A Armes Inégales…

images (85)David contre Goliath, Alexandre contre l’Empire Perse… les Musulmans sortis de leurs déserts et battant coup sur coup l’Empire Byzantin et l’Empire perse des Sassanides. Il y a dans l’histoire des exemples de guerres asymétriques qui ont été gagnées par celui des belligérants qui était apparemment le plus faible. La situation présente offre un cas  de confrontation asymétrique. En Syrie et en Irak s’est installé un prétendu « état islamique » appuyé sur quelques dizaines de milliers de fanatiques. Face à lui, théoriquement, la première puissance mondiale, soutenue par ses alliés occidentaux dotés d’armées modernes bien équipées, et de nombreux autres pays, européens, arabes sunnites, ou encore l’Iran chiite. En première ligne, il y a deux Etats, la Syrie et l’Irak dont les troupes semblent incapables de contenir la poussée islamiste, et la résistance la plus solide paraît se réduire aux Kurdes, ce peuple sans Etat, réparti sur quatre ou cinq pays, et qu’on arme en catastrophe. Lorsqu’on compare la rapidité de l’effondrement de la dictature de Saddam Hussein et de son armée à la faiblesse et à la lenteur de la riposte face à la montée de l' »état islamique », on est saisi d’un doute. Pourquoi ?

Certes l’islamisme radical a allumé de nombreux foyers d’incendie dans le monde, en Afrique, au Nigéria, en Somalie, en Libye et dans le Sahel, par exemple. Le prosélytisme djihadiste recrute dans le monde entier des combattants, les aides financières sont considérables, mais le danger vient moins de la puissance de ce mouvement que de la faiblesse du camp opposé, essentiellement les démocraties occidentales. On peut cerner cinq causes principales.

La première est le rapport à la mort. Les fanatiques n’ont pas peur de la mort, ni de la leur qui est la porte du paradis, ni de celle de leurs ennemis qui est un acte de justice qui peut revêtir les formes les plus barbares pour satisfaire le commandement divin et terroriser les adversaires qui perdront ainsi tout courage, parce qu’ils craignent la mort et la souffrance. Des centaines de soldats loyalistes abattus, des otages décapités avec le sentiment du devoir accompli, d’un côté, et de l’autre, un pays entier suspendu à la vie d’un otage, enlevé en Algérie. Les armes sont inégales, mais en faveur du plus féroce et non du plus fort.

C’est bien sûr la médiatisation intense des événements qui accroît la fragilité psychologique de nos sociétés. La population va être bombardée d’informations qui vont augmenter la tension et qui seront avant tout porteuses d’émotion. On ne peut rester froid et insensible à l’idée de l’égorgement spectaculaire d’un innocent ou de l’attente cruelle pour lui-même comme pour ses proches d’un otage condamné. Certes la colère peut faire naître une volonté de réaction implacable, mais résistera-t-elle au temps ? Ne sera-t-elle pas minée par la compassion ou noyée dans le flot d’informations confuses voire contradictoires jusqu’au point de laisser place à une forme d’hébétude ?

L’information à jets continus ne laisse pas suffisamment place à la réflexion. Elle peut être ainsi superficielle et orientée. Par exemple, une « spécialiste » culturelle d’I-Télévision s’est aventurée hier sur le terrain du traitement des djihadistes de retour au « pays ». Manifestement, elle n’aimait pas la solution classique des Britanniques, avec interrogatoire approfondi et prison et préférait la pédagogie danoise, avec accueil spécialisé, accompagnement psychologique et réinsertion sociale. Elle apportait comme argument en faveur de sa préférence la réussite de cette méthode en… Arabie Saoudite. Il lui a manifestement échappé que réintégrer un Musulman fanatique dans un Etat wahabite où ses idées sont appliquées avec plus de formes, où l’on décapite au sabre et non pas au couteau de boucher, n’a pas grand chose à voir avec sa réadaptation à une société libérale avancée dont la plupart des idées sont pour lui méprisables au plus haut point. On en arrive donc à opposer une pensée unique, totalitaire à des opinions confuses et variables. Le choc risque évidemment de donner l’avantage aux premières.

En quatrième lieu, la « vérité » religieuse a l’éternité pour elle. Le temps joue doublement en défaveur des démocraties. Celles-ci sont dirigées par des élus suspendus à l’attente des sondages du jour, du journal télévisé du soir et des élections du lendemain. On a donc d’un côté une stratégie d’une totale clarté : prendre le maximum de terrain, tuer le plus possible de mécréants, utiliser sans vergogne tous les moyens, même les plus ignobles parce qu’ils seront sanctifiés par la fin, et de l’autre une stratégie soucieuse d’obtenir à court terme des résultats positifs auprès d’une opinion versatile. Il ne faut pas perdre les élections de mi-mandat en risquant de se contredire pour avoir engagé un soldat américain au sol. En revanche, revêtir l’armure du chef de guerre peut renverser la spirale infernale d’un rejet populaire fondé avant tout sur la politique économique et sociale.

Enfin, la solitude garantit l’unité. Les coalitions dispersent les efforts et les objectifs. Il est de plus en plus clair que l’ennemi principal des Etats-Unis est la Russie, et non l' »état islamique ». Celui-ci est né grâce à l’action criminelle des Américains contre le régime syrien, le dernier allié de Moscou au Moyen-Orient. Il était difficile de s’opposer au prétendu califat de Mossoul sans s’allier de fait à Bachar Al-Assad. Obama a mis le temps, mais il a trouvé la parade. Les Américains vont intervenir en Syrie avec leurs alliés sunnites, les émirats pétroliers du Golfe, les commanditaires de la chute du régime de Damas. Quelques bavures du-dit régime plus ou moins vraies après, des bombardements vont viser non seulement les djihadistes mais aussi les alliés des Russes, pendant que des armes seront livrées aux « bons » rebelles.

De ce combat inégal entre le fanatisme et les démocraties, il faut souhaiter que le géant sorte vainqueur, mais cette victoire anormalement difficile aura montré non seulement les faiblesses mais aussi les vices du système qui est le nôtre.

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6 commentaires

  1. fbastiat - 23 septembre 2014 11 h 38 min

    Si les démocraties veulent avoir une chance de gagner la guerre, elles doivent commencer par désigner l’ennemi, à savoir l’islam. Or elles font le contraire. Elles partent en guerre contre le califat en disant qu’il n’a rien à voir avec l’islam! Le calife doit s’étrangler de rire.

