Remettre l’Etat à sa place et dans son rôle : 1 L’immigration.

autoriteLa confusion des esprits domine largement la pensée politique actuelle. L’épicentre du phénomène se situe clairement dans la conception que l’on doit se faire de l’Etat, en se délestant des idéologies et en faisant preuve de bon sens, c’est-à-dire en raisonnant. Les vraies questions qui se posent sont simples : quelle est la fonction de l’Etat ? Au nom de quoi et de qui doit-il la remplir ? Qui doit conduire la politique qu’il mène ? Quelles sont les limites à son action ?

L’immigration est un de ces problèmes qui font apparaître de multiples contradictions dans les réponses qui sont données. La France, c’est-à-dire l’Etat qui la dirige et la représente, devrait pour certains, par exemple les associations ou les ONG qui ne parlent que pour elles-mêmes, accueillir les migrants recueillis en mer au nom de la solidarité, humaine et européenne, et en vertu du droit maritime, afin notamment de sauver son « honneur ». Des individus, d’ailleurs, se donnent le droit d’aider les migrants illégaux, ou proposent de les recevoir en Corse ou à Sète, sans la moindre légitimité pour le faire.

La notion de l’honneur appartient à la morale subjective. Elle n’a guère sa place dans le comportement des Etats qui doivent avant tout être pragmatiques et efficaces, sauf lorsqu’il s’agit de respecter des engagements internationaux. C’était l’un des arguments du Général de Gaulle : il fallait continuer le combat pour respecter notre alliance avec le Royaume-Uni. Mais on remarquera, qu’il y en avait deux autres, le bon sens et l’intérêt supérieur de la Patrie. Ces deux-là sont évidemment absents aujourd’hui chez les partisans de l’immigration. Il est  absurde de favoriser une immigration africaine en provenance de pays dénués de liens avec le nôtre comme l’Erythrée, par exemple, dont la population musulmane et peu formée, n’apportera dans notre pays que des problèmes supplémentaires. Il n’est pas dans l’intérêt de la France de laisser entrer des étrangers en faisant semblant de croire qu’il s’agit de réfugiés politiques quand leur profil montre à l’évidence qu’ils sont avant tout des migrants économiques dont notre pays n’a nul besoin et qu’on aura le plus grand mal à faire repartir ensuite. Les hommes jeunes qui sont une large majorité des clandestins, une fois installés, n’auront de cesse que de se faire régulariser, et de faire venir leur famille. Il n’y a aucun honneur à être dupe, et cela vaut pour le respect des traités. Le sauvetage en mer doit s’imposer en cas de naufrage accidentel. Or, nous faisons face à un détournement pervers du droit qui consiste à organiser le sauvetage sous la menace du naufrage au bénéfice de passeurs immondes dont les ONG se font les complices plus ou moins conscients et volontaires. Ce système entretient le trafic migratoire et ses tragédies humaines.

Le rôle de l’Etat est d’assurer le bien commun du peuple dont il a la charge, au premier rang duquel se situe la sécurité. En dehors des vrais demandeurs d’asile qui ne seraient qu’une poignée, des opposants victimes de la répression d’une dictature uniquement, lesquels devraient être identifiés sur place, en Afrique, dans ces « centres d’accueil » dont on parle comme de l’Arlésienne, sans jamais les voir, il n’y a ni devoir, ni intérêt pour l’Etat à ouvrir nos frontières à la vague migratoire. Son pouvoir n’est légitime que par l’onction de la volonté populaire, or celle-ci est avec bon sens de plus en plus hostile à l’immigration. On a envie de crier « au fou » lorsque des partisans acharnés de celle-ci prétendent qu’il faut changer les mentalités ! Certes, le pouvoir populaire n’est pas absolu, mais celui des minorités ne l’est pas davantage. Le droit suprême, en l’occurrence celui qui est inscrit dans notre « Déclaration », affirme notamment que la souveraineté réside dans la Nation, et donc que ni la Corse, ni le Port de Sète n’en détiennent ne serait-ce qu’une partie. Elle professe également que la liberté, la propriété et la sûreté sont trois des droits fondamentaux qui doivent être sauvegardés. Il convient donc de rappeler aux élus qui sont à la tête de notre pays que toute politique qui porte atteinte par ses effets, à la liberté, à la propriété ou à la sécurité des Français est une trahison à l’égard du mandat qu’ils ont reçu du peuple souverain ! Les quartiers où la police n’ose plus pénétrer, les fêtes ou les manifestations qui se terminent en pillages ou en incendies, la multiplication des attaques à l’arme blanche sont pourtant des signaux assez effrayants pour savoir ce que l’honneur, le bon sens, et l’intérêt supérieur de la Patrie imposent maintenant. Vouloir « sauver l’honneur » en douce en accueillant 60 passagers de l’Aquarius, pour satisfaire une partie de sa clientèle politique revient à encourager le trafic et à trahir sa mission.

