L’OCCIDENT COMPLIQUE face à L’ISLAM (II)

images (71)La multiplication des prétendus « loups solitaires » qui ont le plus souvent fréquenté des mosquées fondamentalistes, effectué des voyages suspects et en tout cas noué des rapports avec la mouvance extrêmiste via internet, est le pendant intérieur du départ pour les « fronts » du djihad, en Afrique ou au Moyen-Orient de combattants islamistes convertis ou non, mais apparemment intégrés aux sociétés occidentales et à la société française, en particulier. Ces phénomènes ne sont pas massifs, mais ils signifient clairement que  la guerre entre l’Islam et et le monde développé chrétien  est  pour certains ce qui donne un sens à la vie. L’Occident est désemparé face à une situation qu’il a créée en employant pour chasser les soviétiques d’Afghanistan la formule magique d’un apprenti-sorcier : armes américaines, argent séoudien, soutien de l’armée pakistanaise et moujahidines venant se battre pour leur foi. Comme toujours l’apprenti sorcier a été dépassé par un sortilège qui lui échappe et se retourne contre lui.  C’est l’histoire d’Al qaïda et de ses métastases. L’ennemi n’est plus seulement le russe, lequel n’est d’ailleurs plus matérialiste ni athée. C’est aussi et surtout le Chrétien occidental, allié à Israël, arrogant par sa richesse, mais affaibli par sa décadence morale sur lequel peuvent se focaliser les souvenirs légendaires des guerres contre les croisés, la mémoire plus récente de l’humiliation coloniale et les frustrations des « indigènes » des quartiers sensibles.

Les Puissances Occidentales ne peuvent  soutenir longtemps, sur des terres étrangères, des guerres coûteuses en hommes et en moyens, et dont le résultat politique demeure douteux. La mauvaise conscience coloniale, la hantise des démocraties contemporaines d’être confrontées à des pertes humaines importantes, la préférence pour l’économie les poussent à mettre fin aux conflits, quitte à abandonner le terrain en continuant à menacer les ennemis au moyen de drones. Faute d’avoir pu faire de l’Irak ou de l’Afghanistan des démocraties à l’occidentale, pris dans des alliances équivoques avec des pays islamistes, l’Occident connaît une double prise de conscience : en premier lieu, il ne peut vouloir une chose et son contraire, aider les extrêmistes en Syrie et les combattre ailleurs; en second lieu, il ne peut pas davantage nourrir une conception juridique, libérale et formelle de la citoyenneté et accepter dans la communauté nationale des individus qui sont animés par un fanatisme communautaire religieux, faire des citoyens de papier avec des gens pour qui ce papier n’est qu’un chiffon sans valeur.

La solution n’est ni économique, ni sociale. Elle est politique et culturelle.  La lecture de Malika Sorel doit nous redonner espoir à condition de larguer une fois pour toutes l’idéologie aveugle qui va de pair avec une ouverture excessive des frontières. Que nous dit-elle ? D’abord, que c’est au migrant à s’adapter à la société dans laquelle il veut vivre, et non l’inverse. Ensuite, que « l’intégration se joue entièrement sur le registre affectif et moral. » Ceux qui veulent vivre en France et plus encore, ceux qui veulent devenir Français, doivent sentir un pays fier de lui, de son passé de grande nation chrétienne, résolument tournée vers la construction d’un avenir fondé sur le bonheur sain des familles qui la composent. Les immigrés doivent avoir pour objectif de s’intégrer en considérant comme un progrès personnel le fait de s’assimiler par leur mode de vie à l’ensemble de la population. La pratique religieuse est libre. Elle ne peut en aucun cas servir de prétexte à des provocations ou à des revendications déplacées. Un fichu sur la tête est acceptable. Un niqab ne l’est pas car il est avant tout un défi à la société et non un signe de foi. De même, les services publics qui doivent veiller à leur neutralité n’ont pas à obéir à des exigences alimentaires ou vestimentaires d’ordre confessionnel. Enfin, l’Ecole doit clairement inscrire l’amour de la France à son programme.