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    • chacal puant - 24 septembre 2014 1 h 10 min

      c’est donc pour ça qu’Hollande est allé en Arabie à parader avec le « yatagan » peut-être même celui dont on se sert pour les condamnations à mort dans ce pays… comme ils ont sur leur drapeau en disant qu’il soutenait l’Arabie (contre la Syrie)… du coup on se croit permis de faire la guerre en Syrie… mais dans quel camp ? On en a plus de 140 ! Comme si on avait « collaboré » avec les « bons » rebelles en 40, les Allemands contre les « mauvais »‘, les russes… S’agitait-il de faire un remake (au coté des arabes ?) de la IIIè Croisade, celle gagnée par Saladin ? En réalité, le pb relève de la fracture de la mondialisation, celle qui s’étend de Dakar à Srinagar… (les nationalistes de Kiev ont fait les armes en Tchétchénie contre les russes… voilà des gens pas très « catholiques ») et des miliciens de Somalie ont déboulé il y a quelques semaine en Ouganda… La fracture grandit !
      Voici venu le temps de l’anarchie

      Voici venu le temps de l’anarchie. Non, des anarchistes dont les motivations sont de faire table rase du passé et des Institutions dépassées par le sens et le mouvement de l’Histoire, pour en établir de nouvelles, à leur profit, mais seulement déstabiliser, détruire et faire périr, pour faire régner le désordre, le chaos et la mort et non un ordre nouveau. Alors que 1789 fit trembler la France, son Histoire au point d’ébranler les fondements de son autorité royale sapée, décapitée, l’ordre de sa monarchie de droit divin fut mis à bas et seul l’impérialisme outrancier d’un ordre policier, voire quelque part d’une dictature militaire put remettre, avec Napoléon Bonaparte, la France sur le chemin laborieux de l’autorité et de la discipline suite à la défaillance monarchique qui n’en finissait pas de décliner durant tout le XVIIIè s., pour sombrer dans le chaos, politique, mais inéluctable, de la Révolution Française. Au siècle des Lumières succéda le siècle des Empires, le XIXè s., du Premier Empire sous Napoléon Bonaparte à la Restauration, qui vit s’éteindre définitivement la monarchie, tel le symbole du Radeau de la Méduse, d’une monarchie dépassée par les événements, incapable de répondre à ses responsabilités, ses devoirs, ses défis au travers des règnes de Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe Ier, désormais cette Europe, cette France serait le champ de bataille politique, sinon électoral qui suivra le Congrès de Vienne, vers le siècle des mutations, pour la France, ayant tout essayé, Empire, Restauration de la Monarchie, IIè République, suffrage censitaire afin de retisser le fil coupé – le lien social, la fracture sociale dirions-nous aujourd’hui – entre cette noblesse, aristocratie régnante, une classe voire une caste sociale, à qui Chateaubriand proposa les élections pour retisser le lien entre ce bon peuple – cette France d’en bas – et ses dirigeants, pour restaurer une légitimité autrefois de droit divin, monarchie, à laquelle personne ne croit plus. Entrecoupée de révolutions, de guerres, retour de l’Empire et, suite au chaos de la Guerre de 1870, l’instauration d’une IIIè République, dont la stabilité fait encore des jaloux en ce XXIè s., durablement installée, pour 70 ans, jusqu’à un printemps, mai-juin 40 tragique. Oui, siècle des Empires qui, tous périront au XXè. Empire napoléonien, Britannique, Empire Allemand ou IIè. Reich de Bismarck, mais aussi Empire russe, Empire Ottoman, Empire Austro-Hongrois. Dans une même ou autre ligne, les Empires Coloniaux, la France en Afrique Occidentale, débutée à Alger en 1830 sous Charles X, mais bien tard selon Chateaubriand, il eut préféré 1816, pour restaurer l’autorité de la France tant dans ou sur le monde que sur une quelconque légitimité interne en son Royaume – un peu à l’image des sondages d’opinion favorable/défavorable que nous avons aujourd’hui sur notre président de la République -, en Indochine durant le IIè Empire, le Commonwealth dont l’Empire des Indes, les Pays-Bas, voire le Portugal ou l’Allemagne. Quant à l’Espagne, pour des raisons économiques qui datent du XVIè siècle elle est passée, immédiatement, grâce à l’El Dorado des métaux précieux d’Amérique Latine, sans passer par la Révolution Industrielle anglaise du XVIIIè s. puis française et allemande du XIXè s., à l’économie de rente. XIXè s., siècle des empires qui se disloqueront au siècle suivant avec la Ière Guerre Mondiale, pour les Empires Centraux : russe, allemand, austro-hongrois et ottoman. Ensuite, décolonisation pour la France, l’Angleterre et dans une moindre mesure Pays-Bas et Portugal, durant la Guerre Froide. La décolonisation espagnole en Amérique Latine, en avance sur son temps, pour raison économique, est vieille de 2 siècles. Les autres, peut-être aussi pour raison économique, d’une IVè République exsangue à la sortie de la 2de Guerre Mondiale, d’un demi-siècle, d’un siècle pour les Empires Centraux, Allemagne, Autriche-Hongrie et Ottoman qui se firent dans la foulée de la 1ère Guerre Mondiale, non sans bain de sang dans l’Empire Ottoman : Traité anglais de Sykes-Picot en 1916 qui définit les frontières actuelles de la Syrie, lors du démentiellement de l’Empire Ottoman, du Traité de Lausanne, de Sèvres, de la naissance le 1er décembre 1918 du Royaume de Yougoslavie regroupant d’anciennes provinces d’Italie (Illyrie), de l’empire austro-hongrois (Slovénie, Croatie, jusqu’à la Galicie, aujourd’hui en Ukraine) et ottoman (Bosnie-Herzégovine, la Serbie étant devenue indépendante en 1881 avec l’aide de la France, la Grèce en 1821, mais des dizaines d’îles des mers Egée, Ioniennes, Tyrrhéniennes, Dodécanèse passant de la domination italienne, Hercule Poirot à Rhodes, turque à l’indépendance tout au long du XXè s. avec encore aujourd’hui des frontières maritimes contestées, l’Albanie s’appelait en 1914 Turquie d’Europe). La situation de Chypre n’est sans doute à l’échelle de l’Histoire qu’un artefact et une prolongation de cette situation d’une île revendiquée par 2 voisins depuis le Moyen-Âge, Franc, vénitienne, ottomane, puis sous administration britannique en 1825, tout en restant sous occupation turque, à l’indépendance progressive du pays, avec une annexion de l’île par Londres lors de l’entrée guerre de la Turquie en 1914, avec une transition en 1959 dans le Commonwealth pour devenir indépendant avec Mgr Makarios comme président (chypriote, assis à coté de Mao à l’ONU) et un vice président turc. Mais l’histoire reprend du service en 1974 puisque suite à la déliquescence d’une monarchie grecque exsangue après la 2ème Guerre Mondiale (1940-1945) et 5 ans de guerre civile (1945-1949) pour que le pays ne tombe pas aux mains de révolutionnaires communistes comme le reste de l’Europe de l’Est envahi par les troupes de Staline, l’héritier du trône n’avait pas les épaules de sa charge (plus tourné vers les filles, faciles qui plus est, que le service de l’Etat), se fait happer par le vent de l’Histoire en subissant une dictature militaire dite des Colonels sous la férule de Georges Papadopoulos (1967-1974), avocat diplômé de l’Université de Chicago, où l’île entière de Chypre était devenue indépendante le 16 août 1960, un régime profondément nazifiant pétri de déportations de civiles et d’intellectuels (de gauche) comme les musiciens, période encore troublée car personne ne parle de cette période puisque tous se doutent qu’un grec sur 2, au sein de toutes les familles, les uns, dans le silence des autres membres de la même famille, était collabos les autres leurs victimes. A la chute du régime en 74, chacun est retourné dans ses quartiers sans rien parler de ce