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6 commentaires

  1. Jacques Peter - 17 août 2018 9 h 59 min

    Excellent.
    Tous les élus devraient réciter chaque matin l’article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 qui a valeur constitutionnelle:
    « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression ».

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  2. erwan - 17 août 2018 16 h 07 min

    Oui, selon les termes de la DDHC de 1789, la souveraineté réside dans la nation. Mais les robespierristes faisant table rase du passé ont alors rédigé la DDHC de 1793 affirmant dans son article 25 que la souveraineté réside dans le peuple. Il faudra attendre la constitution de 1958 dans son article 3 pour synthétiser ces 2 notions « la souveraineté nationale appartient au peuple… »

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    • Homo Orcus - 17 août 2018 20 h 22 min

      Sauf que la déclaration de 93 a été votée mais non appliquée, intervention de St Just, un Sarkozy avant l’heure.

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  3. ROBIN - 17 août 2018 20 h 28 min

    Normalement nous élisons des êtres (élus) qui sont censés porter ce que nous souhaitons pour nos vies de citoyens, pour notre pays et au lieu de cela, nous nous apercevons que l’on ne tient aucun compte de notre vie. Prenons des exemples: pas loin de chez moi, la Chine vient d’acheter des fermes pour parait-il faire de la production afin de nourrir son pays, ne trouvez-vous pas cela étrange???
    Des éoliennes sont prévues aussi dans ma région avec l’accord de communes….Pour qui??? L’Allemagne!!! Je rêve! Le fric et le pouvoir que pensent posséder des élus leur font oublier leur véritable fonction AU SERVICE DES CITOYENS ET D’UNE GESTION SAINE DE LEUR PAYS.

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    • kerneilla - 19 août 2018 22 h 41 min

      l’achat des terres ne devraient être permis aux étrangers au-delà d’un certain seuil (modeste) ni aux multinationales et autres entitées uniquement motivées par l’argent et le profit et ceci aux dépends des paysans français ; idem pour des châteaux (faisant partie du patrimoine de la France) qui sont dépecés par des étrangers ignorants ou indifférents à notre culture: on a retrouvé des boiseries en parfait état, des services de porcelaine entiers etc…d’un château vendu à des japonais dans une décharge!; c’est à l’Etat de veiller à la sauvegarde des intérêts de la Nation… le bien commun doit être la priorité des élus, et non la finance.

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  4. gosheim - 19 août 2018 21 h 22 min

    En laissant se dérouler le concert de Medine au Bataclan, nous faisons face à un détournement pervers du droit … dont le pouvoir se fait le complice plus ou moins conscient et volontaire.
    Le rôle de l’Etat est d’assurer le bien commun du peuple dont il a la charge, au premier rang duquel se situe la sécurité.

    La volonté populaire, or celle-ci est avec bon sens de plus en plus hostile à l’immigration.

    Le pouvoir populaire n’est pas absolu, mais celui des minorités ne l’est pas davantage.

    Le droit suprême, en l’occurrence celui qui est inscrit dans notre « Déclaration », affirme notamment que la souveraineté réside dans la Nation.

    Notre déclaration professe également que la liberté, la propriété et la sûreté sont trois des droits fondamentaux qui doivent être sauvegardés

    Il convient de rappeler aux élus qui sont à la tête de notre pays que toute politique qui porte atteinte par ses effets, à la liberté, à la propriété ou à la sécurité des Français est une trahison à l’égard du mandat qu’ils ont reçu du peuple souverain !

    Savoir ce que l’honneur, le bon sens, et l’intérêt supérieur de la Patrie imposent maintenant.

    A rappeler le 19 octobre au Bataclan !

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