d’emploi et peut-être bien d’efforts à fournir pour des emplois trop peu considérés à revaloriser.

    Répondre
    • rocbalie - 6 novembre 2019 16 h 46 min

      les quotas d’immigration en période de chômage de masse fait baisser les salaire et augmenter la rémunération du capital !
      le malheur des uns fait le bonheur des autres !

      Répondre
  4. DELAFOSSE - 6 novembre 2019 17 h 52 min

    Dans une société où l’on ne parle que d’argent facilement gagné (Française des jeux , jeux et émissions télévisés, sportifs surpayés, profits faciles dans les trafics en tous genres, la dévalorisation de la valeur travail est partout. Comment voulez-vous que nos jeunes se motivent pour se décarcasser dans l’effort, si en plu, l’Etat les ponctionne plus qu’il ne faut, alors qu’ils peuvent être largement assistés à ne rien faire.

    Répondre

Exprimez vous!