qu’il avait fait, de ce qu’il avait subi et nul ne sait encore aujourd’hui qui était les collabo. revenus anonymement à la vie civile, comme si de rien n’était. La Grèce est donc passée, à la différence des autres pays d’Europe, de la monarchie à la démocratie sans passer par la case empire, bien qu’elle fut dans le passé héritière de l’Empire Romain, puis vaincue par lui en 147 avant J-C. mais repris la primauté de l’Empire Romain au Vè s. à la Chute de Rome dans le cadre de l’Empire Romain d’Orient (Byzance) pour 1000 ans, pour sombrer définitivement avec la Chute de Constantinople en 1453 sous le joug de l’Empire Ottoman. C’est dans la plus grande confusion et la débâcle de la dictature de Colonels que, appuyée par la Vème Armée et la marine américaine en Méditerranée que lors de l’Opération Attila (Dimitri Alanis), la Turquie reprit la conquête de l’île de Chypre en 1974, les hélicoptères US mitraillant dans le style Guerre du Vietnam dans les hôtels, les touristes qui avaient le malheur de se trouver là. A la suite de cette invasion militaire, le sud de l’île se déclara indépendante et point de consensus à trouver sur le partage de l’île entre voisins alors que depuis des siècles on vivait en paix et harmonie, populations grecque et turque, chacun présent dans l’île depuis plus de 1000 ans. La version turque est digne de la plus forte propagande stalinienne ou de celle de Vichy expliquant comment – et non en quoi – ce que nous appelons crimes de guerre et contre l’humanité, ne relève, dans sa rhétorique que des forces de la paix (au sens des casques bleus… oui, des soldats de la Wehrmacht, des casques bleus… nous n’en sommes pas dupes, surtout à utiliser les forces armées américaines aux cotés des turcs pour une telle invasion et occupation militaires) : « Les forces armées turques ont commencé à atterrir à Chypre. Que cette opération soit favorable à notre nation et à tous les Chypriotes. Nous pensons qu’en agissant de cette manière, nous aurons rendu un grand service à l’humanité tout entière et à la paix. J’espère que nos forces ne rencontreront aucune résistance et qu’un affrontement sanglant sera évité. Nous allons en fait apporter la paix et non la guerre sur l’île, et pas seulement pour les Turcs mais aussi pour les Grecs. Nous avons dû prendre cette décision à la suite de l’épuisement de tous les recours diplomatiques et politiques. Je tiens à exprimer ma gratitude à mes amis et alliés, en particulier les États-Unis et la Grande-Bretagne, qui ont affiché leurs intentions et engagé leurs efforts afin que le différend puisse être réglé par des méthodes diplomatiques. » — Allocution de M. Premier Ministre turc, Radio Ankara, le 20 juillet 1974.
      Sur les ruines de l’Empire Ottoman, des « Jeunes Loups », révolutionnaires, plus bolcheviks que vraiment laïcs contestant les Traités de la fin de la 1ère Guerre Mondiale, ont repris les armes pour déloger et exterminer les grecs, bulgares (les Kurdes et Arméniens, ça n’a jamais arrêté, le génocide permanent des minorités depuis 1892, avec 92% de la communauté entre l’Anatolie et la Syrie exterminée ; ce n’est pas moins de 23000 morts en une seule journée qu’on dénombre à Smyrne en 1923 avec l’incendie de la ville, population exterminée en populicide, refoulée à la mer par les armes en réchapperont pour débarquer, à moitié morts à Marseille juste avec la peau sur les os et parfois une chemise – sur le dos – pour 2, tous perdu de la civilisation occidentale après 3000 ans d’installation sur ses terres, celle de l’antique cité de Troie dont parlait déjà Homère dans l’Iliade, anéantie en quelques heures, qui n’ont rien à envier aux guerres de décolonisation comme la Guerre d’Algérie ; l’Indochine désigne, à mon sens, une guerre de Décolonisation de la Guerre Froide, Vietnam, Yougoslavie ou l’Afghanistan soviétique en 1979… serait-ce un abus d’interprétation de parler de 2ème Décolonisation, ces Révolutions arabes, 20ans après la chute du Bloc Soviétique ?). Or, si d’un coté nous avions quelques pays occidentaux la France, l’Angleterre, l’Allemagne (de l’Ouest en 1945)… nous avions des pays, après l’Empire retournés à l’apaisement de la démocratie parlementaire (et une monarchie si garante de la stabilité du Royaume qu’il faudrait tenir des Soviets pour la remettre en question à Londres) avancée parmi les Etats occidentaux, tandis que leurs colonies, retournées à l’indépendance, ont plus ou moins sombré dans la dictature et la misère durant la Guerre Froide loin des péripéties européennes. Les USA sont un cas à part de démocratie car dès l’époque de Tocqueville (« De la Démocratie en Amérique »), des intriques de Talleyrand (qui a dépouillé l’honneur de la France au Congrès de Vienne, aussi « démocrate » qu’un Pétain à l’autorisation de former un gouvernement à Bordeaux le 17 juin 40 « La République meurt à Bordeaux » et reçoit les pleins pouvoir du Parlement le 10 juillet 1940, de la manière la plus légale qui soit, mais avec un prince-esclave (des Allemands) à sa tête) et d’un Chateaubriand, les USA sont nés dans la Démocratie et la République il y a plus de 222 ans tout en n’ayant jamais eu besoin que d’une seule Constitution… Un Tiers-Monde postcolonial (en 1945, le monde – colonial – connaît moins de 50 pays) dominé par l’URSS en Asie et Europe de l’Est, les USA en Amérique Latine, et d’influences croisées en Afrique (USA/URSS et FrançAfrique, cette dernière qui avait été désignée « gendarme de l’Afrique » durant la Guerre Froide s’est évanouie à la Chute du Mur de Berlin pour un monde multipolaire, sans leader ni leadership, qui ne sait plus où donner de la tête ou plutôt « qui a perdu la tête », sans chef. Un bon reportage, Françafrique de Patrick Benquet, mais incomplet – voir ma Note « Rocard ou la Mondialisation » en bisbille avec Chirac dans leurs gouvernements respectifs des années 80 – on ne peux pas dire qu’avec une chute des échanges commerciaux entre la France et l’Afrique de 95% entre les années 60-70 et le début des années 2000, voir Le Monde 4 juin 2008 : « La France n’a pas besoin de l’Afrique/ l’Afrique n’a pas besoin de la France », les échanges commerciaux entre la France et l’Afrique passent de 40% (rien qu’avec la France) à à peine 2% (au profit de 14 autres Nations : Brésil, Iran, Inde qui exploite les Éthiopiens pour l’agriculture pour 11$ par mois, « c’est le prix du marché » (aux esclaves ?) selon le propriétaire indien qui exporte dans son pays toute la production, les Africains n’ont plus de quoi s’acheter à manger, à ce prix-là…, Chine en train de faire pareil que l’Inde au Mali (et la Guerre ? ça ne les concerne pas, oh ! Comment ?) avec en vue l’installation de la plus grande rizière du monde, 1 million d’ha., mais sans doute pas avec des noirs, ils savent, du Vietnam à la Chine en passant par les Philippines, qu’ils n’ont pas la santé assez robuste pour tenir le coup – dysenterie – 12 heures par jour les pieds dans l’eau, ces Maliens qui ne comprennent rien aux idéogrammes chinois qu’on a mis sur leur maison durant la nuit (« à démolir » ?, les centaines de villages seront noyés par les eaux des rizières et en matière d’urbanisme, on sait quels « casse-tout » et « casse-cous » ils sont, pas de diplomatie, on rase tout et on tue. Donc, la FrançAfrique est aujourd’hui un mythe d’outre-tombe post-colonial en France, défunt.)
