Dialogue du politiquement correct et du bon sens sur la déchéance de nationalité.

Marianne2016

Il ne faut pas déchoir de leur nationalité française les terroristes double-nationaux. Surtout, il ne faut pas discriminer. Entre deux nationaux, le simple et le double, il ne faut pas créer d’inégalité.

– Ah bon ! Parce que 1=2 ? Le fait d’avoir deux nationalités voire plus, ce n’est pas une inégalité ? On peut échapper à ses obligations d’un côté, on peut s’évader fiscalement plus facilement, on peut aussi bénéficier des avantages sociaux de l’un des pays, de plusieurs protections diplomatiques en fonction des situations. Où est l’égalité ?

– Vous n’avez rien compris. Quand on a deux nationalités, on a pleinement l’une et l’autre et on doit bénéficier d’un traitement égal avec ses compatriotes dans les deux cas.

-D’accord, mais quand on est devenu automatiquement français, par exemple, qu’on choisit en revanche l’autre nationalité en sifflant l’équipe de France sur un stade de football, en arrachant le drapeau français un soir d’élection pour le remplacer par un autre, ou enfin qu’on déteste tellement la France qu’on lui la fait la guerre à l’étranger et en France, en n’hésitant pas à tuer des Français, parce qu’ils sont français, le retrait de la nationalité aussi mal vécue est plutôt un service qu’on rend à l’intéressé, non ?

-Mais, vous n’y êtes pas du tout ! C’est une scandaleuse double peine pour celui que nous avons rejeté, que nous n’avons pas su intégrer, dont nous n’avons pas reconnu le droit à la différence et qui ne fait que réagir à notre abominable racisme.

– Excusez-moi. J’avais plutôt l’impression que la protection sociale, les services gratuits, la qualité de l’éducation et des soins,  les libertés publiques, l’Etat de droit, le niveau de vie, le laxisme de la Justice faisaient de la France un pays de cocagne, dans lequel il est bon de venir, pour s’y faire soigner, pour étudier, ou simplement pour s’y installer, fût-ce en s’y introduisant subrepticement. Si en plus on y a un enfant, il va avoir droit à devenir français, et l’installation pourra être définitive. C’est vrai que pour travailler, il est préférable d’aller en Angleterre. Mais, en France, quand on sait se débrouiller, on peut vivre sans, non ? Les mailles du filet sont larges, les peines rares et courtes. Il serait quand même plus logique que les étrangers viennent chez nous pour le travail, et qu’ils deviennent français s’ils le souhaitent, et ont donné des preuves de leur intégration par un casier judiciaire vierge, au moins.

-Je vous vois venir : vous osez remettre en cause le droit du sol, le pilier des valeurs de la République. La France est un espace laïque ouvert à tous ceux qu’il peut accueillir pour leur offrir les conditions idéales du vivre-ensemble : des associations prêtes à aider au maximum les clandestins, d’autres pour étouffer dans l’oeuf et devant les tribunaux toute tentative de résistance identitaire, une discrimination positive pour compenser les souffrances des étrangers écrasés par les privilèges des citoyens, comme ce droit de vote, dont ils sont privés injustement, une vigilance à l’encontre de toute marque de tradition religieuse locale pour ne pas offenser la religion des nouveaux-venus, et enfin un enseignement de l’Histoire qui éveille chez les jeunes un sentiment de repentance et de culpabilité envers les malheureux colonisés. Toute remise en cause de la double-nationalité brise la cohésion nationale que nous avons ainsi établie et qui doit encore progresser.

– Je crois, moi, qu’à force de fréquenter les palais nationaux, qui ne sont pas souvent hérités de la République, d’ailleurs, mais peuplés de lâches, de paresseux et d’ignorants, vous perdez le sens de la réalité. Des gens qui trahissent l’un de leurs pays, n’appartiennent évidemment pas à la communauté nationale qu’ils agressent. Ils n’ont que faire de la cohésion nationale. On ne leur retire rien en retirant une nationalité dénuée de valeur à leurs yeux. On en prend acte, c’est tout. Le vrai sujet, c’est qu’ils n’auraient jamais dû en bénéficier. La France n’est pas un terrain vague où l’on peut venir camper. C’est d’abord une culture, une langue et une religion qui a formé les esprits à l’humanisme, au respect de l’autre et aux droits de l’homme. Celui qui veut faire sien cet héritage et participer positivement à la suite de l’aventure est le bienvenu dans la communauté, même s’il n’est pas chrétien, mais assimile les valeurs de la France. La France, ce n’est pas seulement un territoire à la silhouette sympathique, c’est une Histoire, comme un navire sur la mer du temps. Les clandestins n’y ont pas leur place. Les passagers sont bienvenus, mais ils ne font pas partie de l’équipage.

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1 commentaire

  1. DELAFOSSE - 8 janvier 2016 10 h 42 min

    La double nationalité est une aberration…Si vos deux pays concernés se retrouvent en guerre, lequel des deux vous mobilisera ?
    Quant à la déchéance de la nationalité, cela me parait trop sévère, les terroristes emprisonnés devraient tout au plus être privés de dessert !
    Pauvre et faible FRANCE

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