Non au spectacle provocateur du Bataclan le 19 Octobre !

Paris-20151126-01860La tension monte à un mois du concert du rappeur Médine prévu au Bataclan le 19 Octobre. Le débat s’anime entre les adversaires de ce spectacle et les adeptes de la liberté d’expression. Il peut être rapidement tranché en faisant appel à la notion de « décence commune » sans laquelle aucune société, fût-elle la plus libérale, ne peut perdurer. C’est parce que cette programmation est totalement indécente qu’elle doit être annulée, voire interdite. Les arguties mal venues de la présence d’un provocateur professionnel dans un lieu dont la mémoire est à jamais liée aux 90 victimes de l’islamisme ne résistent pas à cette simple réflexion : ce concert ne respecte pas les victimes et leurs familles, et à travers celles-ci porte atteinte à la conscience collective sans laquelle il n’y a pas de communauté nationale digne de ce nom. Peu importe le nombre de ceux parmi les victimes qui s’y opposent. Il suffirait d’une seule pour exiger qu’une douleur supplémentaire ne lui soit pas infligée. Or plusieurs de leurs avocats se sont déjà manifestés, soit auprès du Préfet de Police comme Samia Maktouf pour faire interdire le spectacle, soit, comme Philippe de Veulle, pour demander une enquête préliminaire sur Médine et ses textes appelant à la haine, à la discrimination et à la violence, soit encore par un référé auprès du Tribunal Administratif de Paris en raison du trouble physique ou moral porté à l’ordre public par ce spectacle. Celui-ci vient d’être déposé par Mes Bernard Benaïem et Caroline Wassermann. Ces démarches juridiquement solides demeurent dans le strict cadre du droit auxquels se réfèrent aussi les partisans d’une absolue liberté d’expression. Au-delà de cette opposition formelle, il y a tout simplement la dignité des victimes et de leurs proches, et celle du pays : toutes deux, cette fois réunies, disent que la récupération provocatrice d’une tragédie à des fins de promotion « artistique »sont inacceptables. Ce n’est pas le Bataclan qui est désormais sacré, ce sont les morts du Bataclan. Les gestionnaires du lieu n’ont aucun droit sur eux, et certainement pas celui d’insulter leur mémoire.

Les arguments avancés par Médine et ses partisans sont d’une incroyable faiblesse. Ils avancent la « récupération » des victimes par l’extrême-droite. Comme si précisément la programmation du Bataclan le 19 Octobre d’un rappeur, qui a osé le titre « Jihad » en 2005, n’était pas en elle-même une odieuse provocation destinée à susciter la réaction et à assurer la publicité. La salle sera pleine, mais la rue le sera aussi, certes à l’appel de Renaud Camus et du CNRE, mais aussi parce que nombre de personnes réagiront avec leur coeur, et en accord avec des opinions exprimées par des Républicains, ou même des membres de LREM, ou en ayant entendu les réserves de Gérard Collomb. Tous protesteront contre l’indécence et feront entendre le pays charnel, et non le triste juridisme hypocrite d’Edouard Philippe.

On évoque aussi la condamnation portée par le rappeur contre les terroristes islamistes. Pour ceux qui méconnaissent les profondes différences qui séparent les religions, il est nécessaire de rappeler que l’islam, contrairement au christianisme, ne fait pas du mensonge un mal absolu. La « taqîya », la dissimulation au profit de la foi est une excellente chose pour l’islam. Aussi, lorsqu’un rappeur, choisit d’être connu par son prénom, qui est aussi le nom de la deuxième ville sainte de l’islam, celle où, réfugié, Mahomet a préparé la conquête de La Mecque, écrit les Sourates les plus belliqueuses appelant au meurtre des infidèles, et fait massacrer une tribu juive, il ne faut pas être naïf. Le Jihad du Coran et des Hadiths, c’est avant tout la guerre sainte et non la purification intérieure, comme notre rappeur tente de le faire croire. Quant à la fameuse phrase de « Don’t Laïk », qui lui est reprochée ( Crucifions les laïcards comme à Golgotha), lancée en 2015, quelques jours avant le massacre, elle n’est même plus ambiguë, et prend un étonnant relief lorsqu’on sait que l’Etat islamique a pratiqué la crucifixion. Les laïcs et Golgotha, voilà une curieuse synthèse qui réunit laïcs, juifs et chrétiens, et laissent les musulmans comme spectateurs, voire comme acteurs ( Crucifions !).

Que ce soit pour des raisons purement sonnantes et trébuchantes, ou avec une intention plus perverse, ce spectacle ne répond qu’à des motivations suspectes et sans doute indignes. Nous devons nous mobiliser pour l’empêcher et réclamer d’abord qu’il soit interdit. La multiplication des procès pour de prétendues incitations à la haine, à la discrimination ou à la violence, et les condamnations qui sont prononcées, y compris, en raison d’une prétendue « islamophobie », montrent hélas que la liberté d’expression est loin d’être totale en France. L’interdiction du spectacle de Medine ne ferait, de ce point de vue, que rétablir un équilibre salutaire, terriblement compromis au détriment de ceux qui ont la passion de la France, de son identité et de sa dignité.

En tant que Président du Rassemblement Pour la France, j’appelle tous ceux qui le pourront à venir manifester le 19 Octobre contre une injure aux morts du 13 Novembre 2015 et contre une offense infligée à notre pays. La liberté d’expression doit permettre les débats. Elle n’a pas à protéger des activités privées qui ne respectent aucune valeur collective, que ce soit la mémoire des familles ou l’honneur de notre pays.

 

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4 commentaires

  1. Erwan - 21 septembre 2018 15 h 55 min

    A l heure où toute la socialobobocratie médiatique et judiciaire veut faire taire Zemmour qui ne heurte en rien la décence commune (contrairement à Medine) et au mépris précisément de la liberté d’expression , la morale issue de notre tradition conduit effectivement à demander l annulation de ce spectacle!

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  2. Galatine - 21 septembre 2018 16 h 37 min

    Tout est dit et bien dit,monsieur Vanneste….

    Médine au Bataclan le 19 octobre,c’est le djihad qui se donne pignon sur rue;c’est une souillure et une injure insupportable à la mémoire des 90 victimes de ce lieu de mémoire sacrée…c’est une infamie,y compris de la part du premier ministre Edouard Philippe,qui a lâchement invoqué la liberté d’expression et comptait faire de ce rappeur islamiste et provocateur un citoyen d’honneur de la ville du Havre(!).
    S’il reste encore aux Français,qui refusent la soumission ,un reste d’honneur et de décence,alors ils seront présents devant le Bataclan le 19 octobre prochain,pour empêcher que ce concert de la honte ait lieu,s’il n’est pas interdit auparavant.

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  3. Pitton Rita - 22 septembre 2018 8 h 55 min

    Mais pourquoi barrer Médine après le massacre de Bataclan et avoir laissé la liberté complète avant à ceux qui chantaient au Bataclan à pleine voix « Kiss the devil  » / « Embrassez le Diable « quand le diable est venu les tuer ???

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    • Carole - 22 septembre 2018 14 h 11 min

      On a bien laissé Sting y chanter « Inch’Allah »!!!! au lieu de reprendre « Hallelujah » de Leonard Cohen décédé quelques jours plus tôt 🙁

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