      Oui, voici venu le temps des anarchies dans ce monde qui forge et force à nouveau son destin, comme à chaque renouvellement de cycle de Kondratieff 1788, 1815, 1848, 1873-1896, 1929, 1973, 201? (13 j’imagine, 40 ans après la crise de 1973 qui intervient 40ans après le New-Deal : les cycles sont précis, à la seconde près, peut-on dire). De même que l’Empire 1804-1815 est un rappel à l’ordre « républicain », impérial après le chaos de la Révolution, les Institutions d’alors (monarchie absolue) ayant vécu, par « déficit démocratique », de confiance dans les Institutions, dépassées par l’évolution du monde, il faut réactualiser. « L’Histoire n’avance jamais de façon rétrograde », les Etats-nations dépassés, en pouvoir politique laminé et démonétisé par la puissance des multinationales et d’autres formes d’associations, de fondations, de sociétés occultes et transnationales infiniment plus puissantes que les États surtout démocratiques.
      Voici venu le temps de l’anarchie. Autant les révolutions, pour un retour, parfois forcé à l’ordre, ce fut l’Empire en France, l’ordre et le droit, la légitimité avant la démocratie et les Républiques (au siècle des transitions de la monarchie absolue à la République de Gambetta, de la Révolution qu’elle fut industrielle aux prémisses de la société de consommation des années folles dans l’émergence des classes moyennes, le XIXè s. a imaginé la « monarchie élective » pour donner la parole au peuple, afin de rendre confiance et légitimité au pouvoir politique), il convient de repenser des institutions adaptées répondant aux aspirations des peuples et de l’autorité-légitimité du pouvoir politique pour ne pas retomber dans un pouvoir politique impuissant, dont la IVè République fut un des symptômes ; de la décadence. Face à l’évolution du monde de l’époque. Aux Révolutions – mondiales – d’aujourd’hui. Ne pas retomber dans le sous-régime politique des prince-esclaves, inféodés aux puissances « extra-nationales », non démocratiques, occultes et ténébreuses.
      Voici venu le temps des anarchies. Pour déboucher sur quoi ? Un nouvel empire, mondial cette fois, nulle part au monde où la démocratie survivrait ? Un monde de chimère ou d’idéologie, en faux prolongement de ce XXè s. traversé de démocraties (occidentales) en lutte contre des régimes totalitaires (fascistes en Amérique Latine, communistes dans le bloc soviétique puis actuellement) chinois, avec tout pouvoir des puissants (non élus, puissance de l’argent fussent-elles des Banques Centrales, publiques, qui définissent leur doctrine idéologie monétaire ou des marchés financiers, privés, extra-nationaux qui ont droit de vie et de mort sur les Etats-nations dépendant d’eux quant à leur budget étriqué ; aux Institutions extra-ou/supranationales l’Europe de Bruxelles donc quelque part impériale ) qui seraient, à la Boukovsky, non sans rappeler, et selon les mots de de Gaulle « finalement le dernier empire colonial du monde », l’Union Soviétique. Unique moule, pour des peuples si divers, si spécifiques et spécifiques car justement français, allemands, portugais, anglais, hollandais… et non parce qu’Européen, de par leur langue et non un quelconque espéranto ou volapük (Discours et Messages, 1962) post-moderne « le bruxellois institutionnel ». Ou une restauration démocratique sous une forme renouvelée de partenariat institutionnel selon la formule de Rousseau « le contrat social » (« les droits sociaux » comme le disent nos syndicats bien de chez nous aux revendications de « droits acquis » qu’on ne retrouve nul part ailleurs dans le monde, et dont le monde, ex-colonial, puis Tiers-mondiste, enfin Émergents à la Keynes de nos 30 Glorieuses a faim de justice sociale et de démocratie, sans savoir ce qu’il fut pour nous, et qu’il recherche en vain, dont les forces de ce monde tentent d’en priver l’accès aujourd’hui à portée de la main sinon de conscience – la République, depuis la bataille de Valmy à la bataille de Bangui, d’une Afrique qui n’a pas encore connu notre chemin vers la démocratie à travers la Révolution française de 1789 -démocratie dont on veut aujourd’hui dépouiller les nations occidentales … au nom de la mondialisation, peut-être) conforme à l’esprit de liberté qui souffle sur le monde et sur les peuples, une sorte de nouveau Congrès de Vienne pour l’Europe d’après l’empire de Bruxelles, et de démocratie pour le monde. Assurément, ce « pacte multiséculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde » en recherche permanente, cet idéalisme, voire idéalisme absolu comme seconde nature de la France, nous y aspirons pleinement. En ces temps troublées, que voici venu le temps de l’anarchie, nous pensons devoir inverser l’ordre des mots, des choses et des maux : c’est parce que la liberté du monde est en passe de disparaître que nous comprenons, que nous prenons désormais conscience de l’aliénation jusqu’à l’anéantissement de la France, la France comme grandeur et étalon de mesure du monde, pour le monde. Giscard, à propos de Napoléon n’a-t-il pas dit qu’en 1815, et depuis, personne n’a pu égaler Napoléon, l’empereur était le seul homme dont on parlait dans le monde entier, au centre de toutes les conversations sur les 5 continents ?
      Ce siècle, venant après celui de la fin des monarchies au XVIIIè s., après celui des Empires au XIXè s. « La Chute des Aigles » de C. L. Sulzberger, et celui des démocraties et des idéologies totalitaires au XXè s. est désormais à la croisée des chemins : choix entre un totalitarisme, planétaire, mondial (« le califat mondial » comme agenda caché des Frères Musulmans à instaurer dans le sang et par les armes, par exemple : mais qu’est-ce qu’ont les occidentaux comme Ashton de l’UE, Merkel, Hollande le laïcard qui rase en douce des centaines d’églises centenaires voire millénaires depuis son élection dans l’indifférence, l’anonymat et la censure générale, en toute impunité sans que personne n’en sache rien, Cameron, même H. Clinton aux affaires étrangères des USA, a rendu, les uns hommages, la dernière visite en prison à Morsi, le candidat officiel depuis fin juillet de Al Zawihri, l’idéologue égyptien d’Al Qaeda… dans toute sa « légitimité » pour cet Occident décadent ?) sanguinaire, inhumain et sans visage : voici venu le temps des anarchies (et non des anarchistes, qui, à la Lénine, grâce à un coup d’État, ont pris le pouvoir, ceux-là, mais à la différence des Américains de 2003 en Irak auront déboulonné Saddam Hussein, mais sans restaurer de pouvoir politique, encore moins de démocratie : qu’on se le dise, le 20 août 2003, la délégation de l’ONU à Bagdad saute dans une attentat revendiqué immédiatement par Al Qaeda, 80 morts, l’anarchie, oui, avec l’Occident et les USA en tête, suppôt occulte d’Al Qaeda ? en exagérant un peu), qui sait s’il débouchera au contraire sur une démocratie mondiale. « Le pacte multiséculaire de la grandeur de la France et de la liberté du monde » ou l’inverse : c’est bien la restauration de la grandeur de la France qui est source de liberté pour le monde. Et parce que la France a perdu – son âme à ne pas lier le sort des peuples, du monde -, a renoncé à sa grandeur -ce droit des peuples à disposer d’eux-mêmes – que la France en est le modèle – au monde, sans rien en imposer, mais proposer, inciter, montrer le chemin « la liberté guidant le peuple » la statue de Bartholdi dans le port de New-York, dépassé, à l’heure où un ex-agent de la CIA demande asile à Moscou, la Guerre Froide est bien consommée, à croire que les anciens démons du bloc de l’Est sont passés en Occident lors que la Chute du Rideau de Fer, évadés, en cavale, en liberté en Europe ou aux USA, d’un occident « possédé », en domination, aujourd’hui c’est bien à (nouveau à) la France qu’incombe le devoir, de rendre sa liberté au monde. Au nom de la grandeur de la France. Car contre cet impérialisme européen qui étreint les peuples jusqu’au sang et à la mort, « c’est de l’action que naît le devoir, et non l’action du devoir ».