 » L’abandon de la théorie de la victimisation-repentance est une absolue nécessité » , nous dit encore Malika Sorel. La balance des réalisations médicales et scolaires, des infrastructures, des souffrances endurées par les rapatriés, et de la participation aux conflits des troupes « indigènes » doit permettre un respect mutuel. Le choix de vivre en France pour améliorer son niveau de vie et peut-être celui de la famille restée au pays doit éveiller de la reconnaissance pour le pays d’accueil, et non de l’agressivité. Sans complexe, la politique d’immigration doit être avant tout fondée sur l’intérêt national. Le canal qui doit être privilégié de manière quasi-exclusive est le travail, en fonction des offres non pourvues et avec des quotas fondés sur des besoins dans le temps et l’espace. De même, des quotas doivent être établis en fonction de l’origine nationale et une politique très directive du logement doit être mise en oeuvre afin que ne se constituent pas des regoupements au sein desquels se développent des solidarités contraires à l’intérêt du pays. La citoyenneté doit être excusivement réservée à la nationalité. L’accès à cette dernière doit être étroitement limitée à l’expression de la volonté manifestée aussi par un respect absolu des lois. La pluri-nationalité doit être encadrée : limitée à l’intérêt national le plus possible, et avec un recours très large à la déchéance pour ceux qui ont failli à leur engagement envers le pays. Les « droits » des individus ne doivent pas conduire à altérer ceux des citoyens, au nom de je ne sais quelle discrimination positive.  Cette conception ferme et réaliste est la seule qui puisse  faire en sorte qu’il y ait encore des Imad Ibn Zaïten et plus du tout de Merah.

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3 commentaires

  1. Trouvé Claude - 25 mai 2013 18 h 05 min

    Vous avez raison de parler du livre de Malika Sorel, remarquable de lucidité. Son passé et ses responsabilités lui donnent la possibilité de jeter un regard sans complaisance sur le peuplement migratoire que nous subissons. Il y a de toute évidence le choc entre deux cultures. On ne peut comparer l’immigration polonaise, portugaise, espagnole avec l’immigration musulmane. Pourtant nous sommes devant une nouvelle population qui procrée plus que les autochtones, à qui nous donnons une nationalité française sans que la jeune génération accepte la citoyenneté. Inutile de faire preuve de racisme, nous devons gérer un état de fait que nous avons délibérément créé.
    La solution ne peut être en reniant nos valeurs et notre culture mais au contraire en l’affirmant et surtout dans tous les lieux d’enseignement. L’amour de la France est une clause indispensable à la paix dans ce pays. J’aime assez le slogan  » Tu aimes la France où tu la quittes », slogan exprimé entre autres par la Première Ministre australienne pour son pays.
    La politique de compromission actuelle ne peut mener qu’à la guerre civile ou à la dhimmitude.

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  2. DEMANET CARRUEL - 26 mai 2013 22 h 01 min

    Monsieur le Président, vous avez tout à fait raison, il y a longtemps que nous le savons, mais je serai beaucoup plus sévère dans mes propos, je pense que la guerre civile sera malheureusement obligatoire afin de ne pas avoir comme président de la République un disciple des frères musulmans!!!!! que Dieu nous en préserve.

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  3. mc marrié - 29 mai 2013 10 h 14 min

    Tout à fait d’accord…
    La France pour sa politique d’immigration devrait s’inspirer du Canada par exemple.

    Les délinquants étrangers, après condamnation, devraient être systématiquement renvoyés dans leur pays d’origine, avec interdiction , contrôlée, de revenir en France Il serait même peut être possible de signer des conventions avec leurs états d’origine, afin que les peines de prison soient effectuées là-bas (quitte à les financer au tarif local, beaucoup moins cher pour la France); Si les délinquants en puissance en étaient largement informés de ces nouvelles modalités, certains réfléchiraient…

    Cesser aussi de financer tous les étrangers en situation irrégulière: sécu, école etc… la France n’est pas une vache à lait

    Cesser de financer des états étrangers corrompus. quitte à financer directement des projets humanitaires avec contrôles stricts : écoles,; dispensaires…

    Je suis tout à fait d’accord avec le slogan : « La France, aimez la ou quittez la!  » ce n’est pas du racisme, c’est de la logique

    La droite politique s’est déconsidérée en faisant la politique de la gauche, au mépris de notre cohésion nationale et de notre identité judéo-chrétienne que je crois bien supérieure à l’islam..J’aurais approuvé que l’on accueille les Harkis et qu’on les traite avec la reconnaissance qu’on leur devait pour avoir combattu pour la France, , il s avaient prouvé qu’ils aimaient la France; on les a laissé massacrer en Algérie, et parqués en métropole, c’est honteux…. que les autres musulmans restent ou rentrent chez eux s’ils estiment que l’islam au quotidien est plus important que les valeurs traditionnelles de la France…l’islam a toujours conquis de terrain par la force, et l’occupation, nous n’avons pas à le tolérer: prières dans la rue, mosquées financées sur fonds publics par des socialistes, (pendant que des églises, volées par l’Etat en 1905 ne sont pas entretenues ou réparées, ou sont vendues,) voiles islamiques … voyous de banlieues avec pères démissionnaires…

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