Trancher le noeud gordien de l’immigration !

Hier, le grand théâtre du régime macronien avait choisi l’hémicycle du Palais Bourbon pour offrir un spectacle aux médias chargés de désinformer les Français. Il s’agissait pour le gouvernement et pour les « députés » d’obéir à l’injonction présidentielle : il l’ont fait et ont parlé pendant cinq heures de l’immigration. Le but de l’exécutif était d’occuper apparemment la position centrale qui lui paraît la bonne tactique électorale. On parle de l’immigration, sans tabou, et on se fait accuser par l’extrême-gauche d’instrumentaliser la question, mais on rejette la remise en cause du droit du sol, proposée par la vraie droite, tout en refusant la naïveté, en matière d’aide médicale, pour complaire à la droite dite modérée, c’est-à-dire au marais. Le fait que la question cruciale du droit du sol et plus généralement de l’acquisition de la nationalité française ait été balayée d’un revers de main est significative. C’est la seule qui peut mettre fin à la naïveté qui consiste à croire qu’un Français de papier, souvent doté d’une autre nationalité, conservant un mode de vie et des convictions étrangères et même parfois hostiles à la nation française dont il est devenu membre par automatisme ou par intérêt, constitue un citoyen comme les autres. L’augmentation de ce type de « Français » modifie en profondeur l’identité du pays, sa culture, la prise en compte de son destin par l’ensemble de sa « nation ». C’est par ce biais que s’effectue le grand remplacement, qui n’est pas un leurre. Peu à peu, sur des territoires qui s’étendent et se multiplient, ce sont d’autres codes qui s’installent que ceux transmis par nos traditions, par notre histoire et théoriquement imposés pas nos lois. Des personnes d’influence, puis des décideurs investissent les pouvoirs médiatiques, culturels et politiques pour changer, comme ils disent, notre « mentalité », nos « stéréotypes », pour déraciner les Français, non pour créer une société plus ouverte vers le monde, multiculturelle, mais pour affaiblir les résistances identitaires et préparer un basculement progressif vers une autre culture, une autre histoire, un autre langage, une autre musique, une autre cuisine, déjà véhiculées de la publicité jusqu’à l’école avec une frénésie suicidaire.

Pour ceux qui ont connu l’Assemblée de l’intérieur, un débat comme celui d’hier est effarant. Le gouvernement a réuni les parlementaires pour dire qu’ils avaient parlé de l’immigration et qu’ils en parleraient à nouveau. Cela fait cinquante ans que ça dure depuis le va-et-vient sur le regroupement familial des années 1970, jusqu’aux mesures cosmétiques de la loi « asile et immigration » de l’année dernière, en passant par le manège du code de la nationalité en fonction des alternances politiques, et le fiasco du débat sur l’identité nationale confié par Sarkozy à un ministre venu du parti socialiste. Les quotas sont aux parlementaires ce que sont les marronniers pour les journalistes, le sujet qu’on évoque quand on n’a rien d’autre à dire. Le serpent de mer a donc refait surface dans le discours d’Edouard Philippe chatoyant de multiples écailles : par pays, par profession. Cette solution technocratique permettrait d’envelopper le souhait du pouvoir de faire entrer des travailleurs à bas coût tout en manifestant apparemment de la rigueur sur les flux migratoires. La possibilité ouverte de travailler pour les demandeurs d’asile après six mois de présence votée lors de la récente loi participait de cette ambiguïté, pour ne pas dire de cette hypocrisie. La porosité entre la migration économique, la demande d’asile, l’immigration clandestine et l’attirance pour l’eldorado médical et social, pour les mineurs puis toute la famille, crée une confusion qui empêche toute solution technocratique d’être efficace. De plus, des bonnes âmes, étonnantes parfois, comme Jacques Toubon, juchées à la tête de hautes autorités administratives financées par l’Etat, s’empresseront de mettre des bâtons dans les roues de celui-ci, si tant est qu’il ait vraiment l’intention de réduire un flux qui n’est même pas sérieusement mesuré.

Devant ce théâtre d’ombres qui s’est agité hier, dénué de cette représentativité que l’on doit exiger d’un Parlement digne de ce nom, seuls quelques élus de droite ont sonné le tocsin, quelques gaullistes noyés chez les Républicains toujours à la recherche d’eux-mêmes, comme Ciotti et Auber, chez les non-inscrits, Marine Le Pen, sauvée des eaux par Matthieu Orphelin qui lui avait laissé son temps de parole. D’autres, non inscrits comme Dupont-Aignan, n’ont pas eu cette chance. Pourtant c’est dans ces quelques voix que l’on retrouvait cette idée contenue dans le titre d’un ouvrage de Pompidou : le Noeud gordien. Moratoire, référendum, suppression du droit du sol, etc… La politique actuelle ne doit pas être modifiée, mais renversée si nous voulons que notre pays soit toujours la France !