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  3. Aliocha - 25 septembre 2014 16 h 47 min

    MrVanneste, que voyez-vous de plus totalitaire qu’arroser de bombes des pays comme l’Irak ? C’était en 2003, et l’histoire a prouvé depuis que les Etats-Unis n’avaient aucune raison sensée de s’en prendre à Saddam Hussein et au peuple de l’Irak.
    Que voyez-vous de plus totalitaire qu’envoyer des drones entièrement automatisés au prétexte que même un opérateur au sol « est sujet à un stress post-traumatique » quand il doit lancer ses bombes, sachant que les drones automatisés se trompent de cible une fois sur deux et lâchent leurs bombes à l’aveuglette sur des civils, des femmes, des enfants ?
    Que voyez-vous de plus totalitaire que s’ingérer ouvertement dans une guerre civile, en armant des « rebelles » djihadistes pour renverser un régime qui n’a pas l’heur de plaire à Washington ?
    Que voyez-vous de plus totalitaire que renverser des gouvernements élus, partout sur terre, pour satisfaire l’agenda américain ? Si vous voulez la liste des pays où les USA sont intervenus au cours du XXème siècle, que ce soit par des guerres ouvertes, des coups d’état, des assassinats ou des attentats, voir le livre de William Blum, « Killing Hope ». Edifiant et affolant.
    Tout cela, ce sont les « démocraties » menées par les USA/Otan qui en sont responsables. Nous ne sommes plus des démocraties, Mr Vanneste. tant que nous restons vassaux des USA, nous sommes complices d’une oligarchie TOTALITAIRE de la plus basse espèce. Et nous aurons des comptes à rendre un jour ou l’autre.

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  4. Paul Jambier - 25 septembre 2014 18 h 14 min

    Votre réflexion sur la guerre moderne et inégale est juste. On sait depuis la guerre du Vietnam que les pays réputés démocratiques ont un déficit énorme dû à leurs opinions publiques. L’ennemi en profite. Les armées sont réduites à se battre avec circonspection, et l’adversaire le sait. La même réflexion pourrait être faite concernant la police, les sociologues, les urbanistes, et même les journalistes. Chacun est tenu de ne pas emprunter la ligne directe et subit donc le dénie d’efficacité, car le champ d’action est soumis à l’irrationalité de la transparence.
    Les terroristes en profitent, et certains commentateurs sont même allés jusqu’à dire que le terrorime était un nouveau média. Mais, aussi cynique que celà puisse paraître, comme tout médium, ils commencent à lasser. Un journaliste américain analysait leurs vidéos, et concluait scandaleusement que les décapitations étaient filmées suivant la même technique que les clips pornos modernes : plus de narration, juste de l’action ritualisée. Vis-à-vis de ces mystiques thanatophiles, la seule attitude militaire rationnelle serai de les terroriser. Les Américains en leur temps avaient longuement analysé la guerre des paras en Algérie et leur efficacité retrouvée, parce que justement ils avaient compris ce principe qu’on ne doit jamais jouer l’adversaire avec une main liée derrière le dos.
    Sur le rôle des monarchies pétrolières, je suis d’accord avec vous. L’Arabie surtout représente la source du mal (l’idéologie salafiste) qu’ils ont maintenant répandue dans le monde entier, et aussi le flacon qui a contenu le génie depuis un siècle.
    Leur rapport aux USA est assez complexe. C’est au moment où les Américains sont en train d’accéder à l’autonomie énergétique (gaz de schiste, pipe-lines trans-amérique) que cette armée du jihad a ressurgi du fond des âges. Enorme force de nuisance, elle a été instrumentalisée par les USA, pui financée par les potentats du golf à qui elle fait peur, comme un Franfenstein surgi des sables. Car ce calife veut la peau des Saud et veut mettre la main sur le tombeau du prophète, ainsi que l’or noir. Les Américains aussi sont prisonniers de leur laxisme. Ils avaient cru pouvoir miser sur la version soft du salafisme qui est celle des Frères musulmans et créer le chaos dans les états arabo-musulmans afin d’y voir triompher la loi du marché et le type de démocratie marchande qu’ils aiment. Le plan a foiré, car les grands frères sont arrivés avec les petits frères. Les mèches sont allumées dans tous les coins de la poudrière.

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  5. chacal puant - 18 octobre 2014 19 h 10 min

    La plus folle des batailles asymétrique, cette d’un peuple contre ses élus, ses élites des spin-doctors Diafoirus d’appareil qui nous refourguent avec 84 ans de décalage avec la défunte République de Weimar, la politique austéritaire du chancelier Brüning… Mais ce combat, ici, est sur nos forces armées dont les ultimes extrémités sont sans commune mesure avec nos besoins, à nous, la France…
    Ebola veut s’attaquer à la France et aux Français ? Rien de mieux de la part des autorités que de donner le coup de grâce au Val de Grâce, hôpital militaire français… ou fermeture des lits alors que 5 bases militaires et navales… sont démantelées, à l’heure où on ne sait pas ce que ça signifie, 2 « bombinettes » en 1 mois en Irak…
    c’est le Waterloo du 18 juin 1815 qui rejoint la défaite politico-militaire de mai juin 40, « Printemps Tragique », comme le titre de l’émission de télévision de Pierre Messmer en 1980…
    Contre la loi de « déprogrammation » militaire

    Le « Livre Blanc » singe et signe les heures les plus noires de notre République

    Il est des heures graves dans l’Histoire d’une Nation, où la sauvegarde de sa force militaire, de sa dissuasion tient dans sa capacité de discerner les menaces qu’on lui cache. La mondialisation avec laquelle nous travaillons depuis la fin de la Guerre Froide, dans laquelle, pays des droits de l’Homme – autrefois – pourrait s’épanouir une France forte et digne, nous savons depuis peu que nous ne pouvons y adhérer. Tout me conduit à penser qu’au-delà du masque des mots et du jargon des économistes libéraux, on nous prépare à l’abandon de la France aux structures fantomatiques de l’OTAN en consentant à l’idée de l’anéantissement de nos forces armées et de sa souveraineté nationale, réduite à peau de chagrin.
    Déjà le 21 décembre 1961 lors des Accords de Nassau (Bahamas) nos amis anglais, en échange de l’abandon des missiles air/sol Skybolt, prendront livraison des missiles américains Polaris utilisables par des sous-marins. De fait, cet abandon de souveraineté nationale a conduit les Britanniques à demander le « feu vert » aux USA pour appuyer sur le « bouton rouge », renonçant ainsi à une force de dissuasion autonome.
    De son coté, l’Allemagne théâtre diplomatique unique durant la Guerre Froide (1945-1990), avec le Traité de l’Elysée il y a déjà plus de 50ans de cela, concentrait le maximum de tensions politiques et diplomatiques, puisqu’à cheval à la fois en Occident et dans le Pacte de Varsovie, a vu une victoire posthume de Charles de Gaulle, ou comment le général a gagné la Guerre Froide. En effet, loin ou par delà le faux pragmatisme ambivalent de la Guerre Froide, il s’agissait en Europe d’être plus unis, mieux armés politiquement, diplomatiquement, militairement contre la menace soviétique. La victoire posthume du Général s’est ainsi traduite par la réunification allemande mettant ainsi fin aux dernières reliques de la Seconde Guerre Mondiale. Explication. Certes, il n’est pas question ici de victoire militaire, bien que les forces en présence soit dans les 6 millions d’hommes dont 3 rien qu’en Allemagne (RDA, RFA) mobilisés sur toute l’Europe tant OTAN-Occident que Pacte de Varsovie-Bloc Soviétique ne serait pas sans rappeler celles, mais avec des missions bien différentes, lors de la 1ère Guerre Mondiale, sur le champ de bataille européen. Non, il s’agit de la lutte plus tactique que stratégique sous le parapluie nucléaire américain il nous fallait, en Allemagne, une politique de défense autonome, face aux SS20 soviétiques, une réponse claire, nette et précise, les missiles Pershing dont l’alliance entre Konrad Adenauer et le Général de Gaulle renouvelée par Helmut Schmidt et Valéry Giscard d’Estaing a permis la mise en place dans les années 80. Dieu merci, nous n’avons pas cédé ni aux sirènes pacifistes ni à notre propre autocensure anti-communiste qui prévaut depuis 25 ans, à la chute du Mur de Berlin, de refuser de s’armer simplement par crainte d’irriter un ennemi à l’arme psychologique, la peur des foules, des opinions publiques manipulées depuis Moscou, peut-être aussi par des relais locaux politiques dans un PCF bien implanté dans les exécutifs pour y faire passer ce message subliminal jusqu’aux plus basses couches de la population, alors même que 4 ministres communistes étaient en même temps au gouvernement en France, lorsque ce 20 (ou 22) janvier 1983, le président Mitterrand nous explique cela dans une clarté exemplaire, dans le style qui est le sien, en gaullien chef d’Etat de Vème République, plus que gaulliste, à l’occasion du vingtième anniversaire du Traité Franco-Allemand, dans un important discours au Bundestag rappelant que « les euromissiles sont à l’Est et les pacifistes à l’Ouest ». Car, en cas d’attaque soviétique d’une Allemagne désarmée, nous ne pouvions laisser des régions entières à portée de missiles, sans défense ou riposte adaptée à la menace ou l’attaque, il était absolument improbable que les Etats-Unis engagent alors leur propre défense stratégique, depuis leur sol, le risque eût été trop grand, pour défendre un bout d’Europe, par ailleurs la réponse serait arrivée trop tard d’outre-Atlantique, et aussi, mettre en branle l’arsenal militaire américain aurait signifié une riposte autrement plus généralisée, planétaire de la part de l’URSS elle-même contre le territoire américain lui-même. Il est donc heureux d’avoir avec le général de Gaulle anticipé cette menace, aujourd’hui caduc, afin de doter l’Allemagne de l’arsenal ad hoc pour sa propre défense, sur son propre territoire, et donc de l’Europe et quelque part avoir participé ainsi participé à la stabilité d’un monde aujourd’hui en péril, comme jamais. Mais aussi ainsi de préparer après la Guerre Froide à la réunification allemande et de son recentrage sur les Pays de l’Est.

    Dieu merci, la France n’a pas suivi ce chemin d’égarement en se mettant sous tutelle ou commandement américain. Mais en gardant sa ligne de défense. Claire.

    En ce qui me concerne, je dois dire NON à cette loi de programmation militaire visant à réduire en personnel équivalent au tiers de notre contingent terrestre, qui pourrait tenir comme au creux de la main, entièrement, tous assis dans les tribunes et les gradins du Stade de France.

    En ce qui me concerne, je dois dire NON à une armée française à genoux pour de sordides mobiles mercantiles.

    En clair, de quoi s’agit-il ? Les faits sont simples, même si certains ont cru gagner à les obscurcir pour nous égarer voire nous perdre.

    Une politique militaire transatlantique est une utopie qui ne manquerait pas d’être dominée par les intérêts américains qui nous entraîneraient là où l’on ne voudrait pas aller, sur des théâtres d’opérations sans rapport avec nos intérêts nationaux. C’est dire que les votes de consensus au sein du commandement intégré de l’OTAN en paralysant la volonté de la France de clarifier ses positions dans le domaine réservé du chef de l’Etat et de la place de la France dans le monde, ne serviront ni les intérêts de la France, bien entendu, ni ceux de l’Europe vis-à-vis de son voisinage aussi bien dans le Caucase, aux Proche et Moyen-Orient où nous avons des intérêts tant stratégiques qu’économiques dans nos approvisionnements énergétiques, qu’en Afrique où nous avons tant de pays amis.

    En effet, que serait devenu le Mali si nous n’avions pas répondu à l’appel au secours de l’ancien président malien (Dioncounda Traoré, le mathématicien successeur par intérim le 12 avril 2012 du capitaine de l’armée et Président du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État – CNRDR ou CNRDRE – Amadou Sanogo) au président de la République française face à l’occupation du Nord du pays par des bandes armées rebelles voire une intolérable occupation d’étrangers remettant en question l’ordre républicain ?
    Sans nous, la France et quelques pays coalisés, rien n’eut été possible tant en matière d’ordre républicain que dans la tenue d’élections démocratiques qui se déroulent actuellement dans tout le pays (20 juillet et 8 août 2013) et même relativement pacifié.
    Mais nous ne devons pas nous leurrer. La démocratie, c’est bien plus que de simples élections, libres qui, au contraire, sont et doivent être le couronnement d’un processus et d’une culture de longue halène s’inscrivant dans la durée 5, 10, 20, 30 ou même 50 ans. Car en effet, depuis la Décolonisation qui date de plus de 50 ans et la fin de l’Afrique Occidentale Française, rien n’a été fait à l’endroit des Touaregs ou des membres du MNLA afin de leur conférer un statut, une sorte de fierté nationale d’appartenir à une Nation parmi tous ces peuples soit apatrides soit exclus d’un pouvoir politique central ne s’exerçant, au mieux, que dans la capitale de leur pays que ce soit au Mali, au Niger, au Tchad, du Sénégal au Soudan, sans négliger le Cameroun ni la Côte-d’Ivoire.
    Non, sans nous, sans la France, rien n’eut été possible dans ce pays enclavé, sans débouché à l’océan sinon le fleuve Niger au Mali.

    Certes, le problème de l’effectif du contingent français en Afrique en délitement forcé ne date pas d’hier, il est fort ancien car, déjà, en 1960, nos bases militaires comptaient 60 000 personnes, c’est à cela qu’on veut acculer notre armée, à une démobilisation, une démilitarisation générale de nos forces qui ne compteraient pas plus d’hommes que cela pour tous nos corps d’armée, rendant désormais impossible l’envoi de tout corps expéditionnaire dans des opérations extérieures. Rendant impossible la mise en place d’une logistique à la fois de plus en plus lourde et sophistiquée, moderne – nos sociétés de défense Thalès, Safran, Dassault, DCNS, EADS/Airbus… sont parmi les plus performantes du monde – exigeant de passer de 5 à 10 hommes pour accompagner chaque soldat.

    A quoi bon des renouvellements d’équipements et d’investissements lourds, indispensables pour nos Alouettes en bout de course après 40 ans de bons et loyaux services, mais plus du tout efficaces face à des tirs de mitrailleuses voire de mitraillettes ou de kalachnikov pouvant abattre nos pilotes en vol puisque sans blindage sous la cabine ? Juste bonnes à pister nos voitures ou des camions de transport sur autoroute pour la police de la route et délivrer des amendes pour le fisc. Oui à quoi bon investir dans des matériels lourds (compter 30 à 50 millions d’€ par hélicoptère) si nous n’avons plus d’hommes pour les utiliser ?