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22 commentaires

  1. erwan - 8 octobre 2019 12 h 07 min

    J’en ai ras le bol de des cérémonies comme celle d’aujourd’hui qui ressemblent de plus en plus à des bals de pleureuses, où l’émotion prend le pas sur la raison et l’action qu’elle annihile! Les Français ne sont que des abrutis, enfants gâtés, qui passent leur temps à revendiquer des droits, qui se contrefichent du destin du pays qu’ils ne méritent au fond pas! Un sauveur et vite!!

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    • DELAFOSSE - 9 octobre 2019 17 h 24 min

      A quoi bon secourir ou sauver un pays d’abrutis…On ne peut pas sauver la France sans le soutien des Français. De Gaulle et Jeanne d’Arc ne me contrediront pas !

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  2. NADERZAD, ALI - 8 octobre 2019 13 h 40 min

    merci pour cette analyse, faudra que je regarde les débats dont vous parler (ou non). Aucune mention de L’Europe, par contre? Car ce noeud gordien, il me semble que beaucoup d’autres pays voisins de la France y sont confrontés. Nous n’avons pas beaucoup en commun avec la Hongrie, c’est un petit pays, plus homogène, dont la plus grande minorité ethnique sont les … magyars. C’était donc, finalement, plus simple pour Orban, un homme petit et simple, de mener les politiques migratoires qu’il a mené. Mais seriez-vous quand même de ce bord-là? Ce qui marche en Hongrie ne marcherait pas pour la France, pour les raisons, générale, citées plus haut. Ou … si? (à voir, à débattre?) – AN

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  3. Jacques Peter - 8 octobre 2019 16 h 28 min

    Les élites dites « progressistes » ont pour but la destruction de la France. L’immigration est un bon moyen d’y parvenir. La destruction de l’éducation nationale au autre; le politiquement correct, un autre encore. Elles finiront par y arriver.

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    • DELAFOSSE - 8 octobre 2019 17 h 28 min

      Détruire le pays ? Dans quel but ? Ce serait de l’autodestruction. Quel intérêt auraient-elles ces élites à détruire ce qui leur appartient ?Cette branche sur laquelle elles sont confortablement assises. Comprendra qui peut !
      M’expliquera qui veut.

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      • Ali - 8 octobre 2019 19 h 07 min

        Jacques Peter répète les mêmes phrases toutes faites qui lui sont soufflées par les gens de son idéologie. Ca n’a pas vraiment de logique, je trouve, moi aussi. En revanche, oui, les cantines halal et autres réclamations occasionnelle qui choque, qui trouble, dans un pays qui se remets encore de terribles traumatismes, réclamations qui n’ont rien à voir avec la république, ses traditions, sa vision du monde, de l’Homme, doivent être endiguées et supprimées de la sphère publique, car elles sont de trop, voire, elles sont insupportables. Oui à la liberté de religion au pays de la déclaration des droits de l’homme, mais oui à une religion soft qui abandonne toute velléité géopolitique dans l’hexagone et autres contrées civilisées.

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        • Galatine - 9 octobre 2019 10 h 00 min

          Voilà que vous nous ressortez , vous aussi, la vieille tarte à la crème de la Religion soft, dès qu’il est question de l’Islam, comme si vous pouviez choisir entre versets pacifiques -présentables pour un mécréant -, et versets guerriers ou excommunicateurs, plus dérangeants, en faisant votre marché , où chacun peut se servir comme il l’entend, avec des prescriptions coraniques à la carte, en quelque sorte…

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  4. erwan - 9 octobre 2019 8 h 05 min

    La manifestation prévue ce jeudi 10 octobre à Gonesse en la mémoire de l’ordure islamiste qui a tué ces policiers est une insulte à leur égard et à la France, devrait susciter une révolution et le renversement de Macron et sa clique aux ordres de la mafia judéo-maçonnique!!! La religion gaucho-progressiste avec ses idéaux universalistes de liberté et d’égalité conduisent aux pires absurdités et au renversement des valeurs. Il faut la combattre sans relâche!

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    • Galatine - 9 octobre 2019 9 h 53 min

      Que vient donc faire la  » mafia judéo-maçonnique » dans pareille galère ?

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      • erwan - 10 octobre 2019 19 h 42 min

        cf l’article du dernier « Valeurs actuelles » relatif à cette mafia qui gangrène depuis trop de décennies notre pays.