    Telle est bien la menace dont l’opinion publique doit être consciente. Il est de fait que cette organisation – l’OTAN – qui n’a plus lieu d’être depuis la fin de la Guerre Froide, nous a poussé à la paresse en perdant pouvoir, devoir laisser à autrui (la Grande-Bretagne ? l’Allemagne ? Elle consacre moins de 1% de son PIB à sa défense ! Pire, elle est hypocrite : « Envoyez vos soldats au Mali. S’il y a des blessés, on fournira les infirmières… si vous pouvez vous-mêmes encore les rapatrier par vos propres moyens dans nos bases militaires de l’OTAN en Allemagne ». Le Luxembourg ? La Grèce et ses 4% du PIB en contraction depuis 6 ans de crise ?). Assurément, pour la défense de la France, nous ne pouvons, NON ! Nous ne devons la déléguer à personne. Nous ne serions jamais mieux servis que par nous-mêmes. Mais à condition de ne pas suivre le chemin de nos voisins dans la baisse des dépenses publiques, sans plus d’armée pour les protéger du fait des ajustements structurels imposés par le FMI (« Faites des réformes libérales, privatisez » mais plus de ressources, recettes publiques ensuite, l’instabilité des prix mondiaux des matières premières exportées ne garantit pas de budget pour ces pays africains), la Banque Mondiale (« Assainissez vos comptes publiques, on verra après pour vous faire crédit ») sans parler des contrats léonins avec les multinationales pour les biens d’équipements et de consommation, ont achevé de ruiner ces pays dans les années 60-80, d’après le Rapport Wapenhans, où les États se sont endettés, les multinationales à l’époque occidentales mais aujourd’hui issues des pays Émergents, qui montèrent ces projets d’infrastructure, se sont enrichis, projets qui, en général, n’ont pas fonctionné : barrages qui ne fournissent pas d’électricité…

    Cette OTAN-là ne tendra qu’à n’être qu’une fausse zone de libre-échange pour le compte du complexe militaro-industriel américain ou une sorte d’accord exclusif pour y vendre dans une sorte « club privé » entre États-membres le matériel militaire US, mais quid de la vente de Mirages au Brésil ou des avions ravitailleurs européens à l’armée américaine ? Sans parler de ce mirage du désert connu depuis plus de 20 ans sous le nom de MIKSA (Ministry of Interior Kingdom of South Arabia). Ce n’est donc pas là que E. Balladur trouvera les 10 millions 500 000Frs pour sa campagne électorale de 1995 : le contrat s’est perdu dans les sables du désert, un mirage qui porte bien son nom. Si Truman, président des États-Unis en 1945 se ventait d’avoir réussi ayant débuté comme simple vendeur de chemises, le Sieur Balladur, quant à lui, retournera à ses ventes de pin’s et de Teeshirt car il semble y exceller : plus de 10 millions de recettes…

    La guerre serait-elle une affaire trop sérieuse pour la laisser entre les mains de politiques ?

    Par delà le problème d’organisation militaire, rappelons qu’il est industriel puisque le libre-échange de la mondialisation pourra n’être plus guère favorable qu’aux intérêts étrangers les plus puissants tels que ceux des États-Unis – qui détient 52% du marché mondial ou du budget en matière de dépenses militaires -, de la Russie, de la Chine, Chine dont l’objectif est de reléguer les USA au second rang à 12% et 52% pour elle-même avec, à terme, un budget 4 fois supérieur à celui des USA d’aujourd’hui, vers 2020 (#2000 milliards de $ et 84 millions de barils de pétrole/j. soit 100% de la production actuelle à la seule Chine, selon la conférence tenue en avril 2008 sur les pneumatiques – à laquelle j’ai assisté à La Défense, près de Paris, par erreur, je suis trompé, je suis arrivé un jour trop pour la conférence que je voulais suivre, et telle a été ma surprise en voyant ces graphiques, d’une Chine qui se voit déjà maître du monde, certaine d’avoir définitivement largué – et à jamais – les USA…) mais qui voue des pans entiers de notre industrie au démantèlement. Ainsi, selon les informations d’un ingénieur chimiste pétrolier travaillant à La Défense, le centre d’affaire, (Pierre-Emmanuel G.) s’il y a 10 ans nous pouvions encore trouver 97% des pièces détachées nécessaires à notre industrie pétrolière en France, en 2013 ZERO ! 100% des pièces détachées sont ailleurs, et l’on peut toutes les trouver en Allemagne par exemple. Pas d’embargo en vue comme l’Allemagne (Bayer) l’a fait à destination des grecs pour les médicaments anti-cancéreux, provoquant une hécatombe avec son système de protection sociale, le pays le plus en crise d’Europe, protection sociale s’alignant sur celle des pays d’Afrique Noire… Bis repetita des années 60-80 de la part du FMI, en Occident cette fois ? A priori pour l’Europe de l’austérité mais a posteriori pour ce Mali, cette Afrique abandonnée, leur situation est ce qui nous attend à poursuivre et perpétuer cette politique de descente aux enfers économiques en Europe ! Le Mali !

    Oui, un péril sur notre industrie laissée sans protection contre les concurrences déloyales, inégales, sauvages ou qui se gardent bien de nous accorder la réciprocité (Chine, Corée, USA) en matière de libre-échange. C’est, en effet, inéluctable avec la perte des droits de douane (à coté des mesures de protectionnisme non tarifaires) liée à la hausse du prix du baril de pétrole (ce n’est pas parce que les USA seront indépendants en gaz, pétrole ou charbon vers 2020, là aussi – la Chine – que le WTI coté à Wall Street à plus de 100$ le baril que cela a quelque chose à voire avec le coût de production local des matières premières #10$ depuis 1999 que Clinton laissa d’autres acteurs que les négociants, les acheteurs, les vendeurs, les professionnels du secteur pouvoir investir le secteur, les financiers, fonds… avec une telle liquidité que le prix, la cotation, à terme, n’a plus rien à voir avec le sous-jacent : le prix du marché rémunère ces acteurs en en spoliant tous les autres, devenus marginaux, sur le dos du reste du monde – physique, marché ou économie réelle) qui n’ont pas permis de mesures compensatoires en matière de déficit de commerce extérieur, alors que nous sommes face à des problèmes de santé publique avec la pollution des villes, incapacité de constituer des rentes afin de combler nos déficits publics et sociaux. Un service public (la rente) du gaz de schiste en France pour Montebourg, à rebours des écologistes…

    On ne saurait demander au peuple français de souscrire à une quelconque dépendance militaire de notre souveraineté nationale. Dans la mesure où la politique économique de la France contribue pour sa part à son affaiblissement militaire, on ne saurait davantage lui obtenir l’approbation – sinon ce serait une offense qui confinerait à l’opprobre – sous le couvert d’un vote devant la Représentation Nationale qui ne serait qu’un camouflet, d’un tel budget qui nous mène en « Batho ». La politique européenne poussée par Bruxelles a déjà porté ses fruits en Europe de l’Est depuis le démantèlement du Pacte de Varsovie en abandonnant aux USA leur « défense nationale » avec une Crise des Missiles en Pologne et en république Tchèque, menée tambour battant contre l’Iran, non sans survoler (cet inviolable espace aérien) le territoire russe, affaire qui n’est pas sans nous rappeler les Missiles de Cuba en 1962. A l’envers, cette fois : Washington-Paris, le nouvel axe du mal ?

    Non à la politique libérale, voire létale, sur les effectifs de l’armée.

    Non à l’asservissement vassal des USA.

    Non à l’effacement national au profit de sociétés multinationales sans patriotisme économique mais qui se vendent au plus offrant de nos ennemis dans de sombres desseins mercantiles !