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        • Galatine - 11 octobre 2019 13 h 46 min

          Je doute que  » Valeurs actuelles » ait utilisé un terme aussi connoté qui rappelle Vichy et les heures les plus noires de la collaboration…

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          • erwan - 11 octobre 2019 15 h 42 min

            Alors renseignez-vous un peu plus sur la maçonnerie et demandez vous pourquoi la devise du GODF est bizarrement la même que celle de la République française! Critiquer la mafia judéo-maçonnique n’a rien à voir avec le régime de Vichy!

  5. Galatine - 9 octobre 2019 11 h 04 min

    Notre pays tombe dans la farce…
    On pourrait en être accablé, mieux vaut rire à ce spectacle de dirigeants et d’une classe politique totalement dicrédités : Goulard ne démissionnera pas, même si elle est mise en examen, suivant en cela la jurisprudence Ferrand ; une manifestation prévue en soutien à l’assassin islamiste des quatre fonctionnaires de la préfecture de police , finalement interdite sur le fil ; le tour de champ d’un islamiste sur les cadavres du Bataclan sans que les pitres qui nous gouvernent n’y aient rien trouvé à redire, au début… Oui, l’accablement vous saisit…

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    • AN - 9 octobre 2019 11 h 22 min

      tout n’est pas négatif, le ministre Castaner a eu au moins la présence d’esprit d’annuler ce rassemblement obscène qui se préparait à Gonnesse demain,

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      • vanneste - 9 octobre 2019 14 h 52 min

        Non pas annuler, interdire !

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        • DELAFOSSE - 9 octobre 2019 16 h 32 min

          Il aurait été encore plus judicieux de porter plainte pour apologie du terrorisme contre celui ou ceux qui font de telles demandes de manifestations…. nous ne sommes peut-être pas dans un régime totalitaire mais dans un vrai régime de mollusques et cela tout le monde le sait !

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      • Galatine - 10 octobre 2019 19 h 09 min

        Et encore…on a frôlé la catastrophe, avec cette manifestation de soutien – une provocation, plutôt.
         » Ils » n’avaient pas d’autre choix, bien qu ‘ « ils » nous aient habitués à une absence complète de burnes, que d’interdire cette provocation devant le tollé qui se préparait et même une nullité comme Castaner, au rasoir Gillette en panne, a suivi le mouvement….

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        • ALI - 11 octobre 2019 12 h 10 min

          « rasoir gillette en panne »
          LOL
          bravo!!

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  6. Loosveld - 10 octobre 2019 13 h 54 min

    @ DELAFOSSE

    Charles de Gaulle était effectivement préoccupé par l’intérêt général puisqu’en ayant fait condamner pénalement plusieurs politiciens, désormais privés d’une occupation militaire allemande, l’associé français des Américains en Nouvelle-Calédonie puis en Afrique du Nord avait fait entrer en guerre un essieu automobile d’une résistance suffisante à l’effort tranchant pour franchir la rivière italienne Po au début de l’année 1945: cette résistance métallique à l’effort tranchant avait effectivement permis la stabilisation de véhicules militaires, même quand la force normale était strictement inférieure à l’attraction gravitationnelle de ces derniers. Ce point de détail de l’Histoire est vérifiable sur deux clichés photographiques, l’un réalisé devant une route édifiée dans l’île de Bougainville par les Américains et l’autre effectué à côté d’un pont flottant italien construit près d’Ostiglia, quelques jours avant la capitulation allemande par Willem Keitel.
    Pertinence en économie pour Charles de Gaulle donc, inconstitutionnalité quant au refus du remboursement de certains Français concernés par la hausse de la CSG sachant que les accords de branche, dans le secteur des travaux publics et de la mine, contiennent des gains de productivité dont les confinements en accord d’entreprise empêchent des embauches. Or, le déficit public ainsi créé à cause d’une règle de droit civil est dépourvu du moindre rapport avec les dépenses obligatoires de l’Etat inscrites dans le préambule de la Constitution républicaine française du 27 Octobre 1946 mais, il y a peut-être une explication à cette incohérence puisque l’actuel gouvernement français contient en son sein un ministre du budget étant allé au terme d’une campagne présidentielle qui aurait dû être suspendue, tant que François Fillon était empêché de participer aux débats publics et ceci en vertu de la Constitution française du 4 Octobre 1958 !

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  7. DELAFOSSE - 10 octobre 2019 17 h 34 min

    Désolé, mais je crains de ne pas posséder le niveau intellectuel nécessaire à la compréhension de votre commentaire.
    Mais merci quand même.

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    • ALI - 11 octobre 2019 12 h 12 min

      je confirme

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    • Galatine - 11 octobre 2019 13 h 43 min

      Un galimatias n’est pas forcément la marque d’une haute pensée !

      Nous sommes trois alors à n’y avoir compris goutte 😉
      Peut-être la contribution,à ce blog distingué, d’un robot qui ferait du copié-collé, mais dans le désordre…

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