    Favorables à une organisation de défense commune en Europe, comme en Afrique, oui, nous le sommes pleinement. Nous voulons, comme d’autres, que se fasse le redressement et la restauration de la souveraineté de la Nation. En France, comme en Afrique (j’écris le 2/08/13) et peut-être demain en Asie (IRAK, SYRYE été 14, remake de la IIIè Croisade, perdue face à Saladin et perte de la Croix du Christ embarquée et perdue par les Arabes ?…), mais en Afrique surtout où il nous faudrait au contraire y implanter une soixantaine de bases militaires afin d’y former les cadres des armées de ces pays (15 au Mali, 10 au Niger, 10 en Mauritanie, 15 au Tchad ainsi qu’au Cameroun, au Gabon et en Centrafrique où là aussi la démocratie cède sous les coups de boutoirs d’hommes en armes, rebelles, mercenaires en tout genre). Mais une défense et une diplomatie où la France conduise son destin en toute indépendance politique. Aurions-nous une « dette » envers le Qatar (« malédiction » en grec) pour en devenir le bras armé en Syrie ? Nous disons NON à une France vassale, soumise, dans une sorte d’empire post-colonial où règne la Pax Americana aux cadres contradictoires de Washington et de Bruxelles qui décident de l’avenir des uns et des autres unilatéralement, nous n’en voulons pas. Non à une France qui démissionne aujourd’hui qui déserte en rase campagne, pour demain s’effacer. Parce qu’il s’agit de la patrie, de son indépendance nationale, il n’est pas question de changer à la fois de moteur (le commandement militaire et ses investissements) et en même temps de pilote (réduire ses effectifs) face aux menaces chaque jour plus grandes avec un rattrapage des pays Émergents comme jamais en successeurs des pays occidentaux, sans plus de suprématie ni autorité dans le monde post-guerre froide, Émergents investissant comme jamais dans l’Histoire du monde, autant que les pays occidentaux durant la Guerre Froide, autour de 100 milliards de $ par an pour certains, faisant de ces pays les nouveaux fers de lance de la diplomatie mondiale (la manipulation politique des USA des groupes terroristes, en Syrie notamment).

    Pour une armée de métier, nous le sommes pleinement, à condition d’y entendre une armée d’élite – dans le monde – mais une armée de tous et pour tous les concitoyens. Car nous l’avons bien senti dans les années 90 en Algérie lors de la Guerre Civile, où si l’armée a tenu sans s’effondrer en se ralliant aux rebelles et terroristes à la bombe, égorgeurs et populicides, c’est bien parce qu’il s’agissait d’une armée d’appelés comme en France jusqu’à la piteuse ni faite ni à faire réforme de l’armée de Jacques Chirac, qu’elle ne s’est pas retournée et n’a pas rejoint les rangs de ceux qu’elle combattait. Mais où seule une planification nationale pourra nous préserver de l’effacement de nos prérogatives militaires et lutter contre les déstabilisations qui nous menacent, nous et nos alliés sans laisser à d’autres le soin de nous piloter comme l’avait fait si sauvagement l’Allemagne dans les années 40. De ce passé révolu dans lequel nous ne voulons plus verser, ni pour lequel nos enfants ne veulent plus verser leur sang innocent, nous voulons conserver ce qui sauvera le peuple de la guerre ou de la terreur comme des menaces. Une armée forte qui pourra être fer de lance pour assurer et assumer ses propres mutations technologiques et cela ne se fera pas sans un pouvoir politique fort qui gardera tous les leviers de sa défense entre ses mains. Pour cela, je garde le pouvoir de décision en matière de dissuasion militaire comme de tactique diplomatique pour garder la souveraineté nationale entre les mains du peuple français et des entreprises publiques de défense afin de nous assurer une rente, pour soutenir notre industrie, les PME de l’armement comme la R&D des groupes internationaux de défense car il incombe à l’État de nous protéger. Tous. Que le service soit civil et militaire, il sera désormais l’affaire de tous, et plus seulement des jeunes, comme autrefois, se consacrant un an ou deux il y a 50 ans de cela, mais d’une formation continue tout au long de la vie, qu’elle soit civile ou militaire à l’alternance tant naturelle que volontaire, sans la limite d’âge (29 ans actuellement, si tant est qu’ait encore à recruter quelqu’un de cet âge aujourd’hui, peu de docteurs ont fini leurs études avant 25 ans) sera remise à l’ordre du jour. Si nous avions conservé la conscription des années 80 où nous avions plus de 700000 personnes sous les ordres, notre démographie actuelle aurait sans doute monté ce chiffre à 1 million (qu’on pourra toujours comparer aux 2,6 millions de turcs presque plus nombreux que l’armée des États-Unis).

    Indépendance pour que ce pays si riche en bonnes volontés et talents ne devienne pas un Darfour économique sordide, sans pouvoir en faire assez pour son peuple, à la merci du premier barbare venu.

    Nous disons NON à une France vassale dans un empire de marchands de canons.

    Non à une France qui démissionne diplomatiquement en catimini au Conseil de Sécurité de l’ONU aujourd’hui, pour s’effacer demain, s’étouffer dans son propre mutisme idéologique.

    Parce qu’il s’agit de la France, de son armée, de son indépendance, de son avenir, dans une Europe qui cherche à faire taire ses diplomates, les âmes de ses États-membres, de son autorité, de sa volonté jamais nous ne transigerons. Nous lutterons de toutes nos forces de même que lorsque la flamme de la Résistance, en France ne s’éteignit, pas plus qu’en Europe, lorsque les démocraties les unes après les autres cédaient, s’effondraient sous le bruit des bottes des soldats allemands soumises au diktat du IIIè Reich, pour que, après tous ces sacrifices, tant d’épreuves, d’exemples, de défaites exemplaires, notre génération ne signe pas, que ce soit dans l’ignorance ou au grand jour, comme dans l’ignominie, le déclin et l’abdication définitive de nos forces armées, de notre patrie.

    Comme toujours lorsqu’il s’agit de l’abaissement de nos forces armées, c’est de notre patrie, la France dont il s’agit, le parti de l’idéologie qui est à l’œuvre ourdit des complots dignes des chimères et des sirènes qu’a eu à vaincre Ulysse, et qu’il ne faut pas écouter, encore moins s’en laisser séduire. Françaises, Français, ne cédez pas aux sirènes du libéralisme et de la mondialisation, c’est l’engourdissement de l’hémorragie qui précède la paix de la mort qui est à l’œuvre !

    Mais comme toujours quand il s’agit de l’honneur de la France, partout des hommes de bonne volonté se lèvent, face à l’inéluctable pour ne céder ni à la fatalité ni à la facilité pour combattre les technocrates du renoncement et des suppôts de la décadence. Car il ne s’agit ici rien de moins qu’une chronique d’une Bérézina annoncée, deux siècles après, qu’on nous cache ! Tout comme ce 18 juin 1815 à Waterloo c’est avec gravité mais résolution que j’appelle dans un esprit de reconquête, à un nouveau combat, pour la résurrection de la France éternelle et de son armée protectrice qu’elle ne veut pas voir disparaître sans se servir de ses armes, dans la honte et le déshonneur de la seule bataille perdue d’avance qui est celle qu’on ne livre pas, au matin même de la victoire, alors même que c’est en nous-mêmes que nous portons les arrhes, les armoiries de la victoire, car nous sommes LA FRANCE ! Le 2 août de l’an de grâce 2013…

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